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Full text of "Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique"

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GAZETTE ANECDOTIQ.UE 



ONZIEME ANNEE — TOME I 



GAZETTE 

ANECDOTIQ^UE 

LITTÉRAIRE, ARTISTIQUE 

ET BIBLIOGRAPHIQUE 

PUBLIÉE PAR G. D'HEYLLI 

Paraissant le ib et le dernier jour de chaque mois 



ONZIEME ANNÉE — TOME F 




PARIS 

LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES 

Rue Saint-Honorc, 338 



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TABLE ALPHABETIQUE 

ET ANALYTIQUE 

DE LA GAZETTE ANECDOTIQUE 

DE 1876 A i885 



Nota. — Nous avons supprimé les deux premiers chiffres des 
millésimes, et, pour éviter toute confusion, nous avons fait suivre 
d'un deux-points chaque millésime, réduit ainsi à ses deux derniers 
chiffres. 

Les chiffres romains indiquent les tomes, et nous ne les répétons 
pas tant que le tome déjà désigné ne change pas. 



Abadie (Paul). Nécrologie. 84 : II, 69. 

Abd-el-Kader. 80 : I, 21 5. 

Abel. Mariage de cet acteur. 83 : I, i. 

About (Edmond). Elu à l'Académie française. 84 : 1, 89. — 
Difficultés de son élection. 79. — Lettre sur le Roi des Monta- 
gnes. ii5. — Sur Sarcey malade. 368. — Curieux billet. 879. 
— Nécrologie. 85 : I, 33. — A propos du discours de Caro sur 
sa tombe. 65. 

Académie française. Voyez Institut. 

Actrices mariées. 76 : 1, 375. 

Adam (M™°). Lecture dans son salon. 80 : II, 257. 

Aérostats (Les). Leur centenaire. 83 : II, 244. 

Affiches curieuses. 79 : II, 2 3 5, 344. — 85 : I, 341. 



— II 



Agar (M^'*^) rentre au Théâtre-Français. 78 : l, 204. — Son 
mariage. 81 : II, 127. — Rentre au Théâtre -Français. 85 : II, 
267. 

Age de divers compositeurs. 79 : II, 189 

AicARD (J.). 78 : I, 98. — Vers sur Corneille. 3 3o. 

Aiguille (L') de Cléopatre. 77 : II, 280. — 78 : II, 184, 

Albani (M11«). Notice. 77 : I, ii. — 78 : I, 81. 

Albert (Prince). 78 : I, 3. — Sa biographie. 46. 

Albert. Son exécution. 77 : II, 281. 

Albums. Pensée de Préault. 82 : I, 52. — • Vers d'E. Des- 
champs. 53. — De Louis Bouilhet. II, 279. — De Pailleron. 85 : 
I, 382. 

Alexandre II (Le czar). Attentats contre sa personne. 80 : I, 98. 
— 81 : I, i63. 

Alexandre III (Le czar). Fêtes de son couronnement. 83 : 
I, 337. 

Alexis (M™"). Notice sur cette comédienne. 81 : I, 180. 

Allemagne (Choses d'). 77 : I, 206. — A l'Exposition univer- 
selle. 78 : I, i55. 

Almanachs (Les). 77 : II, 3 12. — De Gotha. 80 : I, 118. 

Alphonse XII. Sa réception à Paris. 83 : II, 194, 2o3. — Sa 
mort. 85 : II, 293. — Ses gants. 337. 

Alphonsine (M'i'=). Notice nécrologique sur cette comédienne. 
83 : II, 36. 

Aménités i'olitiques. 77 : II, 120. 

Amigues. Sa nouvelle Marseillaise. 78 : I, 378. 

Amnistie (L'). 80 : I. 3 5 3. 

Anachronismes historiques. 78 : I, 35i. 

ANECDOTES. 76 : I. La France et la Russie. 62. — Trop 
parfumé. 216. — Le gilet de Th. Gautier. 282. — Le lit de 
M°'<^ P..., 3 I 4 — A propos de porcelaine. 317. — II. Abus de 
Calino. 20. — Les rideaux dans les musées. 88. — Le danger 
des copies. 89. — Anecdote sur Ligier. 202. — • Une curieuse 
démonstration. 248. — Un bidet suisse. 285. — Les écrivains au 
jury. 348. 

77 : II. M. Michel Ange. 57. — Le coq observateur du di- 
manche. i5i. — Fidélité conjugale. 191. — Histoire d'un tapis. 
35 I. — Carte blanche. 364. 

78 : I. Quatre femmes dans l'embarras. 3o. — Histoire d'un 
christ. 88. — Histoire d'une puce. i52. — Homélie municipale. 



— III — 

28o. — Lehman et Badinguet. 3ii. — II. Un mot. 56. — Un 
portrait. 95, — Diverses. 240.— Un consul en bouteille. 253. 

79 • I. Histoire d'un goupillon. 116. — Pie IX et Fanny 
Elssler. 154. — Les deux Américains. 3o5. — Galimatias. 3ii. 

— II. Une baignoire présidentielle. 27. — La tortue atmosphéri- 
que. 29. — Un drame express. 60. — Sur le divorce. 93. — 
Sur Auber. 161. — Histoire de chapeaux. 182. — Cavaignac et 
la Légion d'honneur. 207. — Un curé espagnol. 2 5 5. — Une 
promise bretonne. 256. — BuUier et Cherbuliez. 3 18. — La 
guillotine sentimentale. 319. — Le saucisson homœopathique. 
■373. 

80 : I. La Cour à Compiègne. 22. — Un voleur de montres. 
84, — Bévues allemandes. 61. — Le bœuf gras en chambre, 91. 

— L'aigle de Boulogne. 116. — Un mot de sous-préfet. 170. — 
Un curieux sermon. 180. — Un duel au piano. i83. — David 
Hume et l'athéisme. 214. — Histoire d'une inscription. 222. — 
La chaise de poste de San Donato. 244. — L'enfant à plumes. 
260. — L'homme au masque de fer. 3 18. — Une musulmane 
au couvent. 339. — L'indicateur du paradis. 375. — L'origine 

du Gode save 376. — • Faut d' la vertu. 377. — II. L'odyssée 

d'un harem. 18. — La mort du vers latin. 29. — Reliques de 
Sainte-Hélène. 3o. — Un verre d'eau. 92. — Nababs littéraires. 
93. — Nouveau bréviaire. i5o. — La femme sans chemise et la 
diligence de Lyon. 339. — Un noël original. 341. 

81 : I. Histoires de danseuses. 2 5. — Un fauteuil à musique. 
29. — Une guérite gênante. 247. — Acoustique. 374, — Jour- 
nal parlé. 379. — II. Nadaud chez lui. 2 3. — Sarah Bernhardt 

et la baleine. 28. — Rien de nouveau 52. — L'enseigne des 

quatre à craindre. 5 3. — • Etoile en herbe. 87. — Aux bains de 
mer. i i 3 . — Les neveux du curé. 121. — En province. 122. — 
La semaine d'Oscar. i2 3. — Histoire de pains à cacheter. 154. — 
Mystification de Vivier. i5 5. — Au mont Blanc. i56. — Prix 
d'une ombrelle. 188. — Epoux assortis. 189. — Comme l'a dit 
Montesquieu — 211. — Le bon musulman. 278. — Le pape ou 
Garibaldi. 281. — Comédiens du passé. 282. — Un conte. 304. 

82:1. Une distraction. 5 2. — Nisard et Sainte-Beuve. 54. — Sa- 
rah Bernhardt immortelle. i52. — Bonaparte et Catilina. i5 3. 

— Drame à la Balzac. 167. — L'Hep^ameVo/!, en Amérique. 179. 

— Le tableau de Jacquet et les Anglais. 180. — Vente d'une belle- 
mère. 181. — Le lieutenant Louaut. 182. — Histoires de portiers 



— IV — 

j83. — Le pas de la religion. ]85. — Mariage de Pasqua-Ma- 
ria. 209. — Pourquoi l'homme n'a pas de queue. 217. — 
M™" Adam, Talma et le duc d'Aumale. 309. — About et Sarcey 
collaborateurs. 3 11. — L'amour aveugle. 3 16. — Une retraite 
de Changarnier. 337. — Le panier de la guillotine. 369. — 
Première lecture de Salammbô. 370. — II. L'obéissance passive. 
77. — Echos forains. 79. — Un miracle. 93. — Histoire d'un 
discours. 112. — Economies du baron Taylor. 12 5. — Une 
roulée historique, 189. — Recherche de paternité. 139. — Vertu 
et vertus. i5o. — Un propriétaire avisé. i5 2. — Métier inconnu. 
21^. — Amateurs et marchands de tableaux. 2 3 2. — Bataille de 
Waterloo. 244. — Le livre de Jean. 247. — Un amateur. 280. 

— A propos de bottes. 283. — Entre deux ministères. 338. 

83 : I. Grévy et Musset. 112. — Un panorama privé. 118. 

— Un tunnel belge, 121. — Légende du Tan?ihauser. 144. — 
Une affiche théâtrale, li-j. — Un tableau. 176. — Sarcey meu- 
blant. 214. — Toi et vous. 217. — Beaumarchais fabuliste. 3o8. 

— Le tour du monde. 347, — Date d'une idylle. 374. — II. A 
propos d'amnistie. 14. — Un mot historique. i5. — La petite 
fête de Courbevoie. 16. — Un crabe disputé. 89. — Vins des 
Tuileries. 90. — Un toast. 178. — Légende russe. 179. — La 
casquette du père Bugeaud. 207. — La convention au théâtre. 
246. — Sand et Sandeau. 2 5 2. — Rôles vécus. 276. — Les ta- 
bleaux signés. 277. — Napoléon F'' et le général Ducrot. 342. 

— Le réveilleur de nuit, 366. — Une prière. 367. 

84 : I, Quatre femmes dans le tas. 14. — Les faux objets d'art. 
140. — Un curé chasseur. 377, — Réclame américaine. 378. — 
Une cour d'amour. 38o. — II. Le duel de Got. 19. — Une lé- 
gende persane. 23, — Le nu dans la toilette. 47. — Chasteté 
d'un maire. 47. — On dirait du veau ! 49, — Repas de noces en 
Allemagne, 5o. — Gaietés administratives. 85. — L'Impératrice 
et le cardinal de Bonnechose. io3. — Prières laïques. 180. — 
L'Eglise et le théâtre. 245. — Statues et feuilles de vigne. 246. 

— Un tarif chinois. 274. — Histoire d'une relique. 3i i. — Un 
peintre supposé. 3 3 5. — Remporter sa veste. 3 36, — Croissez et 
multipliez. 340, 

85 : I, Un repas du prince de Galles. 85. — Les gants de 
M, Andrieux, 116. — Du Sommerard en Autriche. 179. — Un 
placard chinois. 209. — La coupe du connétable. 3ii, — A 
propos de fraises. 3 16. — Un tableau muré. 365, — Une au- 



— V — 

dience académique aux Tuileries. l(>-;. — II. Dernière pensée. 
16. — A quoi lient une guerre. 69. — La femme du condamné. 
144, — Un graveur à la main de bois. 149. — ■ Histoire d'une 
trompette. 244. — Alsace et alsaciens. 271. — Une pierre histo- 
rique. 340. — Une transposition typographique. 341. — Gaieté 
municipale. 370. 

Aneries célèbres. 76 : I, 369. 

Angelo. Mariage de ce comédien. 85 : II, 95. 

Anglemont (Edouard d'). Notes biographiques. 76 : I, 3oo, 
343. 

Annam. L'armée de la cour. 85 : II, 168. — Proverbes et 
dictons. 169. 

Anne (d'Autriche), Son cercueil, 78 : II, 2 52. 

Annonces. Diverses. 78 : II, 32, 223, 346. — 79 : I. A l'é- 
tranger. 60. — Chez les anciens. 140, — Chez les Américains et 
les Anglais. 141. — En Allemagne. II, 346. — En Angleterre. 
347. 

Antonelli (Cardinalj. Notice nécrologique. 76 : II, 273. 

Anzin. Grève dans ce bassin minier. 84 : I, 2 3o. 

Arago. Sa statue. 79 : II, 208. 

Archives nationales. 76 : II, 1 . 

Arcole (Pont d'). 78 : II, 63. 

Argent (L'). Synonymes de ce mot. 85 : I, 121. 

Arnal. Notes sur son décès. 76 : I, 57. — Dédicace de Du- 
vert. II, 284. 

Arnould (Sophie). Notice. 77 : II, 42. 

Arnould-Plessy (M™e). Sa retraite. 76 : I, 207. — Notice. 
229. — Ses rôles à la Comédie-Française. 2 36. — - Sa dernière 
représentation. 269. — Tragédienne. II, 23 i. 

Artistes dramatiques. Acte constitutif de leur association. 79 : 
II, 107. 

Assassinats politiques. 78 : I, 327. 

Assézat (Jules). Notice. 76 : II, i5. 

Athéisme (A propos d'). 83:1, 3o6. 

Attaques nocturnes. 79 : I, i38. 

AuBER. Son tombeau. 76 : II, 2 3o. — Son inauguration. 77 : 
I, 76. — Lettre à Scribe. II, 95. — Notice et anecdotes. 79 : 11, 
161. — Centenaire de sa naissance. 82 : Ij 65. — Son esprit, 
69. 



— VI — 

AucLERT (M"'' Hubertine). Plaide les droits politiques de la 
femme. 84 : II, 112. 

Audiffret-Pasquier (Duc d'). 77 : I, 347, 

AuGER pris pour Molière. 83 : I, 342. 

AuGiER (Emile). Toast au cinquantenaire d'Heriiani. 80 : I, 
i3 3. — Préface en tête d'un roman de Laforèt. 85 : I, 38 1. 

AuMALE (Duc d'). — Elu à l'Académie des sciences morales et poli- 
tiques. So : I, 1 2 3. — Reçoit M. Rousse à l'Académie. 8 i : I, i 99. 

Auteurs siffles. 78 ; II, 12 3. 

AUTOGRAPHES. Vente L. Desnoyers. 76 : I, 21 3. — Di- 
vers, 77 : 294, 325. — De Molière. II, 3i. — De femmes cé- 
lèbres. 37. — 78 : I, 74, 142. — De Marie-Antoinette. 198. 

— Epithètes données à des signataires. 287. — Vente Lucas. 80 : 
I, 27. — Lettres de Murger, 20 3 ; Dumas fîls, Viennet, 204; 
Tliiers, 237 ; Rossini, Lamartine, 2 38 ; comtesse délia Torre, 239; 
Nodier, de Vigny, Th. Gautier, 3oo; l'abbé Leblanc, 3 3o; comte 
de Mirabeau, 3 3 1. ■ — Vente Taylor. 362. — M™'^* Clairon, Sa- 
rah Bernhardt, Talma. II, 2o3. — Divers. 83 : I, 199. — ■ Delau- 
nay. 370. — Note sur le goijt des autographes. II, 107. — Faux 
autographes. 234. — Lettres à V. Hugo. 3o2. — Vente de divers. 
345. — Vente Bovet. 84 : 1,92, 120, 358. — Divers. 3oi . — 
Collection Morison. II, 299. — Divers. 85 : I, 74. 

AuTRAN. Sa mort. 77 : I, 146. — Sa Fille d'Eschyle. 177. 

— 78 : I, 290. 

Avaleurs (Les). 78 : I, 224. 

Avocats et sages-femmes. 78 : II, 126. 

B 

Babinet. 76 : I, 167; II, loi. — 77-1' 373. 

Baccalauréat (Le). Ses origines. 79 : II, 206. — Types d'exa- 
minateurs. 80 : I, 25. 

Badenheyre. Mort héroïque de ce capitaine. 81 : II, 169. 

Badinguet. 78 : I, 3 11, 379. 

Bailly. Ordre de son exécution. 82 : I, 297. 

Bains de mer. La liste des étrangers. 84 : II, 181. 

Ballons capiifs. 78 : II, 294. 

Ballue, député du Rhône. 80 : I, 354. 

Bals. A l'Opéra. 77 : I, 64, 96, i5 5. — A l'Opéra-Comique. 
i55. — A l'Opéra. 78 : I, 96. —80 : I, 35.— A l'Elysée. 146. 



— vn — 

— A la légation de Chine. i65. — Disparition du bal du Chalet. 
84 : II, i83. — Bal d'enfants a l'Opéra. 85 : I, 126. 

Balzac (H. de). Sa correspondance. 76 : II, 2 53. — Plagiaire. 
77 : I) 4- — Livres projetés. 78 : I, 236. — Homme du siècle. 
II, 370. — Ses épreuves. 371. — Orgueil littéraire. 79 : I, 57. 

— Casseur de vitres. 80 : I, 23. — Sa statue. II, 323. — Ses 
manuscrits. 83 : II, 109. — Candidat à la députation. 85 : II, 
175. — A table. 345. 

Balzac (M™^ h. de). Notice. 82 : I, 245. — Son télescope. 
83 : I, 52. 

Banc^ue de France. A propos de ses billets. 82 : I, 253. — II, 
226. 

Banquets. A Bordeaux. 76 : I, 348. — Anniversaire de Mo- 
lière. 82 : I, 58. — Celui du Roi s'amuse. II, 3 5 3. — Anni- 
versaire de IMolière. 83 : I, 39. — 84 : I, 72. — Les Parisiens 
de Paris. 74. — Diner Condorcet. 74. — Banquet à Coppée élu 
à l'Académie. 164. — Le vendiedi saint. 228. — La Société 
d'acclimatation. 247. — Anniversaire de Molière. 85 : I, 43. 

Banville (Th. de). Notice. 76 : I, 141. 

Baraques (Les) du jour de l'an. 77 : 1, 19. 

Baraton, poète. 77 : I, 56. 

Barbe (La) dans l'armée. 85 : II, 235. 

Barbes. Sa mise en liberté. 82 : II, 9. 

Barbey d'Aurevilly. 78 : I, 6. — ■ Son portrait et son étude 
sur Goethe et Diderot. 80 : II, 289. 

Barbier (Aug.). Ce qu'il vendit ses ïambes. 81 : I, 378. — 
Sa mort. 82 : I, ii3. — Chez lui. 124. — Oublié. 149. — 
Loué à l'Académie. 8 3 : I, 226. — Vers oubliés. 232, 296, 

Bardoux. Donne le masque de Pascal à la ville de Clermont. 
80 : II, 1 27. 

Barnave. Son duel. 78 : I, 364. 

Barretta (M'"e), de la Comédie-Française. 77 : II, 46. 

Barrias, sculpteur. 83 : II, 121. 

BARRrÈRE (Th.). Notice. 77 : II, 24?. — Son esprit. 246. — 
A propos de ses Faux Bonshommes. 85 : I, 166. 

Bartet (M"<') de la Comédie-Française. Débuts dans Daniel 
Rochat. 80 : I, 98. — Lettre inédite. 85 : II, 12. 

Bascans (Ferdinand). 76 : I, 226, 32 3. — 77: II, 68, tiS. 
— Correspondance de M"'e Sand avec sa femme. 81 : 1, 4. 

Basly, cabaretier à Anzin. 84 : I, 2Î1. 



VIII 

Bastille (La). Certificat d'un vainqueur. 76 : II, 214. 

Bataille (Général). Notes biographiques. 76 : I, 43. 

Bâtonniers (Les) des avocats à Paris. 78 : II, 89. 

Battu (M"*^). Son mariage. 84 : II, 279. 

Baudelaire. Poésie inédite, 78 : II, 62. — Candidat à l'Aca- 
démie. 79 : I, 257. — Pensées inédites. 80 ; II, 154. 

Baudelocque (D'). Grave accusation portée contre lui. 83 : 1, 
:o3. 

Baudin. Sa mort. 78 : II, 3 1 1 . 

Bavière (Le roi de) fait jouer Théodore pour lui seul. 85:1, 
3 18. 

Bayeux (Marc). Sa mort. 82 : I, 1 57. — Ses haines littéraires. 
2 1 6. 

Bazaine. Ses origines. 78 : I, 129, 241. — Sa vente. 209. 

Bazin (Fr.). 78 : II, 32 i. 

Beaugrand (M^^^). Mémoire sur son départ de l'Opéra. 80 : I, 
226. 

Beaurepaire. Statue en son honneur. 84 : II, 166, 

Beaussire, membre de l'Institut. 80 : I, 319. 

Beaux-arts. Rapport sur les envois de Rome. 76 : I, 42. 

Becque (Henry). Son théâtre, 82 : II, i63. — Sonnet et dédi- 
cace en vers. 221. — Sa comédie la Parisienne. 85 : I, 83, 

Bègues (Les). Statistique. 78 : I, 366. 

Bellini. Ses funérailles. 76 : II, 211. 

Belzunce (Mgr de). Sa statue. 78 : II, 10. 

Beni-bouffe-toujours (La Société des). 85 : J, 340. 

Béranger. Chansons oubliées. 76:11, 200, 242. — 77 : I, io5. 
— Auteur dramatique. 78 : II, 37. — Jugé par Veuillot. 79 : 
11, 61. — A l'Académie. 84 : IF, 82. 

BÉRARD, militaire et fabuliste. 82 : II, 214. 

Berguer (Henri), poète. 78 : II, 317, 349. 

Berlioz. Succès de ses œuvres. 77 : I, 175. — VEnfance du 
Christ. 341. — Ecrivain. 84 : II, 44. 

Bernard (Claude). A propos de sa mort. 78 : I, 182. — Jugé 
par Renan. 79 : I, 195. 

Bernard-Latte. Notice. 76 ; I, 3 3 3. 

Bernhardt (Maurice). Prend la défense de sa mère. 83 : II, 
195. — Lettres relatives. 196. 

Bernhardt (Mme Sarah). Notes biographiques. 76 : I, 81. — 
Son atelier de sculpture. 207. — Crée Rome vaincue. II, 206. — • 



En Hollande. 77 : I, 63. — A l'Odéon. 338. — Au dîner 
d'Hernani. 344. — Sa prétendue conversion. 79 : I, 3 56. — 
Son intérieur. 377. — Son projet de tournée en Amérique. II, i. 
La vérité sur son sociétariat. 80 : I, 5o. — A Londres, 291, 
334. — Procès avec le Théâtre-Français. 3 58. — En Amérique. 
II, 279. — Recettes en Amérique. 81 : I, 10. — Conte à elle 
attribué. 59. — En Amérique. 83, 11 5. — Recettes. i58. — 
Vers en son honneur. 171. — En Amérique. 249. — A Londres. 
363. — En Belgique. II, 279. — Epouse Damala. 82 : I, 194. — 
Crée Fédora. II, 325. — Ses dépenses. 83 : I, 26. — Ruinée, 
73. — Joue Froufrou à Paris, II, 170. — Jugée par Sarcey. 174. 

— Incident auquel est mêlé son fils et lettres relatives. 195. — 
(Querelle avec Marie Colombier. 362. — Crée Nana Sahib. 369. 

— Joue la Dame aux Camélias à Paris. 84 : I, 86. — Livre à 
scandale contre elle. 90. — Rue portant son nom. 375. — Jugée 
par la Ristori. II, 25o. — Sa fuite imprévue. 257. — Lettres au 
sujet de prétendues représentations à Berlin. 85 : I, i5i. — Ses 
représentations interdites a Strasbourg. 317. 

Berry (Duc de). Sa descendance. 80 : II, 370. — Franc-ma- 
çon. 85:1, 118. 

Berry (Duchesse de). 77 : II, 34. — Lettres de Bugeaud sur 
son internement à Blaye. 78 : II, 257. 

Berryer. Sa statue. 79 : I, 16, 88, 120. — Sa mort et celle 
de sa femme. 83 : I, 218. 

Berson. Peintre découvert par Dumas fils. 84 : II, 247. 

Bersot et M. Thiers. 78 : I, i. — Son éloge. 81 : I, 289. 

Bert (Paul). Son avis sur les élections. 85 : II, 239. 

Bertall. Nécrologie. 82 : I, 192, 204. 

Berthelier. Ses mémoires. 84 : I, 76. 

Bertin (La famille). 77 : I, 3 36, 3 38. 

Bertrand (Aloysius). Lettres et notice. 79 : II, 129. 

Bertrand (Général). Sa famille. Si : II, 232. 

Bertron (Ad.). Candidat à la députatioii. 85 : II, 197, 227. 

Beslay (Ch.). Ses funérailles. 78 : I, 208. 

Besson. Article sur Sarah Bernhardt et ses suites. 83 : I, 218. 

Besson (Faustin), artiste peintre. 77 : I, i52. 

Beulé. Ses mémoires. 77 : I, 63. 

Bibelot. Note sur ce mot. 8 5 : II, 376. 

BIBLIOGRAPHIE. — 76 : I. A propos des Trois Mousquetaires. 
16. — Le Voyage sentimental. 24. — La Vie hors de chez soi, 

b 



l'Imitation de Jésus-Christ. 26. — Œuvres diverses de Janin. 28, 
49. — Louis XIII et Richelieu. 53. — Livres de la quinzaine. 88, 
121, i53, — L'Empereur Claude, de L. Double. i85. — Livres 
de la quinzaine. 186, 219. — Soupenirs d'Orient. 2 5o. — Li- 
vres de la quinzaine. 2 56. — Les Cahiers de Sainte-Beui'e. 277, 
3oi. — Correspondance de M'^'' de Lespinasse. 280. — L'Histoire 
vraie d'une candidature. 287. — Marie Stuart (son procès, son 
exécution). 288. — La Matinée du Faune. 372. — Romanciers 
contemporains, i-jl. — II. La vraie Marie-Antoinette. i3. — Le 
Marquis de Chasseloup-Laubat. 5o. — L'Avare en vers. 68. — 
Brochure du coiffeur Lespès. 71. — Chronique du Languedoc. 84. 

— Biographie de Madeleine Brohan. 90. — Les Ressuscites. i36. 

— Les Oubliés et les Dédaignés, li"}. — Mémoires de Macread. 
170. — Biographie de M™* Plessy. 221. — Le Bon Titus. 244. 

— Correspondance de Balzac. 2 53. — Mémoires de Philarète 
Chastes. 261, 307. — Lettres de Doudan. 280. — Les Confes- 
sions de Fréron. 3o8. — Notre-Dame de Lourdes. 339. — 
Amsterdam et Venise. 344. — Marthe, de Huysmans. 346. 

77 : I. Advis pour dresser une bibliothèque. 2 5. — L'Intolérance 
de Fénelon. 26. — Correspondance inédite de Gœthe. 3i. — L'As- 
sommoir. 89. — Vie de Molière. 208. — L'Attentat Fieschi. 217. 

— La fille Elisa. 218. — Annales du théâtre et de la musique. 3 66. 

— Mémoires de Ph. Chastes. i-jZ. — II. Elysée. 26. — Mémoires 
de D. Stern. 33. — Sophie Arnoutd, des de Concourt. 42. — 
Lettres de Criniée. 90. — Mémoires d'Amaury Duvat. 99, 142, 
221, 237. — Histoire d^ un crime. 195, 221, 241. — Bourdaloue 
et Molière. 204, 248. — Le Nabab. 338. — Voyages aux pays 
révolutionnaires. 347. — Les Lettres, les Sciences, tes Arts au 
XVIII" siècle. 348. — Livres d'étrennes. 370. 

78 : I. Les Bas bleus. 6. — Monsieur, Madame et Bébé. 1 1, 

— Plume et pinceau. 42. — Vie du prince consort. 46. — Con- 
tes de Nadaud. 54. — Œuvres de Louis Noël. 66. — Précis de 
littérature de Nisard. 134. — Vienne et la Vie viennoise. 149. — 
La Puce de madame Desroches. i5 2. — Le Cardinal de Retz, de 
Chantelauze. i56. — Dictionnaire de l'Académie. 161. — Histoire 
d'un crime. i63. — Préface du Nabab. 181. — Contes, Scènes et 
Récits, de Nadaud. 189. — Maison vide. 191. — Souvenirs d'un 
homme de théâtre. 21 5. — Correspondance de Sainte-Beuve. 276. 

— Le Pape. 284. — Théâtre de Labiche. 3o5. — Barnave. 364. 

— II. Théâtre de Labiche. 58. — Souvenirs, de Granier de Cas- 



— XI — 

sagnac. 80, i5i, 2o3. — Le Père Lécureux. i55. — Théâtre de 
Zola. 168. — Contes de Voisenon. 191. — Victor Hugo chez lui. 
iç3_ — Après l'exposition ; boutades. 295. — Le Troisième Des- 
sous et sa clef. 299. — L'Horace de J. Janin. 309. — Cor- 
respondance de Berlioz. I2S. — Le Musée de la Comédie-Française. 
3 3 5. — Madame Ducroisy ; Athènes, Rome et Paris. Z-jl. 

79 : I. Le Chancelier Pasquier. 5. — Les Bains de Bade. 26. — 
Catalogue de Fontaine. 40. — Les Boutiques d'esprit. 76, 160. — 
Le Bric-à-brac de l'amou<-, 1 i i. — Notice sur Glatigny. 1 36. — 
La Pitié suprême. 143. — Le Fils de Coralie. 169. — Connais- 
sances nécessaires à un bibliophile. 174. — Le Drapeau. 208. — 
Journal intime de la Comédie-Française. 25 1. — Annales du théâ- 
tre et de la musique. 262. — Missions diplomatiques de Retz à 
Rome. 266. — Les Frères Zemganno. 283. — Ménioires de Metter- 
nich. 3 10. — Les Mystères de Marseille, de Zola. 36o. — Th. 
Gautier, par Bergerat. 362. — L'Ours du Nord. li-]b. — U. Mé- 
moires de madanie de Rémusat. 10, 92, 2()'i .^Sainte-Beuve et ses 
inconnues. i3, 42. — Marie Dorval, par Coupy. 16. — Ménioi- 
res de Michelet, 22. — La Publicité en France. 28. — Th. Gau- 
tier, par Bergerat. 3i. — Correspondance de Doudan. 33. — 
Théâtre des Concourt. 45. — Œuvres posthumes de G. Crémieux. 
80. — Prosper Mérimée, de Tomneiw. io3. — Les Comédiens 
du roi, de Campardon. 137. — Poésies posthumes de Ch. Read. 
173, 222. — Très peu de ce qu'on entend tous les jours. 212. — 
Nana. 2l-]. — La Foire aux reliques. 2 5 3. — La clef des Rois 
en exil. 266. — M. Thiers à l'Académie et dans l'histoire. 290, 
3 16. — Le Voltaire de l'impératrice. 296, — Madame Campan 
à Ecouen . 3 08 . — Mémoires de Metternich .321. — Souvenirs de Frede- 
rick Lemaitre. 329. — Nadaud et ses Chansons. 347. — Paris-Mur- 
cie. 3 5 3. 

80 : I. la Physiologie du goût. 11. — Le Livre. 29. — Le 
Moliérisle. 47. — Le Divorce. 66. — Nana. 67. — Œuvres de 
Schopenhauer . 75. — Manuel du parfait Charcutier. 93. — le 
Cabotin, de Glatigny. 94. — Sophronyme Loudier. 124. — L'Art 
et le Comédien. i38. — Le Livre des convalescents. 141. — Bona- 
parte et son temps. 143. — Dictionnaire des noms. 170. — Le 
Calendrier de Vénus. i85. — La Comédie-Française à Londres. 
207. — Martura. 227. — Souvenirs de Bouffé. 2.40. — Les Soi- 
rées de Médan. 268. — Religion et Religions. 270. — Le Sotti- 
sier de Voltaire. 292. — M. Guizot dans sa famille. Soi. — 



Anecdotes parisiennes, de Loir. 304. — la Matlresse. Sic. — 
Correspondance de Frédéric, roi de Prusse. 326. ■ — Marthe, d'Huys- 
mans ; les Hauts Faits de M. de Pontheau. 3 3 2. — Les Allemands 
à Paris ; le Darwinisme social. 3 3 3. — Courbet (^Souvenirs sur). 
334. — II. Annales du théâtre. 7. — Le Sottisier de Voltaire. 
39. — Le Carnet d'un ténor. 42. — La Famille Cardinal. 5o. — 
Histoire du théâtre français en Belgique. 80. — Petit Traité de 
littérature naturaliste. 82. — Les Livres à figures du X/X" siècle. 
84. — La Morte galante. 96. — La façon d'aimer légitiniement. 
120. — Correspondance de Sainte-Beuve. 12 3. — Correspondance 
de Catherine U, de Russie. i38. — Le Tourbillon humain. 140. 

— Le Deuxième Centenaire de la Comédie-Française. 22 5. — 
Traité de récitation et de prononciation. 266. — Gcethe et Diderot, 
de Barbey d'Aurevilly. 291. — Madame de Krïidener. 3 20. — 
Souvenirs intimes sur Berryer. 327. — Anecdotes littéraires de Voise- 
non. 346. — Le Livre d'or du Salon; le tome VI du Molière, 
de Jouaust. 362. 

81 : I. Louis XIV et Marie Mancini. 44. — Endyniion. 108. 

— Variantes de Lucrèce Borgia. 146. — Le Mérite des femmes. 
i65. — Œuvres diverses d'H. Moreau. 239. — Guide des maî- 
tres et des dontestiques. 241. — L'Ancêtre. 282. — Mémoires de 
Cochin. 319. — • L'Empereur Charlemagne, de Double. 319. — 
Les Quatre Vents de l'esprit. 3 2i. — Mémoires de M. Claude. 
32 5. — Les journaux de Paris. 38 3. — II. Deburau, de Janin. 
17. — Chansons de Nadaud. 2 3.. — Les Tribunau.x comiques il- 
lustrés. 85. — Petits romans, de Janin. 104. — Lettres de B, 
Constant à madame Récamier . 2 3o. — Monsieur le Ministre et sa 
clef. 25 I. — Nouvelle préface de la Dame aux Camélias. 298. 

— La Vie au théâtre. 3 06. — Récréations mathématiques. 3io. 

— Les Mille et une Nuits. 339. 

82 : I. Emile Zola (Notes d'un ami). 75, 99. — Mon frère et 
moi. 98. — Pot-BouHle. 100. — Les Pupazzi. 111. — Histoire 
de Fréjus. i53. — Conseils à une amie. i5 8. — Douze ans en 
Algérie. 170. — La Parole intérieure. 182. — Journal d'un 
voyage en Italie. i83. — Notice sur Verteuil. 202. — Encore 
Pot-Bouille. 2 34. — Histoire du deuxième Théâtre-Français (2"^ vol.). 
237. — Glossaire de Pot-Bouille. 267. — Le journal la Jeune 
Revue. 279. — Rachel d'après sa correspondance. 294. — Tor- 
quemada. 324. — Voyage au pays du doute. 326. — Le Mystère 
de la Nativité. 339. — Confession de Sainte-Beuve. 3 5 3. — Les 



— XIII — 

Soirées parisiennes. 3 58. — Rêveries d'un promeneur solitaire. 
3 60. — Mémoires de Lucien Bonaparte. 376. — Veillées poéti- 
ques. 378, — II. Le Sang des Dieux. 16, — Mémoires de Sam- 
son. 117. — Clef du Million. i83. 

83 : I. La nouvelle Revue de M""= de Rute. 19. — Mémoires 
de Viel-Castel. 28. — Les Dernières Années de Molière. 79. — 
Dernières Années de Dumas père. 147. — Annales du théâtre, ib"]. 
— L'Impeccable Th. Gautier. 261. — Refrains des belles an- 
nées. 268. — Figures d'hier et d'aujourd'hui. 299. - — ■ La Légende 
des siècles. 379. — II. Souvenirs sur Henri Heine. 61. — Mes 
Plagiats, par Sardou. 66. — La Recherche de la paternité, pa.v Du- 
mas fils. 70. — Souvenirs d'Aug. Barbier. 117. — Noris. 129, 
184. — Kérabanle Têtu, i32. — John Bull et son île. 145.- — 3*^ vol. 
des Ménioires de Viel-Castel. 161 . — Mémoires d'un fusil. 168. — 
Les Curiosités de l'Opéra. 271. — Chronique des petits théâtres, 
de Brazier. 319. 

84 : I. Les Conséquences d'une faute. 5-]. — Sarah Barnum et 
sa clef. 90. — les Faux Louis XVH, par La Sicotière et Chante- 
lauze. io5. — les Allemands, du P. Didon. 120. — Manuel d'in- 
struction laïque. 173. — Noblesse de contrebande. 175. — Le 
Tableau de Paris, de Mercier. 179. — L'Art du monologue, par 
les Coquelin. 184. — Le Livre abominable, attribué à Molière. 
194. — La Comédienne. 195. — Paris disparu. 204. — Le 
Conseiller des fiancés. 276. — Les Blasphèmes. 289. — Une nou- 
velle édition du Dictionnaire de Nysten. 292. — Etude sur Tartuffe, 
par Coquelin aîné. 304. — Sapho, de Daudet. 3 2 5. — Les Pate- 
nôtres d'un surnuméraire, de Delaroa. 328. — Ouvrage du colonel 
Tcheng-Ki-Tong sur les Chinois, 3 5 3. — Un livre sur lord et lady 
Byron. 375. — II. Mémoires de Taglioni. 8. — Les Dîners artis- 
tiques et littéraires de Paris. i3. — Cinquante ans de vie littéraire, 
de Mary Lafon. 19. — Le Prince Zilah et sa clef. 3 3. — L'Œu- 
vre dramatique de Berlioz. 44. — Mémoires de Viel-Castel. 73. — 
Madame la Députée, i i 3. — Les Emaux Bressans. 120. — Sou- 
venirs de ma vie, de Fanny Kemble. i 5o. — L'Almanach des 
spectacles (lo'^vol.). i55. — Les Origines de la Révolution, de 
Taine. 176. — Les Voyageurs en France Cpendant la Révolution). 
307. — Les Filles de John Bull. 309. — Magdeleine de la Palud. 
320. 

85 : I. Germinal. 5i. — Souvenirs d'un Préfet de police (An- 
drieux). 116. - — le Bibliophile. 1 26. — Biarritz-Grenade, journal 



— XIV — 

spécial. 175. — Les Sonnets du Docteur. 184. — Le Théâtre de 
la Cour à Compiègne. 235. — Madame Palabau. 3i3. — Karita. 
382. — n. Médaillons et Camées et Contes moqueurs, de Ch. 
Buet. 23. — Le Prêtre de Némi. 290, 307. — Madanie de 
Genlis. 3 10. — la Question du latin. 3 2 3. — En route, poésies 
de Piedagnel. 341. — Le Roi de Thessalie. 35o. 

Bibliophiles (Les). Leur armée. 77 : I, i52. 

Bibliothèques. La Bibliothèque nationale. 76 : I, 1 1 3. — Celles 
de Janin et de A. -F, Didot. 2 52. — Statistique des livres lus et 
prêtés à Paris. II, 128. — Encore la bibliothèque de Janin. 162. 
— 77 : I, 65, 128, i33. — De Boston. 79. — Ceux qui les 
brûlent. 101. — De Fontainebleau. 246. — De l'Epée. 285. — 
Nationale. II, i, 216. — Projet en vue de son isolement. 78 : I, 
358. — Son exposition. II, 85. — Bibliothèques dramatiques. 85 : 
II, 344. 

Bienfaisance. A propos de ce mot. 81 : I, 3 37 ; II, -^* 

Bilan théâtral. 76 : I, 22. 

Bilbaut-Vauchelet (M"'"). Ses débuts. 78 : I, 109. — Qiiitte 
rOpéra-Comique. 85 : I, 248. 

Billets de banque. 76 : H, 2o3. 

Billets de faveur au théâtre. 85 : II, 3 5 5. 

BiLLOiR. Complainte. 77 : I, 5o. — Son mémoire, 240. — 
Sa médaille. Il, 3i. 

Bis (Le) au théâtre. 85 : I, 3i5. 

Blanc (Charles). Détails biographiques. 82 : I, 31 

Blanc (Louis). Son journal l'Homme libre. 78 : I, 147. — 82 : 

I, 37. — Nécrologie. II, 32i. — Spiritualiste. 337. 
Blancs (Les) d'Espagne et d'Eu. 84 : II, 69. 
Blanqui. Ses gants noirs. 79 : I, 277. 

Blaze (Henri). 77 : II, 139. 
Bloch (m"" Rosine). Son pantalon. 77 : I, 5 3. 
BoBiLLOT (Le sergent). Nécrologie. 85 : I, 282. — Ecrivain 
et poète. II, 57. 

BocHER (Ch.). Extraits de ses Lettres de Crimée. 77 : II, 89. 
BoERs (Les). Chant national. 81 : I, 2 5 5. 
BoiLEAU. Ses frères. 80 : II, 220. — Reçu à l'Académie. 254. 
BoissY (Marquis et marquise de). Notice, 76 : II, 39. — 77 : 

II, 89. 

Bombarder. Emploi de ce verbe. 79 : II, i58. 
BoMBivoRE (Le). 78 : II, 218. 



o r 



— XV — 

Bonaparte. Tombeaux de la famille. 79 : II, 7. 
BoNNAT. Elu à l'Institut. 8 i : I, 89. — Ses plus illustres mo- 
dèles. 82 : I, 337. 

BoNNEAU (Alcide). 77 : I, 26. 

Bonnet (Ossian). Son affaire. 78 : II, 367. 

BONNET-DUVERDIER. 7 7 : I, 3 5o. 

Bonnet rouge (Le). 76 : II, 2 52. 

BooTH (Miss). Conférence sur l'œuvre du salut. 8 3 : I, 3 5 3. 

Borniche. Ses tableaux. 83 : II, 327. 

Bornier (h. de). Lauréat de l'Institut. 79 : II, 91. — Sa fa- 
mille. 80 : I, 212. 

Bosquet (Maréchal). Ses lettres. 77 : II, 226, 289. — 78 : 
II, i32. — 79-1) 225 ; II, 229. — 80 : I, 196. — 83 : II, 
92. 

Bottin. Curiosités empruntées au dictionnaire de ce nom. 80 : 
II, 343. 

BouGUEREAU, Elu membre de l'Institut. 76 : I, 29. 

Bouler. Origine de ce verbe. 79 : H, 367. 

BouRBEAU, ministre. 77 : II, 249. 

Bourbons. Leurs tombeaux à Saint-Denis. 79 : II, 8. 

Bourdes théâtrales. 85 : II. 116. — D'écrivains, 241. 

Bourreau (Le). 77 : I, 54. — Les bourreaux d'autrefois, 78 : 
II, 28. 

Bourse (La). Le krack de janvier. 82 : I, 39. 

Bouteiller (De). Son décès, 85 : II, 137, i83. 

Bouts-rimés. Par V. Hugo. 80 : I, 178. — L'abbé de L'At- 
taignant, II, 146. 

Bréal (Michel). Questions grammaticales. 76 : II, 18, 57. 

Bressant. Quitte le Théâtre-Français. 77 : I, 77. — Sa repré- 
sentation de retraite. 78 : I, 98. — Sa vente. 80 : II, 3 10. — 
Quitte Paris. 81 : I, 356. 

Brifaut (Charles). 77 : II, 3oi. 

Brindeau. Notice. 82 : I, 164. — Chante la Marseillaise. U, 

3i7- 

Brisse (Baron). Notice. 76 : II, 47. 

Brisson, président de la Chambre. 81 : II, 259. — Premier 
ministre. 85:1, 196. 

Broglie (Duc Victor de). Son testament. 79 : II, 36. 

Brohan (M"'° Madeleine), de la Comédie-Française. Son di- 
vorce. 85 : I, 23. — Sa retraite. II, 218, 261. 



— XVI 

Broisat (M'""^). Dans Chatterton. 77 : I, 8i. — Le Jeu de 
l'amour et du hasard. II, 82. — Sociétaire. 160. 

Brulon (Veuve). Ses services militaires. 76 : II, igS. 

Brune (Claire). Auteur dramatique. 83 : II, 119. 

Brunet. Où naquit ce comédien. 80 : II, 21 5. 

Budget (Le), De saint Louis. 77 : II, gS. — Des théâtres. 
78 : I, 120. 

Buet. Son drame le Prêtre. 81 : I, 33o. — Notice. II, 21. 

Bugeaud (Maréchal). Lettres sur la duchesse de Berry. 78 : II, 
257. — Anecdotes. 83 : II, 207. 

Buloz. a propos de la Revue des Deux-Mondes. 77 : I, 45, 87. 
— Son portrait, par Chasies, 374. — Notice. II, 11. 

Butler (M""^ J.). Réformatrice. 77 : I, i5o. 

Buzenval. Souvenir sur cette bataille. 83 : II, 122. 

Byron (Lord). 77 : II, 88, io3. 



Cabale (La). A propos dePAmi Fritz. 76 : II, 137. 

Cabarets (Les) — à la mode. 85 : II, 210. 

Cabrera. Nécrologie. 76 : II, 145. 

Cadirac. 78 : I, 309. 

Cafés (Les). 76 : II, 3 35. — Concerts. 78 : II, 222. 

Calicot (Le), étoîTe à la mode. 78 : I, i23. 

Calino. Origine de cette personnalité fantaisiste. 76 : 1, 

Calligraphie (La). Son éloge par Janin. 79 : II, i 16. 

Calonne (Ernest de). 77 : II, 145. 

Cambronne. Le mot de Waterloo. 77 : I, 242. 

Cameron (Le voyageur). 77 : I, 92. 

Camescasse, préfet de police. 81 : II, 63. 

Canaques (Les). 79 : I, 53. 

Canards. Statistique de ceux des journaux. 83 : I, 211. 

Cannes PHOTOGRAPHIQUES. 77 : I, 17. 

Canrobert (Maréchal). 78 : I, 5. 

Cantatrices grandes dames. 81 : I, 22. 

Cantique (Un). 77 : I, i85. 

Capital (Le) d'une jeune fille. 76 : II, 3 11. 

Capoul. 78 : I, 81. — A la salle Ventadour. II, 242. 

Capper. Expériences à l'hôtel Continental. 84 : II, 161. 



XVII — 

Capucins (Les). Leurs seize poches. 80 : II, 277. 

Cardinaux nouveaux. 77 : I, 192. 

Caricaturistes (Les auteurs). 76 : I, 33 i. 

Carjat. 78 : I, 1 5. 

Carnaval (Le) à Paris. 82 : I, i 19. 

Carnot. Inauguration de sa statue. 82 : II, i35. 

Caro (E.). Discours à l'Instiiut. 77 : II, 262, — Réouverture 
de son cours. 83 : II, 329. — A propos de son discours sur la 
tombe d'About. 85 : I, 65. 

Carte a payer impériale. 76 : I, 352. 

Carte blanche. 77 : II, 364. 

Carvalho (M"'"). Sa représentation de retraite et sa carrière ar- 
tistique. 85 : I, 332. 

Casquin, peintre. 79 : I, 180. 

Cassagnac (G. de) père. Son opinion sur les Burgraves. 78 : I, 
120. — Profession de foi. 79: II, 181. 

Cassagnac (P. de) et le maire de Saint-Yrieix. 79 : II, 25 i. 

Castagnary. Discours sur le classement des tableaux au Louvre. 
85 : I, 23o. 

Castellano. 77 : II, 32. — Nécrologie. 82 : I, i3 3. 

Caston (Alfred de). 82 : I, 202. 

Catalogues. Librairie Liseux. 76 : I, 346. — Sanspareil. 78: 

I, 29- 

Cathédrales (Les) les plus élevées. 76 : II, 248. 

Cauterets. Le livre des voyageurs du pont d'Espagne. 82 : II, 
66, 141. 

Caux (Marquis de). Son procès avec sa femme. 77 : II, 77, — 
Son état civil. 8 3 : II, 112. 

Caxton (W.), imprimeur anglais. 77 : II, 87. 

Caylus (Comte de). Conte inédit. 81 : I, 28. 

Cellarius. Ses élèves. 76 : I, 336. 

Censure (La). A Mexico. 76 : II, 21 5. — 78 : I, 233. — 
Pièces interdites. 80 : II, 237, — Un député-censeur. 3 36. — 
Interdiction de Germinal. 8b : II, 257. — Notes sur la censure. 
294. 

Centenaires. L'Indépendance -de l'Amérique. 76 : 11, 4. — 
Cas de longévité en Angleterre. 77 : I, 256. — De Rubens. II, 
i58. — En France. 25i. — De Voltaire. 78 : I, 187, 293, 
3 23. — En Espagne. II, 61. 

Cercles. De la presse. 78 : I, i 59. — De la librairie et sa 



— xvm — 

réinstallation. 79 : I, 21 ; ses divers présidents. 22 ; son inaugu- 
ration. II, 337. — Le garçon de cercle. 84 : I, iii. 

Cettivayo, roi des Zoulous. 79 : II, 187. 

Chabaud-Latour (Général de). Nécrologie. 85 : I, 355. 

Chabrillan (Comtesse de). 76 : I, 337. — Les mémoires de 
Céleste Mogador. II, i 3. 

Chaix-d' Est-Ange. Ses origines. 77 : I, i. 

Chaleur (La) à Paris. 83 : II, 6. 

Chambord (Comte de). Son anniversaire. 79 : II, 193. — Poé- 
sies sur sa naissance. 194. — 81 :1I, 172. — Sa maladie. 83 : II, 
37. — Sa claudication. 57. — Sa mort. io5. — Ses funérailles. 
i3 3. — • Son tombeau. 142. — Lettre de Berryer à son sujet. 
144. 

Chambre des députés aux bains froids. 76 : II, 279. — Une 
Chambre modèle. 77 : II, 21 3. — Ses divers présidents. 79 : II, 
3i3. — Bilan de la dernière Chambre. 85 : II, 80. 

Champ des navets (Le). 77 : II, 282. 

Changarnier (Général). Sa mort. 77 : I, 97, 21 3. — Ses 
origines. II, 5 3. 

Chantelauze. Lauréat de l'Institut. 77 : I, 3 5 2. — 78 : I, 
I 56, 277. 

Chanteurs de l'avenir. 77 : II, 126. — Origines de divers chan- 
teurs. 78 : I, 1 76. 

Chantilly. Le château. 76 : II, 219. 

Chanzy (Général). Sa mort. 83 : I, 7. — Loué par Mézières. 
II, 325. 

Chaplain. Election de ce graveur à l'Institut. 81 : I, 214. 

Chaplin (Charles). Artiste peintre. 77:1, 64. 

Chapu. Sculpteur. 77 : II, 4. 

Chapuy (M"*'). Son mariage, 76 : II, 144. 

Charavay. 77 : I, 294. 

Charlatans. 77 : II, i65. 

Charron (Pierre). A propos de son nom donné à une rue. 79 : 
I, 80. 

Chartres (Duc de). Son état civil. 83 : I, 219. 

Chasles (Philarète). Ses Mémoires. 76 : II, 261, 307, 325. — 
77 : I, 373. — Et l'Académie. 78 : II, 3. — Lettre relative à 
l'affaire des faux autographes. 83 : II, 234. 

Chasseloup-Laubat (Marquis de). Son testament. 76 : II, 3, 5o. 

Chat (Le). Dérivés de ce mot. 80 : II, 3 12. 



— XIX 

Chateaubriand. Son discours de réception. 79 : I, 379. 
Chateaudun. Ville décorée. 77 : II, 224. 
Châtiments corporels. 78 : I, 212. 

Chaulnes (Duchesse de). Sa mort et ses obsèques. 83 : I, loi. 
Chaumet (W.). Musicien. 77 : I, 271. 

Chemins de fer. La nouvelle gare Saint-Lazare. 85:1, 202. 
Cherville (De). 77 : II, 28. 

Chevigné (Comte de). 76 : II, 3o6, 340. — La dernière édi- 
tion de ses Contes. 77 : I, 21. 

Chevreul. Son âge. 84 : II, i55. — 85 : I, 19. — Ouvrage 
sur les modes. II, 87. 

Chinois (Les). En quoi nous différons d'eux. 83 : I, 119. — 
Ouvrages du général Tcheng-Ki-Tong. 84 : I, 3 53. — 85 : II, 
243 . 

Choléra (Le). En France. 84 : II, i. — Légende orientale, 3. 
— Ses manifestations antérieures. 4. — Au théâtre. 49. — Un 
pâté cholérique. 81. — Eclate à Paris. 257, 3 20. 

Chopin. Sa première rencontre avec G. Sand. 79 : I, i58. 
Christ (Le). A-t-il été prêtre? 77 : II, 3 28. 
CiD (Le). Opéras divers sur ce sujet. 85 : II, 324, 33 1, 368. 
CiGALiERS (Les). 78 : II, 119. 
Cimetières (Les) à Paris. 76 : II, 257. 

Clairon (M^'"). Comment elle entendait l'art dramatique, 85 : 
II, 284. 

Claretie (Jules). Discours aux funérailles d'Henri Monnier. 
77 : I. — Relations avec A. de Vigny. 69. — Le Père, drame. 
107. — Article sur la Fi7Ze d'£sc/!)i/e d'Autran. 177. — Poème 
sur la Chan/e. 268. — Opinion sur G. Sand. 332. — Article 
sur Laferrière. II, 71. — Le Régiment de Champagne. i53, 170. 

— Articles sur A. Toffoli. 273; sur A. Scheffer. 33o; sur Th. 
Barrière. 36o. — Relations avec Thiers. 78 : I, 69. — Maison 
vide. 191. — Collaborateur anonyme de Plouvier. 201. — Sur 
la mort de Sainte-Beuve. 277. — Les pièces sur Bonaparte. 280. 

— Le Troisième Dessous et sa clef. 299. — Jugé par Zola. 356. 

— 79 : I, 48. — Lettres sur Marat. 52, 189. — Rapporteur 
de la commission des auteurs dramatiques. 80 : 1, 245. — Mon- 
sieur le Ministre, roman. 81 : II, 25 i, — Débuts dans les lettres. 
82 : II, 211. — Monsieur le Ministre, pièce. 83 : I, t>y. — No- 
ris. II, 129, 184. — Le Prince Zilah, roman. 84 : II, 3 3. — 
Lettre sur le mot « Salonnier ». 147. — Cantate inédite. 18 5. — 



XX — 

Le Prince Zilah, pièce. 85 : I, i32. — Président de la Société des 
gens de lettres. 248. — Directeur prévu de la Comédie-Française. 
II, 5. — Nommé administrateur général. 229. — Ses adieux au 
Temps. 263. 

Clésinger. Sa statue de Marceau. 81 : II, 47. — Sa mort. 
83 : I, 8. — Son buste de la République. 24. 

CoLBERT. Contrat de mariage de son père. 80 : II, 182. 

CoLET (M™" Louise). Sa mort. 76 : I, 148. — Notice. 161. 

— Anecdotes la concernant. i83. — Lettre de M. de La Sico- 
tière à son propos. 245. — Lecture dans son salon. 79 : I, 2 85. 

— Lettres et poésies inédites. 81 : 265, 343. — Jugée par Du 
Camp. 82 : II, 100. 

CoLiGNY. Anecdotes sur ce journaliste. 83 : I, 220. 

Colombier (M^'^). Un livre scandaleux sur Sarah Bernhardt à 
elle attribué. 84 : I, 90. — Son drame Bianca. 274. 

Colonne Vendôme (La). Lettre à propos d'épaves conservées. 
85 : II, 179. 

Combles (Les). 77 : II, 3 5o. 

Comédiens (Origines de divers), 76 : II, 222. — Décorés. 77 : 
I, 6. — Diverses origines. 82 : II, i23. — Article de Mirbeau 
et ses suites. 259. — Weiss appréciant l'interprétation de le Roi 
s''amuse. 3 3 3. 

Comètes (Les). 82 : II, S 17. 

Commandements du chasseur. 77 : II, 159. 

Concerts. Du Conservatoire. Voir Conservatoire. — Cirque et 
Chàtelet. 77 : I, 174. — Soirée musicale au Figaro. 84 : I, i3 5. 

— Disparition des concerts Pasdeloup. 266. — Concerts Colonne. 
270, 304, 334, 364. — 85:1, 49, 85, III, 148, 175,201. — 
Concerts sous la Commune et lettres à ce sujet. 2 3 3. — Concerts 
Colonne. II, 3o6, 336, 367. 

Concurrence (La). Ses progrès à l'étranger. 83 : II, io3. 

C0NDORCET (Lycée). Voyez Fontanes. 

Conférences. Les conférenciers. 79 : I, 218. — Le P. Didon. 
80 : I, i36. — Les Coquelin. II, 261. — M™'= de Montrésor. 
276. — Louise Michel. 353, 

Congrès. Littéraire. 78 : I, 3 5 3. — Politique (réélection de 
M.Jules Grévy). 85 : II, 302, 

Conservatoire. Origine des concerts, 76 : II, 328. — Con- 



— XXI — 

cours de l'année. 80 : II, 76. — Son budget et ses élèves. 85 : 
I, 94. — • M. Garcin élu chef d'orchestre des concerts. 345. — 
Concours annuels. II, 95. 

CONTRE-PETTERIE (La). 80 : II, I 06. 

CoppÉE (F.). Décoré. 76 : I, loi. — Parodié. 283. — Pré 
sente à Dumas père. 79 : I, 187. — Jugé par Zola. 80 : 1, 
19. — Vers sur Hernani. i3 2. — Peint par lui-même, 83 : II, 
9. — Severo Torelli. 3i i. — Discours au lycée Louis-le-Grand. 
84 : II, 119. — Réception à l'Académie. 354. — Sa démission 
comme bibliothécaire de la Comédie-Française et lettres à ce sujet. 
I, 39. 

CoQUELiN(Aîné). 77 : I, 43, 276, 394. — II, 47. — 78 : I, 9. 
— Son portrait par A. Daudet. 79 : I, 6. — Par Maret-Leriche. 
82 : II, 2o3. — Etude sur Tartuffe. 84 : I, '04. — Article sur 
le Député de Bombignac. 3 2 3. — Lettre sur Tartufe. 85 : II, 
202. 

CoQUELiN (Cadet). Rentre aux Français. 76 : I, 329. — 77 : 

I, 43 ; II, 46. — Son portrait par A. Daudet. 79 : J, 6. — Ar- 
ticle sur les billets donnés. 84 : II, 220. 

Corneille (Pierre). Ses anniversaires. 76 : I, 36, 38. — Sa 
descendance, 81 : II, 275. — Sa mort. 82 : II, 187. — Deuxième 
centenaire de sa mort à Paris et à Rouen. 84 : II, 108, 175, 193, 
22 5, 2 3o, 243, — Vers de Gotnaris à ce propos. 2 5 3. 

Corot. Débuts de sa carrière. 82 : II, 216. 

CoRviN (De). Incident à propos des Danicheff. 84 : I, 102. 

Coste (Maurice). Notice. 76 : II, 118. 

Courbet (L'amiral). Nécrologie. 85 : I, 353. — Ses funérailles. 

II, io3. — Son testament. i36. 

Courbet, peintre. Sadéfenseàproposdela colonne Vendôme. 76 : 
II, 164. — Sa vente. 77 : H, 342. — Peint par Carjat. 78 : I, i5. 

— Son tableau la Vague. 192. — Peint par Vermesch. II, 55. 

— Notice. 80 : I, 334. — Son infatuation. II, 282. — Encore la 
colonne. 82 : II, 2 37. 

Courier (P.-L.). Son monument funéraire. 76 : II, 54. 

Courses. Le grand prix. 77 : 1, 329. — 78 : I, 374. — 80 : I, 
337.— 82 : 1, 33i.— 83 : I. 336.— 84 : I, 332.-85 : I, 
382. — Les premières en date. II. 374. 

Courtat (La famille). 77 : I, 3 58. 

Cousin (Victor). Anecdotes le concernant. 76 : I, 184, 248. — 
Sa mort. 79 : II, 120. — Son testament. 122, 



XXII 

Couteau (L'homme au). 76 : II, 282. 

Crémation (La). 77 : II, 88. — 78 : II, 253. — 80 : II, 
212. — Une scène à Etreiat. 84 : II, 145. 

Cremer (L'ex-généial). Notice nécrologique. 76 : I, 206. 

Crémieux (Ad.). Poète. 81 : II, 204. — Lettre à Gambetta. 
272. — Sa collection d'autographes. 85 : II, i52, 186. 

Cressent. Le concours. 77 : I, 270. 

Crevât. Notes biographiques. 76 : I, 80. 

Crime (Le). Sa publicité. 76 : I, 284. — II, 21. 

Crise (La) politique. 77 : I, 289. — II, 821. 

Croquet (Le) à Windsor. 76 : II, i33. 

Croizette (M"''J. Notes biograpiiiques. 76 : I, 54. — Sa re- 
traite. 83 : I, 12. — Son mariage. 85 : II, 95. 

Cumberland (Stuart). Ses expériences. 84 : I, 293. 

Cuvillier-Fleury. Article sur Thiers. 77 : II, 219. 

CzACKi (Mgr), nonce à Paris. 82 : II, 194. 



D 



Dalloz. Discours d'inauguration du tombeau de Paul de Saint- 
Victor. 82 : II, 22. 

Damala. Epouse Sarah Bernhardt. 82 : I, 194. 

Danbé, chef d'orchestre. 77 : II, 19. 

Dante. Son masque. 76 : II, 25 5. 

Daram (M'ie), de l'Opéra. 77 : 1, 53 ; II, 47. 

Daudet (Alph.). Son Nabab. 77 : II. 3 38. — Sa préface. 78 : 
I, 181. 

Daumesnil (Général). Sa statue. 80 : II, 58. — Décès de sa 
veuve. 84 : I, 216. 

Daumier. Son exposition. 78 : I, 244. — Sa famille. 338. — 
Son esprit. 79 : I, 107. 

Dauriac (Philippe). Sa mort. 85 : I, 249. — Ses œuvres. 
347. 

David d'Angers. Profession de foi artistique. 79 : II, 41. 

David (Félicien). Notice nécrologique. 76 : II, 147. — Son 
chameau. 281. — Le Jugement dernier aux Concerts Colonne. 85 : 
I, m, 148. 

David (Louis) incarcéré. 79 : II, 40. 



— XXIII — 

Debray, de l'Institut. 77 : I, 154. 

Deburau. Engagement théâtral. 78 : I, 62. 

DÉCAPITÉ (Le) vivant. 78 : I, 216. 

DÉDICACES. Par Lachambaudie. 78 : I, i5o. — Par Nadar. 
3 52, — De VHorace de J. Janin. II, 3 10. — De libraires, &i : 
I, 285. — Recueil de Clément Janin. 85 : I, 36o. 

DÉJAZET (M"^). Son état civil. 76 : I, 3. — Lettres relatives à 
ses mémoires. 4. — Ses derniers revenus. 7. — Jugée par Fanny 
Kemble. 84 : II, 1 5o. 

Delaage 'Henri . Détails biographiques. 82 : II, 42. 

Delacroix (Eugène). Exposition de ses œuvres. 85 : I, 145. 
— Lettre sur Rouen. 1 5o. — Correspondance avec Berryer. 
25o. 

Delaroa. Ses Patenôtres d'un surnuméraire. 84 : I, 3 28. — 
Son roman de Madame Palabau. 85 : I, 3i3. 

Delarue-Beaumarchais (Général). 78 : I, 334. 

Delaunay, de la Comédie-Française. 77 : I, 332; II, 319. — 
Toast au cinquantenaire d'i/ernani. 80 : I. 134. — A propos de sa 
retraite. 83 : I, 23 i. — Décoré. 262. — Autographe. 370. 

Delavigne (Casimir) jugé par Legouvé. 82 : II, 90. 

Deldevez, chef d'orchestre. 77 : II, 18. 

Delille. Adaptation de quelques-uns de ses vers. 83 : II, 21 5. 

Delord (Taxile). Notice. 77 : I, 3 06. 

Delorme (René), 78 : II, 335. 

Delpit (Albert). 77 : II, 149, 160. — Duel avec P. Alexis. 

81 : II, 34. — Transporte Œdipe roi dans la vie moderne, i 10. 
Demidoff (Prince Paul). Nécrologie. 85 : I, 95. 

Dentu (Edouard). Mariage de sa fille. 84 : I, 214. — Nécro- 
logie. 241, 340. — Sa succession artistique et littéraire. II, i6. 

Dépopulation (La). Allocution gauloise à ce propos. 78 : I, 
3i3. 

Députés. Résidences de divers membres de la Convention. 84 : 
I. ii3. 

DÉROULÈDE (Paul). VHetman et Juan Strenner. 77 : I, 82. — 
Vers sur les héros de Bougival. 78 : II, 179. — Son drame la 
Moabite. 80 : I, 257. — Querelle avec Mayer, de la Lanterne. 

82 : II, I 3 3. — Lutte contre le drapeau rouge. 85 : I, 129. — • 
Un discours non prononcé. II, i25. 

DÉSAUCiERS. Ecrivain sacré. 82 ; II, 91. 
Desclauzas (M""), Son mariage. 84 : II, i55. 



XXIV — 

Desclée (M''''). Sa correspondance. 83 : II, 276. — 84 : I, 
46, 341. 

Desgenettes (La famille). 76 : II, 239, 291. 

Des Houllières (M™'^). Notice. 82 : II, i56. 

Désirer et désir. 82 : I, 82. 

Deslys (Charles). Nécrologie. 85 : I, i65. 

Despois (Eug.). Sa Vente. 77 : I, 295. 

Desprez (Cardinal). Incident au sujet de la dépossession du curé 
Philbert. 85 : II, 39. 

Desvernay (Félix). 77 : 11, 345. 

Détaille. 77 : I, 342. 

Deutz. Comment il fut payé. 83 ; II, 248. 

Devoirs de vacances. 78 : II, 124. 

Diable (Le) au théâtre. 79 : II, 95. 

Diamants. De la couronne. 78 : II, 21. — De la reine Isa- 
belle. 87. — Vente partielle de ceux de la couronne. 80 : II, 
334. — 82 : I, 356. 

Dickens. Sa correspondance. 80 : I, 229. 

Diderot. Roi de la fève. 80 : I, 26. — Jugé par Barbey d'Au- 
revilly. II, 289. — Statues en son honneur. 84 : II, 67. — Chi- 
miste. 71. — Opinion sur l'Académie. 85 : II, 177, et sur les 
députés. 180. 

DiDON (Le Père). Ses conférences. 80 : I, i 36. 

DiDOT (Ambr.-Firmin). Notice. 76 : I, i33. 

Didot (M'"*^), écrivain. 82 : II, 21 3. 

DiEUDONNÉ, artiste, en tournée dramatique. 83 : I, 59. 

Dîners (Les). Le repas des timides. 76 : I, 217. 

Divorce (Le). Notes relatives. 76 : f, 84. — 79 : I, 341, — 
Opinions diverses, 83 : I, 1 83. — Sous la Révolution. II, 126. 
— Au théâtre. 84 : I, 366. — A Paris. 85 : II, 89. 

Doctoresse (Une). 76 : II, 126. 

DoNCiEux, préfet et poète. 77 : II, 21 5. 

Doré (Gustave). Nécrologie. 83 : I, 3 5. — Premier traité pour 
ses dessins. 85 : I, 122. — Exposition de ses œuvres. 145. 

Double (Lucien). 76 : I, i85 ; II, 244. — 77 : I, 26. 

DouDAN (X.). 77 : II, iio. 

Droits seigneuriaux. 83 : II, 275, 

Droz (G.). 78 : I, II. 

Dubois (Paul), de l'Institut. 77 : I, 32. 



XXV 

Du Camp. Elu à l'Académie. 80 : I, 124, i3o, — Sa récep- 
tion. II, 3 58. 

DucHÈNE (Georges). Notice. 76 : II, 46. 

DucHESNE. Comment cet artiste échappa à la mort. 80 ; II, 
282. 

DucROT (Général). Détails biographiques. 82 : II, 107. 

DuDLAY (M"*'), de la Comédie-Française. 76 : II, 207. — 77 : 
II, 106. 

Dl'els. 78 : II, 357. — 80 : I, 322. — Delpit et P. Alexis. 
81 : II, 34. — Dichard et Massas. 82 : II, 1 29. — M. Thiers. 
25o. 

DuFAURE. Son portrait par Kel-Kun. 76 : II, 98. — Quitte le 
ministère. 3 56. — Son gilet. 80 : II, 59. — Notice. 81 : II, 1. 

DuFRESNE. Notice sur ce comédien. 81 : I, 2 5i. 

Dujardin-Beaumetz (D""). Elu à l'Académie de médecine. 80 : 
I, 384. 

Dumas (père). Ses Impressions de Voyage. 76 : I, 346. — Sa 
prodigalité. H, 92. ■ — Cuisinier. 197. — Candidat politique. 77 : 
I, 229. — ■ Coppée lui est présenté. 79 : I, 187. — Ses dernières 
années. 83 : I, 147. — Sa statue. II, 257. — Une visite acadé- 
mique. 84 : II, 1 8. 

Dumas (fils). 76 : I, i 8, 27, i o i ; II, 3o i , 3i i. — Discours à 
l'Académie. 77 : II, 65. — Jugé par Zola. 327. — Querelle avec 
le peintre Jacquet. 82 : I, io5. — Avec Durantin. 226. — Bro- 
chure sur le divorce. II, 2. — Poète. 140. — Un mot à lui at- 
tribué. 212. — Brochure sur la recherche de la paternité. 83 :II, 
70. — Incident relatif aux Daniche/f. 84 : I, 102. — Mot sur 
lui prêté à G. Sand. io3. — Vers sur Marguerite Duplessis. 1 16. 

— Pourquoi il n'assiste pas au centenaire de Corneille, II, 243. 

— Lettre sur Denise. Î5-]. — Première de Dc/iise. 85 : I, 37. 
Dumont, sculpteur, et Louis-Philippe. 85 ; II, 377. 
DupANLoup (Mgr). Ses lettres sur Voltaire. 78 : I, 298. — Sa 

mort. H, 244. — Ses funérailles. 246. — Son goût pour le grec. 
247. — Comment il devint évèque. 79 : I, i5o. — Son éloge 
par le duc Pasquier. 80 : I, 100. — Origine de son nom. 171. 

DuPiN (aîné) chansonné. 83 : II, 55. 

Duprez (g.). Supercherie musicale. 77:1, 340. 

Dui'uis (Adolphe). Rentre au Vaudeville. 78 : II, 304. 

DuQUEiNEL battu en brèche à l'Odéon. 78 : II, 71. 

d 



— XXVI — 

DuRANTiN. Querelle avec Dumas fils. 82 : I, 2 2 5. — Premier 
texte d'He/oise Paranquet. II, 2 2 5. 

DuRUY (V.). Une de ses inspections. 79 : II, 2o5. — Jugement 
sur l'impératrice Théodora. 85 : I, i5. — Sa réception à l'Aca- 
démie. 357. 

Du SoMMERARD. Lettre apocryphe. 76 : II, 265. 

DuvAL (Amaury). Ses mémoires. 77 : II, 99, 142, 221 , 
237. 

DuvERGER (M"*"). Son mariage. 82 : II, i3i. 

DuvERT. Notice. 76 : II, 239. — Dédicace à Arnal. 284. — 
Son théâtre. 77 : I, i65. 

Dynamite (La). 82 : II, 257. 



Eaux thermales à Paris. 76 : I, 374. — De toilette. 77 : II, 
252. — Locutions où ce mot figure. 80 : I, 348. — Le manque 
d'eau. 81 : II, 70. — Communications de M. Thénard. 75. 

Ecoles de cuisine. 77 : I, 278. — A Vannac. 79 : I, 281. 

Ecrivain (L') public. 80 : I, 349. 

Eglises. Saint-Nicolas-des-Champs à Paris. 78 : I, 254. — Une 
église qui parle. 79 : II, 368. 

Ehrler, fabuliste. 78 : II, 287. 

Elections. Les élections générales. 76 : I, 97. — 77 : II, 
193, 225. — Candidatures gaies. 81 : II, 97. • — Elections mu- 
nicipales et programmes divers. 84 : I, 257. — Candidatures fé- 
minines. 85 : II, 97. — Elections législatives. 193. — Candida- 
tures excentriques. 194. — Résultat des élections. 226. — Scru- 
tin du 27 décembre. 36 1. 

Electricité. Exposition publique. 81 : II, 129, 146. 

Elluini (Mii'=). Epouse l'acteur Abel. 83 : II, i, 

Elwart. Notice. 77 : II, 245. 

Elysée (Palais de 1'). Notice historique. 76 : I, 106. 

Empire (L'). Son bilan. 77 : 11^ 254. 

Emprunt d'un milliard. 81 : I, 162. 

Enfants naturels. 78 : II, 22. 

Enigmes. 76 : II, 1 84. 

Ephémérides théâtrales. 76 : II, 181. 

Eprouvettes matrimoniales. 77 : II, 284. 



— xxvn — 

EsCALLE (L'abbé). Fragments d'un sermon. 77 : I, 5 2, 

Espagne. L'incident des Carolines. 85 : II, 129. 

Esprit (L'). Définition. 84 : I, 57. 

EsQuiRos. Notes biographiques, 76 : I, 297. 

Estafette, Origine de ce mot. 83 : I, 343. 

Eternument (L'). 80 : I, 220. 

Eugénie (L'impératrice). Sa fortune. 78 : II, 25 i. — Son ma- 
riage. 79 : II, 21. 

Ex-DONO (Les). 77 : II, 6. — 78 : I, 127. 

Exécutions capitales multiples. 85 : II, 108, 

ExELMANs (Amiral), Sa mort. 77 : I, 263. 

Expositions. Tableaux de Pils. 76 : I, 40. — Antérieures à celle 
■de 1878. 225. — Comment se forme un jury. II, 277. — Œu- 
vres de Fromentin. 77 : I, 192, 256. — Diaz. 2 56. — Moula- 
ges. 287. — L'Exposition universelle. 78 : I, 226. — Son inau- 
guration. 2 58. — Recettes. 372. — L'abonnement du maréchal. 
373. — • Les cochers. 376. — Les entrées. II, 84. — La loterie. 
214. — Les récompenses. 2 2 5. — Statistique générale. 292. — 
Le ballon captif. 294. — Industrielle. 79 : II, 282. — Les por- 
traits du siècle. 83:1, 304. — Les arts incohérents. II, 299, — 
Les œuvres de Manet. 84 : I, 6. — Dessins du siècle. 70. — 
Les aquarellistes. 71, — Le cercle Volney. 71. — Œuvres de Raf- 
faëlli. i65. — Toiles exposées en divers lieux (/e Crucifiement, 
Psyché, Borgia s'amuse). 281 . — Les œuvres de Meissonier. 297. — 
L'anti-Salon (les indépendants). 3i3. — Les arts incohérents. II, 
272, 319. — Bilan de l'exposition de 1878. 319. — L'Exposition 
de 1889. 345. — Œuvres de Meissonier. 85 : I, 126. — Œu- 
vres de Gustave Doré et de Delacroix. 145. — Discours de M. Cas- 
tagnary sur le classement des tableaux au Louvre. 2 3o. — Expo- 
sition du peintre allemand Menzel. 304. — Les portraits du siècle. 
307. — Le Marat dans sa baignoire, de David, et discussion à 
son sujet. 3o8. — Acquisitions de l'Etat audernierSalon.il, 275. 

Eyraud (Achille). 77 : i, 43. 



Fables. La Fontaine rectifié. 83 : I, 345. — Fable de J. Si- 
gaux. 346. 

Faidherbe (Général). Marie sa fille, 83 : I, 280, -— Elu mem- 
bre de l'Institut. 84 : I, 214. 



XXVIII — 

Faire part (Billets de). 79 : II, 60. 

Falloux (Comte de), ministre. 79 : I, 18. 

Fargueil (M'^''). Sa retraite. Demande une chaire au Conserva- 
toire. 81 : I, 354. 

Faure. Vend ses tableaux. 78 : I, 283. — Décoré. 82 : I, 2. 

Fauvel (D^). Notice. 76 : II, i56. 

Favart (M'^"). Sociétaire de la Comédie-Française. 77 : I, 276. 
— Sa démission. 80 : I, 48. — Retraite définitive. 81 : I, 3 3. 
Notice. 37. — Joue Lucrèce Bor^/a. 145. 

Favre (Jules), prophète. 77 : II, 276. — Poète, 78 : II, 162, 

198. 

Febvre (Frédéric), de la Comédie-Française. 76: II, 73, 33i. — 
77 : I, 349, 368 ; II, 4^, 176. 

Fechter. Notes biographiques. 76 : I, 5 5. 

Fechter (Mi'c) à rOpéra-Comique, 77 : I, 176. 

Fécondation (La) artificielle. 85 : II, 68, i3 2. — Opinion 
de Dumas fils. 212. 

Félibre. Note sur ce mot. 85 : II, 378. 

Félix (L'acteur). 79 : I, 144. 

FEMMEs(Les). Auteurs dramatiques. 83 : II, 17. — Celles de France 
et d'Angleterre comparées. 145. — Droits politiques revendiqués par 
M"° Auclert. 84 : II, 112. — L'éducation des femmes (Legouvé). 
148, 3o8. 

Fernand (M""), de l'Odéon. 77 : I, 2 38. 

Ferry (Jules), ancien premier ministre. 8i : II, 258. — Prési- 
dent du Conseil. 83 : I, 98. — Discours sur Gambetta. 84 : I, 
225. Chute du cabinet présidé par lui. 85 : I, 194. 

Fêtes. Le 14 juillet. 80 : II, 34. — Fêtes foraines. 82 : II, 

79- 

Feuchères (Baronne de). 77:1, 266. 

Feuilletons parlés. 77 : I, 3 5 2. 

Féval (Paul) peint par Sardou. 77 : II, 3o5. — Sa conver- 
sion. 82 : II, 328. 

Feyghine (M'''=). Ses débuts aux Français. 82 : I, 145. — Sa 
mort. II, 162. 

Filon (A.). Sa fameuse dépèche et lettre relative. 76 : II, i5 5. 

Finances (Les) européennes. 76 : II, 85. 

Fix (M""^). Vers sur sa tombe. 83 : I, 11 3. 

FizELiÈRE (A. de La). 78 : I, 11 i. 

Flaubert (G.). Sa mort. 80 : I, 275. — Auteur d'une féerie. 



— • XXIX 

276. — Son dernier roman. 341. — Lettre à son sujet. 82 : I, 
210. — Première lecture de Salammbô. Syo. — Sa correspondance. 
84 : I, 40 ; II, 88. 

FoNTANES (Lycée). Ses diverses dénominations. 78 : II, 188. 

FoNTENELLE. Ses rêveries politiques. 8 3 : II, 2 3 2. 

FoNTENOY. Notes sur cette bataille. 83:1, $44. 

FoucART élu à l'Institut. 78 : II, 324, 

FouLD (Gustave). Nécrologie. 84 : II, i33. — Lettre de sa 
femme à son sujet. 184. 

Fourchette (L'homme à la). 76 : II, 268. 

FouRNEL (Victor). 77 : I, 4; II, 88. 

F0URNIER (Ed.). Nécrologie. 80 : I, 279, — Vente de sa biblio- 
thèque. 81 : I, 57. — Publications posthumes. 85 : I, $4. 

FouRNiER (Louis-Edouard). Prix de Rome. 81 : II, 64. 

FouRTOu iDej. 77 : I, 3 5 5. 

FoussiER (Ed.). 77 : I, Sic. 

Français (Le) officiel. 78 : I, 3o2. 

France et Allemagne. 76 : I, 3i3. 

Frary (Raoul]. Son travail sur la question du latin. 85 : II, 
323. 

Freppel (Mgr), député. 80 : I, i5. 

Frère (Armand). Décoré. 80 : II, 62. 

Fréron. 76 : II, 3o8. 

Fresnel. Statue en son honneur. 84 : II, 164. 

Freycinet (De), premier ministre. 80 : I, 2. — 82 : I, 90. 

Froidevaux (Colonel). Sa fin héroïque. 82 : II, 196. 

Fromentin (Eug.). 77 : I, 192, 256. 



Gagne, pétitionnaire. 76 : II, 86. • — Notice nécrologique. 
116. 

Gaillardet (Frédéric). Détails biographiques. 82 : II, iio. — 
A propos de la Tour de Nesle. 84 : I, 38. 

Galimati.\s. 77 : II, 365. 

Galli-Marié M"") de l'Opéra-Comique. 77 : I, i83. 

Galvanoplastie (^La) appliquée à la conservation des corps. 85 : 
II, 91. 

Gambetta. 76 : II, 17. — -j-] : \, 3 55; II, 186. — 78 : I, 



XXX 

2 2. — Sa tante. 206. — Sa généalogie. 79 : I, ti5. — Au Pa- 
lais-Bourbon. II, 63. — Premier ministre. 81 : II, 260. — Ca- 
binet dont il est le chef. 289. — Rencontre avec le duc d'Aumale. 
344. — Avec Rochefort. 82 : I, 14. — Chute du grand minis- 
tère. 38. — Sa mort et ses obsèques. 83 : I, 1. — Lettre à Cla- 
retie. 5. — Etat civil. 6. — Un de ses derniers mots. 24. — 
Relation de sa dernière maladie. 37. — Son œil. 5o. — Sou- 
scription pour son monument. II, 319. — Loué par Mézières. 
324. — Sa statue à Cahors. 84 : I, 225. — Note et lettre sur 
le rôle de M. Thiers pendant la guerre. II, i36. 

Gants. Leur langage. 78 : I, 346, 

Garibaldi. Ses mariages. 79 : I, 245. — Nécrologie. 82:1, 
32 1. — Acte de décès. 3 3 2. — Charmeur. II, 11 3. 

Garnier (Charles). Répond au sujet d'attaques contre le nouvel 
Opéra. 85 : I, 3 10. 

Gasparin (Comtesse de). 77 : II, 3i i. 

Gasté (De), candidat à la députation. 85 : II, 195. 

Gautier (Th.). 76 : I, 282, 3o3. — Son article sur l'Utilité 
de la poésie, II, 27. — Plagié par Balzac. 77 : I, 5. — Super- 
stitieux. 79 : II, 209. 

Gavardie (De), sénateur et helléniste. 79 : II, 26. 

Gavarni. Livre de notes, 81 : II, 262. 

Gay (M°io Sophie). 77 : II, 34. 

Gayarre. Débuts de ce ténor à Paris. 84 : I, 108, 122. 

Gazette en vers (de N. Martin]. 77 : I, 27, 58, 122, 186, 
25 I, 3 I 3, 377 ; II, 60. 

GÉNÉALOGrES. 77 : I, i85 ; II, 35o. — De Gambetta. 79 : I, 
I I 5. — Des gommeux. 317. — Diverses. II, 1 56. 

Genlis (M'we de). Son album. 83 : II, 154. 

Gent (Alph.). 79 : II, 371. 

Geoffroy, du Palais-Royal. 83 : II, i38. 

Georges (M""). Son portrait par Régnier. 84 : I, 245. 

Gérard (D''). Voir Girard. 

Gestes (Les) au théâtre. 84 : I, 2o3. 

Gilbert. La vérité sur la mort de ce poète. 82 : I, 349. 

GiLL (A.). Etat mental. 81 : II, 228. — Poète. 229. — 85 : 
II, 119. 

GiNAiN. Elu membre de l'Institut. 81 : I, i83. 

Girard (Le docteur). Sa thèse sur la fécondation artificielle. 85 : 



• XXXI — 

II, 68, i32. — Opinion de Dumas fils. 212. — Notice autobio 
graphique. 3 1 i . 

GiRARDiN (E. de), auteur dramatique. 77 : II, 54. — Son 
portrait par V. Hugo. 220. — Notice. 81 : I, 257. — Prosa- 
teur et poète. 297. 

GiRARDiN (M""= E. de). 76 : I, 3o3. — 77 : II, 3^. 

Gladstone. 77 : II, 87. 

Glais-Bizoin. Nécrologie. 77 : II, 307. 

Glatigny. 78 : I. 127. — 80 : I, 94. 

Godard (Benj.). Son opéra de Pedro de Zalamea. 84 : I, 86. 
— Remplace Pasdeloup aux concerts populaires. II, 217. 

GoNcouRT (Les frères de). Leur théâtre. 79 : II, 45. — Institu- 
tion académique à eux attribuée. 82 : I, 368. 

GONDINET. 80 : II, 194. 

GoNDRECOURT (Général de). Nécrologie. 76 ; II, 304. 

GoRANi, aventurier italien. 84 : II, 169. 

GoRiTz. Le caveau royal. 83 : II, 142. 

GoRTSCHAKOFF (Prince). Notice. 76 : II, 297. 

GoT, de la Comédie-Française. 76 : I, 170, 196; II, 269, 
33i, 333. — 77 : I, 23 ; II, 319. — Décoré. 81 : II, 65, — 
Lettre sur une lecture des Châtiments. 82. — Lettre autobiogra- 
phique. 85 : I, 7. 

GouNOD (Ch.), musicien et poète. 7S : II, 21 3. 

Goupil (Jules). Notice nécrologique : 83 : I, 269. 

GozLAN. Son opinion sur ses confrères. 80 : I, 200. 

Grammaire (La) et les Grammairiens. 76 : II, 18, 57. — Fantai- 
sie grammaticale envers. 77 : I, 284. — L'ancienne et la nou- 
velle grammaire. 83 : II, 140. — Bizarrerie de notre langue. 
85 : I, 376. — Quadrumane, Bimane, etc.. II, 3i2. 

Grande-Jatte (Ile de la). 78 : I, 2 5 5. 

Granier DE Cassagnac. Voyez Cassagnac. 

Grant (Général). 77 : II, 214, 287. 

Grétry. Ses funérailles. 77 : II, 63. — Rappelé sur la scène. 
79 : II. 217. 

Grèves, De médecins. 78 : I, 27; — Des ouvriers typogra- 
phes. 249. — Des ouvriers tapissiers. 82 : II, 258. — A Anzin. 
84 : I, 23i. 

Grévin. Son musée. 82 : I, 347. 

Grévy (Jules). Elu président de la République. 79 : I, 66. — 



XXXII 

Voyage à Cherbourg, 80 : II, 97. — Mariage de sa fille. 81 : 
II, 225. — Réélu présidenl. 85 : II, 362. 

GuÉNEAU DE MussY (D""). 77 : II, 126. 

Guerre (La). A quoi a tenu celle de 1870, selon un rédacteur 
du Figaro. 85 : II, 69. 

Gueymard-Lauters (M™"). Histoire de ses débuts à l'Opéra. 80 : 
I, 148. 

GuiLLARD (Léon). Notice. 78 : I, 245. 

Guitry. Ses débuts au Gymnase. 78 : II, 209. 

GuizoT. Ses livres et ses objets d'art. 76 : I, 36 1. — Déclara- 
tion religieuse extraite de son testament. II, 65. 

GUTENBERG. 76 : II, 2 1 3. 

GuYON (M""* E.), de la Comédie-Française. Notice. 78 : I, 
112. 

GuYOT (Yves). Incident au sujet de son admission à la Société 
des gens de lettres. 85 : I, 2. 



H 



Hading (m™"), a la Renaissance. 77 : II, 174. — Epouse 
V. Koning. 84 :' I, 383. 

Halanzier. 77 ; II, 75. — Promu officier de la Légion d'hon- 
neur. 78 : I, 94. — Président de l'Association des artistes. 80 : II, 
255. — Réélu. 81 : I, 383. 

Halévy (Fr.). Opéras inédits. 77 : II, 139. 

Halévy (Ludovic). Sur son élection à l'Académie. 84 : II, 324. 

Haller (Gustave), sculpteur. 76 : I, 260. — Sa carrière dra- 
matique. 261. 

Haussonville (Comte d'). Ses Souvenirs. 78 : I, 47. 

Havas. Les dépêches de cette agence. 81 : II, 5 5. 

Heilbronn (M"*^). Débuts aux Italiens. 77 : I, lyS. — Quitte 
l'Opéra. 80 : I, 147. 

Heine (Henri). Son ménage. 83 : II, 61. 

Henri IV. Sa dague. 77 : I, 119. 

Henry (Charles). Lettre sur le jeu du Taquin. 80 : II, 87. — 
Sous-bibliothécaire à la Sorbonne. 81 : I, 160. — Edite les Mé- 
moires de Cochin, 319. 

Hermann, prestidigitateur. 79 : H, 275. 

Heylli (Georges d'). Notice sur L, Guillard et lettre relative. 



xxxm 



78 : 1, 248. — Journal intime de la Comédie-Française. 79 : 1, 
25i. — Notice sur VerteuiL 82 : I, 202. — Racliel d'après sa 
correspondance. 294 ; II, 17, 85, 265. — Notices sur Brindeau. 
317, et sur Delaunay. 83 : I, 369. 

HiRSCH (Alph). Notice nécrologique. 84 : II, 37. 

HissoN (Mlle), de l'Opéra. Notice. 76 : II, 33 3. 

Hiver (L'). Douceur exceptionnelle. 77 : I, 49. 

Hoche (Général). 77 : I, 376. — Son anniversaire. 80 : 11, 



1 I 



Hongrie. Délégation artistique à Paris. 8 3 : II, 44. — Délé- 
gation française en Hongrie. 85 : II, 101. 

HoTEL DE VILLE (L') de Paris inauguré. 82 : II, 40. 

HoussAYE (A.). 78 : I, 42. — Son roman V Arbre de science. 
56. — Sa Comédienne (Rachel). 84 : I, 195. — Ses Confessions. 
85 : II, 219. — Ses divers logements. 2 38. 

Hugo (Victor). Détails intimes. 76 : 1, 38. — Vers sur son 
élection au Sénat. 75. — Ses lettres à des jeunes gens. 76: H, 
123. — ■ Sa bosse. 280. — Lettre à un poète. 284. — Ses nou- 
veaux livres. 77 : 1, 187, 146, 287 ; II, 195. — Au Sénat. 1, 
148, 3 56. — Vente à'Hernani. 166. — Pendant le siège. 307. 

— Vers de jeunesse. II, 277. — Jugé par Zola. 324. — A pro- 
pos d'Hernani. 324, 326, 333, 343. — Grand'croix. 78 : I, 
39. — Son canon du siège. 60. — Sa première croix. 84. — A 
propos de son nom. 148. — Apprécie Voltaire. 188. — La plume 
de l'Histoire d'un crime. 314. — Au centenaire de Voltaire. 3 24. 

— Au congrès littéraire. 356. — Vente d'objets lui ayant appar- 
tenu. 11, 122. — Improvisateur. 193. — Ses débuts. 79 : I, 184. 

— Sa maison natale. i85. — Quatrain inédit. 244. — Tout nu. 
II, 245, — Cinquantenaire d'Hernani. 80 : I, i3 5. — Scène 
inédite de Marion Delorme. i56. — Son cocher. II, 26. — Note 
sur Bug Jargal. 309. — Son état civil. 81 : 1, 112. — On fête 
son anniversaire. 118, 129. — Ses Quatre Vents de l'esprit. 322. 

— Conte inédit. II, i3i. — Profession de foi, 147. — Sa lan- 
terne. 363. — Son quatre-vingtième anniversaire. 82 : I, i36. — 
Représentations en son honneur. 137. — Adresse pour les nihi- 
listes. 1 5o. — ■ Torcjuemada. 324. — -Œuvres promises. 348.—- 
Quatrain pour un aveugle. 366. — Manifeste pour les nihilistes. 
372. — Vers aux petits-fîls du maréchal Ney. II, 120. — Mise 
en scène de le Roi s'amuse. 143. — Idées sur le naturalisme. 148. 

— Quatrain-dédicace, i 5 1 . — A propos de le Roi s'amuse. 



XXXIV 

289- — Banquet en l'honneur de cette reprise. 353. • — Ses qua- 
tre-vingts ans fêtés. 83 : I, i38. — La Légende des siècles. 379. 
— Portrait par Aug. Barbier. II, i 18. — A Guernesey. 209. — 
Portraits-charges envers. 84 : I, 5 5. — Ses quatre-vingt-trois ans. 
i38. — Vers en l'honneur de cet anniversaire. 139. — Sa mort. 
85 : I, 289. — Documents divers sur sa personne et sur ses oeu- 
vres. 291. — Ses funérailles. 32 i. — Portraits et charges à di- 
verses dates. 327. — Opinion sur Molière. 338. — Ses œuvres 
posthumes. II, i3. — Testament littéraire. 43. — Relations avec 
les Bonaparte. 55. — Son unique sonnet. 92. 

Hugues (M""" Clovis), héroïne d'un draine judiciaire. 84 : II, 
326. — Ses origines. 366. 

Huile (L'). Son effet sur la mer. 84 : II, 45. 

Huîtres (Les). Leur consommation en France. 76 : II, 1 59 

HuYSMANs (J.-K.). 76 : II, 346. — 80 : 1, 269. 

Hyacinthe (Père). Voir Loyson. 

Hygiène. Préceptes envers du D'' RouUin. 81 : II, 124. 



Ideville (H. d'). 77 : I, 348. 

Idrac. Discours de M. Guillaume sur la tombe de ce sculpteur. 
85 : l, 18. 

Imprimerie (L'). 76 : II, 21 3. — En wagon. 287. — W. Cax- 
ton. 77 : II, 87. 

Incendies. Les magasins du Printemps. 81 : I, i58. — Le feu 
au théâtre. 82 : I, 40. 

Ingres. 77 : II, 142. — Violoniste. 85 : II, 90. — Candidat 
à la députation. i 74. 

Institut (Palais de 1'). Notice. 76 : II, 3 10. 

Institut. Les cinq académies. Le prix biennal. 77 : II, 4. — 
Séances publiques annuelles. 262. — 81 : II, 261. — ■ Lecture 
d'Emile Perrin sur les portraits de Molière, 83 : II, 205. 

Académie des Beaux-Arts. Election de Saint-Saëns. 78 : II, 32 i. 
— Distribution annuelle des prix. 83 : II, 290. — Prix de Rome 
pour la musique. 84 : II, 26. — Elections de Léo Delibes. 325 ; 
de Diet, 3 56 ; de Daumet. 85 : II, 61 ; du baron A. de Rothschild, 
et attribution du prix Rossini. 3 5o. 



— XXXV — 

Académie française. Réception de John Lemoiiine. 76 : I, i 29. — 
Doucet, secrétaire perpétuel. 208. — • Réceptions de J.-B. Du- 
mas. 320 ; de J. Simon. 352; de Ch. Blanc. II. 32 1 ; de 
M. Boissier. 353. — L'incident Oiiivier. 77 ; I, 227. — Le dic- 
tionnaire. 227, 243. — Election de Sardou. 322, 348. — Dis- 
cours de Dumas fils sur les prix de vertu. II, 65. — Prix de poé- 
sie. 85. — Le dictionnaire. 78 : I, 161. — Prix Montyon. 3 19. 

— Elections de H. Martin et Renan. 3 2 i ; de Taine. II, 289. • — ■ 
Election Pasquier. 79 : I, i. — Curieuse candidature. 2 3. — 
Réception Renan. 193. — Incident Oiiivier. 32i. — Réception 
H. Martin. II, 289. — Réceptions de Taine. 80 : I, 36; du duc 
Pasquier. 99. — Elections de Labiche et de Ducamp. 124; de 
Rousse. 292. — Réception de Labiche. II, 295; de Ducamp. 
3 58. — L'éloge de Lamartine au concours. 81 : I, io3. — 
Réception de M. Rousse. 197. — Rapport de M. Renan sur les 
prix de vertu. II, 77. — Candidatures vacantes. 271. — Elec- 
tions de Sully Prudhonime, Pasteur et Cherbuliez. 322. — Récep- 
tions de Sully Prudhomme. 82 : I, 161 ; de M. Pasteur. 1 5 7 ; de 
Cherbuliez. 293. — Election de Mgr Perraud. 348. — Rêve aca- 
démique. 367. — Séance annuelle. II, 7. — Elections de Paille- 
ron. 324; de Ch. de Mazade. 325. — Ses membres appréciés 
par Barbey d'Aurevilly. 83 : I, 26. — Réception de Mgr Perraud. 
226. — Lauréats de l'année. II, 5o. — Séance publique annuelle. 
291. — Réceptions de M. de Mazade. 322; de Pailleron. 
84 : I, 3 3. — Elections d'About. 39; Coppée et F. de Lesseps. 
97. — L'âge des académiciens. 121, 171. — Budget annuel. 154. 

— Discours de Pailleron sur les prix de vertu, et prix décernés. II, 
289. — Elections de V. Duruy, J. Bertrand et Lud. Halévy. 
322. — Réception de Coppée. 354. — Réceptions de M. de 
Lesseps. 85 : I, 226; et de M. Duruy. 357. — Une visite aca- 
démique aux Tuileries. 367. — Scrutins infructueux pour rem- 
placer About. 384. — Séance publique annuelle. II, 326, — 
Réception de J. Bertrand. 329. 

Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Elections de Barbier 
de Meynard. 78 : II, 323 ; de Foucart et de Charles Scheffer. 324. 

— Le prix J. Reynaud. 84 : I, i83.. — Elections du général Fai- 
dherbe. 214; de G. Schlumberger, Benoist. 355 ; de Boislile, II, 
326. 

Acadéniie de Médecine. Election de M. Siredey. 84 : I, 184. 
Académie des Sciences morales et politiques. Lecture de Jules 



— XXXVI — 

Simon sur Guizot. 83 : II, 290. — Election de Chéruel. 84 : 1, 
,54. 

Académie des Sciences. Son budget. 84 : I, 154. — M. Dai- 
boux élu. I 5 5. 

Instituteurs. Leurs obligations il y a cent ans. 79 : II, 327. 

Intransigeants (Les). 80 : II, 354. 

Invalide (L') à la tète de bois. 78 : I, 8G. 

Israélites (Les). 77 : II, 122. 



Jacquemont (Victor). Sa tombe. 85:1, 89. 

Jacquet. Querelle avec Dumas fils. 82 : I, io5. 

Janin (Jules). Notes littéraires et biographiques. 76 : I, 28, 49. — 
Une visite de M"" Mars. II, 24. — Mort de sa femme. 83. — 
Janin et Clarisse Harlowe. 104. — Succession de M'"° Janin. 161. 
— La bibliothèque de Janin. 162. — Son tombeau. 212. — 
Son buste. 229. — Succession littéraire. 77 : I, 21. — Catalo- 
gue de ses livres. 65. — Son livre Paris à Versailles. 84. — Une 
lettre en latin. 94. — Vente de ses livres. 128, i3 3. — Sa cor- 
respondance. 193. — Prix fondé en son nom. II, 2 5 5. — Cha- 
pelier. 78 : I, 149. — Ses visites académiques. II, 3o3. — Son 
Horace. 3 10. — Etat civil. 80 : II, 107. — Ses prédécesseurs et 
sucesseurs aux Déba/s. 82 : II, 109. — Premiers essais littéraires. 
83 : I, 124. — Querelle avec Dumas père. 309. — Ses Œuvres 
de jeunesse. II, 188. — Vers inédits. 85 : II, 269. 

Janvier de La Motte. Notice nécrologique. 84 : I, 129. — 
Menu d'un de ses dîners. II, 3i3. 

Japon. Le Japonais Murakami vulgarise la langue française dans 
son pays. 85 : II, 1 10. 

Jarretière (Ordre de la). 78 : II, 88. 

Jenneval. Notes sur ce comédien. 77 : II, i52. 

JÉSUITES (Les). Leur expulsion. 80 : I, 161. — Une entrevue 
avec Escobar. 297. — Expulsés il y a cent ans. II, i. — Lettre à 
ce sujet. 4. 

Jésus-Christ. Sa passion racontée aux Chinois. 81 : If, 54. 

Jeu DE PAUME. Inauguration de la salle portant ce nom. 83:1, 
368. 



— XXXVII — 

Jeunesse (La). Hier et aujourd'hui. 82 : II, 104, — Son in- 
struction. 2 5 2. 

JoANNY. Son journal sur Hernani. 77 : II, 3 3 3. 

JoLLY (Alphonse). Son livre le Théâtre de la Cour à Compiègne. 
85 : I, 235. 

.louASSAiN (M™6)^ de la Comédie-Française. — Son mariage. 76 : 
I, 329. — Sonnet. 77 : II, 25. 

JoL'RNAU.x. Nouvelles feuilles. 76 : I,ii. — L'histoire du Ral- 
liement. 12. — Titres de certains articles. II, 109. — A Phila- 
delphie. 127. — Le Bien public et l'Union. 3i3. — Feuilles nou- 
velles. 77 : I, 18, 95. — Erreur de l'Officiel, i i3. — La presse 
matrimoniale. 204. — En Chine. 241. — Journaux anglais. 320. 
— Question de jurisprudence. 320. — Contradiction et partialité. 
354. — Prime du Times du Kansas. II, 27. — Les Débats aux 
Cent-Jours. 197. — Journaux de 1834 surThiers. 206. — Leur 
nombre à Paris. 78: I, 154, — Feuilles nouvelles. 79 : I, 11 3, 
2 3 5. — Petiis journaux. 80 : II, 118. — Disparition de /a Presse. 
85 : I, 345. 

JuDic (M™"). 76 : II, 209. — 77 : II, 368. 

JuiFs(Les). Noms de famille. 82 : II, 2i5. — Les juives au 
théâtre. 83 : I, 25. 

JuNCA, du Théâtre-Lyrique. — Notice. 83 : II, 40. 

Jung (Le colonel). 80 : I, 143, 384. 

K 

Karr (Alph.). 76 : I, 149, 246. 

Kaulla (M™"' de). Histoire de ses pantalons. 8 i : I, 21 3. 
KiME, de la Comédie-Française. — Notice. 76 : II, 332. 
Kléber. Sa prétendue fille. 78 : I, 68. 
Klein (G.). Procès avec Daudet. 76 : II, 178. 
KoNiNG. Son portrait. 80 : II, 211. — Epouse M"<^ Hading. 
84 : 1, 383. 

Krauss (Mme). Quitte l'Opéra. 85 : II, 21.8. 
KuGErMANN. Son imprimerie. 82 : II, 181. 

L 

Labiche. Lettre autobiographique. 79 : II, 227. — Discours 



— XXXVIII — 

aux anciens élèves du lycée Fontanes. 8i : I, 90. — Sa maladie. 
H, 3oi. 

Laboulaye, auteur d'un oratorio. 82 : I. 2o5. 

Lachambaudie. Une dédicace. 78 : 1, 258. 

Lacordaire. Deux exordes inédits. 78 : I, 228, 259. 

Lacroix (M"'« Jules). Nécrologie. 85 : II, 62. 

Lacroix (Octave). Vers à M^^" D. Fix. 83 : I, i i3. 

Lacroix (Paul). 76 : I, 212, 25i. — 77 : 1, 84. io3, io5; 
II, 3^8. — Nécrologie. 84 : II, 234. — Lettre à D, Jouaust. 
270. 

La Fayette. Inscription conimémorative. 82 : I, 192. 

Laferriére. 76 : I, 86. — Nécrologie. 77 : II, 48, 71. 

Laffitte (Charles). Notes biographiques. 76 : I, 10. 

Lafontaine, acteur et auteur. 77 : II, 179. 

La Fontaine (Jean de). Sa réception à l'Académie, 80 : II, 
25i. — Son tombeau. 85 : II, 3i3. 

Laforêt. Dirige l'Ambigu. 77 : I, 334. 

Lagrange. Son registre au Théâtre-Français. 76 : I, 44. 

La Guéronnière (A. de). Notes biographiques. 76 : I, 7. 64. 

Lamartine. 76 : I, loi, 277, 304. — 77 : I, 117; II, 346. 
— Son monument. 78 : II, 83. • — ■ Anecdotes. 97. — Son por- 
trait par Chapron. 79 : II, 118. — Jugé par Aug. Barbier. 83 : 
II, 117. — Son mariage. 84 : II, 84. — Jugé par M^" de 
Genlis. 85 : II, 5o. — Article d'Armand Silvestre à propos de 
sa statue, i 04. 

Lamazou (Mgr). Lettre pastorale. 82 : I, 44. 

LAMONTAtGNE (De). Ses collections historiques. 84 : I, 280. 

Lamoureux, chef d'orchestre. 77 : II, 18. — Mémoire sur le 
théâtre Lyrique. 80 : I, 3o2. 

Lanfrey. Etude sur d'Haussonville. 80 : II, 196, 

Lantier (D''). 78 : II, 16. 

Lapommeraye (H. de). Ses feuilletons parlés. 77 : I, 352. — 
Président de l'Association philotechnique. 82 : I, 319. 

Laprade (De). 76 : I, 278, 3o5. — 77 : II, 239. 

Laroche-Joubert. Querelle poétique avec A. Millaud. 79 : I, 
211, 

La Rounat, directeur de l'Odéon. 80 : I, i2 3. — 84 : II, 
368. 

Lassalle (de l'Opéra). Litige avec son directeur. 79 : II, 137. 

Lasseny (M"*^). a propos de sa vente. 84 : I, 337. 



XXXIX — 

La Tour de Saint-Léon (M"^ de). Sa prise de voile. 76 :, 
II. 8. 

La Tour Saint-Ybars. Anecdotes. 80 : II, :8o. 

Laube (Henri). Notice. 76 : II, 180. 

Laurent-Jan. Nécrologie. 77 : II, 112. 

Lauzanne. 77 : I, i65. — Nécrologie. II, 247. 

Lavigne (M""), du Palais-Royal. Son mariage. 84 : II, 26. 

Lavolée. Souvenir historique sur ce gendarme. 81 : II, 280. 

Lebrun (Pierre). Son testament. 76 : II, 3 3. 

LECocQ^(Ch.). Ses premiers succès. 78 : I, 184. 

Leconte de LisLE, jugé par Zola. 80 : 1, 21. 

Lecouvreur (Adrienne). Notes sur ses obsèques. 76 : II, iBç. 

LÉcuREUx. Notice sur ce libraire. 78 : II, i55. 

Lefèvre-Deumier. Notes manuscrites. 84 : II, io3, i55. 

LÉGION d'honneur. Décorations littéraires. 76 : I, loi. — 
Refus de la croix (Senard). II, 5i. — Comédiens décorés. 77 : 
I, 6. — A propos de la croix de V. Hugo. 78 : I, 39, 84. — 
Décorations aux exposants. 274. — Les femmes décorées. II, 160. 

— Les comédiens et la croix. 79 : II, 293. — Les amnistiés. 
296. - — • Les comédiens. 80 : I, 69. — Les décorés de janvier. 
81 : I, 5 i. — La grand'croix de V. Hugo. 52. — E. Perrin et 
Vaucorbeil promus. H, 63. — Got décoré. 65. — Ecrivains et 
artistes décorés. 82 : I, 2. — Le 14 juillet célébré à la maison 
de Saint-Denis. II, 46. — Décorés de juillet. 47. — Les comé- 
diens décorés. 83 : I, 263. — Décorés de juillet. II, 5i. — La 
croix de Louis Monrose. 85. — Décorés de janvier. 85 : I, 9. 

— Décorés du Salon. II, 23. 

Legouvé (E.). Vers sur Thiers. 79 : II, 68. — Importante 
lettre sur sa tragédie de Médée. 8 3 : I, 314. — Récit d'une au- 
dience aux Tuileries. 85 : I, 367. 

Lehmann. Sobriquet de l'Empereur d'Allemagne. 78 : I, 3 11. 

Leloir (Louis). Son décès. 84 : I, 69. — Notice. 83. 

Lemaitre (Frederick). Notes biographiques. 76 : I, 66. 

Lemercier (N.;. Sa première pièce, 81 : II, 278. 

Lemierre, élu député. 83 : II, 2o5. 

Lemoinne (John), reçu à l'Académie française, 76 : I, 129. — 
Notice. i32. — Pseudo-ambassadeur. 80 : I, 2 58, 3 12. 

LÉO (André). Notes biographiques. 76 : I, 52. 

Léon XIII, pape. 78 : I, 116. 

Lepage (Aug.). 77 : II, 347. 



XL 



Lepelletier, ministre et poète. 77 r-II, 367. 

Lepère, ministre et ciiansonnier. 79 : I, i3o. — 85 : II, 14$, 
182. 

Lespès. (Le coiffeur). Brochure capillaire publiée par lui. 76 : 
II, 71. — Son procès (décoration du Christ]. 3 5o. 

Lesseps (F. de). Sur son élection à l'Institut. 84 : I, 98. — 
Lettre sur le canal de Suez. 36 i. — Reçu à l'Académie. 85 : I, 

2 2 5. 

Lesueur. Notice sur ce comédien. 76 : I, 269. 

LETTRES. 76 : I. M"e Déjazet. 4, 64. — H. Rochefort à 
propos du Ralliement. i3. — Capit. Maratuech sur le Napoléon 
de Seurre. 47. — Victor Hugo à des jeunes gens. 76. — M™*' Mi- 
chelet. 80. — Belot sur Laferrière. 86. — M™" Coiet sur la ré- 
ception de Lacordaire. 167. — A. Ponroy. 182. — Balzac à H. 
Lucas. 209. — Relatives à M'"^ Arnould-Plessy. 23o. — Verdi 
sur Aïda. 242. — M"'^ Michelet sur les obsèques de son mari. 
289. — Soulary à Delvau, sur le sonnet. 3 i ?.. — Ch. Nodier à 
Alex. Dumas. 345. — G. Sand sur sa fille. 357. — II. G. Ave- 
nel sur Marie-Antoinette. i3. — Diverses lettres de Bliicher. 37. 
— Nillson à Vizentini. 44. — Touroude sur le Bâtard, -jb. — 
Malesherbes (de) sur les lettres de cachet. 84. — Marquis de Mi- 
rabeau à la comtesse de Rochefort. 94, — Babinet sur la récep- 
tion de Lacordaire. ICI. — Hugo à un jeune poète. i2 3. — A. 
Filon sur sa dépêche. i55. — Courbet et la colonne. 164. ■ — 
i'h. Pinel racontant la mort de Louis XVI. 173. — Monpousur 
ses débuts. 187. — Emilie Guyon sur la guerre. 188. — Gibeau 
sur la Commune. 189. — Lafayette au Ch"" de Bourdes. 194. — 
Fiorentino sur A. Dumas cuisinier. 198. — A. Marrast sur les An- 
glais. 226. — Yvan Golovine sur le testament de Pierre le Grand. 
246. — Chateaubriand à N. Martin. 260. — A. Marrast sur 
l'examen de licence. 323. — Ph. Chasles à N. Martin. 327. — 
Demande en mariage par Lapérouse. 341. — V. Hugo sur Mar- 
seille. 345. 

77:1. Sainte-Beuve sur la Revue des Deux-Mondes. 39. — 
De Vigny à Claretie. 69. — Changarnier. 100. — Général Tro- 
chu refusant le maréchalat et la grand'croix. 100. — M™" Mi- 
chelet sur la tombe de son mari. io3. — L. Mellet sur Waterloo. 
118. — L. Gozlan. 1 40, 141. — E. Zola, i 63 . — -Le Grand 
Frédéric. 168. — H. de Kock. 170. — V. Hugo à Autran. 178, 
179. — Autran. 180. — Général Changarnier. 197. — Ch. 



XLI 

Marchai. 2i3. — J. de Concourt. 219. — Bazaine. 232. — 
G. Sand à M'^'' Fernand. 2 38. — Laferrière. 249. — Babinet. 
2 5o. — Sur la mort de l'amiral Exelmans. 264. — Baronne de 
Feuchères. 266. - — J. Claretie, 268. — Général Vàlazé sur la 
mort du duc d'Orléans. 281. — Ph. Boyer. 283. — Lamartine. 
309. — Zola. 339. — Rachel à Samson. 362. — ■ Les héritiers 
de Hoche. 376. — II. Sismondi. 20. — Malitourne. 29. — 
Femmes célèbres. 3 7. — A. Marrast. 68. — Laferrière. 71, 74. 

— L. Thiboust. 72. — Auber. 95. — M""^ Marrast. 118. — 
Halévy. iSg. — J. Janin. 172. — Gaillardet. i8t. — Thiers. 
187. — Bouchené-Lefer. 200. — AMou. 201, 2o3. — Marie. 
202. — Maréchal Bosquet. 226, 289, — Général Trochu. 23 3. 

— De Laprade. 239. — Sainte-Beuve. 25 1. — Reine Pomaré. 
289. — Glais-Bizoin. 309. — J. Janin. 3 10. — Comtesse de 
Gasparin. 3 10. — V. Hugo. 326. — Ary Scheffer. 33 1. — 
Flaubert. 3 53. 

78 : I. Thiers à Bersot. 2. — Commandant de Meunier. 19. 

— Raspail refuse la croix. 21. — V. Hugo à propos des omnibus. 
29. — Soûlas à Troubat. 42, 44. — Hugo à F. Masson. 60. 

— Sainte-Beuve à L. Noël. 66. — Thiers à Claretie. 69. — Gé- 
néral de Moltke. 77 . — Belmontet condoléances). 94. — Prince 
L.-N. Bonaparte à Degeorge. 102. — Sainte-Beuve. 118. — 
Un colonel de la grande armée. 144. — Rachel à Samson. i65. 

— Eug. Delacroix. 168. — Dumas fils sur Balsamo. 173. — 
Duc d'Aumale à L. Ulbach. 186. — Mérimée à Le Prévost. 193. 

— Mme pépin-Lehalleur sur Bazaine. 241. — L. Guillard à 
G.d'Heylli. 248. — Pierre Leroux. 25 i. — Leverrier au maréchal 
Vaillant. 253. — Maréchal Prim. 270. — Les deux Dumas. 
276. — A. Weill sur les Fourchambault et l'Exposition. 281. — • 
Benoît XIV à Voltaire. 296. — Dufaure et Peauger sur le drame 
Marceau. 298. — Sainte-Beuve à M""= Bascans. 317. — A- Hous- 
saye sur Voltaire. 336. — Vidocq. 339. — Dupanloup et 
V. Hugo. 341, 342. — Le prêtre Pistorius au président Hayes. 
348. — A Weill sur les cochers. 377. — M°"' Michelet sur le 
tombeau de son mari. 379. — J. Valserres à Sarcey. 382. — 
II. Voltaire sur Mgr de Belsunce. 11. — Hugo à M™" Gagneur. 
24. — Sarcey sur la franc-maçonnerie. 27. — Th. Barrière. 28. 

— Ledru-Rollin à Magen. 35. — Voltaire à Dalirac. 47. — 
Catulle Mendès à sa femme. 5 3. — Bascans sur le io août. 66. 

— La Défense à ses désabonnés. 76. — E. Hugo sur V. Hugo. 



XLII — 

93. — V. Hugo à Gat'ibaldi. 94. — Lamartine au baron Mou- 
nier. 118. — Maréchal Bosquet. i32. — M"" Aïssé. 159. — 
A. de Tounens. 175. — M™'' Vermersch sur son mari. 182. — 
Pasteur Giraud et Erdan. 227, 229. — Michelet. 2 3 5. — 
Maréchal Bugeaud sur la duchesse de Berry à Blaye. 2 58. — An- 
toine Corneille (Prosper Blanchemain). 286. — M"" de Katow. 
298. — V. Hugo à M""^ Guyon. 3 16. — Kalkbrenner sur Am- 
broise Thomas. 3 23. — Berlioz à Spontini. 3 3o, et à Stéph. de 
la Madeleine. 33 1. — Proudhon à Beslay. 36o, 

79 : I. L. Philippe au duc Pasquier. 2. — Le duc Pasquier au 
Gaulois. 4. — Amiral Touchard mourant. 39. — Berryer au comte 
de Chambord. 40. — Claretie à G. d'Heylli. 62. — Lacordaire 
à Aug. Nicolas. 55. — E. de Pradel sur lui-même. Sg. — Zola 
à Wolff. 72. — Talma à Ducis. 84. — Un anonyme sur J. Ri- 
chard. 90. — • Vermorel à un ami. 97, i33, 162. — Thiers à 
M. de Falloux. 102. — Fournel sur Berryer. 120. — Glatigny à 
Claretie. i36. — Baudelaire et Banville. 170. — Lanfrey. 182. 

— Cam. Desmoulins. 202. — Blanchemain sur les omnibus. 214. 

— Sainte-Beuve à Jouvin. 222. — Maréchal Bosquet. 2 2 5. — Vi- 
gny à Baudelaire. 2 58. — Baron Pichon à Liseux. 278. — Du- 
mas père, Méry et Th. Gautier sur l'Académie. 296. — Berryer à 
une dame. 3i8. — Naquet sur son mariage. 341. — Sur la 
mort du prince Impérial. 369. — C. Delavigne, 372. — IL Ra- 
chel. 3, 4, 5. — Hugo sur M™° Dorval. 18. — Corot. 42. — 
J. Vallès à S. Bernhardt. 49. — Divers musiciens (vente Fillion). 
72. — Méry à M°"= Doival. 88. — Mérimée. 97. — Le poète 
Robbé sur les jésuites. 107. — Thiers à Jules Simon. 114. — 
Aloïsius Bertrand. 129. — La Fayette. i35. — Ingres, Raspail. 
i36. — Rachel. 190. — C. Nanteuil sur la guerre. 214. — 
J. Bonaparte sur Napoléon F''. 21 5. — Le peintre Prudhon. 216. 

— Maréchal Bosquet. 229. — Berlioz sur les Troyens. 304. — 
Maréchal Bugeaud. 324. 

80 : I. Naudet. 8. — V. Hugo. 57. — Lamennais à Béran- 
ger. 71. — Crémieux à Deutz. 87. — Metternich. io3. — 
A. Daudet. 114. — Bonaparte à son père. 144. — Mérimée, 
149. — Marceau. i5i. — P.Lacroix. i5 3. — Ch. Autran sur la 
Grèce. 186. — Maréchal Bosquet. 196. — M"" Auclert au pré- 
fet de la Seine. 219. — Ch. Dickens. 229. — M™'= Bailly. 2 36. 

— Lavoisier. 237. — Mac-Mahon de Guilly. 247. — C. Duran 
à Claretie. 248. — Rachel. 264. — Le Tellier sur les jésuites. 299. — 



— XLIII — 

P. de Musset. 309. — A. de Musset. 3 10. — Sur la mort de 
Flaubert. 3i5. — La Malibran. 3 28. — Hauy. 3 3 8. — Tur- 
got. 3 56. — Sarah Bernhardt. 359. — II. Un oratorien sur les 
jésuites. 4. — E. Augier. 25. — Rachel. 36. — Borda à Mac- 
quer. 56. — P. Paradol à L. Halévy. 66. — C. Henry sur le 
taquin. 87. — Rachel. 100. — Berlioz. io3. — L. -Napoléon, 
Chateaubriand, L. Foucault, duc de Luynes, Michelet i^à Libri). 
i3i. — Maréchal Bugeaud. 148. — Lanfrey. 197. — ■ V. Hugo 
à sa fille. 201. — - L'acteur Régnier. 239. — Dalayrac. 240. — 
G. Sand. 267. — ■ Rachel. 272. — M''" Colombier. 279. — 
V. Fournel. 284. — Rachel. 304. — De Sacy. 325. — Juste! 
à Saint-Evremond. 344. — M^^^ Fargueil. 367. 

Si : I. g. Sand et sa fille à M""" Bascans. 6, 8. — M^c Fa- 
vart à M. Perrin. 34. — G. Sand à la famille Galitzin. 39. — 
Dumas fils à Perrin et à Oswald sur la Princesse de Bagdad. 68, 
72. — Mérimée à Panizzi. 97. — Béranger à Rochefort. 114. 
— G. Sand 'à un écrivain. 154. — JoUy Bavoillot sur /a Dame 
aux Camélias. 168. — Dumas fils à M"" Desclée. 175. — Thiers 
et Mérimée à Panizzi. 20. — Béranger à divers. 23o. — Flaubert 
à un ami. 253. — M'"= Colet. 264. — Bersot. 290. — Thiers 
à Bersot. 292, 294. — Béranger à M^^ Lemaire. 3o3. — Cou- 
sin à Pie IX. 3 3 5. — M™« Colet. 343. — Hugo, Augier, Feuil- 
let, Sardou, sur M"" Fargueil, et lettre de celle-ci sur l'enseigne- 
ment théâtral. 355. — Béranger à M™<= Lemaire. 357. — Littré 
à Dupanloup. 371. — Montrouge, Monselet, C. Mogador, à un 
aquafortiste. 374. — Ninon de Lenclos. 375. — II. G. Sand à 
Mme d'Agoult et à Eug. Lambert. 6, 8. — J. Vallès refusant la 
députation. 69. — Lullier à Malon. 70. — Got sur la lecture 
des Châtiments. 82. — Berryer à Mocquard et réponse. 119. — 
Rachel (à Saint-Pétersbourg). 137. — Régnier sur des vers de 
Musset. 141. — Rachel. 198, 199. — Troubat sur des vers de 
Musset. 199. — B. Constant à M™" Récamier. 23o. — M™" Per- 
son sur la mort de G. de Nerval. 240. — G. de Nerval. 241. — 
Crémieux à Gambetta. 273. — Dumas fils sur Sarah Bernhardt. 
280. — Lettres de Florian. 3 12. 

82 : I. Béranger à Rochefort. 16. — Un inconnu à une in- 
connue. 27. — Bombonnel sur la défense de Paris. 43. — Hugo 
à P, Dupont. 5i. — Nogent Saint-Laurent. 78. — G. Sand sur 
Claudie. 199. — Gidel sur le lycée Louis-le-Grand. 207. —Une 
anojiyrae sur Flaubert. 210. — Talma. 249. — Lettre sur le 



— XLIV — 

drame de Nadine. 263. — Thiers (1848) sur les élections. 273. — 
Les Pères Monsabré et Hyacinthe. -280. — Rachel à Rebecca. 
2o5. — George Sand et sa correspondance. 3oo. — Ad. Gué- 
roult à G. Sand. 3o2. — Murger. 3 08. — Lettre-réclame du sieur 
Combes. 3 12. — Wagner à Lamoureux. 334. — Biard à Cla- 
retie. 363. — Flaubert sur Sa/ammbd. 372. — Gill sur Doit 
Quichotte. 379. — II. Dumas fils à Naquet. 2. — La Pompadour. 
3o. — Mariette-bey. 39. : — Rouget de Tlsle à Berlioz. 76. — 
Voiart sur la mort de Rouget de l'isle. 75. — Schaunard sur Col- 
line. 88. — Legouvé sur Delavigne. 60. — Bersot. loi. — Gé- 
néral Ducrot au duc d'Aumale. 108. — Gaillardet à Marc-Four- 
nier. 1 1 i . — Emile Maison sur Garibaldi. 112. — Maréchal Bu- 
geaud à H. Vernet. 126. - — Sur Cauterets. 141. — Barrière à 
Clarelie. 201. — Dumas fils sur Héloïse Paranquet. 227. — Flo- 
rian. 272. — Scribe sur ie Roi s'amuse. 3 1 i. — Général Renault. 
314. — Général Vinoy. 3i5. — Duruy au général Vinoy. 3 16. 

— Louis Blanc, 338. 

83 : I. Gambetta à Claretie. 5. — L. Blanc à Ph. Gille et au 
directeur du Journal officiel. 9. — M™^ de Balzac. 54. — Da- 
mala. 74. — Sully Prudhomme. 82. — Dumas fils à Clesinger. 
II 5. — Louise Colet sur Us Effrontés. 134. — Gambetta à 
G. Pallain. i 5o. — D'Artois à d'HeyIli. 160. — G. Sand à Flau- 
bert, 179. — • A. Talma sur la mort du tragédien Talma. 181. 

— Corvisart à Napoléon I""". 2o3. — Le peintre Ch. Jacques. 
214. — Barrière à Dennery. 216. — De Ghennevières sur les 
qui et les que, 246. — Flaubert (lettres inédites). 2 5 3. — Barrière 
sur le convoi de Musset. 276. — E. Legouvé sur sa Médée. 314. 

— Veuillot à Sainte-Beuve et à Mgr de Mérode. 328. — Voltaire 
sur la liber-té religieuse. 33o. — Romanzoff sur Molière. 342. — 
II. Coppée se peignant lui-même. 9. — Un anonyme sur les ac- 
teurs Junca et William. 40. — Sardou à Uchard sur Orfe^e. 67. — 
Capitaine Howës sur le serpent de mer. 87. — Maréchal Bosquet 
sur la maison de Saint-Denis. 92. — Le roi Jérôme et le sobriquet 
de son fils, i 10, — Dumas à Sarcey sur la mise en scène. 1 i3. 

— Claire Brune. 119. — Berryer sur le comte de Chambord. 
144. — Querelle épistolaire (Sarah et Maurice Bernhardt et 
Besson). 196. — Lemierre sur son élection comme député. 206. 

— Béranger à M""" V. Hugo. 209. — Trois lettres de Rachel. 
219. — Lettres de Libri et Morgan sur les faux autographes de 
Chasles. 234. — Giroud de Villette sur les aérostats. 245. — 



XLV — 

A propos de Deutz (Dumas fils). 248. — La correspondance de 
Desclée. 277. — Scribe. 33i. — Laprade mourant. 355. 

84 : I. Un fusilier allemand à ses parents. 12. — Dumas sur 
Musset. 18. — Sept lettres de Rachel. 21. ■ — Veuillot. 29. — 
Desclée. 46. — TH. Rousseau à Diaz. 59. — Roucher. 67. — 
Jules Favre. 93. — Dumas et Tézenas à propos des Danicheff. 
io3. — About sur le Roi des montagnes. 11 5. — V. Laprade. 
123. — Veuillot. 145. — Chateaubriand. i56. — H. Martin. 
157. — J. Sandeau. 160. — Octave Feuillet. i85. — L. Leloir. 
202. — Boerne sur Molière. 209. — Un commandant à propos 
de moustaches. 21 3. — Divers auteurs dramatiques sur la manière 
de faire une pièce de théâtre. 217,251,283. — Th. Rousseau. 2 3 3. 

— Parodi. 261 . — LecontedeLisle, Victor Hugo. 263. — La princesse 
Pignatelli. 265. — Ch. Garnier à propos de Cumberland. 294. — 
Georges Ohnel. 3 11. — Ponsard. 3 16. — Lamartine. 3 3 5. — 
Sept lettres de Desclée. 341. — V. Hugo. 359. — Guizot. 36o. 

— F. de Lesseps. 36 1. — About sur Sarcey malade. 368. — 
n. Michelet. 21. — Scribe. 28. — M™° de Coigny. 54. — 
Boileau à Brossette. 87. — Flaubert. 88. — Voltaire à d'Alem- 
bert. 91, 122. — Salvandy. 106. — Veuve Fould (M''° Valérie) 
sur son mari. 134. — Gambetta sur Thiers. i38. — Claretie 
sur le mot " salonnier ». 147. — Crébillon. i56. — Ducis. i58. 

— Gorani. 169. — Dernière lettre de Thiers. 177. — Mousset 
et Renan. 178. — Loyson à Richepin. 180. — Régnier sur l'an- 
niversaire de Corneille. 198. — RenéLuguet, 210. — M^''' Rous- 
sel!. 211. — M^^Patti. 219. — Paul Lacroix à Jouaust. 270. 

— A. Daudet, Henry Becque. 279. — M^'*^ Mars. 295. — 
Condorcet à Turgot. 299. — Charles Asselineau. 3oo. — G.Flau- 
bert. 3o8. — M.-J. Chénier. 342. — Buffon. 347. — Désau- 
giers. 349. — Dumas père. 3 5 i . — Dumas fils sur Denise. 357. — 
Sardou sur Théodora. 3 58. — Gounod sur la musique anglaise. 
358. 

85:1. Yves Guyot à propos du refus de l'admettre dans la So- 
ciété des gens de lettres. 2. — Parodi et Catulle Mendès sur Théo- 
dora. 4. — Coppée et Coqueiin à propos de l'emploi de biblio- 
thécaire aux Français. 41. — Sur la vente des livres de Monselet. 
1 i3. — J. Vallès à Sarah Bernhardt. 114. — Gabriel Ferry sur 
Barrière. 120. — Doré père (traité de dessin pour son fîls). 122. 

— Eug. Delacroix sur Rouen. 149. — Sarah Bernhardt. i5i. — 
D"" Watelet. 177. — M"'« Cinti-Damoreau. 178. — Félix Pyat. 



XLVI — 

i8i. — Ganiahut. i85. — Dumas fils. 187. — Maquet. 189. 

— Gounod. 190. — Veuillot et sa correspondance. 3o2. — Géné- 
ral Cremer. 204. — Comte Chabo au duc de Clioiseul. 206. — 
Démission de Van Zandt. 21 5. — D"" Roussel (concerts de la 
Commune). 234. — Delacroix et Berryer. 25o. — Régnier. 262, 
263. — Coquelin sur Régnier. 2 83. ■ — Thiers à Ch. Rogier. 
326. — Edgar Qiiinet. Syi. — Batbie. 3 73. — Henri Murger. 
374. — Alfred de Musset. 375, — Bombonel. 378. — II. Got. 
7. — Régnier. 9. — M^^° Bartet. 12. — Ch. Livet sur Ron- 
sard. 5 2. — Le roi Joseph au duc de Padoue. 5 5. — A. de 
Musset. 56. — M^'o Thuillier à G. Sand. 74. — G. Sand à Cy- 
prien Girerd. 77. — M""^ Léo Taxil. 82. — Thiers à Crémieux. 
84. — I M'""^ Ingres. 90. — M™" Adam, M^i'"* Auclert et Barbe- 
rousse sur les élections. 97. — Dumas fils et Jules Verne. 108. 

— La collection Crémieux (lettres de Halévy, M™° Grisi, Cré- 
mieux, J. Janiii, Victor Hugo, Rachel). i52, 186. — Ingres et 
Balzac candidats à la députation. 174, 175. — Lettres sur des 
épaves de la colonne Vendôme. 179. — Coquelin sur Tartuffe. 
202. — Lettres de Veuillot, Sainte-Beuve, duc d'Aumale et Th. 
Gautier à Arsène Houssaye. 219. — Monvel. 272. — Sur les 
obsèques du D'' Robin. 291. — D'Alembert. 329. — Dupan- 
loup. 33o. — Victor Hugo. 33 i. — M.-J. Chénier. 344. — 
Berlioz. 367. — Lettre sur A/ifo«y. 373. — Régnier, patriote et 
comédien. 375. 

Lettres de faire part. Leur origine. 8 3 : I, 222. 

Levallois (Jules), chansonnier. 79 -.1, 345, 38o. 

Le Verrier. Nécrologie. 77 : H, 210. 

Librairie. Excès de sa liberté. 83 : I, 372. 

LiBRi. Son affaire. 83 : II, 76. 

Lick (James). Notice. 76 : II, 241. 

Li-Hung-Chang (Prince). Notice. 83 : II, 176. 

Liste civile impériale. 78 : H, 11. 

Liszt à Paris. 78 : II, 54. 

Litta (M"'=), cantatrice. 77 : II, 3 02. 

LiTTRÉ, poète. 78 : I, 3 20. — Sa mort. 81 : I, 3 2 2. — Son 
avis sur le singe. 377. 

Livres. Prix de quelques éditions princeps. 79 : I, 40. — La 
vente d'un livre. 42. 

LocKROY (père). 77 : II, 243. 



XLVII — 

LocKROY (Ed.). Son mariage. 77 : I, 171. — Rapport sur les 
théâtres subventionnés. 80 : I, 367. 
LoisELEUR. 77 : I, 3 08. 

LoMÉNiE (De). Loué par Taine. 80 : I, 3 6. — Ses lettres. 38. 
LoMON (Charles), auteur dramatique. 77 : I, 274. 
Loterie Franco-Espagnole. 80 : I, igS. 
Loti (Pierre), littérateur et marin. 85 : II, 2 5 5. 
LouDiER (S.). Notice. 80 : I, 124. — Son livre le Tourbillon 
humain. II, 140. 

Louis-Philippe. Ses derniers moments. 83 : II, 134. — Colla- 
borateur de Scribe. 3 3 i . 

Louis XVI. Récit de son exécution par Ph. Pinel. 76 ; II, 
173. 

Loups (Les) en Russie. 76 : II, 190. 
Lourdes. Miracle et librairie. 76 : II, 339. 
LoYSON (Le père Hyacinthe). Visé dans le testament de Monta- 
lembert. 76 : II, io3. — 77:1, 34, i3o, 216, 225. — Ses 
conférences. 78 : I, 337. — Pontife de l'Eglise gallicane. 79 : I, 
164, 3o6. — Poète. II, 365. — Querelle de ménage. 80 : I, 
317. — ■ Controverse avec le P. Monsabré, 82 : I, 280. 
LuBECK (Ernst). Notice sur ce pianiste. 76 : II, 182. 
Lucas (Hippolyte). A propos de son recueil le Cœur et le Monde. 
76 : I, 208. — Sa mort. 78: II, 3o6. 

Lycées. Pose de la première pierre du lycée Louis-le-Grand. 
85 : I, 3i8. 

Lyon. Situation critique des théâtres. 82 : II, 145. 



M 



Macé (Jean), opposé à la fête de Jeanne Darc. 84 : II, 65. 

Mackart (Hans), peintre. 78 : II, 157. — Nécrologie. 84 : 
II, 217. 

Mackay (M™''). Discussion avec Meissonier. 84 ; I, ici. — 
Marraine de M"° Nevada. i33. 

Mac-Mahon (Maréchal de). Sa blessure. 77 : I, 35o. — Ses 
origines. II, 53, ici. — Ses voyages. 214. — Sa démission de 
Président de la République. 79 : I, 66. 

Macready. Ses Me'mofVes. 76 : II, 170. 

Maiiérault. Notice par Legouvé. 79 : I, 257. 



— XLVIII — 

Mahy (De). Discours sur Rabelais. 82 : II, 55. 

Maintenon (M'"<= de). Son tombeau. 78 : I, i38. 

Maires. Un maire suburbain et une pierre de la Bastille. 78 : 
I, 24, — Homélie municipale. 280. — Plaisante rectification par 
un maire de campagne. II, 3 1 . — Le maire de Saint-Yrieix et 
P. de Cassagnac, 79 : II, 25 1. 

Maistre (X. de). A propos du Lépreux. 78 : I, 286. 

Malibran (M™*). Ce qu'on la payait. 80 : J, 3 16. — Ses 
lettres. 328. 

Mandements. L'évêque de Rodez. 81 : II, i83. 

Manet. Son tableau les Canotiers. 79 : 1, 25, 52. — Nécrolo- 
gie, 83 : I, 270. — Exposition de ses œuvres. 84 : I, 6. — 
Leur vente et vers à ce sujet. 94. 

Manifestations politiques et anarchistes. 8 3 : I, 161. — Au 
lycée Louis-le-Grand. 164. 

Manin. Sa visite à H. Lucas. 78 : I, 90. 

Manteuffel (Maréchal de). Nécrologie. 85 : I, 3 56. 

Marais. Epouse M''" H. Petit. 76 : II, 167. — Engagement 
fait, puis résilié, avec la Comédie-Française. 85 : II, 166. 

Marat. La maison où il fut assassiné. 76 : I, 144. — Sa 
querelle avec Charles, physicien. 78 : I, 170. — Son projet de 
loi sur la fête des Rois. 80 : I, 27. 

Marchand, sous-préfet. 77 : II, 83. 

Maréchales (Les) de France. 79 : I, 373. 

Marescot (F. de). Notice nécrologique. 80 : I, 208. — Vente 
de documents provenant de son cabinet. 81 : I, 106. 

Margueritte (Général). Sa statue. 84 : I, 3 3 3. 

Mariages. Précurseurs et concurrents deM. de Foy, 76 : II, 216. 
— Epoux assortis. 79 : II, 3 2. — Union télégraphique. 94. — 
Le mariage dans l'armée. 85 : II, 240. 

Mariette-Bey. Sa statue. 82 : II, 38. — Sa correspondance. 
39. 

Mario. Anecdote sur ce ténor. 84 : I, 60. 

Marivaux, précurseur de Zola. 82 : II, 366. 

Markowski. Détails biographiques. 82 : I, 243. 

Marneffe (F. de). Notice sur ce peintre. 77 : II, 154. 

Marrast (Armand). Lettres inédites. 76 : II, 224, 323. — 
77 : II. 68. 

Mars {M^^'^) chez Jules Janin. 76 : II, 24. 

Marseillaise (La) à Nantes. 78 : I, 5i. — Son origine. 79 : I. 



— XLIX — 

114. — Versions inédites. 80 : II, 22, 52. — Marseillaise des, 
vacances. i2 5. — Son histoire par David d'Angers. 222. — Mar- 
seillaise alsacienne. 82 : II, 2o5. 

Martin (Alexis). Les Ex-dono. 77 : II, 6. — Son almanach 
fantaisiste. 82 : I, 23. 

Martin (Henri). Sa mort et son testament. 83 : II, 3 56. 

Martin (Nicolas). 76 : I, 254 ; II, i 19, 289, 325. — 77 : 
I, 27, 71 ; II, 239. 

Massé (Victor). 76 : II, 298.— 77 : II, 346. —Nécrologie. 

84 : II, 6. 

Massenet (Jules). 77 : I, 234. — A l'Institut. 78 : II, 322. 

— Jugé par Catulle Mendès. 82 : II, 24. 
Masset (Cil.). Son mariage. 81 : II, 127. 
Massol. Dans la Reine de Chypre. 77 : II, 108. 
Masson (Micliel). Procès littéraire. 78 : I, 89. 
Mathieu (G.). Nécrologie. 77 : II, 245. 

Mathilde (Princesse). Son prétendu mariage avec C. Popelin. 

79 : I, 20. 

Maubant, de la Comédie-Française. 77 : II, 3 11, . 

Mazade (Ch. de). Lettre autobiographique. 79 : II, 2 2 5. — 
Etude sur Thiers. 80 : I, 216. 

Mazas (Boulevard). Origine de son nom. 79 : II, 117. 

Maze (Hippolyte). Discours en faveur des représentations à prix 
réduits. 85 : I, i3. 

Mazeppa. Sa véritable histoire. 82 : I, 16, 58. 

Médecins de nuit. 79 : I, 85. 

Meilhac. Vers sur Offenbach. 80 : II, 3oi. — Ses droits d'au- 
teur. 83 : II, 317. 

Meissonier. Discussion avec M™<= Mackay. 84 : I, loi. 

MÉNARD (Louis). Découvre un manuscrit de Bossuet. 76 : II, 
56, et de La Fontaine. 82 : I, 290. — Les trois Ménard. 375. 

— Fait un procès au Temps et à G. Monval. 84 : I, 193. 
Mendès (Catulle). Son drame Jus^ce. 77:1, 141- — Article 

sur Saint-Saëns et Massenet. 82 : II, 24. 
Menteurs (Les) au théâtre. 83 : II, 58. 
Menus. Un dîner de Barras. 79 : II, 184. — Dîner chinois. 

80 : II, 244. — 81 : I, I 56. — Dîners du czar. II, i52. — 
Banquet de la Société d'acclimatation. 84 : I, 247. — Dîner donné 
par Janvier de La Motte. 11, 3 1 3. — Un souper il y a cent ans. 

85 : II, 298. 

8 



L — 



MÉRAN (Comtesse de). Veuve de l'archiduc Charles. 8 5 : II, 
ii3. 

Mercié. Son bas-relief du Louvre. 78 : I, 180. 

Mercier (Achille). 77 : I, 287. 

MÉRIMÉE. Pages inédites. 76 : II, 294. — 77 • '> ^-il- — 
Lettres inédites et biographie. 79 : II, 97. — Lettr:s à Panizzi. 
81 : I, 97, 2o3. 

Mérite agricole (Ordre du). 83 ; II, 47. 

MÉRY. Sa frilosité. 78 : I, 383. 

Metz. Incendie de la cathédrale. 77 : I, 288. 

Meyret (V.). Ses derniers vers. 78 : II, 26. 

Michel (Louise), conférencière et poète. 80 : II, 354. — Son 
drame Nadine. 82 : I, 261. — Ses origines. 83 : II, 53. — Poé- 
tesse. 54. — Funérailles de sa mère. 85 : I, 19. 

Michelet. Ses funérailles. 76 : I, 289. — Son héritage litté- 
raire. 295. — Nouvelle édition de son Histoire de France. 77 : 1, 
128. — Son tombeau inauguré. 82 : II, 36. — Vers de J. Ai- 
card. 48. — Ses hardiesses. 5o. 

Michelet (M'"''). Notes biographiques. 76 : I, 79. — Son at- 
titude aux funérailles de son mari. 289. 

Michelin. Tentative de corruption sur ce président du Conseil 
municipal. 85 : II, 1 3 5. 

MiCHON (L'abbé). Notice. 82 : I, 6. 

Mignard. Prix de ses portraits. 82 : I, 21 3. 

MiGNET. Ami de Thiers. 80 : I, 4. — Nécrologie. 84 : 1, 
171. — Jugé par Jules Simon. 212. 

MiLHER. Notice sur ce comédien. 77 : II, 36i. 

MiLLAUD (A.). Querelle poétique avec LarocheJouben. 79 : I, 
211. 

MiLLAULT (L'abbé). Son attitude lors du bi-centenaire de Cor- 
neille. 84 : II, 193. 

Ministères. Les divers titulaires depuis le 4 septembre. 85:1, 
S41. 

MiNCK (M™'= Paule). L'état civil de ses enfants. 84 : I, 144. 

Mirabeau. Ses funérailles. 83 : I, 22. 

Mirabeau (Comtesse de). 76 : II, 43, 94. 

Mirbeau. Article sur les comédiens. 82 : II, 259. 

Mise en scène (La). 77 : II, 124. — Dumas fils à Sarcey à 
ce sujet. 83 : II, 1 i3. — Au dernier siècle. 180. 

Mistral. Album à lui offert. 84 : II, 275. 



— LI — 



MoCQUAR. Secrétaire de l'Empereur. 78 : II, 208. 

Modes (Les). 76 : 1, 272, 3 16. 

MoFFAT (Le pasteur). 77 : I, 276. 

MoGADOR (Céleste). Voir Chahrillan. 

MoiGNO (L'abbé). 78 : II, 16. 

MoLÈNES (Paul de). Notice. 85 : I, 1 52. — Sa correspon- 
dance. 11, 278. 

Molière. Ses anniversaires. 76 : I, 33. — Son culte. 212. — 
Mis en vers. II, 68. — 77 : I; 3i. — Ses manuscrits. 38o. 

— Copiste. 78 : I, I 5o. — Article de Monselet, 80 : I, 72. — 
Banquet anniversaire. 82:1, 58. — Comédie inédite à lui attri- 
buée. 71. — le Misanthrope transformé. 340. — Jugé par la du- 
chesse d'Orléans. 11, i5i. — Banquet anniversaire. 83 : I, 39. 

— Stances à lui attribuées. 78. — Supposé avoir été le Masque 
de fer. 80. — Jugé par un Allemand. 84 : I, 209. — Autogra- 
phe donné par Dumas fils à la Comédie-Française. 85 : I, 23, 
■J2. — Jugé par Hugo. 3 38. — Par Augier. 38 1. — Une de 
ses signatures. II, 85, 106, 275. — Son tombeau. 3i3. 

MoNNiER (Henri). 76 : II, 186. — 77 : I, i 5, 86. — Peint 
par Daudet. 78 : II, 345. — Dessins inédits. 79 : I, 252. 
Monologue (Le). Son procès. 83 : II, 338. 
MoNROSE (Louis). Sa mort. 83 : II, 33. — Sa décoration. 85. 
MoNSABRÉ (Père). Controverse avec le P. Hyacinthe. 82 : 1, 



280. 



Monselet. Un rondeau de sa façon. 76 : II, i33. — Note au 
sujet de divers livres de lui. i36. — Candidat à l'Académie. 79 : 
], i52. — Ennemi des télégrammes. II, 56. — Vente de sa biblio- 
thèque. 85 : I, 68, I i3. 

MoNT-DE-riÉTÉ (Le). 76 : II, 218. 

MoNTAiGuiLLON (Seine-et-Mamc). Ruines importantes. 83 : I, 
,95. 

MoNTALAND (M'''' Céline). 77 : I, i83. — Son succès dans 
Jack 8: : I, 49. — A la Comédie-Française. 84 : II, 36i. — 
!S3 : I, 171. — Lettre sur un spectacle d'été. II, 147. — Dans 
le Monde où l'on s'ennuie. 304. 

Monte-Carlo. Saison théâtrale. 83 : 1, 83. 

MoNTiGNY. Éloge par E. Perrin. 80 : 1, 167. — Notice. II, 12. 

MoNTYON. Son tombeau, 77 : 11,340. 

MoNVAL (Georges). Crée le Moliérisle. 80 : I, 47. — Organise 
le banquet-Molière. 82 : I, 58. • — Comédie inédile qu'il attribue 



— LU — 



à Molière. 71. — Procès à lui intenté par L.-A. Ménard. 84 : 

I, 193. 

MoREAU DE JoNNÈs et les lettres de Marie-Antoinette. 78 : I, 
198. 

Morgue (La), 76 : II, 3 1 2 . 

MoRNY (Duc de). Peint par V. Hugo. 77 : II, 25 1. — Et le 
Nabab. 339. — Ses origines. 78 : II, 2o5. — 82 : II, 242. 

Mortier (Arnold). Nécrologie. 85 : I, 8. 

Mots à la mode. 78 : I, 190. — A sens détourné. 80 : II, 
114. — Gouverner et régner. 81 : II, 20. — Mots de la quin- 
zaine. 3o, 59, 88, 126, 157, 190, 2i6, 284, 3o8, 368. — 
82 : I, 24, 54, 87, 120, i55, 187, 220, 254, 317, 345, 38o; 

II, 27, 95, 127, i54, 223, 254, 285, 320, 340. — 83 : I, 56, 
86, 122, I 58, 182, 223, 25i, 282, 3i2, 348, 377; II, 60, 
90, 125, i5i, i85, 217, 253, 282, 368. — 84 : I, 19, 61, 
96, 119, i52, 181, 248, 277, 38i;II, 24,51, 89, 152,277, 
3i6, 343. — 85 : I, 20, 92, 124, 212, 245, 343, 379; II, 
20. — Le mot Rastacouëre. 59. — Les mots de la quinzaine. 93, 
123, i5o, 2i5, 246, 273, Î16, 347, 38o. 

Moustaches (Les). 78 : II, 2 36. 

MoYAUx. Assassin de sa fille. 77 : I, i3 2. 

Mozart. Où est la partition originale de Don Juan, 85 : II, 
3i8. 

MuNKACSY. Son Jésus devant Pilate. 81 : I, 324. 

MuRGER (Henri). Correspondance. 77 : I, 297, 

Musées. Le danger des rideaux. 76 : II, 88. — Musée d'artil- 
lerie. 77 : I, 245. — Un portrait de Ricard au Luxembourg. 85 : 
1, I 26. 

Musset (A. de). 76 : I, 101. — Un sonnet de lui. II, 122. 

— Sonnets sur Chatterton. 77 : I, 11 3. — Biographie par son 
frère, 127, i38. — Musset et Céleste Mogador. II, i3, 3 5 5. 

— Vers inédits. 78 : I, 104. — Détestait les chiens. 79 : II, 
1 5i. — Son drame les Derniers Moments de François 7"''. 82 : II, 
3o6. — Son convoi. 83 : I, 275. — Débuts littéraires. 3o8. — 
Jugé par Latouche, 341. — Jugé par Aug. Barbier. 118. 

Musset (Paul de). Biographe de son frère. 77 : I, 127, 137. 

N 

Nadaud. Chansons inédites, 82 : II, 176, 



— LUI — 

Napoléon F''. Son écriture et ses dictées. 79 : II, 11. — Son 
opinion sur nos tragiques, 92. — A Erfurt. 80 : I, 5. — Jugé 
par Pelietan. II, i5 2. — Légende russe le concernant, i-jo. — 
Phrase historique commune avec celle du général Ducrot. 83 : II, 
242. — Ses préférences littéraires. 84 : II, 3 38. • — Acte mor- 
tuaire de son père. 85 : I, 89. 

Napoléon III, Lettres inédites à M™'' Cornu. 76 : II, 99. — 
Aérostier. 77 : I, 148. — Jugé par G. Sand. II, 265. 

Napoléon (Prince). Son manifeste et son incarcération. 83:1, 
3 3. — Son sobriquet. II, i 10. 

Nathalie (M"''). Notice et représentation de retraite. 76 : I, 
193. — Sa mort. 85 : II, 319. 

Naturalisme (Le). 79 : II, 3oi. 

NÉCROLOGIE, 76 : I. Déjazet. 3. — La Guéronnière. 7.— 
Charles Laffîtte. 10. — Frederick. Lemaître. 66. — Crevât. 80. 

— Comte de Carné. 108. — Patin, général Blanchard, baron Sé- 
guier, 109. — D'' Andral, Laurentie, Brongniart. 110. — D'Or- 
bigny, A. F. Didot. 111. — Larivière, comtesse d'Agoult (D. 
Stern), 147, — Général Lebreton, Louise Colet, 148. — Gui- 
gniaut, 181. — A. Ponroy. 182. — Matagrin. 204. — Garcin, 
Ed. Noriac. Xavier Eyma, Alex. Pillon, Ballard, Henri Rossellen.' 
2o5. — Cremer. 206. — M'"" Cornélie-Couturier. 244. — 
Lesueur. 269. — Funérailles de Michelet. 289. — Alph. Esqui- 
ros. 297. — E. d'Anglemont. 3oo, 343. — Bernard-Latte. 3 3 3. 

— Cellarius. 336. — George Sand. 338. — Duchesse de Vi- 
cence, de Cailleux. 340. — Desrieux. 341. — Th. Silvestre. 
365. — Casimir Périer. II, 11. — Bosio, G. Avenel. 12. — 
C. Salvador. 14. — Dumont, écrivain public; J. Assézat. i5. 

— P. Sauzet. 45. — G. Duchêne. 46. — Baron Brisse. 47, — 
M'"° Jules Janin, 83. — Wolowski, Fervacques. 112. — Neff- 
tzer. II 3. — Moore (Le Père). 114. — Ernest Bourdin. 11 5. 

— Gagne. 116. — M""* Therval. 117. — Maurice Coste. i i 8. 

— Karl Simrock. 119. — Cabrera. 145. — Eug. Fromentin, Féli- 
cien David. 147. — M™"' Voinys. i5i, — Schey. i52. — Ernst 
Lubeck. 182. — Frederick Lock, comte d'Auersperg. 210. — Ch. 
Sainte-Claire Deville. 2 36. — Général de Valazé. 237. — Ou- 
vert. 239. — James Lick. 241. — M"*^ Priola. 271. — J. P. 
Perraud, cardinal Antonelli. 273. — Diaz, M'"'' Pradher, Ed. 
Batiste, Ed. Plouvier. 3o3. — Général de Gondrecourt, 304. — 
Duchesse d'Aoste. 3o5. — Tamburini, Brididi, comte de Chevi- 



— LIV — 

gné. 3o6. — Kime. 332. — M"<= Hisson. 333. — Veyie, 
Ritschl. 334. — Chaix d'Est-Ange. 355. — Amiral de Tinan. 
356. 

77 : I. Comte de Villelume. i3. — M^''' Boisgontier. 14. — 
H. Monnier. i5. — Dutertre. 3i. — Buloz. 45. — Sarah Félix. 
48. — G. Barba. 49. — A. Bain, A. Sensier, comtesse de 
Sparre. 63. — E. Chapus. 64. — Gatayes. 83. — D"" Lelut, 
Chauvin, L. Dumont, Goudchaux, J. Renard, 95. — Fossey, Mi- 
chel Alcan. 96. — Général Changarnier. 97. — Faber. 109. — 
Baron Zangiacomi. iio. — Tourniquet (Le père). 121. — Le 
Sourd, D*" Vernois, baron deChartrouse, Blondlot, D'Eric Kergaradcc, 
Cibot, Fergusson, général de Maisonthou. 127. — Général Da- 
lesme, A. Pichot. 128. — H. Nicolle. 145. — J. Autran. 146, 
149. — D'' Caudmont. Hamilton, Granganage, Ch. Moreau, 
Christophe, Stramberg, i55. — Tripier, Dolbeau, Sandeau, Her- 
vez de Chégoin, Ch. Jobey, Menessier-Nodier, M™" du Terrail, 
Lindo, Rosas, Friederich. 192. — Ch. Marchai. 212. — Sainte- 
Foy. 21 3. — Lise Noblet. 214. — M™° Le Fèvre-Deumier. 21 5. 

— G. Ganesco. 21 5. — Prince A. Bonaparte. 22 3. — Madou, 
J. Gai, Eug. Moreau, Bagehot, L. Belly, général Foy, H. Filliat, 
G. de Lochner. 224. ■ — Jeanron. 239. — Vicomte Daru, Alex. 
Michel, F. Caballero, D"" Perry, Am. Pommier, 2 56. — Amiral 
Exelmans. 263. — Frison, Th. Sauvage. 287. — D"" Caventou, 
E. de Manne, général Forgeot. 288. — E. Picard. 3o3. — 
Mme Thénard. 304. — T. Delord. 3o6. — M"" Berlin. 3 36. 

— Général Courtais. 370. — Edm. Adam, de Tocqueville. 383. 

— P. Lefranc. 384. — II. G. de Haklaender. 3o. — Laferrière. 
48. — Duc d'Albuféra, général Roguet. 52. — J. Delalain, 53. 

— Pilati. 77. — N. Martin. 96. — Laurent Jan. 112. — Lau- 
rent (de l'Ardèche). 116. — Prince Wasa. 117. — Reverchon. 
121. — Williaumé, Calenge, Codrington, Vitrier, A. Feugère. 
127. — Fr. Petit, Caen, E. Leygue, Daliphard, D"" Conneau, 
amiral Baudin. 128. — Thiers. 129. — F. de Marneffe. 154. 

— Brigham-Young. i55. — Amiral du Quilio, H. Romand, 
Monjauze. 160. — Canaris. 181. — 'Le Verrier. 210. — 
Simery. 212, — Ch. Deulin, M"*^ Tietjens. 224. — Th. Bar- 
rière. 243. — Elwart, G. Mathieu. 245. — Tisserant. 246. 

— Lauzanne. 247. — Bourbeau. 249. — Reine Poniaré. 
272. — A. Toffoli. 273. — Maréchal Wrangel, 274. — M""" 
Le Verrier, Luisa Siefîert, général Allard, Mie, G. Brion, J. Dur- 



— LV — 

ham, Miss Kavanagh. 288. — Glais-Bizoin. 307. — Duvergier. 
319. — Lanfrey, Boudet, marquis de Franclieu, J. René, 
D"" Bouvier. 32o. — Prevost-Paradol fils. 363. - Debain, Ach. 
Martinet, Ricci, de Royer, générai de Paladines, Tresse, M^<^^ Pa- 
terson, Bondoy. 372. 

78 : I. Courbet. i5. • — Commandant de Meunier. 17. — 
Raspail. 20. — Victor-Emmanuel. 22. — Général de Palikao. Si. 

— A. Deberle Demolière, général de la Marmora. 3 2. — Pie IX, 
84. — Cl. Bernard, i 10. — Poulet-Malassis, A. de la Fizelière. 
III. — M^o E. Guyon. 112. — Daubigny. 114. — H. de 
Saint-Albin. iSç. — Comtesse Molliens. 160. — Comtesse Du- 
chàtel. 176. — M"ic Rossini. 177. — Ch. Beslay. 178. — 
Ildeph. Rousset. 179. — L. Guillard. 245. — Valette. 3o8. — 
F. Benoist, Tilmant, J. Hoefer, colonel Denfert-Rochereau. 3 20. 

— M'ie Tallandiera. 3 3 i . — Maréchal Baraguey d'HiUiers. 3 3 2. 

— Mlle Marquet. 3 3 3. — Général Delarue. 334. — Chéri- 
Montigny. 372. — II. Le roi de Hanovre, i. — Reine Mercedes. 
3. — Razoua. 18. — F. Bazin. 49. — J. Brame. 65. — Le- 
cesne, A. Aubry, M™^ Guillemin, Cappeau, 96. — De Tounens. 
I7j- — Clément-Laurier. 176. — L. Duval. 177. — Erdan. 
226. — Mgr Dupanloup. 244. — Garnier-Pagè3. 282. — Ver- 
mersch, G. Cavalié (^Pipe-en-bois). 284. — H. Lucas. 3o6. — 
R. du Bisson. 340. — Th. Essler. 342. — A. de Chancel. 343. 

— Nazet, de Précy. 364. — M™e Dupuis. 365. — Général de 
Salignac-Fénelon. 366. 

79 : I. M'"« Rimsky-Korsakow. 11. — La reine Souiouque. 
i3. — M""^ Perrière-Pilté. 14. — Marc-Fournier. i5. — Préault. 
3 3. —Amiral Touchard. 38. — Khalil-Bey. 5i. — Clairville. 
77. — Léon Dufils. 78. — De Gères. 79. — De Sacy. io5. — 
Daumier. 107. — Saint-René-Taillandier. 146. — Couture. 210. 

— De Villemessant. 239. — Roch, bourreau de Paris. 270. — 
M°ic Bonaparte-Patterson. 272. — D"" Piorry. 340. — Prince 
d'Orange. 366. — Prince Impérial. 368. — II. E. Coupy. 16. 

— Marcello. 64. — Fechter. iio. — Esther Guimonl. 112. — 
Belval. i38. — Marié. 139. — Baron Taylor. 140. — Cham. 
143. — Hostein. 146. — Le ténor Roger. 175. — VioUet-le-Duc. 
178. — Belmontet. 240. — L. Reybaud. 277. — Ph. de Saint- 
Albin. 296. — M™e L. Figuier. 36 1. 

80 : I. Poujoulat. 2. — De Biéville, D"" Herbelin. 3. — Mon- 
ta'ivel. i5. — Blanchemain. 17. — L. de Lavergne, duc de 



— LVI — 

Gramont. 34. — J. Favre. 53. — Général Morin. 68. — De 
Cassagnac père. 84. — Crémieux. 86. — Bersot. 89. — Dérivis, 
E. Déjazet. 124. — Montigny, Souverain, G. de Chénier, A. 
Sowinski, Auzou. 154, — Glinka. i5 5. — E, de Mirecourt. 
i85. — F. de Marescol. 208. — Général Vinoy. 270. — Flau- 
bert. 275. — Ed. Fournier. 279. — Durandeau, N. Fournier. 
287. — Marie Escudier. 288. — P. de Musset. 3o8. — Prince 
de Ligne. 320. — H. Passy. 323. — Paul-Albert. 369. — Gé- 
néral Aymard. 370. — Gueymard. II, 3 2. — Isaac Pereire. 47. 

— G. Douët d'Arcq. 63. — Compte-Calix. 95. — Machelard, 
Gazelles, H. Firmin-Didot. 127. — D"" Hébra, M™'= Compayre, 
Vavasseur, U. Parent, Miss Nelsson. 128. — M™" Nicolet. 171. 

— Offenbach. 204. — Louis Lande. 236. — Rosier. 256. — 
L. Coignet, X. Aubryet. 319. — Reber, général de Reffye, Al- 
bert Joly. 3 5 2. — M°»e Thiers. 362. 

81 : Blanqui. I, i5. — M"'= Mutel. 27. — Mariette-Bey. 46. 

— Abbés de RoUeau et de Geslin, Bussine. 57. — H. Auger, 
Th. Carlyle. 89. — Général Ney d'Elchingen, Ed. Gatteaux, Pau- 
lin Paris, Ad. Mouilleron. 119. — Drouyn de Lhuys, Ad. Jeanne, 
Eug. Cortambert. 160. — Le czar Alexandre. i63. — Ad. Pelle- 
port. 171. — Hughes Merle, Fontana, général Clinchant. 184. 

— Prince Pierre Bonaparte. 214. — Ad. de Chàtillon. 216. — 
Lord Beaconsfield. 242. — Ed. Girardin. 257. — Ravel. 287. 

— Adam-Salomon. 288. — Amiral La Roncière Le Noury, Du- 
vergier de Hauranne. 3 20. — Litlré. 32 i. — Grenier, L. Jour- 
dan. 3 2 3. — Marquis de Banneville, Vieuxtemps, Savart, Roger 
des Genettes. 384. — II. Dufaure. i. — H. Sainte-Claire De- 
ville, D"" Mandl. 5. — P. de Saint-Victor. 11. — Baron Dupo- 
tet. I 2. — Oscar Roll in. 3 5. — Ch. Giraud. 63. — Cabaner. 79. — 
M™" de Villemessant, G. Euzet, Otto Prechtler. 128. — Auriol, 
A. de Latour. 159. — J. Garnier, 206. — Pittaud de Forges, 
Claire de Chandeneux. 207. — Lady Digby. 208. — Napoléon 
Bertrand. 2 3 2. — Général de Saint-Priest, Courtat, Valmore, 
D'' Bouillaud, Jauffret. 287. — M^" Worms. 288. — M'"'= P. 
de Musset. 346. 

82 : I. Hérold, préfet de la Seine. 3. — Chéret. 4. — Ch. 
Blanc. 34. — De Longpérier. 56. — D"' Flaubert, M'^'' Page. 
57. — Nogent Saint-Laurens. 76. — H. Coignard. 78. — Gil- 
Pérès, J. Kelm, D"" Decaisne, 91. — A. Barbier. ii3. — Le 
libraire Fontaine, Séligman, O. -A. Barbier. 12 3. — Verteuil. 129. 



LVII 

— Castellano. i33. — Marc-Baveux, M""' Croizette mère, 
M""" Got mère, les peintres Leullier et Besson, Szarvady. iSy. — 
Brindeau. 164. — F. Wey. 175. — L. Belley, G. Aron, Lytton 
Bulwer, M™*^ Autran, Le Pelletier de Saint-Remy, Talbert. 191. 

— M°"> Paillard-Ducléré de Monîalivet, Joé Muir, Bertall, Dor- 
meuil père. 192. — A. de Gaston. 202. — Le Play, H. Mout- 
tet, A. Pérignon, Maurice Borrel, Longfellow, H. Lehmann, colo- 
nel Lokliart. 22 3. — Barker, Gardoni, Quicherat, Bertauld, 
Ivime (jg Balzac. 224. — Markowski. 243. — Gommandant 
Talma. 248. — M^^" Loisset, Trinquet, Giffard, Darwin, 
Ivjuie d'Haussonville. 2 56. — Comte de Gliampagny, Jenty, 
Emerson, général Marulaz, l'abbé Modelonde. 279. — Florent 
Dutertre, Guessard. 319. — Gh. Lefebvre, Claudon, Jean Wal- 
lon. 320. — Garibaldi. 32 i. — Decaisne. 348. — Biard. 363. 

— B.-H. Révoil, amiral Penhoat. 383. — ■ Général de Gissey, 
D''Galtier-Boissière. 384. — II. Marquis de Lawoestine. 28. — ■ Ja- 
din, Toupet des Vignes, Jouffroy. 29. — Delaage. 42. — Ghris- 
liern Ostrowski. 44. — Général Ducrot. 107. — Gaillardet. i 10. 
— ■ Kugelmann. 181. — J. Noriac. 194. — Amiral Pothuati. 
196. — Golonel Froidevaux. 197. — Glément de Ris, Bonne- 
grâce. 229. — Montbars. 23 t. — Général Ney. 232. — Cara- 
guel. 3o8. — Luco. 309. — Louis Blanc. 32i. — Lachaud. 
323. — W^e jaubert. 36i. 

83 : I. Gambetta. i. — Général Ghanzy. 7. — Clésinger. 8. 

— G. Doré. 35. — M™« Niboyet. 49. — Tronchet. 59, 278. 

— D"" Sedillot, général Lamotte-Rouge, D'' Lachenal. 89. — • 
M'^"= Rigaud, Delessart, L.-N. Bescherelle. 90. — Wagner. 98. 

— Duchesse de Chaulnes. loi. — Louis Veuillot. 210. — Mi- 
chel Masson. 2 38. — Surville, J. Sandeau. 239. — Jules Gou- 
pil. 269. — Manet. 270. — M"'° Jaluzot-Figeac. 271. — Jules 
Amigues. 272. — Louis Viardot. 3o2. — M""= Drouet. 3o3. — 
H. Rivière. 3 2 2. — Abd-el-Kader. 3 23. — Ed. Laboulaye. 
326. — Colonel Taillant. 327. — Gust. Aymard. 364. — II. 
Monrose. 3 3. — Pagans. 34. — Adrien Boïeldieu, Devienne. 
35. — Alphonsine, Mgr Lamazou. 36. — Fr. Beslay. 37. — 
William. 41. — Le peintre Got. 78. — D'' Parrot. 79. — Comte 
de Chambord. io5. — Defrémery, Louis Breton. 106. — Etienne 
Enault. 107. — Tourguenpff. 137. — Léon Halévy, Geoffroy. 
i38. — Paul Siraudin. 140. — Henri Conscience. 169. — 
Trouvé-Chauvel, Privat-Deschanel. 243. — Louis Auviay, Mar- 

h 



— LVIII — 

tial, Cloëz. 244. — Martin-Bernard. î55. — D' Depaul. 256. 

— Sauvestre, Bréguet, cardinal de Bonnechose, général de Mau- 
d'huy. 280. — Germain Sarrut, Mayne Reid, A. Varin. 281. — 
Alfred Busquet. 814. — J. Heugel, M'"'^'* Person et Rouvroy. 
3i5. — A. Heine. 319. — F. Barrot, Perrey, D'' Homolle, 
comte de Lagrange, M"" H. Damain. 3 20. — Chambolle, Ba- 
dinguet, Ballard, Butin. 344. — Fr. Lenormant, A. Offenbach, 
David-Cerf, 345. — Laprade, H, Martin, Mario. 354. — Th. 
Lebreton, Darcier. 370. 

84 : I. J. Gastebois. i. — Yvon-Villarceau, Lesueur, Pons. 4. 

— M™" de Païva. 53. — Rouher. 65. — Gaultier de Rumilly, 
Fréd. Thomas. 68. — L. Leloir, A. Dumont, A. Bourgeois, La- 
rochelle, Alph. Perrin, Franchomme, Amail, Outrebon. 69. — 
Boniface Demarest, R. Cortambert, de Béhague, de Mofras. 70. 
Chenery, H. Martin, Broët, Dumoncel, Duchemin, de Durfort 
de Civrac, Datas, général Borel, A. Bonheur. 122. — Généraux 
Schramm et de "Wimpfen, B. Ulmann. i23. — Janvier de La 
Motte. 129. — André Thomas, Paul Denormandie. i5 5. — Mi- 
gnet. 171. — Trollope. 172. — Pagès-Duport, A. Dupeuty, 
Comte d'Arlincourt, Renaud de Vilbac, Ad. Aze. 184. — Eug. 
Adam, H. Maindron, Lebey. i85. — D'' Saphira, 206. — Ferd. 
Moreau, H. Vrignault, P. Balze, général Guillon, Agniel, G. Ran- 
don, G. Richter. 21 5. — Geibel, M"'*^ Daumesnil. 216. — Azé- 
mar. 238. ■ — Baron Sers, Thorel, B. Clauzel, J. -B.Dumas. 239. 

— Haentjens. 240. — Ed. Dentu. 241. — Maréchale d'Albuféra. 
242. — Reyneau, Ad. de Leuven. 243. — M""^ A. Arnaud, 
P. -A. Houdin, Vervoitte, M™*' Scribe, Guyot-Montpayroux. 244. 

— Ch. Read, H. Taylor. 245. — Neuniann, E. Legrand, C. La- 
lanne, Marie Taglioni, Léonce Dupont. 281. — D'' Ollivier, H. 
Lamorte, A. Porlier, princesse de Wagram, Emile Judic, Martin- 
La Vallée, Vincent, D"" Semerie. 282. — Prince Stourdza. 314. 
— A. Servin, marquis de Talhouët, Ad. Wurtz, Altaroche, G. Jundt, 
Chamerot, princesse Murât, Catenacci. 3i5. — Huymans, géné- 
ral Guiod. 340. — Mercuri, Léon Chapron, l'abbé Menu, comte 
d'Haussonville, D"" Blondeau, E. Jaime. 341. — Général Pey- 
chaud, Léon Vaisse. 383, — Eug. Olagnier, D"" des Pallières, Ca- 
basson, Gaudin, Mgr Maret, Léon Valade. 384. — II. Victor 
Massé. 6, 27. ■ — E. Aniel, D'' Fournier, cardinal de Falloux, D"" 
Moreau (de Tours), Mary Lafon, général Todtleben. 27. — 
Alph. Hirsch. 37. — J. Duvaux, l'abbé Moigno, M^^ Halévy, le 



— LIX — 

mari de Théo, comte Alfred de La Guéronnière. 53. — J.-A. 
Pons. 68. — P. Abadie. 69. — ■ Graëff, Farcy. 121. — Ch. 
Comte, baron Thénard. 122. — Léon Le Petit, Bertin-Mourot, de 
Nittis. i3o. — Dupressoir, Norblin, Buisseret (E. Morlet). i3 2. 

— G. Fould. i33. — Cauvet, Taconet. 134. — Mgr Ailou, 
j^mc £jg Comberousse, i3 5. — Ducommun du Locle. i83, — 
J.-A. Barrai, Mgr Duquesnay, Ravaisson-Mollien, 184. — 
L. Lacombe, J.-A. Achard, Hans Mackart. 217. — E. Margue- 
rin. 218. — Paul Lacroix, dit le bibliophile Jacob. 234. — 
Comte de Nieuwerkerke, M"'« AUain-Targé, Waldteufel, Charley, 
D'' Cazalas, D"" Girard de Cailleux, Ad. Régnier, Faustin-Hélie. 
252. — Ubicini. 279. — Nathan, Merle, général de Bretteville, 
Rufz de Lavison, général Faye, Jônain, la Frezzolini, comtesse de 
Bassanville, Soldi, D'' Fauvel. 280. — Colonel Lafon, Philippo- 
leaux. 281. — Quicherat, amiral Fourichon. 3 20. — Peyssou, 
Fanny Elssler, A. Quet, M™" HoUand. 346. — E. Bérat, Bas- 
tien-Lepage. 366. — Général Fleury, Pelletan, Francia, Ortmans, 
A. Goupil, Guëll y Rente. 367. — A. Delahante, Leterrier, La 
Rounat. 368. 

85 : I. Arnold Mortier. 8. — Idrac. 18. — Lacabane, Fréd. 
Baudry, Dechaume. 24. — Edm. About. 33. — Veuve Edouard 
Fournier. 54. — Rodolphe Bresdin, Chambellan, O'Kelly, 
j^mc Tastu, Jules de Vignon, colonel Roudaire. 5 5, — Lacoste 
dit Saint-Amand, Victor Ledaire, comtesse de Cambacérès, Félix 
Clément, Derval. 56. — Gabriel Guillemot. 57. — Paul Demi- 
doff, Jasmin fils. 95. — Ch. Vatel, marquis de Gricourt, Dupuy 
de Lôme, de Liesville, Edmond Du Sommerard. 96. — Jules 
Vallès. 97. — Hotchkiss, Bayle-Mouillard, Fréd. Moreau, Jules 
Burat, M^i« Guillaumin, M"« Barré. 127. — Elise Petit, Gaston 
Vassy, Lhéritier. 128. — Ravenel, Th. Gruyère, Serret. i52. — 
P. Talabot, Ch. Deslys. i65. — D"" Camuset, Gallard-Lépinay, 
Clément Just. 184. — Léon Beauvallet. i85. — Gouin, Rug- 
gieri. 21 5. — M''^^ Mea, Ch. Ceyras, Colmet d'Aage, baron 
Brenier, prince Orloff, Eug. Rolland, D'' P. Lucas, M''" Dica- 
Petit. 216. — Victor Gelu. 217. — Neychens. 248. — Auguste 
Lançon, Rivolet, Julien Tassel, Marc-Monnier, Ph. Dauriac, gé- 
néral Pajol. 249. — Régnier. 249, 257. — Général Noiset. 280. 

— Gastine-Renette, marquise de Moustier, M""^ Jules Sandeau, 
André Gill, M^'= Warnod, Auguste Dumont, Toussenel, Desains, 
Parade. 281. — Armand Barré, Varambon, Gibiat, Gabel, Bobil- 



— LX — 

lot. 282. — Victor Hugo. 289. — Armand du Chatellier. 3 18. 

, Ferd. Hiller, Valbezen, Borione, Steinheil, de Neuville, Amou- 

roux, Th. Ballu. 319. — Cournet, M™'' Cabel, Pons neveu. 
3 20. — Ch. Rogier. 3 2 5. — Duc de Noailles. 327. — Ca- 
mille Etiévant, Ad. Forestier. 345. — Armand Leleux, M"^" Do- 
minique, D'' Guéneau de Mussy, Ebrard, Paul Beauvallet. 346. 

— Amiral Courbet, 354. — Général de Chabaud-Latour, prince 
Frédéric-Charles. 355. — Maréchal de Manteuffel. 3 56. — Ad. 
Blanc, Léon Rénier, Camphausen, Tresca, Ad. Vuitry, J. Tou- 
louze, 383. — II. Marsaud. 23. — De Gheest, E. Hello, Vera. 
61. — Ducastel, Carlo, M"'^ Jules Lacroix. 62. — Schoenewerk, 
baron d'Etreillis. 63. — Général Grant, général de Trentinian, 
Merly, Magne, 64. — Comte Rapetti, 65. — M"e Thuillier. 73. 

— Ad. Rocher, Alph. Milne-Edwards, Louis Leroy. 96, — 
Comtesse de Méran. ii3. — A. Pingard, Lepère. 137. — De 
Boutellier. 13?, i 83. — M^e Provost-Ponsin. i38. — M>"^ Bal- 
thazar, J. Beaume, Bouquet, G. d'Alaux. 184. — Johann Canon, 
Lunier, Henri Baron, Baudrimont, Reynal. i85. — Emile Perrin, 
io-j. — Ch. Robin. 218. — Marie Valette, Josh. Billings, 
M^o O'Connel. 248. — Jules Coûtant, A. Ségé, Marie Sincère 
l-^me ph. Chasles), 276. — Senard, L.-H. Moulin, Labitle (Por- 
phyre), Eug. Heil, J.-B. Baillière. 277. — Le roi Alphonse XII. 
293. — M"^ Nathalie, duc Jean de Persigny, princesse de Beau- 
vau. 319. — Eug. Blaisot, V. Hamille, Caveaux. 32o. — Th. 
Hendricks, Crawford, maréchal Serrano, André Maffei, commandant 
Trêve. 35 1. — Fr. Lavertujon, Henry Bouley, D' Thévenet. 
marquis d'Andelarre, de Clercq, Th. Labrouste, Ardohain. 3 5 2, 

— Louis Desprez. 382. — Couailhac, Mohl, Le Ray, le roi Fer- 
dinand de Portugal. 383. — Général de Bonnemains, Gachard, 
général Bocher, H. Vallée. 384. 

Nefftzer. Notice. 76 : II, 11 3. 
Neige (La) à Paris. 79 : II, 3 36. 
Nelson (Amiral). Son cercueil. 76 : II, 25o. 
NÉOLOGISMES. 77 : I, 184. 

Nerval (Gérard de). A propos de sa mort. 77 : I, 282. — 
81 : I, 120 ; n, 236, 

Nesles-la-Reposte (Marne). Ruines féodales. 83 : I, 194. 
Neuilly. Fête annuelle de cette ville. 84 : II, 6. 
Neutres (Les) en grammaire. 76 : II, 19. 



— LXI — 

Nevada (M"e). Débute à l'Opéra-Comique. 83 : I, 289. — 
Son baptême. 84 : I, i 3 2. — Son mariage. 85 : II, 218. 

Ney (Maréchal). Son sosie. 79 : I, 148. 

NiBOYET (M™<=). Notice nécrologique. 83 : I, 49. 

NicoLiNi. Notice. 76 : II, 3 38. 

NisARD (Désiré). Chanson satirique contre lui. 81 : II, 24. 

NiTTis (De). Débuts de ce peintre. 81 : II, 134. — Nécrologie, 
84 : II, i3o. 

NoAiLLES (Duc de). Nécrologie. 85 : I, 326. 

NoBLET (M"e). 76 : II, 59. 

Noms DE baptême. 78 : II, 3 12. 

NoRDENSKiOLD à Paris. 80 : I, 193. 

NoRiAC (Jules). Nécrologie. 82 : II, 194. 

o 

Offenbach. 76: II, 299. — 77 : I' 129. — Sa croix d'offi- 
cier. 80 : II, 55. — Sa mort. 204. — Son buste inauguré. 299, 

Ollivier (Emile). 77 : I, 227. 

Omnibus (Les). 77 : I, 180. — Leur origine. 79 : I, 214. 

Oncle ToM(Le véritable). 76 : H, i83. 

Opéra (L'J. « Trop d'or! » Réponse de Ch. Garnier. 76 : II, 
77. — Nouvelle salle à Londres. 80. — L'Opéra wagnérien de 
Bayreuth. 81. — • Ses dénominations à Paris en deux cents ans. 
77 : II, 74. — Durée de la représentation de divers opéras. 
80 : II, 342. 

Opérette (L'). Détails sur son origine. 81 : II, 40. 

Opinion (L') publique. 77 : II, 19. 

Offert (J.). Elu membre de l'Institut. 81 : I, 184. 

Orange (Prince d'j. Notice. 79 : I, 366. 

Origines de divers personnages. 76 : II, 3 18. 

Orléans (Duc d'). Sa mort. 77 : I, 281. 

Orthographe (L'j au palais. 77 : II, 86. 

OsTRowsK! (Christiern). Détails biographiques. 82 : II, 44 

Othon (Le roi). Sa cour en Grèce, 80 : I, 186. 

Ou EST le CHAT? 78 : I, 2 3. 



Page (M"»). Note sur son décès. 82 : I, 57. 



— LXII — 

Pailleron (Ed.). Élu à l'Académie. 82 : II, 324. — Reçu, 84 : 
I, 3 3. — Discours sur les prix de vertu. II, 289. 
Pain (Olivier). Probabilité de sa mort. 85 : II, i3 5. 
Païva (M™'' de). Notes biographiques. 84 : I, 53. 
Palais du quai d'Orsay. 76 : II, 343. 
Paniers (Les). 77 : II, I2 3. 
Pantagruélisme. 76 : II, 278. 
Papin (Denis). Un de ses manuscrits. 76 : II, 221. 
Paris. Cherté de la vie : 76 : I, 3 i . — Démolitions d'immeu- 
bles connus. II, 106. — • Les cimetières. 257. — La butte des 
Moulins. 276. — A Passy. 3 16. — Recensement. 77 : I, 3 i. 
— La Chaussée d'Antin débaptisée. 120. — La rue du Bac. 79 : 
11^ ,,j^. — - Les cris des rues. 80 : II, iii. — Recensement. 82 : 
1^ 56. — Documents relatifs au siège. 84:1,214. — Inscriptions 
commémoratives. 8 5 : i5i. — Les maisons et les rues (singula- 
rités). 168. 

Paris (Comte de). Ses origines. 84 : I, 178. 
Parnassiculet (Le) contemporain. 76 : I, 373, 377 ; II, 64. 
Parnassiens (Les). 76 : I, 372. 

Parodies de la Légende des siècles. 77 : I, i56. — De feuille- 
tons, par Scholl. 79 : II, 319. 

Pasdeloup, Les antiwagnériens à ses concerts populaires. 76 : 
IIj 267. — Clôture définitive de ses concerts. 84 : I, 266. — 
Festival en son honneur. 339. — Remplacé par Benj. Godard. Il, 
216, 

Passy (Frédéric) de l'Institut. 77 : I, 96. 

Pastiches de Coppée, Leconte de Lisle et C. Mendès. 78 : II, 
317, 349. 

Patti (M"io a.). Sa fugue. 77 : I, 11 5. — Son procès. II, 
^8, — Au théâtre des Nations. 81 : I, i58. — En Amérique. 
II, 365. — Son état civil. 83 : II, i i i . — En Amérique. 85 : 
I, i83. 

Paulus, chanteur comique. 85 : II, 267. • 

Pearl (M"^ Cora). 77 : I, 3ii. 
Peinture. Tendances industrielles. 78 : I, 56. 
Pelleport (Ad.). Notice nécrologique. 81 : I, 171. — Vers à 
Hugo. 83 : II, 212. 

Pelletan (Eug.). Extrait de son livre Elysée. 77 : II, 26. — 
Précepteur de Maurice Sand. 85 : I, 5o. 

Pensées. Humboldt. 76 : I, 254. — Laurent-Jan. 77 : II, 



— LXIII — 



112. — Inédites. 8i : II, 3 i8 ; 82 : I, 92. — Album d'un mi- 
•santhrope. 84 : I, i 5 1 . — La reine de Roumanie (Carmen Sylva). 
II, 282. — Lord Beaconsfield. 284. — Gendron, 286. — Dic- 
tons annamites. 85 : II, 169. 

PÉRiER (Casimir). Notice. 76 : II, 11. 

Perrin (Emile). Directeur du Théâtre-Français. 76 : I, i5i; 
77 : I, 819. — Eloge de Montigny. 80 : I, 167. — Étude sur 
la mise en scène. 257. — Lecture sur les portraits de Molière. 
83 : II, 265. — Nécrologie. 85 : II, 207. 

Pessonneaux (L'abbé). A collaboré à h Marseillaise. Si : II, 48. 

Peste (La) de 1720 à Marseille. 79 : I, 170. 

Peter (D'). Élu à l'Académie de médecine. 78 : I, 96. 

Philelphe (Fr.). 77 : II, 328. 

Phonographe. 78 : II, 29. 

Phrases célèbres. 77 : II, 295. 

Phylloxéra (Le). Un pieux remède. 79 : II, 170. 

Pie IX. Sa mort. 78 : I, 84. — Son esprit. 106. — Une de 
ses journées, i i 5. 

PiÉDAGNEL (Alex.). Réédite H. Moreau. 81 : I, 239. — Article 
sur de curieux plagiats, 365. — La Morte, poésie. 85 : I, 176. 
En route, poésies. II, 341. 

PlERRON (Eug.). 77 : II, 5o. 

PiERsoN (M"*^). Débuts à la Comédie-Française. 84 : I, 168. 
— Elue sociétaire. 85 : II, 36o. 

Pigault-Lebrun. La propriété de ses œuvres. 76 : I, 262. — 
Sa descendance. 264. 

P1GNATELLI (Princesse), chanteuse de cafés-concerts. 83 : II, 225. 

PiLLET (Charles). Commissaire-priseur. 81 : II, 3 00. 

PiLS. Notes biographiques. 76 : I, 40. 

PiNCHESNE. Poète oublié. 83 : II, 147. 

PiNEL (Ph.). Sa statue inaugurée. 84 : II, 102. — Notice. 85 : 
II, 33. 

Piraterie littéraire en Amérique. 85 : II, 162. 

Plagiats. G. Sand et l'Estafette. 80 : I, 3i3. -r- A propos 
d'Odette et de Tartuffe. 82 : I, 2 5o. — Sardou accusé par Uchard. 
83 : II, 65. — Sainte-Beuve et les plagiats. 88. — A propos de 
Théodora (Parodi et Catulle Mendès). 85 : I, 4. 

Planche (Gust.). 77 : I, 374. 

Planquette. 77 : I, 236. 

Plon (Eug.), décoré. 77 : II, 256. — Éditeur. 371. 



— LXIV 

Plume (La) d'oie. Sa déchéance. 8i : II, 5o. 

POÉSIES. 76 : I. A Molière, de L. Paie. 84. — Vers de Ri- 
chepin sur Fréd. Lemaître. yS. — Vers sur l'élection de V. Hugo 
au Sénat. 75. ■ — Les Frères d'armes. 90, 12 3, i 5 5, 188, 220. 

— Parodies de Coppée, 283. — Vers de L. Pâté sur Corneille. 
33o. — Description d'un banquet. 348. — Vers de G. Sand. 
36o. — La Matinée du faune. 372. — Citations extraites du 
Parnassiculet contemporain. 377. ■ — ■ II. Petits vers sur le Louis XI 
de Delavigne. 8. — Ballade de N. Martin d'après Simrock. 120. 

— Un sonnet de Musset à M™"^ Colet. 122. — Un rondeau de 
Monselet. i3 5. — Vers de la baronne de Livernière. i58. — 
Sonnet de H. de Bornier. 182. — Chansons de Béranger. 200, 
242. — La bosse de V. Hugo. 281. — Ouvert à Arnal. 284. — 
N. Martin à Chateaubriand. 290. — Sonnet d'E. Péhant. 3 10. 

77 : I. Gazette en vers de N. Martin. 27. — Complainte 
Billoir. 5o. — Le poète Baraton. 57. — Vers d'album. 71. — 
Cantate sur Auber. 76. — Chansons de Béranger. io5. — Louis 
Ulbach poète. 1 i i . — Sonnets de Musset sur Chatterton, i 1 3 . — • 
L'opéra en quatrains. i53. — • Une parodie de la Légende des 
siècles. I 56. — Couplets de Cinq-Mars. 211. — Poème de Cla- 
retie. 268. — Une nuit de noces, 277. — Le grammairien mal- 
heureux. 284. — Qiiatrains (Janin et Fournier). 286. — Autres 
quatrains. 344. — Vers de Courtat. 359. — II. Quelques ex- 
dono. 6. — Un portrait en quatrains. 22. — Vers de la veuve 
Gras. 81. — Un monstre lyrique. 95. — Fragments de Beverley. 
i5o. — Commandements du chasseur. 159. — Simery. 212. — 
Vers de M. Doncieux. 216. — Vers de G. Mathieu. 246. — 
Vers de jeunesse de V. Hugo. 278. — Complainte sur Hernani. 
325. — Vers de Lamartine à V. Massé. 347. — Billet d'amour 
en vers. 364. — Vers incompréhensibles d'Hugo. 365. — Vers 
du ministre Lepelletier. 3 68. 

78 : I. Portrait en vers de Courbet. 16. — Raspail poète. 53. 

— Contes de Nadaud. 54. — L'Assommoir en chansons. 58. — 
Vers sur le canon le Châtiment du siège. 61. — Vers à Stanley. 
73. — • Scène de Charlemagne, tragédie. 82. — Vers sur Manin. 
90. — Strophes de Belmontet. 94. — Les adieux de Bressant. 99. 

— Vers de Musset sur la guillotine, et madrigal à M^'"^ A. Bro- 
han. io5. — Vers de Rouget de l'Isle. 119. — L'Assommoir de 
Belleville. 140. — Satire de du Lorens. i5i. — Un cantique. 
i85. — les Gendarmes de Nadaud. 189. — L'emballeur de Ra- 



— LXV — 

chel. 214. — Dumas fils à Hostein. 21 5. — Chanson politique. 
119. — Poésie pharmaceutique. 277. — Le Pape de V, Hugo. 
284. — Poésie de Florian sur Voltaire. 294. — Versa Napo- 
léon III sur un attentat. 309. — Lettre au Pape. $14. — Vers de 
Littré. 326. — Strophes d'Aicard sur Corneille. 3 3o. — Une 
nouvelle Marseillaise. 378. — II, Vers à un médecin. 17. — 
Vers de Meyret. 26. — L. Veuillot poète. 3o. — Parodie des 
Horaces. 34, — Comédies de Béranger. 39. — Vers de l'assassin 
Lebiez. 5o. — Courbet peint par Vermersch. 56. — Poème en 
vers d'un pied. 62. — Le Pommier. 120. — La Pomme. 122. 

— Poésie industrielle. 148. — Un poème de J. Favre. 162, 
199. — Vers de Déroulède. 181. — Vers de Vermersch. i83. 

— Commandements du chasseur. 184. — Petits vers d'Hugo. 
193. — Gounod poète. 2 1 3 . — Vers au baron Taylor. 216. — 
Les rois à l'Exposition. 307. — Dédicaces diverses de Janin. 3 10. 

— Parodies de Coppée, 'Leconte de Lisle et Mendès. 3 17, 349. 

— Vers d'Ausone, de Chancel. 344. 

79 : I. Vers d'A. Corneille imités dans le Cid. 28. — Vers de 
Méry sur l'ail. 252. — Ch. Garnier, 3x5. — Th. Gautier accep- 
tant à dîner. 382. — II. H. Martin. 54. — Cantiques. i53. — 
Ch. Read. 173, 222. — Vers d'album. 2o3. — Un suicide, 
2 2 3. — Vers de table d'hôte de V. Hugo. 234. — X. Marmier. 
291. — Ch. Garnier. 338. — Vache. 339. — J.-B. Rozier, 
35o. — Pour jeunes filles. 355. — Vers inédits ou oubliés. 366. 

— Une église qui parle en vers. 368. 

80 : I. Poésies d'Ecoffey. 3o. — H. de Bornier à Cl. Miroy. 
58. — Gérard de Nerval. 112. — Epître de Cassagnac père. 
II 3. — Ed. Munier. 126. — Hugo inédit. i5 2. — Lorgeril 
(De). 204. — H. Regnault. 206. — Idylle de V. Hugo. 254. — 
Histoire de Joseph en cantiques. 343. — Un directeur de théâtre. 
38i. — II. A. Le Gallois. 60. — Le Télégraphe, poème d'Hugo. 
119. — Le ténor Roger. 122. — A. de Musset. 1 35. — Sonnet 
à Philoméla. 243. — Cantique. 243. — Vers attribués à Mo- 
lière. 2 5o. — Epître à Bossuet. 285. — Epigramme au même. 
288. — Le poète Buttet. 3i5. — Louise Michel poète. 357. 

81 : I. Commandements du maire. I, 24. — Pierre Dupont à 
V. Hugo. 56. — Rochefort à Béranger. i i 3. — Sonnet de Mu- 
surus-Bey à V. Hugo. i3 5. — Poésies diverses d'A. de Chàtillon. 
216. — Vermersch sur E. de Girardin. 3oi. — Léon Masson à 
M"e Krauss. 3 3 3. — Strophes de Louis Bouilhet. 334. — Vers 



— LXVI — 

de Louise Colet. 343. — II. Chanson des Turcos. 116. — Vers 
de Musset. 141. — Stroplies de Monselet sur le théâtre Cluny. 
144. — Vers sur Barra. 167, 16S. — Vers sur la naissance du 
comte de Chambord. 172. — Chanteclair de G. Mathieu. 177. 

— Crémieux poète. 204. — Poème de Grandmougin. 210. — 
Vers de Vermersch. 21 5. — Vers de Gill. 229. — Ode d'A. 
Silvestre. 247. — Vers de Blémont sur Gill. 267. — Nouvelle 
chanson populaire. 307. 

82 : I. Vers de V, Sebapolis. 20. — Sonnet sur l'absinthe. 22. — 
Un sonnet par mois (le i 5). 2 3. — Sur un album. 5 3. — Gozlan 
à M^'c Page. 58. — Zola poète. 75. — Ponsard parodié. 80. — 
Sonnets parnassiens. 84. — Balzac et Louis Blanc poètes. 117. 
• — Vers de Berryer. 186. — Oratorio par Laboulaye. 2o5. — 
Fable de Bérard. 21 5. — Le bigame Perrot. 246. — ■ Conte [la 
Fille et le Cheval). 2 52. — Quatrains de Chauvelin. 314. — Vers 
"de Guizot sur le Joseph de Méhul. 328. — L'alphabet en vers. 
342. — II. Sonnet de l'abbé de Laffemas. i5. — De Jean Lor- 
rain. 16. — Poésie capillaire. 54. — Carnot poète. i36. — Vers 
de Dumas fils. 140. — Deshoullières. iSç. — Sonnets de Henri 
Becque et de Haguet. 221, 222. — Vers de Clovis Hugues. 239. 

— Chanson du bonnet de coton. 249. — Petits vers. 274. — 
Vers impossibles. 281. — Sonnet de A. Huré. 285. 

83 : I. Rollinat. i3. — Louis Blanc. 77. — Strophes attri- 
buées à Molière. 78. — Sully Prudhomme. 91. — Vers d'album. 
io3. — Tony Révillon. io5. — G.Roger. 106. — Paul Arène. 
107. — Sonnets d'Octave Lacroix. 114. — Badinage en vers du 
même. i5 3. — Sully Prudhomme. i56. — Fable de Du Puget. 
168. — Chant de guerre anarchiste. 175. — Vers sur le livre 
des voyageurs à Montaiguillon. 197, 283. — Aug, Barbier. 232. 

— Voyage en vers par Nadaud. 243. — Veuillot poète. 248. — 
Enigme. 2 5o. — Le Salon. 273. — Vers de Th. de Banville sur 
le Charivari. 283. — Aug. Barbier. 296. — La Jument morte. 
3 10. — Petits vers. 3 3 2. — Vers d'Hugo adaptés à une réclame. 
340. — Coppée au.K Hollandais. 359. — Louise Michel. 376. — 
II. Sonnets de Vermersch. 38. — De Bornier aux Hongrois. 45. 

— Louise Michel. 54. — Dupin aîné chansonné. 55. — Allocu- 
tion en vers de M. Chantavoine à une distribution de prix. 75, — 
Pinchesne. 147. — Vers d'album. 180. — Télégramme en vers 
de Hugo. 211. — Pelleport à Hugo. 212. — Chanson d'au- 
tomne. 2 5o. — Le Mort joyeux, sonnet de Huré. 2 52. — La 



— LXVII — 

langue poétique. 273. — Dorchain (inédit). 2 83. — Quatrain sur 
l'impératrice Eugénie. 3 18. — Vers sur Dumas père. 3 3 7. 

84 : I. Ph. Bouvier. 9. — Clovis Hugues. 11. — Sonnet de 
L. Pâté sur Molière. 73. — E. Déborde au banquet Condorcet. 
^5. — La vente de Manet. 94. — Dumas fils sur Marguerite 
Duplessis. I i6. — M. Rouher poète. 1 38. — Le$ Amours blessés. 
142. — Chanson normande. i5o. — Champsaur. 210. — Ho- 
mard à la Coppée. 246. — Sonnet de Soulary. 3 3o. — Vers sur 
le général Margueritte. 3 3 3. — Albert Lambert. 372. — Arnal. 
376. — II. Les Dix-sept, complainte. i3. — Hugo sur les bal- 
lons. Il 5. — Les Emaux bressans. 120. — Stapleaux à Hugo. 
167. — Baronne d'Ottenfels. 168. — Prières laïques. 180. — 
Le Sacrifice d'Abraham, cantate de Clareiie. i85. — Delavigne 
(Casimir). 204. — Strophes de Corneille. 206. — Vers sur le P. 
Hyacinthe attribués à Richepin. 214. — Un Due/ par Barthélémy. 
21 5. — Stances sur Corneille. 253. — Sully Prudhomme à 
Mistral. 276. — Samson. 3o5. — Une ancienne oraison. 314. 

— A un adoiateur de Sarah Bernhardt. 319. 

85 : I. Petits vers sur les affaires Ballerich et Clovis Hugues. 
53. — Pièces extraites du catalogue de la vente de Monselet. 68. 

— Sonnets de Coppée et du colonel Roudaire. 87. — J. Vallès 
poète. 106, 180. — ■ Pièces devers en l'honneur des quatre-vingt- 
irois ans de V. Hugo. 139, 211. — La Mor^e, de Piédagnel. 176. 

— Le D'' Camuset. 184. — Sonnet à Musset. 243. — Amour 
et Revolver. 244. — Leconte de Lisle à Victor Hugo. 298. — 
La ville d'Yvetot par Victor Hugo. 299. — Primeurs par Pieda- 
gnel. 342. — Une Marchande de pommes de terre frites. 347. — 
Vers de Pailleron sur un album. 382. — II. Sonnet sur le Festin 
de Pierre. 17. — L'ambition d'un taupier (prose et vers). 18. — 
Petits \ers sur G. Ohnet. 54. — Préface en vers par Jules Bobil- 
lot. 57. — Un sonnet de V. Hugo. 92. — Vers de Coppée à 
Petœfi. 102. — Le Chat botté de Gill. 120. — Le Vieux Quartier 
latin de Lepère. 145, 182. — Vers de Crémieux. i52. — Vers 
inédits de Janin. 269. — Périphrases poétiques. 314. — Le Strapon- 
tin (sonnet). 3i5. — Vers du capitaine Borelli, lauréat de l'Acadé- 
mie française. 326. — Vers d'Alex. Dumas fils. 337. — Fonta- 
rabie, par A. Piédagnel. 341. — Vers de Truffier sur la Phèdre 
de Pradon. 366. — Vers de Coppée à M"° Weber. 371. — 
Epigramme de Sénecé. 372. — Quatrain de Rochefort. 379. — 
Le dernier vers d'Hugo. 379. — Quatrain d'Hugo. 382. 



— LXVIII — 

Police (La). 77 : II, 258. 

PoMARÉ (La Reine). 77 : II, 272. 

PoMEREu. L'hôtel de ce nom. 76 : I, 274. 

Pomme (La) de terre. 79 : I, 279, 3i3. 

Poncifs dramatiques. 79 : II, 357. — 80 : I, 122. 

Pons (J.-A.). Notice nécrologique. 84 : II, 68. 
! Ponsard, librettiste. 85 : II, 342. 

PoREL, nommé directeur de l'Odéon. 85 : I, 6. 

Pornographie. 85 : II, i3 2. 

Portraits du siècle (Exposition). 83 : I, 304; 85 : I, 307. 

Poste (La) en Angleterre. 77 : II, 168. 

Pothuau (Amiral). Nécrologie. 82 : II, 196. 

Poulot (Denis). 77 : I, 161. 

Pradel (E. de), pensionné du ministère. 79 : I, 87. 

Praslin (Duc de). Son autopsie. 78 : II, 324. 

Préault. Son esprit. 79 : I, 34. 

Prémaray (J. de). Sa susceptibilité. 78 : I, 122. 

Premières (Les grandes). 77 : II, 3 18. 

Prénoms. Ceux qu'on ne peut prendre. 82 : II, 86. 

Prévost-Paradol. Notes biographiques. 76 : I, 118. 

Prières. Jésus-Christ et Mahomet réconciliés. 77 : II, 59. 

Priola (M'i"). Sa mort. 76 : II, 271. 

Prix. Les prix de Rome. 77 : I, 347. — Distribution des prix, 
dans divers lycées. 83 : II, 73. 

Proust (Antonin). Rapport sur l'Opéra. 78 : II, 332. 

Proverbes turcs. 77 : I, 7. — Russes. II, 22 3. 

Province. La vie habituelle. 78 : II, 3i5. 

Provost-Ponsin (M""^), de la Comédie-Française, démissionnaire. 
80 : II, 372. — Son décès. 85 : II, i38, i83. 

Prudhomme (Monsieur). Origine de ce personnage. 76 : II, 186. 
— Un mot célèbre. 82 : II, 21 5. 

Pschutt (Le). 83 : I, 81. 

Pseudonymes. 76 : I, 2 i 5, 216 ; II, 159, 

Pyat (Félix). Discussions avec les théâtres. 82 : I, 291. 



Quatrains. 77 : I, 1 53, 286, 344 ; II, 22. 

QUICHERAT. 77 : II, 12 3. 



LXIX — 



QuiNET (E.). 76 : I, 3o6. — Et la Marstillaise. 78 : I, 5 2. — 
Une préface nouvelle. 221. 

Quinzaine (La). Tous les articles publiés sous cette rubrique 
figurent à leur rang dans le présent Index. 



Rachel (M'i<=). 76 : I, 37. — Sa famille. 77 : I, 48. — Ses- 
lettres, 862 ; II, 39. — Vers de son emballeur. 78 : I, 21 3. — 
Sa prétendue conversion, 79 : I, 3 56. — En Amérique. II, i. 
— Lettres diverses. 3, 4, 5, 190. — 80 : I, 264; II, 36, 100, 272, 
304. — Recettes en Amérique. 81 : I, i I. — Lettres diverses. 
II, 137, 198, 199. — Le volume Racliel ((''après sa correspon- 
dance, de G. d'Heylli. 82 : I, 294. — Lettre à Rebecca. 295. 
— Anecdotes par Sarcey. II, 17. — Lettre à un commissaire royal 
près le Théâtre-Français. 85. — Rachel et Samson. 117. — Rela- 
tions avec Trimalcion. 263. — Date de sa naissance. 83 : I, 
154. — Lettres inédites. II, 219. — Un livre d'Ars. Houssaye à 
propos d'elle. 84 : I, 195. — Sa statue par Clésinger, à l'Odéon, 
II, i55. — Jugée par la Ristori. 25o. 

Racine. Ses anniversaires. 76 : I, 36. 

Radical. Acceptions de ce mot. 77 : II, 279. 

Ramazan (Le], Curieux détails. 81 : II, 148. 

Randoux. 77 : II, 1 5 3. 

Rapetti (Comte). Nécrologie. 85 : II, 65, 

Raspail. Notice. 76 : I, 172. — 78 : I, 20. — Poète. 53. — 
Son testament. 266, — Sa bibliothèque, 80 : I, 42, 

Rattazzi (M'"''). Voir Solms. 

RÉBUS. Divers exemples. 81 : II, 9, i5o. 

RÉCAMiER (M""'), Son portrait par M^^ d'Agoult. 77 : II, 35. 

Recensement. Paris et l'Allemagne. 77 : I, 3i. 

Recettes THÉÂTRALES. 76 : l, 3o8; II, 9, 76. — 77 : I, 12, 
63, 176. — 78 : II, 294. — 79 : II, 63. — 84 : I, 122 ; II, 
i55. — Un truc de directeur. 8 5 : I, 207. — Recettes de l'année. 
II, 58. 

RÉCLAMES diverses. 76 : I, 265. — L'homme-femme. 3 18. • 
Réclame de Balzac pour lui-même, II, 61, — Un concert de 
Faure. 314. — Diverses. 77 : I, 172, — 78 : I, 124, 368; II. 
32, 147, 223, 255, 346. — A la folie. 79 : I, 319, — La 



— LXX — 

sécurité des maris. II, 219. — Le chocolat. 221. — Un phil- 
tre de jeunesse. 341. — Le libraire Liseux, 80 : I, 181. — Une 
affiche théâtrale. 182. — Diverses. II, 216. — Prospectus en 
vers. 81 : I, 54. — Annonce d'un pharmacien. 287. — L'eau 
de Vernet, 840. — Un baladin montrant des reliques. 38o. — 
Réclame capillaire. II, 5;. — Eaux et remèdes divers. 114. — 
Réclame du dernier siècle. i85. — Réclame d'un peintre archi- 
tecte. 82 : I, 3 12. — Le roman-réclame. II, 147. — Le com- 
ble de la réclame. 186. — Sur la réclame. 83 : II, 42, — Une 
réclame américaine. 84 : I, 478. — L'extrait capillaire, II, 22. 
— Une annonce de roman. 85 : I, 210. — L'Edozone ou cein- 
ture de pudeur. II, 214, 

Rectification. M. Thénard à propos d'un vers célèbre. 84 : I, 

J47-, 

RÉGNIER, de la Comédie-Française. Son décès. 85 : I, 249. — 

Notice biographique et nécrologique. 257. — Lettre de Coquelin 

sur sa personne et son enseignement. 2 83. — Lettre de Régnier 

sur divers et sur lui-même. II, 9. 

Reichemberg (M"°), de la Comédie-Française. — Ses prétendus 
mariages. 77 : I, 3 5 2. 
^ Reines (Les) collectionneuses. 76 : II, 319. 

Renan (Ernest). Ses origines. 77 : I, 3. — Sa famille. 79 : I, 
234. — • Sa croix d'officier. 80 : II, 54. — Anecdote sur sa sœur. 
83 : I, 75. — Aversion pour les omnibus. 277. — Lettres à 
propos de son voyage en Bretagne. 84 : II, 178. — Reçoit 
M. de Lesseps à l'Académie. 85 : I, 228. — Discours dans un 
ianquet à Quimper. II, i i5. — Son Prêtre de Néini. 290, 307. 

Renard (Capitaine). Trouve la direction des ballons. 84 : II, 
114, 143. 

Renaudot. Projet de statue à sa mémoire, 83 : II, 224. 

Repas. Heures diverses. 80 : I, 279. 

Rességuier (Comte). Tué à tort par Vapereau. Vers à ce sujet. 
81 : I, 157. 

Reszké (M'i^de). Son mariage. 85 : II, i83. 

Retz (Cardinal de). Son orthographe. 78 : I, 157. 

Revendiquomanie (La). 76 : I, 210. 

Reverchon. 77 : II, 121. 

Revue militaire. 79 : II, 63. 

Richard (M'^^), de l'Opéra. 77 : II, 270. 

Richard (Georges). 77 : II, 179. 



— LXXI — 

Richard (Jacques). Ses poésies. 79 : I, 6 1, 90, 12 3, 188. — 
Notice. 90. 

Richelieu (Cardinal de). Tombeau de sa famille. 79 : I, 172. 
— Son crâne. 84 : II, 16. 

RiCHEPiN. Joue lui-même Nana Sahib. 84 ; I, 5. — Les Blas- 
phèmes. 289. — Son drame de Macbeth. 399. — Querelle avec le 
père Hyacinthe. Il, 180, 21 3. 

RicoRD (D""). Son épiiaphe. 82 : II, 278. 

RiQUER (M^^<= Edile), de la Comédie-Française. Notice à propos 
de sa retraite. 84 : II, i i. 

RiSTORi (M™e). 76 : II, 175. — Aux Italiens dans Mac6e//i. 
84 : II, 239. — Son opinion sur Rachel et sur Sarah Bernhardt. 
249. 

RivAROL (Le) de 1842. 82 : II, 208. 

Rivière (Commandant). Sa mort. 83 : I, 32 2. — Sa dernière 
page. 3 5o. 

Rivière. Toast de ce député à Rabelais. 82 : II, 62. 

Robespierre, auteur d'un madrigal. 81 : II, 283. 

Robin (D'^). A propos de ses funérailles. 85 : II, 290. 

R0CHEFORT (Henri). 76 : î, i3 ; H, 343.— Sonnet à la Vierge. 
79 : I, 217. — Retour à Paris. 80 : II, 36. — Rencontre Gam- 
betta. 82 : I, 14. 

Roger. Mémoires de ce ténor. 80 : II, 42, 122. — Son tona- 
beau. 82 : II, 29. 

Roger (Charles). Nécrologie. 85 : I, 3 2 5. 

RoLLEAU (L'abbé de). 77 : II, 187. 

RoLLiN (Oscar). Notice nécrologique. 81 : II, 3 5. 

ROLLiNAT. Ses poésies. 82 : II, 3o6. — 8 3 : I, i3, 60. 

Ronsard. Son troisième centenaire. 85 : II, 3 2. 

Rosières (Les). 79 : I, 68. 

Rossand, fabuliste. 82 : II, 121. 

Rossi (Ernesto). Joue le Cid aux Français. 76 : I, 38. 

RossiNi. Prix fondé par lui. 78 : I, 211. 

Rouget de l'Isle. Légitimiste. 76 : II, 60. — Poète. 78 : I, 
118. — Sa première statue. 82 : II, 38, 71. — Lettre à Berlioz. 
73. — Lettre de Voiart sur sa mort. 75. — Sa deuxième statue 
et son acte de naissance. 134. — Poète léger. 270. 

RouLET (Le père), prédicateur naturaliste. 79 : I, 3 08. 

Rousseau (J.-J.). Sa mort. 83 : II, 2 5. — Nouvelle édition 
de la Nouvelle Héloïse. 184. 



— LXXII — 

RoussEiL (M'''^). Singulière aventure. 76 : II, 266. — 78 : I, 
210. — Traductrice de Virgile. 82 : II, 245. — Son drame 
Elza. 83 : II, 340. — Saisie judiciairement et lettre à ce sujet. 
84 : II, 2 10. 

RouviER (Maurice). Son procès. 76 : II, 63. 

Royalisme. Un certificat officiel. 84 : I, 1 5. 

RuBENs. Son centenaire. 77 : II, i58. 

RuTE (M'"e de). Voir Solms. 



Satnt-Albin (Ph. de). Notice. 79 : II, 296. — Son testament. 
80 : I, ii5. 

Saint-Antoine, colonel. 80 : I, 62. 

Sainte-Beuve. Ses Cahiers. 76 : I, 277. — Divers portraits lit- 
téraires empruntés aux Cahiers. 3oi. — Lettre à N. Martin. 77 : 
II, 25i. — Son avis sur l'orthographe. 79 : I, 274. — Sa vie 
intime par Pons. II, i3, 42, et par Nicolardot. 83 : I, 261. 

Saint-Georges (Marquis de). Ses cheveux, 77 : I, 21. 

Saint-Marc-Girardin. Anecdote. 80 : I, 169. 

Saint-René-Taillandier. 77 : I, 261. 

Saint-Saens. 77 : I, 143. — Membre de l'Institut. 8 1 : I, 
1 53. — Jugé par Catulle Mendès. 82 : II, 23. 

Saint-Victor (Paul de). Sa mort. 81 : II, 11. — Comparé à 
Th. Gautier. 45. — Républicain. 83. — Son tombeau. 82 : II, 
21. 

Salis (Rodolphe), directeur du Chat noir et candidat municipal 
et politique. 84 : I, 258. 

Salla (M™"). Détails biographiques. 82 : I, 240, — Son ma- 
riage. 83 : I, 89. 

Salon (Le). Salon annuel. 76 : I, 25 i, — le Santon de Gé- 
rôme. 3 10. — Les portraits. 367. — Salon annuel. 77 : I, 257, 
292, 323. — Le tableau de Détaille. 342. — Salon annuel. 78 : 
I, 3 56. — 79 : 1) 326. — 80 : I, 259. — Les récompenses. 
325. — Recettes. II, 3i. — Règlement nouveau. 36o. — Salon 
annuel, ouverture. 81 : I, 276. — Clôture et bilan. 36 1. — Sa- 
lon annuel. 82 : I, 233, 264. — Son bilan. 365. — Salon an- 
nuel, 83 : I, 263, — Le Salon en vers. 273. — Bilan. 371. — 
Salon triennal, II, 172. — Bilan. 343. — Salon annuel. 84 : I, 



— I.XXIII •^- 

267. — Statistique de ce Salon. 326. • — ■ Prix du Salon. 383. — • 
Origine du mot « salonnier ». II, 147. — ■ Salon annuel. 85 : I, 
267. — • La médaille d'honneur. 345. 

Salvayre. 77 : I, 236. 

Samary (M"" Jeanne\ de la Comédie-Française. 77 : II, 3 2. 

Samson. Son tombeau. 80 : I, 3 20. 

Sand (George;. Notice nécrologique. 76 . I, 3 3 8. — Sa gé- 
néalogie et sa famille. 3 56. — L'éducation de sa fille. 357. ■ — 
Poète. 36(). — Théâtre inédit. II, 10. — Mauprat. 77 : I, 237. 

— Le Marquis de Vilkiner. 3 3o. — Relations avec Napoléon III. 
II, 265. — François le Champi. 337. — Première rencontre 
avec Chopin. 79 : 1, 1 58. — • Sa correspondance. 81 : I, 2, 
39, 154. — Son état civil. 53. — Sa correspondance. 82 : I, 
3oo. — Relations avec Musset. II, 98. — Lettres à Flaubert. 
83 : I, 179. — Mise en cause à propos d'A. Dumas fils. 84 : I, 
io3. — Sa statue. II, 97, 109. — Complainte composée par 

elle. I I o. 

Sandeau (Jules). Sa mort. 83 : I, 239. — Son mariage, 85 : 
I, 275. — Mort de sa veuve. 281. 

Saphira (D''), auteur d'un prétendu manuscrit du Nouveau Tes- 
tament. 84 : I, 206. 

Sarcey (P.). 76 : I, 54, 82, 104, 24S ; II, 20, 55, 90, 168. 

— 77 : II, 25, 3 II. — Conférencier. 79 : I, 82. — Querelles 
avec la Comédie-Française. 81 : I, 139. — 83 : I, 2 58. — 
Suit l'Odéon en Hollande. 3 56. — Opéré de la cataracte. 84 : 
1, 368. 

Sardou père, auteur dramatique. 82 ; I, 49. 

Sardou (V.). 76 : 1, 7 ; II, 72. — 77 : I, 42, 44, 321 ; II, 
235, 3o3. — 78 : I, 246. — Reçu à l'Académie. 289. — Nos 
Intimes. II, 8. — Daniel Rachat. 80 : I, 97. — Plagiaire. 227. 

— Cinquantenaire de son père. II, 129. — La paternité d'Ode»e. 
81 : II, 355. — 83 : II, 65. — Plagiaire. 85 : I, 3i6. 

Sauzet (P.). Notice. 76 : II, 45. 

Savan (Michel'. Ses quatrains politiques 79 ; II, 201. 

Say (Léon), ambassadeur. 80 : I, 2 58. — Président du Sénat. 
289. — Notice. 290. 

Scandale (Un grand . 76 : II, 357. 

ScHAH (Le) de Perse. 78 : I, 375. — Anecdotes. Il, 18. — 
Ses mémoires. 80 : I, 5 1 . 

Scheffer Ary). 77 : II, 3 3o. 

/ 



— LXXIV — 

ScHEFFER (Ch.). Elu à l'Institut. 78 : II, 324. 
ScHEFFER (Henri). 77 : II, 33 i. — Sa famille. 79 : I, 235. 
Schneider (M'*''). Son portrait par le Monsieur de l'orchestre. 
76 : I, 20. — Son mariage. 81 : II, 226. 

ScuŒLCHER. Don de ses gravures à la bibliothèque de l'École 
des Beaux-Arts. 84 : I, 214. 

ScHOLL (A.). Critique Zola. 79 : I, 21 5. 

ScHUMANN. Son jugement sur Us Huguenots de Meyerbeer. 77 : 
I, 272. 

Scribe (Eug.). 76 : II, 263, 349. — Histoire d'emprunteur. 
79 : II, 210. 
Seine (La). Ses crues à diverses époques. 76 : I, 177. 
SÉMELAiGNE (D''), auteur d'une étude sur le sommeil pathologi- 
que. 85 : II, 24. 

Senard. Refuse la croix. 76 : II, 5 1. 

SÉNAT. Citations latines dans quelques discours. 76 : II, i3i, 
192. — Elections de Wurtz et de Berthelot. 81 : H, 63. — 
Elections de janvier. 82 : I, i. 
Serpent de mer (Le). 83 : II, 87. 

Serpette. Jugement porté sur ce compositeur dans un rapport 
officiel : 76 : I, 4 2. 

Serrano (Comte). Annulation de son mariage. 85 : II, 134, 
209. 

Seurre. Lettre à propos de son Napoléon de la colonne Ven- 
dôme. 76 : I, 47. 

SÉVERINE (M'"<=). Epouse le D^ Guébhard. 85 : II, 349. 
Shelley. 77 : II, 88, io3. 
Siège de Paris. Documents relatifs. 84 : I, 12, 
Sifflet (Le) au théâtre. 85 : I, 370. 
Signatures illisibles. 85 : II, 242. 
SiLVESTRE (Th.). Notice. 76 : I, 366; II, 17. 
SiMERY (Jean). 77 : II, 212. 

Simon (Jules). Reçu à l'Académie. 76 : I, 3 52. — Premier 
ministre, II, 357. — 77 : I, 2 9o;II,2 00. 
SiMROCK (Karl). 76 : II, i 19. 
Skating-Ring (Le). 76 : I, 279. 
SoiToux, statuaire. 78 : I, 180. 

SoLMS (M'"'' de). 77 : I, 200. Voir aussi S/oc<; (Baron). 
Sonnets. Extraits de l'Almanach fantaisiste d'Alexis Martin. 



— LXXV — 

82 :I, 23, 86, 154, 219, 278, 344; 11, 16, 94, i53, 220» 
284, 339. 

SoRBONNE (La). Sa reconstruction. 80 : 11, 109. — A propos 
delà pose de la première pierre. 85 : 1, 16. 

SoREZi (Carlo). 77 : I, 340. 

SouLiÉ (Frédéric). A prévu la littérature naturaliste. 82 : I, 18. 

Spiritisme. 76 : 11, 246. 

Staël ; M'>'c de). Sa mort. 85 : II, 3 10. 

Stanley à Paris. 78 : I, 71. 

Statistique. Les ménages. 79 : I, 282. 

Statues. Le monument de P.-L. Courier. 76 : II, 54. — His- 
toire du Mercure enlevant Psyché, des Tuileries. 121. — Statues 
de l'amiral Renaudin, Flaubert, Barra, Sauvage, amiral Perret. 
81 : II, 161. — Une statue de Diderot. 276. — Statues de Ma- 
riette-Bey. 82 : II, 38. — Rouget de l'isle. 38, 71, 134. — Ra- 
belais. 55. — Carnot. i3 5. — Renaudot. 83 : 11, 224. — Alex. 
Dumas. 257. — Gambetta. 84 : I, 225. — Général Margueritte. 
333. — Diderot. Il, 67. — G. Sand. 67. — Pinel. 102. — La 
Rachel de Clésinger. i55. — Fresnel. 164. — Beaurepaire. 166. 
— Statues et feuilles de vigne. 246. — A propos d'une statue à 
Eust. de Saint-Pierre. 328. — Ph. Pinel. 85 : II, 33. — Vol- 
taire. 37. — Béranger et l'abbé Grégoire. 38. — Lamartine. 104. 

Stendhal. Réflexions inédites. 82 : II, 342. 

Stern (Daniel). Sa mort. 76 : 1, 147. — Ses mémoires. 77 : 
II, 33. 

Stock (Baron). Autobiographie. 83 : I, 19. Voir Solms. 

Strauss (Johann), chef d'orchestre. 84 : II, 25 i. 

Subventions théâtrales. 79 : I, 378. 

Suicides. 77 : II, 3 1 . 

Sully-Prudhomme. Peint par lui-même. 82 : I, 4. — Reçu à 
l'Académie. 161. — Vers inédits. 83 : I, i 56. 

Sultans (Qiielques). 76 : I, 342. 

SuppÉ. Aventure électorale. 79 : II, 59. 

Surin (Dom). Son testament. 79 : II, 248. 



Taglioni (M™*). Ses mémoires. 84 H, 8. 
Taine à l'Institut. 78 : II, 289. 



— LXXVI — 

•Talabot (Paulin). Nécrologie. 85 : I, i6 5. 

Tallandieba (M"e). Notice. 78 :I, 3Ji. 

Talleyrand. Ses treize serments. 79 : II, 822. — Ses Mémoi- 
res. 81 : II, 37. • — A table. 212. 

Talma. Lieu de sa naissance. 80 : II, 21 5. 

Tambours (Les). Leur suppression. 76 : II, 53. — Le tambour 
japonais. 87. — Leur résurrection. 82 : II, 5i. 

Taquin (Jeu du). 80 : II, 58, 87. 

Tartufe. Différentes étymologies de ce personnage. 76 : I, 2 5o. 

Taxil (Léo). Sa conversion et ses suites. 85 : II, 61, 81. 

Taylor (Baron). 78 : II, 21 5. — Reçoit le prince de Bis- 
mark. 79 : II, 169. — Son tombeau inauguré 84 : I, 314. 

Tcheng-Ki-Tong (Générai). Ouvrages sur la Chine. 84 : I, 
353. — 85 : II, 243. 

Télégraphe (Le). 78 : II, i53. 

TÉLÉPHONE (Le). 78 : II, i53. 

Tessandier (M"''). Notice. 80 : II, 273. 

Testaments. Marquis de Chasseloup-Laubat. 76 : II, 3. — 
Pierre Lebrun. 34. — M™'= de Boissy. 41. — Guizot. 65. — - 
Montalembert. io3. — Pierre le Grand. 245. — Montalem- 
bert. 77 : I, 34. — D'un modèle. 91. — Maréchal Vail- 
lant. 299. — Testaments étranges. II, i5, 23. — Raspail. 78 : 

I, 266. — Duc de Broglie. 79 : II, 36. — Cousin. 122. — 
Dom Surin. 248. — Ph. de Saint-Albin. 80 : I, i i 5. — Curieux 
testament d'un médecin. 84 : I, 373. — Testament littéraire de 
V. Hugo. 85 : II, 43. — Testamenfde l'amiral Courbet. i36. 
— Du docteur Robin. 291. 

THEATRES. — Ambigu. 77 : I. Jiislice. 141. — l'Expiation. 
334. —A/ma. 335. — \\. la Tour de Nesle. 180. 

78 : Uni Cause célèbre. 14. 

79 : I. l'Assommoir, 5o. 

80 : I. Turenne. 80. — Robert Macaire. 2 2 3. — les Mou- 
chards. 383. — II. Diana. 256. — Rose Michel. 357. 

81 : I. Nana. 66. — II. l'Assomnujir. 182. — M"'' Massin 
dans Nana. 245. — le Petit Jacques. 3 10. 

82 : I. La Marchande des quatre saisons. 122. — Jack Tem- 
pête. 190. — Soo*^ représentation delà Vie de Bohème. 276. — 

II. Les Mères ennemies. 3 10. 

83 : I. La Glu. 47. — L'As de trèfle. 176. — II. Les Deux 
Orphelines. 241. — Pot-Bouille. 36 5. 



— LXXVII 

84 : T. La Jeunesse du roi Henri. 89. — L'As de trèfle. 166. 
— Carnot. 275. — Les Trois Devins. 364. — II. Un Drame au 
fond de la mer. 140. — Fualdès. 266. - — La Fille du diable. 
365. 

85:1. L'Homnu de peine, i 10. — En grève. 198. — La 
Closerie des Genêts. 240, 280. — Louis XVI et Marie-Antoinette. 
3o3. — II. Pierre Pascal. 77. — Une Cause célèbre. 174. — Le 
Roi de l'argent. 3o3. — Flore de Frileuse. 364. 

Anvers (Théâtre d'). 84 : I. Pedro de Zalamea, de Benj. Go- 
dard. 86. . 

Arts (Théâtre des). 79 : I. Le Petit Ludovic. 268. 

Athénée. 78 : I. La Revue. 58, 

79 : I. Lequel ? 268. 

80 : I. Bric à brac. 123. — les Dindons de la farce. 32o. — 
H. La Goguette. 178. — L'Article 7. 3o8. 

81 : I. Les Noces d'argent. 1 59. 

82 : I. Le L.apin. 12. — Le Réveil de Vénus. 363. 
Beaumarchais. 79 : 1. Le Droit du seigneur. 270. 

80 : I. La Girouette. i55. — Madeleine-Bastille, revue. 3o8. 

84 : H. La Proie. 207. — Boislaurier. 235. 

85 : I. Jean Cévenol. 80. — II. L'Assiette au beurre, revue. 
333. 

BouFFES-DU-NoRD. 82 1 I. Nadine. 261. 

BouFFES-"ARi-^irN5. 77 : I. Les Trois Margot. 93. — 11. Ma- 
dame l'Archiduc. i54. 

78 : 11. La Grande-Duchesse. 278. 

79 : 1. La Marocaine, i 1 . 

80 : I. Fleur de thé. 3 5. — Les Mousquetaires au couvent. 184. 

82 : I. Coquelicot. 147. — Gillette de Narbonne. 3i i. 

83 : \\\. Madame Boniface. 241. 

84 : I. La Dormeuse éveillée. 8. — Madanie Favart. 167. — 
II. le Chevalier Mignon. 242. — Le Diable au corps. 363. 

85 : I. Gaspari directeur. 54. — Les Cent Vierges. 80. — Per- 
venche. 198. — 11. M'"" Ugalde diiectrice. 218. — La Béar- 
naise. 363. 

Cercle artistique (Théâtre du]. 82 : 11. Revue de l'année. 
364. 

Cercle de la presse (Théâtre du). 81 : I. La Revue pornogra- 
phique. 18. 

Chateau-d'Eau. 78 : II. Les Clievau.x du Carrousel. 280. 



— LXXVIII — 

- 80 : I. la Convention nationale. 80. — Le Puits des quatre 
chemins. 2 5 2. — Si j'étais Roi. 3 52. — Le Bijou perdu; la Pou- 
pée de Nuremberg. 384. — II. Martha. 3i. — La Fée des 
Bruyères. 3 2. — La Fanchonnette. 63. — Le Cardinal Dubois. 
143. — Bug Jargal. 309. — L'Ouvrier du faubourg Saint-An- 
toine. 372. 

81 : I. Exploitation lyrique (direction Millet). 288. — II. Ca- 
therine la bâtarde. 145. — Malheur aux pauvres. 209. — La 
San Felice. 3i 1. — Casse-Museau. 372. 

82 : I. Le Capitaine Xaintrailles. i2 3. — Pierre Vau.v. 147. 

— II. Simon ou l'Enfant trouvé. 278. 

83 : II. Devient théâtre lyrique. 239. (Voir Théâtre Lyrique.) 

84 : I. La Traviata. 5o. — Roman d'un jour. il^. — Lucia 
di Lamermoor. 167. — L'Opéra populaire ferme ses portes. 23 1 . 

— Les Martyrs. 33 1. — II. £^e/i/ie Marcel. 240, 269. — Fer- 
meture définitive du théâtre. 269. 

85 : I. Le Ronwn d'Elise, les Français au Tonkin. 107. — La 
Sang-brùlé. 271. — II. La Mille et deuxième Nuit. 22. — Caïn. 
267. 

Chatelet. 77 : II. Rothomago. 269. 

80 : I. Les Fugitifs. 122. — tes Pilules du diable. 224. — 
II. Michel Strogoff. 307, 3 52. 

81 : II. les Mille et une Nuits. 371. 

82 : II. Bilan delà direction Rochard. 106. — Madame Thé- 
rèse. 200. 

83 : II. Peau d'âne. 81. 

84 : I. Le Tour du monde. 167.— II. La Poule aux aufs d'or. 

85 : 1. Le Mariage au tambour. 199. — L'Assommoir. 365. — 
II. Coco fêlé. 2o3. 

Cirque olympique. 80 : II. Ce que coûte la troupe, i i 5. 
Cluny. 77 : II. Trente ans ou la Vie d'un joueur. 148. 

80 : I. Les Crochets du père Martin. 82. — Le Marchand de 
son honneur. 252. — II. Les Rosières de Meudon. 96. 

81 : II. Les Braconniers. 144. — Histoire de ce théâtre. 186. 

82 : I. I i5 rue Pigalie. 243. 

85 : I. Changements dans la direction. 54. — II. Mon Oncle. 
2o5, 

Comédie-Française. 76 : 1. Départ de M-"» A. Tlessy. 19. — 
Les anniversaires de Molière, de Corneille et de Racine. 33. — 



— LXXIX — 

L'Etrangère. loi. — Représentation de retraite de M"* Nathalie, 
192. — Retraite de M™<= Plessy. 269. — Recettes. 3o8. — Barré et 
Mi's Barreita, sociétaires. 328. — Mariage de M""= Jouassain, 
rentrée «le Coqueiin cadet. 329. — Anniversaire de Corneille. 3 3o. 

— 11. Les comédiennes grasses et les maigres. 90. — La cabale 
et l'Ami Fritz, il-j. — Rome vaincue et Sarah Bernhardt. 2o5. — 
Paul Forestier. 268. — L'Ami Fritz. 33o. 

77 : 1. Le Magister. 43. — Chatterton. 80.^ Le Joueur; Am- 
phitryon. 208. — Jean Dacier. 274. — Le Marquis de Villemer. 
3 3o. — L'incident Febvre. 368. — II. Le Barbier de Séville. 44. 

— Andromaque. 106. — Le Chandelier. 174. — Hernani. 297, 

324. 

78 : I. Le Misanthrope. 49. — Représentation de retraite de 
Bressant : les Caprices de Marianne. 97. — Othello, de Aicard, et 
M. de Fourceaugnac. 98. — Hernani. i58. — Les Fourcham- 
bault et M"'^ Agar. 2o3. — Le Fils naturel. 3 39- 

79 : I. L'album du prince de Galles. 200. — Ruy Blas. 2o5. 

Voyages divers. 290. — L'Etincelle. 3o3. — A Londres. 33o, 

3 5 3. — II. Pensées d'artistes dans l'album du prince de Galles. 
19. — A Londres. Si, 64, 84. — Réouverture à Paris. 70. — 
Le nouveau plafond. 71. — Le Mariage de Figaro. 3 i 1 . 

80 : 1. Ruy Blas. 29. — Anniversaire de Molière, Diogène et 
Scapin. 47. — Traitement des sociétaires. 49. — Daniel Rochat. 
{j8, io5. — Cinquantenaire d'/fer«a/!i. il i . — Britannicus. 172. 
"Worms et M"e Dudlay dans le Cid. 211. — L'Aventurière; l'in- 
cident Sarah Bernhardt. 241. — M'"<'^ Bartet dans Ruy Blas et 
Croizette dans F Aventurière. 280. — Difficultés au sujet de Daniel 
Rochat. 286. — Droits d'auteur. 287. — Coqueiin démission- 
naire. 324. — Procès Sarah Bernhardt. 3 58. — II. Garni. 3. — 
M"e Bartet dans le Gendre de M. Poirier. 49. — Début de 
M"o Lerou. 143. — Débuts de Leioir et de Féraudy. 173. — 
2 oo« anniversaire du théâtre. 225. — Le Bourgeois gentilhomme. 
23 1. — L'Impromptu de Versailles. 2 33. — Incident de la 
Moabite. 258. — Représentation d'adieu de Talbot. 33o. — Jean 
Baudry. 3 32. — Début de Le Bargy. 35 1. — M-"" Lloyd et 
Bartet, sociétaires ; démission de M^'Ponsin. 371. 

81 : 1. Recettes de Jean Baudry. 27. — Retraite de M'i« Fa- 
vart. 33. — La Princesse de Bagdad. 67. — Rentrée de M'i'-'Tho- 
1er. 137. — Pendant le bal. i38.— Attaques de Sarcey contre le 
théâtre. 139. — Le Monde où l'on s'ennuie. 246. — Recettes et 



— LXXX — 

répertoire. 314. — La jeune troupe. 253. — Cruffier et Pru- 
dhon dans le Monde où l'on s'ennuie; M^'^^ Barretta et Tlioler 
dans le Mariage de Figaro; M. Volny et M"« Bartet dans Made- 
moiselle de Belle-hle. 327. — II. Maiire Pathelin. i3. — Le Feu 
au couvent. i5. — Œdipe roi. 80. — Le Bargy dans Jean Bau- 
dry. 108. — Richard Mazure, inspecteur de la scène. 128. — 
Débuts de Ph. Garnier. 2 3 5. — On ne badine pas avec l'amour. 
394. — Démission de M™" Dinah Félix. 342. — Philiberte. 346. 

— Mil* Dudiay dans Phèdre. 371. 

82 : I. Suite des débuts de Ph. Garnier el de M"« Rosamond. 
,3. — ^racs Tholer, Durand et Kalb dans le Demi-Monde. 48. 

— Décès de Verteuil. 129. — Soirée en l'honneur des quatre- 
vingts ans de V. Hugo. 137. •^— Reprise de Barberine. 142. — 
Débuts de M"'^ Feyghine. 145. — Les Rantzau. 195. — Service 
en campagne ; les Portraits de la Marquise. 3o6. — La Famille 
Poisson. 307. — Anniversaire de la naissance de Corneille. 329. 

— 11. Le Chandelier. 83. — Les Corbeaux. i63. — Le Roi s'a- 
muse. 289. — Banquet en l'honneur d'Hugo. 3 5 3. — Cinq 
nouveaux sociétaires. 3 56. 

83 : 1. Etat et traitement des sociétaires. 10. — Retraite de 
M'i° Croizette. 12. — Mariage de Worms et de M"" Barretta. 
55, — Mort de Tronchet. 59, 278. — Débuts de M""^ Muller. 
89. — Reprise et recettes des Effrontés. i32, 245. — La retraite 
de Delaunay. 23 1, 262. — • Les Demoiselles de Saint-Cyr. 3oo. — 

— Toujours. 334. — II. Mademoiselle du Vigean. 12. — Le bougeoir. 
i3. — Les quarante dames jouées au Théâtre-Français. 17. — 
Soirée en l'honneur de la délégation hongroise. 45. — Le Supplice 
d'une femnteet son histoire. 98. — Les Maucroix. 200. — Bruits 
de retraites d'artistes; débuts de M"« Bruck. 2 56. — Débuts de 
M"° Brindeau et soirée en mémoire d'Alex. Dumas père. 263. — 
Don du portrait d'Armand Dailly. 280. — Bertrand et Raton. 
3o8. — Bilan de l'année. 3 16. — M"'= Brindeau dans Ruy 
Blas. 319. — Une Matinée de contrat ; débuts d'Henry Samary 
et de M"« Marsy. 334, 369. 

84 : I. Maîtres et Valets. 48. — Smilis. 5i. — M"ics Marsy 
et Briick dans le Mariage de Figaro. 109. — H, Samary dans 
l'Ecole des femmes. 134, — Débuts de M™e Pierson dans l'Etran- 
gère. 168. — Débuts de M"i'^ Paul Mounet. 198. — Les Four- 
chambault. 236. — Centenaire du Mariage de Figaro. 271. — 
La Duchesse Martin, io-]. — M™*-' Lloyd dans la Joie fait peur. 



— LXXXI — 

3i^. — Le Député de Bombignac. 322. — M™'' P. Mounel dans 
Iphigénie en ALtlide. 363. — II. Retraite de M"»" Riquer. i i. — 
Recettes comparées. i55. — Bicentenaire de Corneille. 202. — 
Les Pattes de mouche. 241. — Débuts de Raphaël Dufios. 268. 

— Débuts de M"'"' Céline Montaland. 361. — Anniversaire de 
Racine. 36^. 

85:1. Débuts de Clerli dans le Légataire universel. 11. — Les 
parts des sociétaires pour l'année 188 5. i, 22. — Don par Dumas 
d'un autographe de Molière. 2 3, 72. — Denise. 37. — Démis- 
sion de Coppée, bibliothécaire. 39. — Anniversaire de Molière. 
46. — Situation des vingt-quatre sociétaires. 71. — G. Monval, 
bibliothécaire. 72. — M"""^ Barretta dans le Gendre de Mon- 
sieur Poirier. 81. — Débuts de M"° Persoons. 170. — 
M"*' Montaland dans le Demi-Monde. 171. — Décès de Régnier, 
249, 257. — Raphaël Duflos et M"" Brûck dans Ruy Blas. 272, 

— M"'' Montaland dans Mademoiselle de La Seiglière. 3 18. — 
Kaempfen directeur intérimaire. 345. — Soirée en mémoire de 
Victor Hugo ; une Rupture. 364. — II. Crise directoriale. 4, i i. 

— Les Folies amoureuses ; M"'= Marsy et Sarcey. 48. — Le Bargy 
et M™'= Pierson dans // ne faut jurer de rien. 49. — Don Juan 
d'Autriche. 141. — A propos de l'engagement résilié de Marais. 
,66. — Décès de M'"o Provost-Ponsin. i38, i83. — Débuts 
d'Albert Lambert, de Laugier et de M'^"* Francis Fournier. 171, 
,y3. — Distribution exceptionnelle de Tartuffe. 173. — Incident 
et lettre de Coquelin à ce sujet. 201. — Antoinette Rigaud. 204. 

— Décès de l'administrateur général Emile Perrin. 207. - — Re- 
traite de Madeleine Brohan. 218. — Nouveau plafond du foyer. 
218. — Jules Claretie nommé administrateur général. 229. — 
Coquelin aîné dans Tartuffe. 232. — Liste des directeurs du théâ- 
tre. 247. — Discours prononcés aux obsèques de M. Perrin. 249. 

— Laugier dans 7/ ne faut jurer de rien; 100'^ de Denise ; Jean 
Baudry. 266. — Reprise de Britannicus (M'"'^ Agar, A. Lambert, 
M'''' Durand). 267. — Recettes. 275. — Céline Montaland dans 
le Monde où l'on s'ennuie. 304. — Socrale et sa Femme; l'Héri- 
tière. 334. — M""^ Pierson sociétaire. 36o. — Elle joue Tartuffe. 
363. — Anniversaire de Racine. 366. 

Comédie (La) parisienne. 80 : I. Origine de ce nouveau théâ- 
tre. 143. 

8; : II. Léa. 160. — Le Testament dt Mac-Farlane. 24^. — 
Tant mieux pour elle. 372. 

k 



— LXXXII — 

82 : I. La Perle. 

DÉJAZET (Ballande), 77 : I. L'Éternelle Comédie. 43. — If. 
L'Amour et l'Argent. 11, 45. 

78 : I. Charleniagne. 82. — Les Filles du père Marteau. 201. 

79 : I. La Dispense.' 2GS. 

80 : I. Chien d'aveugle. 224. — II. Le Mannequin. 3o8. 

81 : I. La Couronne nuptiale. 159. — II. Nos Fils. 160. — 
La Bamboche. 209. 

84 : II. Le Télescope. 240. 

85 ; I. le Rêve de Malitou. 4 S. — Le Coucou. 199. — Un 
Oncle de Paimbœuf. 272. — II. Régine. 3o6. 

Eden-Concert, 85 : II. Pall-Mall-revue. 36 3. 
Eden-Théatre. 83 : I. Ouverture. 17. — Excehior. 18. — 
Frais et recettes. 59. — II. Sieba. 3 12. 

84 : I. Nouvelle direction. 275. — II. La Cour d'amour. 209. 
— Robert Macaire. 3o3. 

85 : I. Messalina. 109. — II. Speranza. 363. 
Fantaisies-Oller. 76 : 1, io5. 

Fantaisies-Parisiennes. 82 ; II. M""= Laurent dans Marie- 
Jeanne. 2 5. 

Folies-Dramatiques. 76 : I. La Belle Poule. 20. 

77 : I. Les Cloches de Corneville. 234. 
79:1. Madame Favart. i i. 

80 : II, Les Boussigneul. 3i. — Le Beau Nicolas. 256. — la 
Mère des compagnons. 371. 

81 : I.'Ies Poupées de l'Infante. 21 5. — II. Les Deux Roses. 
244. 

82 : I. Le Petit Parisien. 56. — Boccace. 222. — II. Fan fan 
la Tulipe. 2 36. 

8 3 : II. François les Bas-Bleus. 268. 

84 : I. La Fille de Madante Angot. 167. — II. Rip. 3oi. 

85 : 1. Les Petits Mousquetaires. 147. — II. La Fauvette du 
Temple. 3o5. 

Folies-Marigny. 81 : II. Disparition et histoire de ce théâtre. 
112. 

Gaité. 76 : I. Le Bourgeois gentilhomnie. 61. 

78 : II. Orphée aux enfers. 81. 

79 : I. Les Brigands. 10. 

80 : I. Pétrarque, opéra. 82. — Représentations de la Patti. 
12 3, 211. — Le Courrier de Lyon. 2 2 3. 



LXXXIII 

8i : I. Lucrèce Borgia (réouverture). 144. — II. Le Patriote. 
108. — Quatre-vingt-treize. 871. 

. 82 : I. Soirée en l'honneur des quatre-vingts ans d'Hugo, loi). 
— La Closerie des genêts. 242. — La Belle Gabrielle. 36 3. — 
II. la Tour de Nesle. 199. — Le Courrier de Lyon. 3i i. 

83 : I. Henri IIL et sa Cour. 334. — Ce drame rapproché de 
l'affaire des Fenayrou. 339. — II. Kéraban le Têtu. i3i. — Monte- 
Cristo. 241. — Représentation en l'honneur de Dumas père. 264. 

84 : I. la Charbonnière. 88. — Henri III et sa Cour. 145. — 
Le Courrier de Lyon. 166. — Le Droit du seigneur. 274. — II. 
Le Grand Mogol. 172. 

85 : I. Myrtille. 197. — La Girouette. 271. — II. Le Petit 
Poucet. 265. 

Gymnase. 76 : II. Chàteaufort. 43. — La Comtesse Romani. 
3o I . 

77 : I. Fernande. 42. — Le Père. 107. — Bébé. 176. — II. 
Pierre Gendron. 178. — Les Petites Marmites. 287. 

78 : 1. La Dame aux Camélias; débuts de Guitry. 209. — 
II. La Navette. 3o5. 

79 : l. L'Age ingrat. 10. — Nounou. 268. 

80 : I. Le Fils de Coralie. 5 3. — ■ Les Folies de Valentine ; 
l'Amiral. 2 52. — Andréa. 307. — II. V. Koning, directeur. 12. 

— La Papillonne. 208. — Les Braves Gens. 333. 

8-1 : I. Le Mariage d'Olympe; censure de cette pièce. 16. — 
L'Alouette; Phryné; Miss Fanfare. i83. — Monte-Carlo. 245. — • 
Madanie de Chamblay ; le Chapeau d'un horloger. 329. — II. Le 
Duel de Pierrot. 44. — Les Elections. 109. — Rentrée de M. et 
de M™^ Lagrange. 142. — Brutus lâche César ; On demande un 
gouverneur. 1S2. — Les Premières Armes de Richelieu. 244. 

82 : I. Serge Panine. 10. — Les Débuts de Pluchette ; la Carte 
forcée. 243. — Madame Caverlet. 274. — II, Héloïse Paranquet. 
180. — Le Mari qui pleure. 181. — L'Assassin. 197. — Un Ro- 
man parisien. 275. 

83 : I. Monsieur le Ministre. 65. — Le Père de Martial. 237. 

— II. Le Roman parisien ; débuts de Damala. 195. — Autour du 
niariage. 24c. — La Petite Marquise et Passé minuit. 268. — Le 
Maître de forges. 364. 

84 : I. 3ii. — Mariage du directeur Koning avec M"^ Ha- 
ding. 383. — II. La Plume au vent. 3oî. — La Ronde du com- 
missaire. 33o. — La Camaraderie. 365. 



LXXXIV — 



85 : I. Le Roman d'un jeune homme pauvre. 46. — Le Prince 
Zilah. i32. — II. Les Mères repenties. 206. — Sapho. 365. 
Hippodrome. 84 : II. La 'pantomime Bayard. 26. 
Italiens. 76 : II. La Forza del destino. 270. 

77 : II. M"° Albani. 11. — La Traviata et M^^c Heilbronn. 
,^5. — II. Poliulo. 287. — M"° Litta. 3o2. 

78 : II. La Traviata. 81. — II. Le Capitaine Fracasse. 5i. — 
Les Amants de Vérone. 242. 

83 ; II. Pérégrinations de ce théâtre. 294. — Réouverture 
avec Simon Boccanegra. 3j3. 

84. I. Débuts de M"'° Valda ; M^'» Marimon. 8. — Les Puri- 
tains. 5o. — Hérodiade. 84. — Débuts de Gayarre, 108, 122. — 
M™<^ de Cepeda. 109. — Recettes. 122. — M™"** de Reszké et 
Garbini dans Hérodiade. i3 5. — Maurel seul directeur. 184. — Nou- 
veaux engagements d'artistes.275. — Débuts du ténor Stagno. 307. 

— Un Ballo in maschera. 3 10. — Bilan de la saison. 340. — II. 
Festival de bienfaisance. 238. — Débuts de M™" Sembrich. 243. 

— Un Ballo in maschera avec trois débuts. 267. — La Traviata 
avec Sembrich ; débuts de Lubert. 268. — // Barbiere, 3o2. — // 
Trovatore. 3 3 3. — Aben-Hamet. 362. 

85 : I. Leur nouvelle disparition. 10. — Mis en faillite. 54. 

— II. Projet d'une saison d'hiver à l'Opéra. 14. 
Menus-Plaisirs. 82 : II. La rue Bouleau. 277. 

84 : I. Vlndigne. 200. — II. Bagasse. 240. — Ma femme 
manque de chic. 3o3 . 

85 : II. L'Homme de paille. 3o6. 

Milan (Théâtre de). 85 : I. Un drame sur l'affaire Morin-Hu- 
gues au théâtre Fossati. 12. 

Monnaie (Théâtre de la), à Bruxelles. 81 : I. Hérodiade. 362. 
84 : I. Sigurd. 86. 

Nations (Théâtre des). Voir Théâtre historique. 
Nouveautés. 78 : I. Ouverture avec Coco, vaudeville. 371. 

79 :l. Fatinitza. 166. — II. Le prestidigitateur Hermann. 
275. 

80 : II. Le Voyage en Amérique. 178. — Les Parfums de Pa- 
ris. 372. 

81 : I. Le Parisien. iSg. — La Vente de Tata. — Le Jour et 
la Nuit. 268. 

82 : 1. Fatinitza. 222. — II. Le Cœur et la Main. 236. 

83 : I. Le Droit d'ainesse. 48. — II. Le Roi de carreau. 267. 



— LXXXV — 

84 : I. UOiseau bleu. 5o. — Babolin. 169. — II. La Nuit 
aux soufflets. 172. — Le Château de Tire-Larigot. 266. 

85 : I. La Vie mondaine. 107. — La Cantinière. 200. — II. 
143. — La Crémaillère. 3 3 3. 

Odéon. 76 : 1. Les Danicheff. 17. — Recettes. 3o8. — La 
Corde au cou. 3 3 1 . 

77 : I. le Secrétaire particulier. 10. — Le Barbier de Pézénas. 
43. — L'Hetman. 82. — Mauprat. 2 36. — II. François le 
Champi. 337. 

78 : I. Balsamo. 173. — II. Sa direction. 71. — Rodogune. 
,73. 

79 : I. La Perruque merveilleuse. 46. — Samuel Brohl. 76. — 
L'ancien foyer. 118. — II. Le Trésor. 36o. 

80 : I. UnHomme à plaindre. 29. — Les Inutiles. 81. • — Voltaire 
chez Houdon. 110. — Les Noces d'Attila. 174. — II. Réouver- 
ture. 176. — • La Peau de l'archonte; les Parents d'Alice. 177. — 
Charlotte Corday. 271. 

81 : I. Son bilan. 27. — Jack. 48. — Le Klephte ; Mon 
Député. 174. — Madame de Maintenon. 243. — II. Le Voyage 
de noces; Rival pour rire. 180. — La Belle Affaire. 181. — Ma- 
rie Touchet ; le Dîner de Pierrot. 265. — Bénéfice de Gill. 266. 
— Les Enfants d'Edouard. 346. — L'Institution de Sainte-Cathe- 
rine. 364. 

82 : l. L'Honneur et l'Argent. 79. — Cérémonie en l'honneur des 
quatre-vingts ans d'Hugo. 140. — Mon Fils. 146. — Une Aven- 
ture de Garrick. 174. — Centenaire de l'Odéon. 237. — Othello. 
241.-^ II. L'Ecran du roi; le Mariage d'André. i38. — Rot- 
ten-Row. 180. - — Charles VII chez ses grands vassaux. 197. — 
La Maîtresse légitime. 2 36. — Amhra. 33 i. 

83 : 1. Le Drame de la rue de la Paix, i 5. — -Les Papillotes. 
44. — Le Nom. 68. — Formosa. 169. — L'Odéon en Hollande. 
3 56, — II. Le Bel Armand. 140. — L'Exil d'Ovide. 141, — 
La Famille d'Annelles. 200. — Débuts de M'^*^' Caristie Martel et 
Lefèvre. 241. — Représentation en l'honneur de Dumas père. 
264. — Severo Torelli. 3 i i . ■ — Bilan de l'année. 3 1 7. 

84 : I. Placet au roi. 48. — La Fille de l'orfèvre, i 10. — Où 
peut-on être mieux? 169. — Les Petites Mains. 199, — Antony. 
23 5. — Le centenaire du Mariage de Figaro. 271. — L'Athlète. 
3o6. — Bérénice. 309. — II. Louis XL 141. — Le Mari, 174. 



— LXXXVI — 

— Débuts de M'^" Scellier. 175. — .Bicentenaire de Corneille. 
204. — Macbeth. 266. - — Les Ménechines. 36o. — Athalie. 364. 

85 : I. Porel nommé directeur. 6 — Céliinène, de L. Legendre, 
et anniversaire de Molière. 46. — La Maison des deux Barbeaux. 
81. — L'Ile aux corneilles. 82. — Henriette Maréc!(al. 134. — 
Mahomet. 172. — Feu de paille. 198. — - Le Divorce de Sarah 
Moore. 289. — L' Artésienne. 273. — II. Venceslas; l'Ecole des 
vieillards. 140. — Louis XI; Macbeth. 141. — Débuts de 
Vandenne et de M"" Wohlbruck. 170. — Conte d'avril. 172. — 
Cynthia. 265. — Les Jacobites (débuts de M"° Weber). 3o5. — 
Anniversaire de Racine. 367. 

Opéra. 76: l. Jeanne d'Arc. 197. • — Ouvrages antérieurs in- 
spirés par ce sujet. 200. — Recettes. 3o8. — II. Réfutations de 
l'architecte Garnier sur l'excès de luxe reproché au nouvel Opéra. 
77. — Le Prophète et ses diveis interprètes, i 10. — Robert le 
Diable. 3 3 2. — Note sur les Huguenots. 3 3 6. 

77 : I. Le Roi de Lahore. 234. — II. Faust. 47. — - La Reine 
de Chypre. 107. — Faust. 209. — L'Africaine. 357. 

78 : I. Débuts de Sellier. 175. — II. Polyeucte. 211. — Sa 
direction. 3 3 2. 

79 : I. La Reine Berthe. 9. — Yedda. 46. — ■ II. Divers débuts 
(Mmes jje stuklé , Hamman , Leslino , Heilbronn, Janvier, 
MM. Melchissédec, Maurel, Dereinis, Dubulle, Mierzwinski). 3 32- 
336. 

80 : I. Don Juan. i3. — Départ de M'''^ Heilbronn. 147. — 
Aïda. 147. — Début de M°i<^ Montalba. 280. — Frais de mise 
en scène. 286. — Concerts historiques. 3o6. — Guillaume Tell. 
371. — II. Maurel dans Faust. 21. — Début de M'^'' Dufrane. 
J09. — Le Comte Ory et sa légende. 268. — La Korrigane. 3 20. 

— Début de M"e Baldi ; les seize Marguerite de Faust. îl-j, — 
Soirée extraordinaire avec l'Alboni ; débuts de Jourdain. 871. 

81 : I. Son budget. 26. — Le Tribut de Zamora. 2o5. — 
Gestion de l'année. 309, 3i3. — ■ Débuts de M'"''* Grisswold et 
Lacombe-Duprez. 33 i, 3 3 2. — II. Robert le Diable. 16. — Le 
Prophète. 44. — M"*^ Grisswold dans Faust. 107. — M"° Salla 
engagée. 128. — Eclairage électrique. 246. — Don Juan. 335. 

82 : I. Débuts du ténor Lamarche. 14. — M™" Krauss dans 
Faust. 46. — Naniouna, ballet. 141. • — -La bibliothèque publique 
du théâtre. 166. — Françoise de Rimini. 239. — II. Maurel dans 



— LXXXVII — 

la Favorite. 19. — Retraite de Villaret. 20. — Débuts de 
M"ie Nordica. 83. — De Mi"e Engally. 2 3 5. 

83 : I. M"« Devriès dans Hamlet. 107. — Henry VUL 129. 

— Débuts deM°ics Lureau et Duvivier. 365. — II. l'Africaine. 
79. — Débuts de Plançon. 80. — De M''*' Isaac. 171. — D'Es- 
calaïs. 237. — Nouvelle distribution àe Faust. 238. — Archives 
du théâtre. 271. — Bilan annuel. 3 16. — la Farandole. 3 63. 

84 : I. Sapho. 97. — II. Débuts de Hourdin et de M"° Her- 
vey. 140. — Recettes. i5 5. — Débuts de M™^ Duménil. 208. 

— 100° à'Aïda. 239. — Mort de M. Vaucorbeil. 203. — La 
future direction. 293. — Ritt et Gaiihard, directeurs. 295. — 
Françoise de Rin^ini et M™° Isaac. 3o2. — Diverses salles occupées 
par ce théâtre. 334. — Blavet, secrétaire général. 345. 

85 : I. Tabarin. 45. — M™<^ Devriès rentre dans Faust. 47. 
Mii« Mauri dans Yedda. 47. — M™" Devriès dans Hamlet. 79. 

— Réduction dans les traitements des artistes. 11 1. — Rigoletto. 

1 3o. — Le Tribut de Zamora. i 70. — - Débuts de Ed. de.Reszké. 

2 3 8. — Débuts de Bérardi. 271. — Recettes. 277. — Réen- 
gagements de M. et de M"'^ Escalaïs, et de M™^^ Fatou et Sanla- 
ville. 280. — L'ancien et le nouvel Opéra (réponse de Ch. Gar- 
nier). 3 10. — Sigurd. 3 63. — II. L'Opéra devant la Chambre, i. 

— Projets d'une saison d'hiver des Italiens à l'Opéra. 14. — 
Nouveaux débuts du ténor Bertin. 80. — Débuts des ténors Duc 
et Ibos. 142, 171, 304, 3o5. — Départ de M"'^ Krauss. 218. 

— 100^ de Coppélia. 3o3. — Le Cid. 324, 33 i. 
Opéra-Comique. 76 : I. Causes de sa décadence, i 5o. — II. 

L'orchestre, 143. — Mariage de M^'i^ Chapuy. 144. — Lalla- 
Roukh, débuts de Furst. 3 16. 

77:1. Débuts de M"*^ Fechter. i 76. — Cinq-Mars. 211. — 
Le prix Cressent : Bathyle. 270. — II. Les Surprises de Vamour. 
287. 

78 : I. Psyché. 307. 

79 : I. Suzanne. 9. — Réouverture. 239. 

80 : I. Le Maçon. 82. — Jean de Nivelle. 144. — Débuts de 
M'^*^ Van Zandt. i85. — M"" Isaac dans le Domino noir. 307. 

— La Fée. 372. — II. L'Amour médecin. 368. 

81 : 1. Les Contes d'Hoffmann. 86. — La Flûte enchantée. 
285. — Le Pardon de Plo'érmel. 3 16. — II. Note sur Fra Dia- 
volo. 46. 

82 : I. Les Pantins. 8. — La Taverne des Trabans. 9. — Dé- 



LXXXVIII 

buts de M^'"^ Merguillier. 14. — Attendez-moi sous l'orme; Philé- 
mon et Baucis. i i5. — Galante Aventure. 172. — Les Noces de 
Figaro. 277. — Joseph. 327. — II. M''° Van Zandt rentre dans 
Mignon. 199. 

83 : I. Giralda. 43. — Van Zandt et Talazac à Monte-Carlo. 
84. — Lakmé. 235 — Carmen. 236. — La Perle du Brésil et 
débuts de M' "^ Nevada. 289. — Maihias Corvin ; le Portrait. 
367. — II. Bilan financier. 317. — Carmen. 370. 

84 : I. Manon. 48. Débuts de Degenne. 3o8. — Le Baiser; 
l'Enclume; Partie carrée; le Portrait. 365. — A propos de Car- 
men. 383. — II. Recettes. i5 5. — Joli Gilles. 2 36. — Gala- 
thée. 237. — M™- Adler débute dans Mignon. 241. — Incident 
Van Zandt et son départ. 263, 269. — Roméo et Juliette. 333. 

85 : I. La 200'' de Carmen. 81. — Diana. 109. — Nouvel 
incident Van Zandt. 161. — Le Chevalier Jean. — Débuts de 
Lubert et de M'^'^ Calvé. 171. — Mignon et ses divers interprè- 
tes. 200. — Une Nuit de Cléopâtre. 240. — Départ de M"^"^* Bil- 
baut-Vauchelet et Vial. 248. — Représentation de retraite de 
M"": Carvalho. 3 3 2. — Le Roi l'a dit. 3 36. — II. Débuts de 
^mes patoret et Simonnei et du ténor Degrave. 170. — Débuts de 
Maurel et rentrée de M"^ Isaac dans hEtoile du Nord. 206. — 
Lalla Roukh. 3 3 3. — Première soirée d'abonnements. 334. 

Opéra-Popl'laire. Voir Chateau-d'Eau. 
Palais-Royal. 77 : II. Le Phoque. 36i. 

78 : I. Bouton de rose. 273. 

79 : I. Tant plus ça change... 10, 21. 

80 : I. la Corbeille de noces. 80. — Le Siège de Grenade. 224. 

— La Gifle; les Deux Chambres. 28S. — II. A Londres. 17. — 
La salie restaurée, i 74. — Une Corneille qui abat des noix. 3o8. 

— Divorçons ! 3 5 i . 

81 : I. Recettes de Divorçons! 27. 

82 : I. Le Mari à Babette. 9. — Le Volcan. 190. — La Bre- 
bis égarée. 319. — II. le Truc d'.irthur. 2 36. — Monsieur Ga- 
rât. 36 1 . 

83 : II. Ma camarade. 202. 

84 : II. Centenaire du théâtre. 209. — Le Cupidon. 3o2. 

— Les Petites Godin. 332. 

85 : I. Elle et Lui et débuts de M™« Judic. 48. — Bijou et 
Bouvreuil, i-jl. — Cherchons papa. 240, — Les Petites voisines. 



— IA\\1\ 

304. — II. Mal aux chtKus . jt»;. — le Baron dt Carabasu. 
3 3t.. 

PoRr»:-$AiNr-MARTiN. 76 : II. louis XI. 6. — l< Btitard. 74. 

77:1. la Riint Mar$oi. 8. — tes Exilés. 109, — U. I( Juif 
trratU. 109. — Lt Bossu. 3oj. 

78 : l. Unt Caust cilèbrt. i.|. — Les Misérablts, 174. 

79 : Its Enfants du capitaine Granl. 10. — W.Cendrillon. i ;v>. 

80 : l. les Etrangleurs de Paris, 184. — La Mendiante. Î5». 
— II. la Bou^juetière des Innocents. 3a. — l'Arbre de Noël, a 10. 

8 I : l. Les Chevaliers du Brouillard. 88. — Trente Ans ou la 
Vie d'un joueur. 307. — Le Prêtre. 3 3o. — II. La Biche au bois, 
160. 

8a : 1. le Petit Faust. 116. — Le Donjon des Etants, j-jj. — 
IL Michel Strogoff. ti-j. — lo^a^e à travers l'impossible. 3 3o. 

83 : l. Le Juif errant. 108. — te Paie de Paris, ii-j. — ta 
Faridondaine. S 36. — 11. te Crime de Faverne. 80. — Froufrou 
avec Saïah Bernhaidt. 170. — NanaSahib, 369, 

84 : I. Jean Richepin dans Nana Sahib. 5. la Dana aux 

Camélias. 86. — Macbeth. 309. — II. tes Danicheff. aoS. — 
Theodora. 365. 

Renaissance. 77 1 ' ; Marjolaine. 93. — 11. />i Tii^ane. 
1S7. 

79 : I. trt (" II. — II. ta Jolie Persane. 170. 

80 : I. tes ; > de la Sj" demi-brigade, n). — II. ta 
Marjolaine. 145. — Giroflé-Girofla. a53. — Bellt-Lurette. 274. 

81 : !. Janot, 5o. — tes Voltigeurs de la 3î". 159. — te 
Canard à trois becs. 284. — L'Œil crevé. i83. — La C.wiargo. 
3 1 1 . — Le Sais. 36 1 . 

Sj ; l. A/a(/a»ie le Diable, jjj. — U. La Bonne Aventure. 
«76. 

83 : I. Smetta. 116. — II. te Vertiiio. tôt. — Le Fou Cho- 
pine. ao3. — La Clairon. 167. — Fanfreluche. 364. 

N.} : l. ta Pe/i7e Marquise. 167. — te Présomptif. 3 3 3. — 
II. t',A/Ma:o/ie. a38. — L'Inflexible. 361). — Voyage au Cau- 
case. 33 1. 

85 : I. La Parisienne. 83. — J'épouse ma femme. 148. — La 
Nuit du 16. 174. — Lequel? 190. — te Cornac. 374. — II. L'n 
Duel s'il vous plall. loi. 

Saint-Pktersbouiig (Théâtre dol. 84 : l. Richard Ul, de Sal- 
vayie. 8i>. 

/ 



— xc — 

Taitbout (Théâtre). 80 : I. Sa disparition et son histoire. 373. 

Théâtre Historique, puis des Nations. 76 : II. Reprise de Mar- 
ceau. 140. 

77 : II. Le Régiment de Champagne. i53, 159. — La 100" 
d'Hamkt. 3 60. 

78:1. Marceau à Nantes. S 1 . 

79 : II. Les Mirabeau. 273, 284. 

80 : I. Le Beau Solignac. 56. — II. les Nuits du boulevard. 
142. — Garibaldi. 367. 

8i : I. Représentations de la Patti. i58. — II. Latude. 64. — 
Le Duc de Kandos. 181. — La Fille du déporté. 345. 

82 : I. Claude Fer. 10, 56. — La Grande Iza. 122. — Les Fou- 
lards rouges. 222. — II. Lydie. i3 2. — les Deux Serruriers. 
277. — Les Carbonari. 334. 

83 : I. Le Nouveau Monde. 108, 160. — II. L'Orpheline de 
Senilliac. 8 1 . 

85 : I. Fualdès. 108. — Le Médecin des enfants. 174. — Les 
Champfort. 273.' — Le Roman d'Elvire. 3o3. — Rocambole. 
337. — II. Les Crochets du père Martin. 79. — Les Chevaliers 
du Pince-nez. 80. — Le Courrier de Lyon. 171. — Notre-Dame 
de Paris. 3 3 2. 

Théâtre Lyrique. 76 : II. L'ancien et le nouveau. 2 3 3. — 
Reprise de Giralda. 234. — Paul et Virginie. 29S. 

77 : I. le Timbre d'argent. 143. — Le Bravo. 234. — II. 
La Clef d'or, 173. — Graziella; VAumônier du régiment. 174. 

78 : I. Sa disparition. 12. 

83 : II. Réinstallé au Théâtre du Château-d'Eau ; léouverture 
avec Roland à Roncevaux. 239. — Est subventionné. 344. 

Variétés. 76 : II. Quand il n'y a plus de foin... 42. — La 
Belle Hélène. 208. 

77 : I. Le Docteur Ox. 93. 

80 : I. La Petite Mère. i5 5. — Mes Beaux Pères ; l'Œil du 
Commodore. 288. — II. Représentation en l'honneur d'Offenbach. 
290. — ■ Rataplan, revue. 334. 

81 : I. La Roussotte. 88. — Le Tour du cadran. 283. — II. 
Une Soirée parisienne. 269. — La Grande Revue. 339. 

82 : I. 1(7/. i3. — II. Les Variétés de Paris, revue. 332. 

83 : I. Mam'zelle Nitouche. 46. — Pschutt et v'ian, revue. 
336. — Vers sur Dumas père. 337. 



XCI 

84 : I. La Cosaque, 88, — II. Le Chapeau de paille d'Italie. 
tSç. — Le Grand Casimir, 239. — Révision, revue. 3o3. 

85 : I. Flagrant Délit. 45. — Matn'zelle Gavroche et débuts de 
M"° Granier. 49. — Le Remords d'Anatole, i-jl. — Dernières re- 
présentations de Judic. 201, — II. Le Naufrage de M. Godet. 139. 

Les Potins de Paris, revue. 304. — Monsieur le Député; les 
Brigands. 363. 

Vaudeville. 76 : I. Madame Caverlet. 84. — Recettes. 309. 

— II. Froniont jeune et Risler aîné. 178. 

77 : II. Dora. 44. 

78 : II. Les Bourgeoisde Ponlarcy. 146. — Montjoye. 3o3. 

79 : I. Ladislas Bolski. 76. — Les Faux Bonshommes. 144. 

80 : I. Le Nabab. 79. — La Vie de Bohème. 243. — Nos 
Députés en robe de chambre. 3o8. — II. Pétillard et Mérigot. 3 1. 

— L'Heure du pâtissier. 74. — Les Grands Enfants. 194. — Le 
Père prodigue. 3o6. 

81 : I. Madame de Navaret. 87. — La Princesse Georges. 174. 

— La Visite de noces. 180. — ■ Retraite de M™" Alexis. 180. — 
Le Voyage d'agrément. 33o. — II. Odette. 341. — Discussion 
sur la paternité de cette pièce. 3 5 S. 

82 : I. L'Auréole. 173. — Le Voyage d'agrément. 242. — Un 
Mariage de Paris. 275. — Un Mari malgré lui. lig. — Le Pres- 
soir. 362. — II. Tête de linotte; les Deux Veuves. 179. — Fé- 
dora. 326. 

83 : I. Recettes de Fédora. 274. — II. Le Prétexte. 142. — 
les Affolés. 201. — Bénéfice de M"° Fargueil. 281. — Les Rois 
en exil. 3 3 5. — Le Voyage d'agrément et Tête de linotte. 370. 

85 : ï. Diane de Lys. 43. — La Flamboyante, i 10. — Le 
Baiser anonyme, iti. — La Princesse Falconi, 170. — Le i5* 
Hussards, 237. — Bébé. 3io. — II. Un Divorce ; la Partie fine. 
142. — Les Invalides du mariage, 206. — L'Amour. 265. — 
Les Femmes terribles, 332. — Le plus heureux des trois. 363. 
85 : I. Changements dans la direction. 54. — Clara Soleil. 82. 

— II. Les Espérances; Bébé. i38, — Cherchez la femme. 172. 

— Georgette. 3 3 5. 

Thénard. Communications grammaticales. 8i : I, 210, 337; 
II, 26. — La question de l'eau. 75. — Les rébus. iSo. — Une 
réclame du dernier siècle. i85. — Les larmes de M™* de Sévigné. 
202. — Sur Florian. 333. — Une signature dé Molière. 85 : 
II, 106. 



— XCII — 

Thénard (M™"). Notice. 77 : I, 304. 
Thérésa(M11''). Rentre à l'Alcazar. 83 : II, 278. 
Thierry (Augustin). Ses derniers jours, 76 : II, 49. 
Thierry (Edouard). 76 : I, 46, 211, 2i3. — 77 : I, 36i. 
Thiers. 76 : I, 277. — 77 • '> ^^4, 3S4 ; II, 55. — Sa 
mort. 129. — A la tribune. 157. — Peint par Dumas fils. 161. 

— Au lycée. 182. — Gastronome. 184. — Et Louis XV. i85. 

— Et Gambetta. 186. — Son mariage. 188. — ■ Ses discours, 
188. — Ses funérailles. 189. — En 1834. 206. — Et M. de 
Bismark. 217. — Et Louis-Philippe. 219. — Sa famille. 2 3 2. 
Son arrestation au coup d'Etat. 259. — Son portrait par Caro. 
262. — Ses oeuvres posthumes. 78 : I, 37 ; II, 249. — Anni- 
versaire de sa mort. 129. — Inauguration de sa statue. 79 : II, 
66. — Ses amis. 80 : I, 4. — Sa statue à Saint-Germain. II, 
161. — Opinions diverses. 164. — Apothéose en vers. 247. — 
Mort de sa veuve. 362. — Ses papiers politiques. 366. — Reçu 
à l'Académie. 81 : II, 3o2. 

Tholer (M'i^). Rentre à la Comédie-Française. 81 : I, 137, 
327. 

Thuillier (M"° Marguerite), artiste de l'Odéon. Son décès. 
85 : II, 73. — Lettre à G. Sand. 74. 

Timbres-Poste (Les). 76 : II, 5 3. 

Tisserant, de l'Odéon. 77 : II, 246. 

ToFFOLi (A.). 77 : II, 273. 

Tolstoï (Léon), écrivain et cordonnier. 85 : II, 88. 

Tombeaux. M™" de Maintenon. 78 : I, i38. — Les Bona- 
parte. 79 : II, 7. — Les Bourbons à Saint-Denis. 8. 

ToNKiN. Echec passager de nos troupes et ses suites. 85 : I, 
193; II, 322, 36i. 

TopiN (Marins). 76 : I, 5 3, 211. 

TouROUDE (Alfred). Notice et lettre inédite. 76 : II, 74, 

Tremblements de terre. 83 : II, 82. 

Tresse (J.). 77 : I, i65; II, 372. 

Tribunaux. L'affaire Rouvier. 76 : II, 6 î. — La baronne de 
Livernière. 157. — Les Tribunaux révolutionnaires. 177. — Af- 
faire relative à Fr: mont jeune et RisUr aîné. 179. — Affaire Gâte- 
bourse (billets de banque). 204. — Procès du coiffeur Lespés. 
3 5o. — Une échéance matrimoniale. 77 : I, 24. — Affaire 
Godefroy-Courtefoy. I, i3i. — Le droit à la guillotine. 314. 
— A la prison. 3i5. — La veuve Gras. II, 80. — Affaire de 



— XCIII — 

Valdrôme. 78 : I, 25. — Danval. 278. — Zalews'ki. II, i3. 

— Femme Gillet. 5o, 78. — M. et M™" C. Mandés. 5i. 

— Rattazzi et Morales. 170. — Le socialiste Claudel. i86. 

— Un bigame. 196. — Marc de Montifaud. 362. — Amour 
et colique. 79 : II, 249. — Histoire d'adultère. 80 : I, 58. 

— Les cabaleurs. 120. — Procès Gentien-Bière. igS. — Af- 
faire Legardeur de Tilly. II, 98. — Affaire Valtesse-Delabigne. 
81 : II, 295. — Le procès Rochefort-Roustan. 354. — Affaire 
Sébapolis. 82 : I, 19. — Procès Zola-Duverdy. 100. — Affaire 
de Chaulnes. 228. — Affaire Perrot. 246. — Affaire Abel-El- 
iuini. 83 : II, i. — Affaire Sardou et Uchard à propos d'Odette. 
65. — Les Fenayrou. 339. — Procès des Danicheff. H^ : I, i63. 

— Procès Ménard-Moiival. 194. — Affaire Clovis-Hugues. 85 : 
I, 24. — Christin dit Marc de Valleyres. II, 22. 

Trochu (Général). 77 : II, 23 3. 

Tronchet, de la Comédie-Française. Notice. 83 : I, Sg, 278. 
Troubat (J.). 78 : I, 42, 65. 

Trouillebert. Ses tableaux pris pour des Corot. 8 3 : I, 48, 
279. 

Tuileries (Les). A propos de leur reconstruction. 77 : I, 41. 

— Démolition des ruines. 82 : II, 5. 

Tunnel projeté entre la France et l'Angleterre. 84 : II, 38. 

u 

Uchard (Mario). Discussion à propos de la paternité d'Oûfe//e. 
81 : II, 355. — 83 : II, 65. 

Ugalde (M"^^), directrice des Bouffes-Parisiens. 85 : II, 218. 

Ulbach (Louis), poète et décoré. 77 : I, 11 i. — Une dédi- 
cace. i83. 

Université (L'). Réformes. 76 : II, 21 5. 

UzANNE (Octave], 78 : I, i36, 140; II, 191. 



Vabre (Jules). 85 : I, 23. 
Vaillant (Maréchal), 77 : I, 299. 
"Valazé (Les). 76 : II, 237, 291. 
Valentin (Edmond). Notice. 76 : I, i36. 
Valentino. 78 : I, 343. 



— XCIV — 

Vallès (Jules). Crée le Cri du peuple. 83 : II, 269. — ■ Né- 
crologie et notice. 85 : I, 97. — Poète. 106, 180. — Lettre à 
Sarah Bernhardt. 114. 

Vanderbilt (William). Notice. 85 : II, 358. 

VAN-GHELL(Mi'e). 77 : II, 270. 

Van Tieghem, de l'Institut. 77 : I, 63. 

Van-Zandt (M'i'^). Chante les Noces de Figaro (Chérubin). 82 : 
I^ 277. — A Cauterets. II, 61, 71. — Rentre à l'Opéra-Comi- 
que. 199. — A Monte-Carlo, 83 : I, 84. — Crée Lakiné. 235. 

— Incidents relatifs à sa prise de possession du rôle de Rosine 
dans le Barbier de Séville. 84 : I, 263. — ^-Nouvel incident et dé- 
part de rOpéra-Comique. 85 : I, 161. — Lettre de démission. 

2l5. 

VARIÉTÉS. 76 : I. les Frères d'armes. 90, i23, i5 5, 188, 
220. — Le Parnassiculet contemporain. 377. — II, Utilité de la 
poésie. 27. 

77 : I. Une parodie de la Légende des siècles. i56. 

78 : II. Coppéiades (parodies de Coppée). 317, — Pastiches de 
Leconte de Lisle et Catulle Mendès. 349. 

79 : I. La Vierge au pied de la croix, d'Antoine Corneille. 28. 

— Poésies de Jacques Richard. 61. — Notice biographique et 
littéraire sur ce poète. 89. — Poésies du même. i23, 188. — 
L'Ail, vers de Méry. 252. — Une lecture chez M"'° Colet. 285. 

— Complainte de Robert Burat, 345. — Vers de Th, Gautier. 
38 1. — II. Mort et testament de V. Cousin, 120.' — Lettre inédite 
de Rachel. 190. — Le divorce et les Mirabeau. 284. 

80 : I. Alexandre Ecoffey, 3o. — Le cabotin. 94. — Poésies 
d'Edouard Munier. 126. — Scène inédite de Marion Delorine. 
i56. — La cour d'Athènes sous le roi Othon. 186, — les Deux 
Ages, de V. Hugo. 254. — II. Baudelaire inédit. 154. — ■ Con- 
trat de mariage du père de Colbert. 182. — Réceptions de La 
Fontaine et de Boileau à l'Académie. 2 5i. — Une épîlre à Bos- 
suet. 285. — Un poète savoislen. 3i5. — Jules Janin et Voise- 
non. 346. 

81 : I, Conte inédit de Caylus. 28. — Conte de Noël par Sa- 
rah Bernhardt. 59. — ■ Un discours de Labiche. 90. ■ — Le suicide 
de Gérard de Nerval. 120. — Jules Janin et Deburau. i85. — 
Poésies d'Aug. de Chatillon. 216. — Poésies de M™° Colet. 342. 
— II. Contes orientaux. 91. — Conte arabe par le maréchal 



— xcv — 

Bosquet. 219. — Lettres de Florian. 3 12. — Pensées inédites. 
3] 8. — Duvergier de Hauranne, vaudevilliste. 347. 

82 : I. Lettres d'un inconnu à une inconnue. 27. — Les ban- 
quets Molière. 59. — Pensées inédites. 92. — Auguste Barbier. 
124. — L'esprit de M'"'' de Puysieux. i58. — Controverse reli- 
gieuse (les Pères Monsabré et Hyacinthe). 280. — La mort de 
Gilbert. 349. — II. Lettres inédites de la Pompadour. 3o. — 
M'"" des Houllières. i56. — Le Mercure galant. 187. — Ré- 
flexions inédites de Stendhal. 842. — Marivaux précurseur de 
Zola. 366. 

83 : I. Les Mémoires à la mode. 28. — RoUinat et le genre 
fatal. 60. — Vers de Sully Prudhomme. 91. — Les commence- 
ments de Jules Janin. 124. — Opinions diverses sur le divorce. 
i83. — Lettres inédites de Flaubert. 25 3. — Le cinquantenaire 
du Charivari. 283. — Lettre de Legouvé sur sa Médée. 314. — 
La dernière page d'H. Rivière. 3 5o. — La Légende des siècles. 
379. — II. Les quarante dames auteurs delà Comédie-Française. 17. 
— La mort de J.-J. Rousseau. 2 5. — Le ménage d'Henri Heine. 
61. — La maison de Saint-Denis. 92. — A propos du divorce. 
126, — L'album de M™*^ de Genlis. 154. — L'idylle de Montmar- 
tre. 188. — Lettres de Rachel. 219. — Poésies de Dorchain. 
283. — Une vente d'autographes. 345. 

84 : I. Lettres inédites de Rachel. 2 1 ; de Veuillot. 29 ; de 
Laprade. i23; de Chateaubriand. i56; de Henri Martin. 157; 
de J. Sandeau. 160 ; d'Octave Feuillet. i85. — Comment se fait 
une pièce de théâtre. 217, 25i, 283. — Billets inédits de Pon- 
sard. 3i6. — Lettres d'Aimée Desclée. 341. — II. Lettres de 
Scribe. 28; de la marquise de Coigny. 54; de Voltaire à d'Alem- 
bert. 91, 122 ; de Crébillon. i 56 ; de Ducis. i58. — Le Sacri- 
fice d'Abraham, de J. Claretie (cantate inédite). i85. — Le Billet 
donné, fantaisie de Coquelin cadet. 220. — A Corneille! vers de 
A. de Gotnaris. 253. — Pensées diverses (Carmen Sylva, lord 
Beaconsfield, A, Gendron), 282. — Lettres de Bufîon, Désaugiers 
et Alex. Dumas. 347. 

85 : I. Lettre inédite de Salvandy. 2 5. — Deux lettres à pro- 
pos de Diderot (Ch. Baudelaire et Hostein). 58. — Paul de Mo- 
lènes. i52. — Quatre lettres (Gamahut, Dumas fils, A. Naquel, 
Gounod). i85. — Le registre de Lagrange. 217. — Delacroix et 
Berryer (correspondance). 2 5o. — Lettre de Coquelin sur Ré- 
gnier. 283. — Une Marchande de pommes de terre frites. 347. 



— XCVI — 

— ll.Le Sommeil pathologique, par le D'' Sémelaigne. 24. — Lacol- 
lectionCrémieux (lettres de Halévy, M""^Grisi,Crémieux, J. Janin, 
Victor Hugo, Rachel). i52, 186. — Lettres à Arsène Houssaye 
(Louis Veuillot, Sainte-Beuve, duc d'Aumale, Th. Gautier). 219. 

— Correspondance de P. de Molènes. 278. — Rachel et la Clai- 
ron. 284. 

Vaucorbeil. Notice nécrologique. 84 : II, 263. 

Vendredi (Le). Préjugé attaché à ce jour. 76 : I, 3 18. — Com- 
ment les libres penseurs célèbrent le Vendredi-Saint. 84 : I, 228. 

Vengeances de femmes. 76 : I. 286. 

VENTES. 76 : I. Vente Barye. 112. — Collection de tableaux 
Schneider. 202. — Autographes de L. Desnoyers. 21 3. — Vente 
de tableaux Valchren. 271. — Ventes Fréd. Lemaitre, Déjazet. 
325; Moriac, P. Foucher. 326; Ad. Liebermann. 327. 

77 ; I. Tableaux. 57. — Diaz et Fromentin. 96. — Suermont. 
154. — De Béhague. 181. — Oppenheim. 248, 280. — Se- 
delmeyer. 280. — Autographes. 294, 325. — Didot, 3io. — 
Cora Pearl. 3ii. — Ch. Marchai, Napier. 319. — II. Autogra- 
phes. 37. — Courbet. 342. 

78 : I. Anonyme. 159. — Faure. 283. — L. Richard. 349. 

— F. Didot. 362. — II. De livres. 80. — D'un tricorne de 
Napoléon F"". 86. — De pièces de cinq francs à la mèche. 1 56. 

— Du domaine d'Ermenonville. 217. 

79. : I. Vente d'un livre rare. 42. — Lettres autographes. 
298, 334. — Firmin Didot. 343. — Faux autographes. 3 58. — 
II. Fillion. 39, 72. — Le château de Ménars. 53. — L'hôtel 
Contât. 246. 

80 : I. Collection Demidoff. i63, 3 38. — Souvenirs napo- 
léoniens. 218. — Livres rares. 282. — Tableaux Bournonville, 
284. — II. Vente Bressant. 3 10. 

81 : I. Bibliothèque Ed. Fournier. 57. — ■ Lettres autographes. 
74. — Papiers de Beaumarchais. 106. — Galerie Wilson. 208. 

— Collection Double. 324. — Bibliothèque Didot. 383. — II. 
Livies des de Musset. 174. — Les ventes Fournier, Janin et Ma- 
rescot. 195. — Ch. Pillet. 3oo. 

82 : I. Autographes. 90. — Livres et musique. 108, 177. — 
Manuscrits de Balzac. 279. — II. Collection Hamilton. 11. — 
Tableaux de Courbet. i3. — Collection d'éventails. 14. 

83 : I. Vente de l'atelier de Gill. 58. — Les bijoux de Sarah 
Bernhardt. 73. — Autographes. 199. — La galerie Narischkine. 



— XCVII — 

21 3. — II. Autographes. 3o2. — Collection Borniche. 327.— 
Autographes. 345. 

84: I. Autographes Bovel. 92, 120, 358. — Ventes Louis 
Leloir. 201 ; Lasseny. 337. 

85 : I. La bibliothèque de Monselet. 68. — Tableaux d'Eva 
Gonzalez. 126; de Bastien-Lepage. 3o6. 

Verdi. Donne A'ida à l'Opéra. 79 : II, 198. — • Sa résidence 
en Italie. 199. 

Vermersch, poète. 78 : II, 56, i83. — Un portrait de lui. 
79 : II, I 5o. 

VÉRON (Sophie). 80 : II, i2 3. 

Verteuil. Notice biographique. 82 : I, 129, 202. 

Vesco. 77 : I, 282. 

Veuillot (L.). 76 : I, 27, 807; II, 275, — 77 : II, 204, 
248, 366. — Poète. 78 : II, 3o. — Sa mort. 83 : I, 210. — 
Débuts littéraires. 241. — Poète. 248. — Lettres inédites. $28. 
— Sa fille entre en religion. 84 : II, 25 i. — Sa correspondance. 
85 : I, 202. 

Vibert (Paul). Accuse Sardou de plagiat, 80 : I, 227. 

Victor-Emmanuel (Le roi). A propos de sa mort. 78 : I, 22, 
33. — Son ongle. 345. — Et les décorations. II, 60. 

Victoria (Reine). Son journal, 78 : 1, 3. — Attentat sur sa 
personne. 82 : I, 147. — Sa liste civile. 83 : II, 2x3. 

Viel-Castel (h. de). Ses mémoires. 83 : I, 28 ; II, 161. 

ViENNET, amant de la reine. 79 : I, 276. 

Vigny (A, de). 76 : I, ioi . — 77 : 11, 87. - Et M'"': Dor- 
val. 79 : I, 86. — Visite académique à Royer-Collard. 247. 

ViLLARET. Carrière de ce ténor. 82 : II, 20, 

ViNCENNES (Un duc de). 79 : II, 186. 

ViNOY (Général). Sa mort. 80 : I. 270, — Ses ouvrages mili- 
taires. 273. 

VlNGTRlNIER, 77 : II, 345. 

Visites académiques. 78 : I, 92, 3o3 ; II, 45, 248. — 79 : 
I, 247. 

Vivier, mystificateur. 79 : II, 212, — 82 : II, 146. 
ViZENTiNi (Albert). Notes biographiques. 76:1,59. — 78:!, 

12, 

VoiSENON. Ses contes. 78 : II, 191. 

Voleuses (Les) de magasins. 76 : II, 22. 

VoLNY, du Théâtre-Français. 77 : I, 82 ; II, 176. 



— XCVIII — 

VoLNYS (M™^). Nécrologie, 76 : II, i5i. 

Voltaire. Soa centenaire. 78 : I, 187, 293, 323. — Ses fe- 
nêtres, 3 3 5. — Sa statue aux Français. II, 69. — Où sont ses 
cendres ? 81 : I, 225. — Où est son talon ? 85 : II, 1 18. 

Voyages. Ce qu'ils coûtaient jadis. 76 : II, 220. 

VoYER (Capitaine). Notes biographiques. 76 : I, 23. 

VuiTRY. 77 : II, 93. 



w 



Wagner. A propos de sa musique jouée en France. 76 : II, 
124. — Sa mort et ses œuvres. 83 : I, 98. — Jugé par Méri- 
mée. 178. — Et par Gounod. 84 : I, 370. 

Wagon-Imprimerie. 76 : II, 287. 

Wald (Frédéric), compositeur de musique. 76 : I, 24. 

Weber (M"*^). Ses débuts. 85 : II, 3o5, 371. 

Weiss (J.-J.). Portrait littéraire. 83 : I, i5i. 

Weldon (M""). 78 : II, 21 3. 

WiHL (Louis), poète allemand. 76 : II, 286. 

WiLSON. Epouse M^''^ Grévy. 81 : II, 22 5. — A une fille. 
83 : I, 98. 

WoLFF (Albert). Querelle littéraire avec Zola. 81 : II, 3 3. 

WooDHULL (M™«). 77 : II, 285. 

WoRMs, de la Comédie-Française. 77 : I, 109, 2 2 3, 3 32 ; II, 
297. — Elu sociétaire. 78 : I, 9. 

Wrangel (Maréchal.). 77 : II, 274. 



Zola (E.). 76 : I, 14, 374 ; II, 346. — Plagiaire. 77 : I, 
89, 161. — Au Théâtre-Français. 338. — Critique. II, 324, 
327. — Et la critique. 78 : I, 3oi. — Son théâtre. II, 168. — 
Et les romanciers. 3 5 3, — A propos de l'Assommoir. 79 : I, 48. — 
Jugé par les étrangers. 70. — Article sur Hugo. 196. — Criti- 
qué par Scholl. 21 5. — Préface des Annales du théâtre. 262. — 
Etude sur Courbet. 3 12. — Critiques sur Nana. II, 279. — Pla- 
giaire, 80 : I, III. — Ses débuts. 345. — Contradictions à pro- 
pos de Ranc. II, 78. — Réclame une statue pour Balzac. 3 2 3. 



— XCIX — 

— Parodie de la fête d'Hugo à son adresse. 8i : I, 140. — Ar- 
ticle contre les normaliens. 194. — Qualifié par un grand-duc. 
372. — Article sur les crevettes roses. II, 19. — Querelle litté- 
raire avec A. Wolff. 3 3. — • Chiffre de tirage de ses romans. 83 : 
I, 142. — Interdiction de Germinal. 85 : II, 2^7. 







GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro i — i5 janvier 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Le Pont-Neuf. — VHérodiade de M. Massenet 

à Lyon. — Un nouveau ministère. — Les Députés poètes. 

Théâtres : Nouveautés, la Scala , la Porte-Saint-Martin : Marion 
Delorme, Menus-Plaisirs, Dèjazet, Palais-Royal, Châtelet (Concerts) . 

Petite Gazette. — Nécrologie. 

Variétés : Nos Députés. 



La (Quinzaine. — C'est avec un certain orgueil, ou 
au moins avec une réelle satisfaction, pour nous-même 
comme pour nos lecteurs, que nous leur signalons ren- 
trée de notre recueil dans sa onzième année d'existence. 
Une durée aussi longue, pour ce genre de publication, 
n'a jamais été, croyons-nous, atteinte par un recueil 

similaire; car les petites gazettes nos aînées ont toutes 

I. — 1886. , 



— 2 



sombré après quelques années ou même quelques mois 
d'une vie le plus souvent difficile et problématique. 
Nous ne saurions donc trop remercier nos lecteurs de 
leur fidélité à nous suivre, et rendre, en même temps, 
à la bonne administration, à la persévérance et aux 
efforts de notre gérant toute la justice qui leur est due 
en cette circonstance. 

— Nous n'avons pu parler, dans notre dernier nu- 
méro, de l'accident survenu au Pont-Neuf, le pont le 
plus populaire de Paris, mais qui vient de perdre sans 
doute beaucoup de son crédit dans la confiance des 
masses. En effet, une des arches de ce vieux monument, 
— toujours neuf dans l'esprit public, — s'est affaissée 
suffisamment pour inspirer des craintes sur la solidité du 
pont tout entier. 

La première pierre en fut posée sous Henri III, en 
1578, le 51 mai, et non sous Henri IV, comme on le 
croit communément. L'architecte était le célèbre An- 
drouei du Cerceau. Le pont fut terminé en 1604, sous 
Henri IV. Il a été, en 1848, l'objet d'une restauration 
considérable. Jadis c'était le lieu le plus fréquenté de 
Paris, car il était couvert de boutiques de toutes sortes, 
et même mal famé, comme le constate la pièce de vers 
assez connue dont voici le début : 

Rendez-vous des charlatans, 
Des filous, des passe-volants, 
Pont-Neuf, ordinaire théâtre 



J — 



Des vendeurs d'onguents, d'emplâtres, 
Des chanteurs de chansons nouvelles, 
D'entremetteurs de demoiselles... 

On trouvait aussi des théâtres de bateleurs sur le 
Pont-Neuf, notamment ceux de Mondor et de Tabarin, 
qui attiraient un très nombreux public. 

C'est en 1635 que fut élevée la statue d'Henri IV 
sur le terre-plein où elle se trouve encore aujourd'hui. 
Renversée en 1793, elle fut rétablie en plâtre en 1814, 
et définitivement inaugurée le 23 octobre 1817, sous 
sa forme actuelle. 

— On pouvait croire que l'intervention du clergé 
dans les affaires des comédiens, si fréquente aux siècles 
derniers, et même dans celui-ci pendant les premières 
années de la Restauration, était désormais sans retour 
possible. Nous avons vu au contraire, il y a quelque 
temps, lors du bi-centenaire de Corneille, un curé, celui 
de Saint-Roch, traiter les artistes de la Comédie-Fran- 
çaise avec une considération toute particulière. Or, il 
vient de se passer, à Lyon, un fait bien imprévu qui 
semble devoir rallumer, pour un moment du moins, 
cette vieille querelle faite par le clergé aux gens de 
théâtre et aux œuvres qu'ils représentent. 

On a joué récemment à Lyon VHérodiade de M. Mas- 
senet. On sait que, dans ce bel ouvrage semi-biblique, 
l'auteur du livret définit à sa manière la mission de 
Jésus-Christ, qui, sous le nom de Jean, figure le prin- 



cipal personnage du drame lyrique de l'auteur du Cid. 
L'archevêque de Lyon, Më^ Caverot, cardinal de 
l'Église romaine, s'est ému vivement à propos de la re- 
présentation de cet opéra, qu'il considère comme un 
scandale et comme un sacrilège, et aussitôt, de sa meil- 
leure plume, l'éminent prélat a adressé au directeur de 
'la Revue hebdomadaire de Lyon, qui avait déjà fulminé 
contre Hérodiade, une longue lettre dont voici le prin- 
cipal passage. Cette lettre constitue aujourd'hui un vé- 
ritable document bien caractéristique et bien inattendu 
à une époque comme la nôtre où les questions reli- 
gieuses sont devenues si délicates et parfois si irri- 
tantes. 

Lyon, 27 décembre 1885. 

...Ily aquelques semaines, le vénérablearchevêquede Vienne, 
en Autriche, élevait courageusement la voix contre l'interpré- 
tation sacrilège qu'un peintre de ce pays avait osé donner du 
récit évangélique sur l'une de ses toiles. Aujourd'hui l'arche- 
vêque de Lyon ne saurait non plus se taire devant une œuvre 
qui, pour appartenir à un art différent, semble être inspirée 
par le même esprit et tendre au même but 1. Ne dirait-on 
pas, à voir les manifestations qui se sont produites depuis 
quelques années en des lieux très divers, qu'il y a, de la part 
de certains hommes, une sorte d'accord secret pour faire ser- 
vir les arts aux entreprises dirigées contre le christianisme r 

I. Le cardinal, dans la première partie de sa leure, qualifie Hc- 
rodiade « une œuvre où les pages du saint Évangile sont indigne- 
ment travesties et profanées ». 



- 5 — 

Autrement, comment expliquer que ces odieux travestissements, 
dont nous avons à nous plaindre, portent presque toujours sur 
des faits empruntés à l'histoire religieuse? 

Je formais le projet de faire connaître mes pensées sur ce 
triste sujet, lorsque je l'ai trouvé traité comme il convenait 
par votre excellente feuille; dès lors, il m'a semblé que le 
meilleur moyen de dégager ma conscience était d'approuver 
publiquement votre protestation. 

Vous aurez ainsi rendu service aux catholiques, en signalant 
à leur attention le vrai caractère de l'œuvre que nous déplo- 
rons ensemble, et en les invitant à lui refuser, de près ou de 
loin, tout suffrage et tout concours. Si quelques-uns étaient 
tentés de céder à l'influence de formes plus ou moins attrayantes, 
ils voudront bien se rappeler qu'il y a des cas où la logique 
et l'honneur de notre foi nous imposent de rigoureux sacrifices. 
Une coupe a beau être d'or, si on la sait empoisonnée, on 
l'écarté de ses lèvres à tout prix : de même, c'est en vain que 
l'art ferait étalage de ses séductions : s'il est destiné à venir 
en aide à l'impiété, le devoir du chrétien est d'y demeurer 
obstinément étranger... 

Signé : L. M. Card. Caverot, 
Archevêque de Lyon, 

— Un nouveau ministère vient d'être constitué sous 
la présidence de M. de Freycinet, le 8 de ce mois, et à 
la suite de la démission de M. Henri Brisson, qui n'a 
pas voulu conserver le pouvoir en raison de la faible 
majorité qui avait assuré à la Chambre le vote des 
crédits du Tonkin. Ce ministère comprend, outre 
M. de Freycinet, ministre des Affaires étrangères, 
MM. Demôle, à la Justice; Sarrien, à l'Intérieur; Sadi- 



— 6 — 

Carnot, aux Finances; général Boulanger, à la Guerre; 
contre-amiral Aube, à la Marine; Goblet, à l'Instruction 
publique; Baihaut, aux Travaux publics; Lockroy, au 
Commerce, devenu par décret spécial ministère du 
Commerce et de l'Industrie; Develle, à l'Agriculture, 
et Granet, aux Postes et télégraphes. 

Les Députés poètes. — Divers journaux ont relevé, 
avec citations à l'appui, la liste des poètes, ou soi-disant 
tels, qui figurent comme législateurs à la nouvelle 
Chambre des députés : Gustave Rivet, Clovis Hugues, 
Camille Pelletan, Tony Révillon, Henry Maret, Mau- 
rice Faure, Henri Rochefort, Saint-Martin, Antide Boyer, 
Jules Gaillard, Lambert Sainte-Croix, Georges Leygues, 
Aristide Rey, Edouard Lockroy, Henri de Lacretelle, 
Martin Feuillée, etc.. 

Voici divers détails sur quelques-uns de ces nourris- 
sons des Muses dont la plupart ne doivent aujourd'hui 
leur éphémère notoriété poétique qu'à leur situation 
électorale. 

Et tout d'abord Gustave Rivet, poète et auteur dra- 
matique. Suit un petit madrigal de sa façon que nous 
préférerons toujours à tous les projets de loi que le dé- 
puté pourra produire : 

Votre petit minois m'agace, 
Je l'ai sans cesse sous les yeux. 
Je le vois qui passe et repasse, 



— 7 — 

Tantôt me faisant la grimace, 
Tantôt riant et gracieux. 

Pour égayer ma solitude, 
C'est avec vous, charmant lutin, 
Que je cause soir et matin. 
Adieu le vieux discours latin, 
Je ne vois que vous dans l'étude. 

L'autre jour que mon professeur. 

En robe noire de docteur, 

Me disait : « Redoublez de zèle ! » 

Dessous sa robe de drap noir 

Et sa toque je crus vous voir 

Et je dis : <• Oui, Mademoiselle. » 



A citer de lui aussi une chanson sur le comte de 
Chambord et les légitimistes, intitulée : le Bonnet rouge 
et le Bonnet de coton , qui fut saisie en 1875 et dont voici 
le dernier couplet : 

Peuple qui veux marcher à l'aise, 
lis vont te coudre- dans un sac ; 
Toi qui chantais la Marseillaise, 
Tu vas entonner Salvum fac... 
C'était l'hymne de délivrance. 
Hélas ! tu changeras de ton. 
Quitte ton bonnet rouge, France, 
Pour mettre un bonnet de coton! 

Clovis Hugues, lui, est un véritable poète, souvent 
bien inspiré, et plus particulièrement par le charme et les 



— 8 — 

douceurs du foyer conjugal, témoin ces aimables vers à 
sa femme, celle-là même qui fut l'héroïne du drame ju- 
diciaire où Morin reçut la mort de cette jolie main fémi- 
nine et gantée : 

A JEANNE 

Tu le sais, toi, ma Jeanne, ô grande bien-aimée 1 
J'ai mille fois cueilli l'églogue parfumée 
Au bord des flots jaseurs où boivent les oiseaux : 
Car, lorsque j'ai bien fait mon devoir dans la lutte, 
Je note volontiers les jolis airs de flûte 
Du vent dans les roseaux. 

Tony Révillon est plutôt romancier que poète, ce qui 
rend plus curieux les quelques vers qu'il a semés çà et 
là en ce genre : 

LES NYMPHES DE COROT 

Lorsque je suis allé, cet automne, à Verrières, 
J'ai vu votre maison, Madame, au bord du bois, 
Et j'ai compris qu'enfant vous écoutiez les voix 
Des nymphes de Corot dansant dans les clairières. 

Quand le soleil, avant de quitter l'horizon, 
Passait comme un frisson de flamme sur la Bièvre, 
Les parfums forestiers en vous mettaient leur fièvre, 
Et votre pied frappait l'émail vert du gazon. 

Le jour, on vous trouvait sous les chênes, pensive, 
Et vos yeux ont gardé, sous leurs grands sourcils noirs, 
Le reflet des désirs vagues et des espoirs 
Dont ils suivaient alors la troupe fugitive. 



Et lorsque vous pensez, Madame, à votre bois, 
Comme des gouttes d'eau d'un arbre après la pluie, 
II vous tombe des yeux des larmes que j'essuie ; 
Des nymphes de Corot vous entendez les voix. 

Maurice Faure, député de la Drôme, cigalier émérite, 
auteur d'une aubade provençale intitulée : An bord du 
Rhône, très populaire dans toute la Provence, et ou se 
rrouve le couplet suivant : 

Près du Rhône, loin des vains bruits, 
S'il est doux d'aimer sa maîtresse 
Dans la mystérieuse ivresse 
Du silence étoile des nuits, 
Rêver sur son onde que dore 
L'éclat naissant du nouveau jour 
Est plus joyeux, et notre amour 
Veillera quand tout dort encore. 

Georges Leygues, député de Lot-et-Garonne, compa- 
triote de Jasmin, auteur du Coffret brisé et de la Lyre 
d'iiirain, parle ainsi aux grelotteux : 

Vous me faites pitié, faquins pâles et mièvres; 
Votre cœur, désormais à tout indifférent, 
Ne peut plus concevoir ni le beau ni le grand: 
Un dégoût éternel est figé sur vos lèvres. 

Au flanc des monts aimés des pasteurs et des chèvres, 
Loin des molles langueurs du boudoir odorant, . 
Que n'allez-vous plutôt boire l'eau du torrent, 
L'air pur qui fortifie et qui calme les fièvres ? 



— lO — 

Mais non! vous vous croyez nouveaux et curieux ; 

Vous prétendez subir un dieu mystérieux 

Qui fait saigner vos chairs et torture vos âmes, 

Quand, désertant la vie et ses mâles combats, 
Flétris, dégénérés, l'œil terne, le front bas, 
Vous ne savez chanter que l'ivresse et les femmes! 

Antre poète, le Marseillais Antide Boyer, fondateur et 
rédacteur du journal provençal lou Troun de l'er, où il 
publiait des contes grivois et des poésies. 

Poète encore, le félibre et cigalier Jules Gaillard, lau- 
réat des fêtes arlésiennes de 1877, pour un éloge pas- 
sionné des jeunes filles d'Arles : 

Si devant votre bouche ouverte 
Tout baiser d'amour convoité 
Devenait une feuille verte, 
La terre au loin serait couverte 
De bois autour de la cité. 

Et si chaque cœur qui vous aime 
Allait, comme un astre argenté, 
Luire là-haut du feu suprême, 
Un second ciel, dans le ciel même. 
Surgirait sur votre cité. 

M. Paul Bert fait aussi des vers à ses heures, témoin 
ceux qu'il a publiés, il y a un an, en l'honneur de 
Victor Hugo. 

M. Saint-Martin, du déparlement du Vaucluse, est 



— Il — 

l'auteur d'un poème, Juvenilia, qui ne contient guère 
que des chants d'amour. 

Nous avons déjà cité ici même des vers de Roche- 
fort; nous avons également donné la pièce intitulée les 
Rois à l'Exposition (1867) qui aurait été composée par 
M. Lambert Sainte-Croix en collaboration avec l'ancien 
préfet de la Seine, M. Ferdinand Duval; cela se chantait 
sur l'air de T^cn souvicns-ta? En voici le premier et le 
dernier couplet : 

Venez chez moi, venez, rois de la terre! 
La table est mise et les vins sont frappés ; 
Le jeu, l'amour, tout est prêt pour vous plaire, 
Les seins sont nus et les dés sont pipés. 
Viens, roi des Grecs! Paris vaut bien Athène, 
La Maison d'Or vaut bien le Parthénon, 
Et tu verras si notre belle Hélène 
A ce qu'il faut pour mériter son nom ! 

Vous n'êtes plus, Majestés en détresse, 

Bonnes qu'à boire et qu'à faire l'amour; 

Rois bambocheurs, hâtez-vous, le temps presse; 

La royauté n'a peut-être qu'un jour. 

Çà, vautrez-vous dans votre auguste fange: 

HohenzoUern, Romanofet Cobourgs, 

Bragance, Habsbourg, Brunswick, Savoie, Orange 

Les rois s'en vont! Baitez aux champs, tambours! 

Citons encore Henri de Lacretelle, qui a commis, à 
lui seul, plus de vers que tous ses collègues à eux tous. 
C'est un impénitent ! Il a même fait jouer un drame au 



Théâtre-Français : Fais ce que dois, trois actes en vers 
(17 septembre 18 $6). Il paraît que ses tiroirs sont en 
outre remplis de vers inédits et de pièces à présenter. 
Le Figaro cite de lui une déclaration d'amour échevelée, 
qui doit remonter à la jeunesse de Tauteur, aujourd'hui 
plus que vénérable, et qui n'a pas vu le jour encore : 

Ni la gloire, manteau de pourpre et de vertu 
Dont un homme par siècle à peine est revêtu ; 
Ni les mille bravos, clairons de la fortune, 
Qui pleuvent incessants au pied de la tribune, 
Lorsque... 

[Ici une longue, période à la manière cornélienne.) 

Ni l'extase confuse et paradisiaque 
D'un fumeur d'opium, Chinois ou Syriaque, 
Ni le tressaillement d'un cœur républicain, 
Quand un Brutus vengeur exécute un Tarquin; 
Ni la mort de Baudin, ni les sublimes fièvres. 
Ne valent le baiser quefai pris sur tes lèvres. 

El M. Paul Devès, un cigalier, lui aussi, et qui a été, 
hélas 1 deux fois blackboulé aux dernières élections! Il 
a écrit quelques jolies strophes, comme celle-ci : 

Viens dans les bois ! Le doux soleil d'automne 
De pourpre et d'or teint les vapeurs du soir. 
Au baiser chaud du vent l'herbe frissonne, 
Et de l'étang pâlit le clair miroir. 
Jeunesse, amour, dans mon sein qui bouillonne, 
Au cri des sens mêlent leur grande voix, 
Viens dans les bois I 



I J 



C'est peut-être un peu léger pour un ex-garde des 
sceaux; mais ces vers remontent, disons-le bien vite, à 
une époque où certes il ne pensait pas devenir député, 
et encore moins ministre ! 

Cette énuméralion est forcément incomplète, car plus 
d'un de nos législateurs s'est masqué d'un faux nom 
pour produire les enfants de sa muse. Parmi eux nous 
citerons M. Baïhaut, député de la Haute-Savoie, au- 
jourd'hui ministre des Travaux publics, qui a donné, 
sous le pseudonyme de Charles de Pomoy, un fort joli 
volume de vers contenant cent et une pièces et intitulé 
simplement Poésies. En voici, à titre d'échantillon, deux 
strophes prises au hasard : 

11 faisait presque noir, et, perdu dans l'opale, 
L'horizon conservait une lumière pâle, 
Un jour mystérieux ; 
. Et la brise du soir, légère et parfumée, 
Faisait dans le vallon soupirer la ramée. 
Nous n'étions que nous deux. 

Nous allions dans le bois, foulant aux pieds la mousse; 
Tu me serrais la main, ton haleine si douce 

Effleurait mes cheveux ; 
Et l'étoile ou la fleur, le vent ou le nuage, 
Murmuraient près de nous, dans leur secret langage : 

« Ils s'aiment tous les deux. » 

Pour être député, l'on n'en est pas moins homme (voilà 
que par entraînement nous aussi, nous faisons un vers), 



— 14 — 

et l'on reste sensible aux souvenirs d'amour (ce qui 
en fait encore un). 

Théâtres. — Les Nouveautés nous ont donné, le 
28 décembre, leur revue annuelle, les Nouveautés de 
Paris, de MM. Blum, Wolff et Toché, avec MM. Bras- 
seur père et fils, Berthelier, Montaubry, Allart, 
IVimes j. Darcourt, Deval, etc.. Le succès de l'inter- 
prétation a été surtout pour M. Berthelier, qui détaille à 
ravir les fort jolis couplets de son rôle. Quant à la pièce, 
elle n'a pas grande originalité, mais elle est suffisamment 
gaie. 

— Le même soir, à la Scala, revue annuelle sous le 
titre de On refuse du monde. Auteurs, MM. E. Lévy et 
J. Sermet, avec musique de M. Herpin. Paiilus, Libert 
et M"ie Duparc jouent et chantent avec succès cette 
pièce amusante qui aurait peut-être mérité les honneurs 
d'une scène plus sérieuse. 

— Le 30, la Porte-Saint-Martin a représenté la Ma- 
rion Delorme de Victor Hugo avec un grand luxe de 
costumes, de mise en scène et de décors. Nous doutons 
même qu'à ce point de vue le drame d'Hugo ait jamais 
été aussi magnifiquement encadré. Il n'avait pas été 
représenté depuis la reprise qu'en fit la Comédie-Fran- 
çaise le 10 février 1873. Cette reprise fut éclatante, et 
donna soixante représentations de suite avec des recettes 
longtemps considérables. A partir de la quatrième soirée 



I!) — 



on fit plus de 7,000 francs pendant plusieurs mois con- 
sécutifs. 

Voici la distribution des principaux rôles de Marion 
Delorme à cette dernière époque, avec la distribution 



actuelle en regard : 










Théâtre -Français. 


Porte-St-Martin. 


Saverny 


MM. 


Delaunay 


Berton 


Didier 




MOUNET-SULLY 


Marais 


Louis XIII 




Dressant 


Ph. Garnier 


Langély 




GOT 


LÉON Noël 


Nangis 




Maubant 


DUMAINE 


Laffemas 




Febvre 


Cosset 


Marion 




M '"6 Favart' 


s. Bernhardt 



On a surtout applaudi, dans l'interprétation d'aujour- 
d'hui, MM. Berton, Dumaine, Marais, Philippe Garnier 
et Mn^e Sarah Bernhardt, qui s'est montrée, comme 
toujours, la grande artiste que l'on sait. M. Philippe 
Garnier a même obtenu un succès tout particulier grâce 
à l'originalité de sa tenue, de son costume, et à l'art 
consommé avec lequel il a su représenter plastiquement 
et physiquement l'indolent Louis XIII. 

La reprise de Marion Delorme est un de ces événe- 
ments littéraires et artistiques qui ont toujours le don 



I. Les autres petits rôles étaient également remplis rue de Ridie- 
lieu avec une perfection rare par MM. Thiron, Barré, Garraud, 
Prudhon, Boucher, Kime, Coquelin cadet, Joumard, Martel, Char- 
pentier, Joliet, D. Vernon, Chéry ; M"'e P. Granger. 



— ib — 

de passionner la population parisienne, et l'accueil 
qu'elle vient de recevoir permet à M. Duquesnel d*es- 
pérer de longues et fructueuses représentations. 

— Aux Menus-Plaisirs, le 3 1 , nouvelle revue an- 
nuelle, Pêle-mêle Gazette, de MM. Blondeau, Monréal et 
Grisier, jouée par Fusier, Chambéry, Montcavrel, et 
Mmes Toudouze, Berthier, Lardinois, etc. Quelques 
jolies scènes d'imitations théâtrales, et surtout le tableau 
très réussi des Beni-bouffe-toujours, ont assuré le succès 
de cette revue. 

— Le même soir, M. Maurice Simon inaugurait sa 
direction au théâtre Déjazet avec la lop représentation 
de Mon Oncle, cette bouffonnerie du théâtre Cluny, que 
les artistes qui l'ont créée jouent aujourd'hui au bou- 
levard du Temple avec un égal succès. 

— Le 6 janvier, le Palais-Koyal a donné une assez 
plaisante parodie de la pièce de Sardou au Vaudeville, 
sous le titre de la Fille de Georgette. On a annoncé, 
comme auteur de la pièce, un M. Valbidor , pseu- 
donyme composé de la première syllabe du nom de 
MM. Valabrègue, Billault et Dorgeval. Hyacinthe, Ray- 
mond, Milher, Pellerin, et surtout Mmes Mathilde et 
Lavigne, ajoutent encore par l'excentricité de leur jeu à 
la fantaisie de leurs rôles. 

— La Renaissance a donné, le 8 de ce mois, une 
excellente bouffonnerie en 5 actes, de M. Alex. Bisson, 
Une Mission délicate, jouée par Saint-Germain, Delau- 



— 17 



noy, Galipaux, Vois, Mme Dunoyer, etc. Une débu- 
tante, M"e Boulanger, a également réussi. 

— Aux Concerts du Châtelet, nous avons eu, !e 
27 décembre, une belle exécution de Struensée, que le 
public accueille toujours avec des applaudissements 
frénétiques. Entre celte œuvre magistrale et la Reforma. 
iion-Symphonie de Mendelssohn, la suite d'orchestre de 
M. Guiraud a paru un peu pâle. — Le 3 janvier pas de 
concert, Colonne et son orchestre exécutant à l'Odéon 
la musique à'Athalie. Mais en revanche, le 10, magni- 
fique séance avec Mme Krauss, qui a obtenu un véri- 
table triomphe dans l'air d'Alceste, de Gluck, « Divinités 
du Slyx », et dans le Roi des Aulnes, de Schubert, exécuté 
pour la première fois avec l'orchestration de Berlioz. 



Petite Gazette. — Notre confrère Stoullig vient de 
créer sous le titre de Revue d'art dramatique une nouvelle revue, 
format de la Revue des Deux-Mondes, qui paraîtra deux fois 
par mois, et qui ne s'occupera exclusivement que de questions 
théâtrales. 

— Les dix premières représentations du Cid à l'Opéra ont 
produit 205,344 francs de recette. 

— Le bilan de l'Odéon, pour l'année 1885, première année 
complète de la direction Porel, a donné une recette de 
702,377 francs. C'est, avec l'année 1876(801,769 fr.), la plus 
forte recette annuelle que ce théâtre ait faite depuis 1870. 

NÉCROLOGIE. — 25 décembre. Le peintre Amaury Duval, 
élève d'Ingres et neveu du poète Alex. Duval. On voit de lui, 
au Luxembourg, Une jeune fille sortant du bain. 

— 27. Le ténor Stephanne qui a eu, un moment, un 



— i8 — 

certain succès à l'Opéra-Comique. Il n'avait que trente-cinq ans. 

— 27. Le docteur Fauconneau-Dufresne, spécialiste très 
connu pour les maladies du foie, à l'âge de quatre-vingt-huit 
ans. 

— 28. Le docteur Le Bret, ancien président de la société 
d'hydrologie de France. 

— 29. L'architecte Franel, auteur du célèbre monument 
élevé à la mémoire du duc de Brunswick, par la ville de 
Genève, à laquelle ce royal excentrique avait légué sa fortune 
en lui imposant cette condition. 

— 29. Eugène-François-Charles Provost, né en 1857, ex- 
sociétaire de la Comédie-Française oii il avait débuté le 
18 juin 1859 dans Arnould de la Famille Poisson et Alain des 
Héritiers. Il avait quitté la Comédie-Française en 1869, parce 
que le comité, qui l'avait nommé sociétaire pour être agréable 
à son illustre père, s'empressa, après sa mort, de le désocié- 
tariser le plus promptement qu'il put. Il joua ensuite, pendant 
peu de temps, à l'Odéon et aux Bouffes-Parisiens. Son frère, 
qui avait épousé M"" Ponsin, est aujourd'hui caissier de la 
Comédie-Française. 

— 31. M. Escande, ancien rédacteur de la Gazette de 
France, de F Union, du Nouvelliste du Tarn, etc.. 

— 4 janvier. Le docteur Amédée Dechambre, membre de 
l'Académie de médecine, et directeur, depuis lafondation{i85 5) 
jusqu'à ce jour, de la Gazette hebdomadaire de médecine et de 
chirurgie. Il a également dirigé le Dictionnaire encyclopédique 
des sciences médicales qui compte aujourd'hui plus de quatre- 
vingts volumes. 11 avait soixante-quatorze ans. 

— 5. Ernest Panckoucke, ancien directeur gérant du Mo- 
niteur universel que son grand-père avait fondé. C'est à son 
père, Charles Panckoucke, qu'on doit une célèbre collection 
de classiques latins. 

— 6. Gilbert-Boucher, sénateur de Seine-et~Oise, président 
de la Commission des bureaux de tabac, ancien conseiller 



— 19 — 

à la Cour d'appel de Paris. Il habitait à Luzarches le châ- 
teau de Rocquemont, qui avait appartenu à Sophie Arnould, 
et où l'on voit encore de très curieux souvenirs artistiques du 
XVIII« siècle, 

— 6. Frédéric-Albert-Pierre, comte de Falloux du Cou- 
dray, membre de l'Académie française, né à Angers le 
7 mai i8i i . On sait qu'il fut le premier ministre de l'Instruc- 
lion publique de Louis-Napoléon Bonaparte (20 déc. 1848). 
On connaît aussi ses relations avec M'"° Svetchine et l'in- 
fluence mutuelle et considérable qu'ils exercèrent l'un sur 
l'autre. Il a publié la correspondance de cette célèbre Russe 
devenue si fervente catholique, ainsi qu'une notice détaillée 
sur sa vie. Il laisse un frère, le cardinal Frédéric de Falloux. 

— 7. Jean-Victor Ségalas, avocat, mari de M™° Anaïs Sé- 
galas. C'est lui qui avait organisé pendant le siège de Paris 
le service des pigeons voyageurs. Né le 9 octobre 1802, il 
était officier de la Légion d'honneur. 

— 7. Léon Gaucherel, l'aquafortiste si connu, directeur du 
journal l'Art. Cet éminent artiste est un de ceux qui ont le 
plus contribué aux progrès de l'eau-forte contemporaine. Il 
était né le 2 I mai 1816, à Paris, et était chevalier de la Légion 
d'honneur. 

— 7, Adhémar Barré de Saint-Venant, membre de l'Aca- 
démie des sciences (section de la mécanique), né le 2 3 août 1 797. 
C'était, après M. Chevreul, le membre le plus âgé de cette 
scientifique compagnie. 



20 



VARIETES 



' NOS DÉPUTÉS 

Nous donnons en son entier, vu sa curiosité, la lettre 
suivante que M. Clovis Hugues, le poète-député de Mar- 
seille, vient d'adresser au journal la Lanterne, et qui est un 
document des plus intéressants à conserver pour l'histoire de 
notre temps. On y trouvera de bien piquants et même de bien 
amusants détails sur la vie difficile que font à nos honorables 
les braves gens qui les ont élus ! 

Tous les jours, chaque député reçoit en moyenne 
une vingtaine de lettres lui demandant des services 
personnels en dehors de tout ce qui se rattache aux 
agitations politiques du moment. 

En toutes ces lettres, il y a un débordement de con- 
fiance à l'égard de l'heureux élu. Qu'il fasse un signe, 
le plus insignifiant des signes, du bout des doigts, et le 
rêve de son correspondant est réalisé. Avec un mot, 
avec une pauvre apostille de trois lignes au bas d'une 
requête, il distribue des bureaux de tabac, obtient des 



2 I 



grâces, fait pleuvoir des secours, rapatrie des compa- 
triotes, réforme des jugements rendus parles tribunaux, 
renvoie des militaires dans leurs foyers, fleurit des bou- 
tonnières, révoque des administrateurs, trouve des 
nourrices, retrouve des parapluies perdus, change des 
fonctionnaires de résidence, casse des décisions minis- 
térielles, attendrit des créanciers, conclut des mariages, 
règle des divorces, apaise des belles-mères, étouffe des 
scandales, fait réussir des examens, corrige des en- 
quêtes, répand des permis de circulation, nomme des 
préfets, des sous-préfets, des vice-consuls^ fabrique des 
évêques républicains et donne des emplois dans les 
ministères, dans les maisons de banque, dans les 
grandes Compagnies et même chez les simples parti- 
culiers. Tout cela, du reste, en une seule journée. 

Exigez-vous des chiffres? Chaque député a toujours 
une cinquantaine de nominations en train dans les 
postes et télégraphes; au ministère de ia guerre, il 
expédie mensuellement une trentaine de demandes de 
congés, de changements de corps, de renvois dans les 
foyers; au ministère des finances, il opère avec une 
perspective de soixante bureaux de tabac à obtenir par 
trimestre; à l'approche du jour de l'an et du 14 juillet, 
il recommande, pour son compte particulier ou avec la 
signature d'autres collègues, une quinzaine de postu- 
lants au ruban de ia Légion d'honneur. De là une tem- 
pête, un ouragan, un cyclone d'apostilles dans les 



22 



ministères. Mais est-il nécessaire d'ajouter que le cy- 
clone n'arrache rien? Les ministres, assaillis, débordés, 
ne répondent même pas ou répondent par quelque for- 
mule banale, imprimée, tirée à plusieurs milliers d^exem- 
plaires. Et comment feraient -ils autre chose, quand 
nous leur présentons à la fois deux ou trois mille can- 
didats pour une seule nomination? 

Que fait pourtant le député devant cette exagéra- 
tion de confiance? Il écrit à chacun de ses correspon- 
dants qu'il apostillera la demande, qu'il verra le mi- 
nistre ou le directeur de la Compagnie, et qu'à la 
première occasion, etc. Or, juste à ce moment, il vote 
contre le ministère ou contre la Compagnie, quelquefois 
contre les deux à la même séance. Mais les votes ne 
font rien à l'affaire, et nous recevons toujours un peu 
plus de requêtes dans les périodes où nous combattons 
le gouvernement, car bon nombre de braves gens 
croient encore à l'existence du député à qui l'on ne 
refuse rien, parce qu'il se fait craindre. La crainte du 
législateur, c'est le commencement de la sagesse. 

Eh bien! même en admettant qu'un député possède 
une énorme influence dans les ministères, comment sy 
prendra-t-il pour apporter la solution désirée aux cinq 
ou six cents demandes qu'il reçoit chaque mois? Il y 
a là une impossibilité matérielle sur laquelle il est inutile 
d'insister. De plus, à quel moment s'occupera-t-il des 
affaires du pays, s"'il veut essayer de faire réussir seule- 



- 23 — 

ment le quart des demandes qui lui sont adressées? 
Dans la matinée, à l'heure où il pourrait étudier les 
questions, il moisira dans les antichambres; au Palais- 
Bourbon, pendant les séances, il écrira sa correspon- 
dance ou payera d'un vote ministériel, contre sa propre 
conscience, les services qui lui auront été rendus. 

En somme, il y a, dans toute la correspondance de 
la plupart des députés, une certaine quantité d'hypo- 
crisie, déguisant beaucoup d'impuissance, et, certai- 
nement, ils ne se pardonneraient pas cette hypocrisie 
épistolaire, si elle n'était une des formes de la politesse 
française. Les anciens députés ont répondu, pendant 
quatre ans, à plus de quatre cents lettres par mois; et 
ils n'ont pas réussi vingt fois en leurs démarches, tout 
en assurant chacun de leurs correspondants de la possi- 
bilité d'une heureuse solution. 

Réélus au scrutin de liste, qui devait les délivrer dé- 
finitivement de l'horrible corvée des sollicitations, ils 
sont plus que jamais accablés de demandes. Une re- 
marque à faire : ces demandes leur sont adressées le 
plus souvent par d'honnêtes et crédules citoyens, géné- 
ralement étrangers à leurs départements. Mais elles n'en 
constituent pas moins, pour chacun d'entre nous, une 
préoccupation constante, absolument préjudiciable aux 
intérêts généraux du pays. 

C'est pour cela que j'ai cru devoir signaler dans votre 
vaillant journal, si fréquemment reproduit par la presse 



— 24 — 

de Paris et de la province, la puérilité qu'il y a pour 
l'électeur à s'imaginer que tout est dit quand son député 
l'a gratifié d'une apostille, au milieu d'un encombrement 
de cent autres demandes qu'il apostillera également et 
que les ministres jetteront au même panier, après avoir 
reçu à eux seuls le contre-coup des trois ou quatre mille 
demandes quotidiennement adressées au Palais-Boubon. 

... J'en ai fait le compte, et c'est ainsi! 

comme dit Ruy-Blas en un lambeau de vers de la 
grande tirade. 

J'ai personnellement une correspondance moyenne 
de cinq cents lettres par mois, et je finis toujours par 
répondre à toutes. 

C'est vous dire assez qu'en vous écrivant cette cinq 
cent unième lettre, je tiens surtout à servir les électeurs 
eux-mêmes et à les mettre en garde contre un excès de 
confiance qui se traduit par du temps perdu à leurs 
dépens et aux dépens du pays. 

Avec mes remerciements anticipés, agréez, mon cher 
ami et ancien directeur, l'assurance de mes meilleurs 
sentiments. 

Clovis Hugues, 
Député des Bouchçs-du-Rhône. 

Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 3jS. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 2 — 3i janvier 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Assassinat du préfet de l'Eure, banquet Molière, 
Paul Baudry. — Pauvre La Fontaine! — Théâtres: Comédie- 
Française, Odéon, Opéra-Comique, concert Colonne, Château-d'Eau, 
Adelina Patti. 

Varia : Une bague royale. — Livres poursuivis. — A propos 
d'étoiles. — Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 

Variétés : Page inédite de Casanova. 



La Quinzaine. — L'Assassinat du préfet de l'Eure. 
— Le Banquet Molière. — Mort de Paul Baudry. — Le 
mystérieux assassinat du préfet de l'Eure, M. Barrême, 
dans un compartiment de chemin de fer, entre Paris et 
Mantes, a été le sujet de toutes les conversations et le 
grand événement de cette quinzaine. C'est le 1 3 que le 
fait s'est produit, et depuis ce jour aucun indice n'a pu 
mettre la police sur la trace du coupable. On n'en est 
même pas réduit à un simple soupçon, et il est à craindre 
I. — 1886. 3 



— 2G — 

que l'auteur de cetattentat n'échappe définitivement à la 
justice. 

On a prétendu que M. Barrême, qui voyageait con- 
tinuellement sur la ligne, y faisait une guerre acharnée 
aux joueurs de bonneteau, qu'il en avait fait arrêter 
quelques-uns, et que la digne association de ces escrocs 
de chemin de fer avait juré la mort du préfet, qui avait 
finalement succombé sous les coups de l'un d'eux. A 
ce propos, on a publié de nombreux articles sur les 
boimeteurs, audacieux filous qui, surtout les jours de 
courses, s'installent dans les wagons où ils flairent des 
dupes et où ils parviennent, en effet, à les faire jouer 
avec eux. Puis cette piste, sur laquelle tout le monde 
s'est d'abord jeté, a été ensuite à peu près abandonnée 
par l'instruction, et par un examen plus approfondi des 
faits, et le mystère continue, après plus de quinze 
jours déjà, à obscurcir, pour bien longtemps peut-être, 
sinon pour toujours, l'origine et les causes de cette 
dramatique affaire. 

— Le 1 5 janvier a eu lieu le banquet annuel des 
Moliéristes, sous la présidence de M. Jules Claretie, 
qui a prononcé, au dessert, une allocution bien fine- 
ment tournée, et où nous avons été heureux de re- 
trouver la plume de l'écrivain éminent et du lettré 
érudit auquel ont été confiées les destinées de la Co- 
médie-Française. Voici cette allocution presque en 
entier : 



— 27 — 

Messieurs , 

Tout à l'heure, en venant prendre la place où vous avez 
bien voulu m'appeler, je passais rue de Richelieu, et j'y 
cherchais des yeux la maison où est mort Molière... Eh bien, 
je signale à la commission des inscriptions de la ville de Paris 
un fait qui doit considérablement étonner les étrangers : la 
date de la mort de Molière, dont nous glorifions aujourd'hui 
la naissance, la date funèbre figure, à quelques mètres de 
distance, sur deux maisons à la fois. 

Au numéro 34, une plaque noire indique au passant que 
Molière est mort en cet endroit, et au numéro 40, une plaque 
blanche avertit, — plus justement, — que Molière a rendu là 
le dernier soupir. Qui sait, Messieurs? Cette double inscrip- 
tion, cette double constatation a son utilité, sans doute, et, 
en m'éloignant, je me faisais cette réflexion : « Si Molière 
est mort tant de fois, c'est peut-être qu'il n'est pas mort du 
tout et qu'il est tout simplement toujours vivant, vivant, à 
quelques pas de sa chambre mortuaire, sur la scène où on 
l'acclame, vivant dans sa glorieuse Maison , vivant dans nos 
bibliothèques, vivant dans nos esprits, vivant dans nos propos, 
dans nos souvenirs, dans nos joies, dans nos tristesses, dans 
nos rires, — vivant partout , c'est-à-dire immortel ! » 

Aucun homme, en vérité, n'a rencontré devant la postérité 
de tels hommages. Ce fils de petit bourgeois, ce comédien 
errant devenu directeur de théâtre, ce faiseur de pièces et de 
farces, cet amuseur que devaient fort mépriser les marquis 
dont il raillait les rubans, cet homme qui ne fut rien en son 
siècle qu'un homme de génie, a survécu de par la royauté de 
l'esprit à toutes les autres puissances, et la moindre signature 
du comédien de Louis XIV coûte plus cher aujourd'hui qu'un 
autographe du Grand Roi. 

Mais ce n'est pas à vous, moliéristes, qu'il faut apprendre 
ce que vaut Molière : vous êtes ici pour le fêter... J'aime ce 



— 28 - 

mot de Moliéristes. Ce n'est pas un barbarisme, loin de là : c'est 
un gallicisme. Il console de tant d'autres mots en istc passa- 
blement attristants. On vous a accusés de former une petite 
chapelle spéciale : où est le mal ? Quand on a honoré tant 
de faux grands hommes, pourquoi ne vénérerait-on pas les 
vrais? Du reste, Molière est de ceux que tout le monde aime. 
C'est un des gais aïeux de toutes nos familles, et, si je ne 
redoutais de faire ici allusion à la politique, je dirais qu'en 
France Molière est ce qui nous divise le moins. 

Messieurs, fêtons, honorons, glorifions donc Molière sur nos 
théâtres, dans nos livres, dans nos toasts, et s'il m'est une 
joie, s'il m'est un honneur, c'est, — après avoir présidé ce 
banquet des moliéristes et y avoir célébré Molière chez vous, 
— d'aller tout à l'heure l'entendre louer, l'entendre applaudir 
et célébrer chez lui. 

En buvant, Messieurs, à Molière, — en portant des lau- 
riers toujours verts à son marbre toujours jeune, — nous 
acclamons ensemble l'art dramatique , gloire incontestée de 
notre nation, et l'esprit français, impérissable patrimoine de 
la patrie ! A Molière, le plus Français des poètes de France ! » 

On était très nombreux au banquet, et cependant le 
vide s'est fait très vite. M. Claretie a même dû quitter 
la table avant la fin du repas, appelé au théâtre par les 
exigences de son service directorial. Il y avait en effet 
en l'honneur de Molière une solennité dont nous par- 
lons plus loin, et qui avait lieu également à l'Odéon. 
Les deux théâtres ont donc enlevé au banquet une 
bonne partie des convives et la soirée s'est trop tôt 
terminée. 



— 29 — 

— L'art vient de faire une perte bien sensible dans 
la personne de l'illustre peintre Paul Baudry, décédé à 
Paris, le i6 de ce mois. Entre autres chefs-d'œuvre, il 
a laissé surtout ce merveilleux plafond de l'Opéra que 
nous pouvons admirer trois fois par semaine, mais qui 
gagnerait tant à être déplacé pour produire son véri- 
table effet et être estimé à sa juste valeur. Né le 7 no- 
vembre 1828, à Bourbon-Vendée, où son père était 
simple sabotier, M. Paul Baudry, membre de l'Aca- 
démie des beaux-arts depuis le 24 mai 1870, est mort 
d'une maladie de cœur. Il avait été fait commandeur de 
la Légion d'honneur en 1875. Nous renvoyons nos lec- 
teurs, pour plus de détails sur la carrière de ce grand 
artiste et pour l'appréciation de son talent, à l'étude que 
lui a consacrée M. Jules Clarelie, dans la collection des 
Peintres et SculpîeiKrs qu'il a publiée à la Librairie des 
Bibliophiles '. 

C'est seulement le 2 5 janvier qu'ont été célébrées les 
obsèques de Baudry, pour permettre à son frère, alors 
en Egypte, d'y venir assister. Au cimetière Montpar- 
nasse, où a eu lieu l'inhumation, sept discours ont été 
prononcés par MM. Turquet, Charles Garnier, Antonin 
Proust, Thomas, Bailly, Halgan et Rieder. Nous em- 
prunterons au discours de M. Turquet, qui représentait 
le gouvernement, le passage suivant qui contient sur ce 

I. Lire aussi, dans le Temps du 26 courant, un très remarquable 
et très complet article de Paul Mantz. 



— 3o - 

grand artiste un renseignement tout à fait caractéris- 
tique, donné par lui-même : 

Baudry n'eut pas seulement les dons qui font l'artiste hors 
ligne : il eut les vertus qui rehaussent le génie, qui enno- 
blissent la gloire. Il fut simple, il fut modeste. Tout au tra- 
vail, il préféra au bruit le recueillement, aux applaudissements 
le témoignage de sa conscience; enfin, il aima l'art pour l'art. 

(■ On me rendra cette justice plus tard, écrivait-il à un 
compagnon de sa jeunesse, que si j'ai déserté en apparence 
les Salons annuels, c'a été par dévouement à la grande pein- 
ture. Une petite toile nous assure le succès et souvent la 
fortune. Si la gloire m'est donnée, ce qui est encore bien 
douteux, j'ai la satisfaction de dire que j'aurai négligé com- 
plètement le profit. » 

Pour rendre cette justice à Baudry, ses contemporains 
n'ont pas attendu qu'il eût cessé de vivre, mais je veux pro- 
clamer son désintéressement sur sa tombe, parce que c'est là, 
il me semble, l'éloge funèbre qu'il eût le plus souhaité. 

Pauvre La Fontaine ! — Jamais on ne s'est tant 
occupé de La Fontaine. En même temps qu'on le ré- 
imprime dans la précieuse collection des Grands Écri- 
vains de la France de la maison Hachette, la Librairie 
des Bibliophiles vient de donner de ses Contes et de 
ses Fables des éditions ornées de merveilleuses eaux- 
fortes, qui sont déjà dans les bibliothèques de tous les 
vrais amateurs. Nous ne serions pas étonné de voir 
paraître prochainement un organe spécial ayant pour 
litre le La Fontainiste, comme nous avons déjà le Molié- 
riste. Cetta publication devrait être doublée d'un comité 



— JI — 



de défense, car la loi édicté des peines contre les gens 
qui dégradent les monuments publics, et, par une 
étrange anomalie, elle laisse impunies les atteintes 
portées à nos grands écrivains, dont les œuvres sont 
pourtant, encore plus que celles de nos grands archi- 
tectes, la gloire vraie et impérissable du pays. 

Nous avons déjà signalé les étranges arrangements de 
pièces de Molière dont certains cuistres s'étaient rendus 
coupables. C'est aujourd'hui le tour de La Fontaine, et 
voici, presque coup sur coup, deux pédants, dont l'un 
s'avise de dénaturer ses Fables et l'autre de les corriger. 

L'un de ces deux messieurs est un ancien ami et 
commensal de Sainte-Beuve, qui profita des confidences 
recueillies dans son intimité pour publier sur lui un 
ouvrage impudent qui eut le succès certain réservé à 
tous les livres orduriers. M. Nicolardot , — puisqu'il 
faut l'appeler par son nom, — s'est d'abord amusé à 
faire de la statistique sur les fables, sur le nombre de 
vers qu'elles contiennent en m.oyenne, sur le nombre 
de fois que chaque animal entre en scène, et autres 
exercices de même utilité. Il relève aussi les imperfec- 
tions de style de ce pauvre fabuliste, qui a eu la male- 
chance de ne pas vivre du temps de Nicolardot, lequel 
lui aurait volontiers enseigné le beau langage. Mais le 
point capital de son livre, c'est la découverte qu'il a 
faite que La Fontaine avait un cœur davidiqiie. Ses fa- 
bles ne sont, à vrai dire, que des psaumes, et, en les 



— 32 — 

écrivant, il n'a cessé d'avoir des réminiscences de la 
Bible. Ainsi, la Grenouille qui veut se faire aussi grosse 
que le bœuf^ c'est Adam mangeant le fruit défendu; — 
l'Homme qui court après la Fortune^ c est Nahuchodono- 
sor; — l'Homme qui l'attend dans son lit, c'est Daniel. 
Comme bouffonnerie, c'est assez réussi. Mais en voilà 
assez, n'est-ce pas? sur Nicolardot. Passons maintenant 
à son copain. 

Celui-là, qui pourtant n'a diffamé personne, est en- 
core plus audacieux que Nicolardot. C'est le baron Eu- 
gène du Mesnil, de Dijon, qui a publié un livre sous 
ce titre : Fables de La Fontaine. — Les fautes de langue 
ont été corrigées par le baron Eugène du Mesnil. Tandis 
que Nicolardot se borne à déposer des sottises autour 
des fables, le chaste et érudii grammairien-baron va 
jusqu'à les corriger et les expurger. Ainsi, au lieu de : 

Va-t'en, chétif insecte, excrément de la terre, 
il met : 

Va-t'en, chétif insecte, imbécile diptère. 

Il est choqué de ces deux vers : 

Avant l'oût, foi d'animal. 
Intérêt et principal. 

et il imprime : 

Avant l'oût tout sera prêt, 
Principal et intérêt, 

ce qui fait une faute de prosodie dans le second vers. 






Mais, quand on agit pour le bon motif, on n'y regarde 
pas de si près. 

Dans la fable le Mari, la Femme et le Voleur^ on lit : 

Et n'ayant caressé son mari de sa vie. 

« Vite, atténuons cela », s'est dit le pudique baron, 
et il a ajouté cet élégant palliatif: 

Le mari croyait être un pacha de l'Asie, 
En Europe il faudrait de meilleurs procédés. 

Tout est à l'avenant, et nous n'irons pas plus loin. 
Mais c'est tout de même beaucoup d'avoir senti s'a- 
battre sur soi, presque en même temps, un Nicolardot 
et un du Mesnil. Pauvre La Fontaine! 

Théâtres. — Le 1 5 janvier, la Com.édie-Française 
et rodéon ont célébré, comme d'habitude, le 264^ an- 
niversaire de la naissance de Molière. Rue de Riche- 
lieu on a joué une petite saynette inédite, en vers, de 
M. d'Hervilly, Molière en prison, qui a suffisamment 
réussi. Ces sortes d'à-propos survivent rarement, d'ail- 
leurs, à l'occasion qui les a vus naître. Le Bargy, 
Leloir, Féraudy, et Mi'e Durand, remplaçant Mi'e Marsy 
indisposée, ont interprété les rôles de ce fugitif ou- 
vrage. On a joué ensuite l'Avare, remis à la scène avec 
la distribution exceptionnelle suivante : 

Maître Jacques. MM. GOT. 

Cléante. Delaunay. 



-34- 



Laflèche. 


MM. 


COQUELIN cadet. 


Valère. 




Prijdhon. 


Anselme. 




Martel. 


Harpagon. 




Laugier. 


Elise. 


M mes 


' Barretta. 


Frosine. 




Granger. 


Marianne. 




Muller. 



Très vif succès, surtout pour Got, Delaunay et 
M™e Granger. M. Laugier, intelligent, plein d'activité 
et de mouvement en scène, — trop de mouvement peut- 
être, — a paru être un peu trop jeune et manquer de 
l'étoffe voulue dans ce rôle si difficile et si complexe 
d'Harpagon. Ce n'en est pas moins un artiste de pre- 
mier ordre et de grand avenir. 

A l'Odéon, avec le Misanthrope et le Malade imagi- 
naire, M. Porel nous a donné une petite comédie à- 
propos, la Première du Misanthrope, de MM. Armand 
Ephraïm et Adolphe Aderer, très bien interprétée par 
MM. Albert Lambert, Amaury, Rebel, Rameau, et 
M"e Nancy Martel. Le succès en a été assez vif. 

— A l'Ambigu, le i6, première représentation de la 
Banque de l'univers, pièce en cinq actes, de M. Grenet- 
Dancourt. Il y a bien de la fantaisie et de l'observation 
contemporaines dans cette série de tableaux qui tien- 
nent à la fois de la comédie et du drame, mais plus 
encore de la comédie. Bien que la pièce n'ait pas 
réussi, puisqu'elle a dû quitter l'affiche après cinq re- 
présentations seulement, nous ne saurions trop féliciter 



— o:> 



M. Rochard de l'avoir accueillie. Quant à M. Grenet- 
Dancourt, il sort plutôt grandi que diminué par cet 
insuccès, et nous dirons même, dût-on nous accuser 
d'émettre un paradoxe, que nous préférons de beaucoup, 
au point de vue littéraire surtout, cette œuvre, malgré 
son insuccès, à l'éternel succès des Trois Femmes pour 
un mari du même auteur. 

— Le 19, reprise à l'Opéra-Comique de Zampa, le 
chef-d'œuvre d'Hérold, qu'on n'y avait pas joué de- 
puis le 28 janvier 1885. L'ouvrage a atteint ce même 
soir sa 527^ représentation. La première date du 3 mai 
1851. Des créateurs de Zampa il ne reste plus aujour- 
d'hui que ChoUet, qui vit retiré à Nemours et qui a 
quatre-vingt-un ans, et M^e Casimir, qui en a quatre- 
vingt-deux. Maurel chante actuellement le rôle de 
Zampa, et Mn^e Calvé celui de Camille. Mouliérat fait 
Alphonse; Grivot, Daniel; Barnolt, Dandolo , et 
M"e Esther Chevalier, Rita. Le succès de cette belle 
reprise a été considérable, grâce à la science drama- 
tique et musicale de Maurel, au talent sérieux, bien 
qu'un peu hésitant peut-être, de M"e Calvé, à la gaieté 
et à l'esprit de Grivot et de Barnolt, et à la voix tou- 
jours bien conduite de Mouliérat et de Mi'e Chevalier. 
Quelques passages de la partition ont un peu vieilli, 
mais l'ensemble n'en demeure pas moins d'un efïet 
puissant et, par endroits, grandiose. 

— Le dimanche 1 7, grand succès, au concert Colonne, 



— 3b — 

pour le célèbre violoniste Joachim, l'un des plus grands 
virtuoses de notre temps. Il a joué, au milieu d'ovations 
sans nombre, un concerto de Beethoven, un autre de 
Spohr (le 6e) et un prélude, avec menuet et gavotte, de 
J.-S. Bach. La Symphonie romaine de Mendelssohn, les 
Fêtes cVHéhé de Rameau et la Rapsodie hongroise de 
Liszt complétaient ce merveilleux programme. 

Le dimanche suivant, 24, M. Joachim a joué une 
seconde fois au concert Colonne. Il a exécuté un con- 
certo de Mendelssohn, une romance extraite d'un con- 
certo hongrois de sa composition, et deux morceaux 
de Schuinann. Le succès a été de nouveau colossal, 
M. Joachim a donné, en outre, deux ou trois concerts 
à la salle Erard. Ce grand artiste ne fait d'ailleurs que 
passer parmi nous. Né le 28 juin 1831 à Kitlsée, petit 
village des environs de Presbourg, il n'a pas encore- 
cinquante-cinq ans. 

— A la Comédie-Française a eu lieu, le samedi 23, 
la première représentation de la nouvelle pièce en 
trois actes de M. Gondinet, Un Parisien. C'est une 
pièce très gaie, pleine d'observations prises sur le vif, 
soit pour ce qui concerne l'existence à Paris d'un 
Parisien exclusif, soit pour ce qui regarde les mœurs 
de province, lorsque ce Parisien , qui n'a jamais quitté 
Paris, se trouve soudainement, par un concours de 
circonstances très habilement préparées, transporté, 
comme malgré lui, dans la bonne, ville de Montauban. 



c'est de la gaieté de bon aloi, sans charge excessive, 
assaisonnée parfois d'une pointe d'émotion qui, à un 
moment donné, tire même la larme à Pœil. Enfin, c'est 
de la comédie comique, et de la meilleure, avec une 
abondance, une surabondance même de mots d'esprit 
et de reparties plaisantes qui éclatent à tout moment 
comme des fusées dans un feu d'artifice. Un grand 
succès, en somme, auquel concourent les deux Co- 
quelin, Thiron, Boucher, Garraud , et M^es Reichem- 
berg, Céline Montaland et Kalb. 

— Le Î24, au théâtre du Château-d'Eau , première 
représentation d'un drame nouveau, en cinq actes et 
neuf tableaux, de MM. Gaston Marot et Clairian, la 
Casquette du père Biigeaud, qui met en scène, avec le 
fameux duc d'Isly, le colonel Lamoricière et les com- 
mandants Cavaignac et Yussuf. C'est une pièce inté- 
ressante et qui a été fort bien accueillie. 

— Adelina Patti. Le grand événement artistique de 
la première quinzaine de février sera la réapparition de 
la trop fugitive planète Adelina Patti dans le ciel pari- 
sien, où le public lui avait destiné une place d'étoile 
fixe de première grandeur. Trois fois seulement on 
pourra Pentendre à l'Eden-Théâtre, les 5, 6 et 9 fé- 
vrier. Que les dilettanti se le tiennent pour dit, car il 
est bien certain qu'on refusera du monde. Prophète à 
bon marché, nous prédisons à la diva un immense 
succès que la prochaine fois nous constaterons. 



- 38 — 

Varia. — Histoire d'une bague royale. — A propos 
de la mort récente d'Alphonse XII , le Masque de fer 
nous raconte l'anecdote suivante : 

(( Au moment de son premier mariage avec sa cou- 
sine la princesse Mercedes, fille du duc de Montpensier, 
le roi, entre autres cadeaux, offrit à sa jeune femme une 
petite bague, sorte de souvenir intime et, pour ainsi 
dire, en dehors des présents officiels. 

La jeune reine mit aussitôt le bijou à son doigt et ne 
le quitta plus. A la mort de Mercedes, le roi reprit cette 
bague et la donna à la reine Christine, sa grand'mère. 

Peu de temps après, celle-ci mourut à son tour, et le 
bijou échut à l'infante del Pilar, sœur d'Alphonse XII; 
l'infante mourut quelques jours plus tard. 

Pour la troisième fois, la bague revint au roi, qui la 
donna alors à l'infante Christine, sœur de la reine Mer- 
cédés et seconde fille du duc de Montpensier. Trois 
mois après, l'infante Christine était morte. 

Enfin, le roi Alphonse se fit remettre une dernière 
fois l'anneau si tristement fameux, et voulut le garder 
et le porter. 

A sa,.mort, quand on recueillit les bijoux du roi, la 
vue de cette bague rappela que tous ceux qui jus- 
qu'alors l'avaient portée étaient morts bien peu de temps 
après qu'elle leur avait été successivement remise. » 

Celte bague, aujourd'hui, est suspendue par un ru- 



- 3o - 

ban au cou de la vierge de l'Almudena, patronne de 
la ville de Madrid. 

Livres poursuivis. — On avait fait courir ces jours 
derniers, le bruit que le parquet allait diriger des pour- 
suites contre Germinal^ le roman d'Emile Zola. A ce 
propos, l'Événement nous raconte l'anecdote suivante : 

Benoît XIV venait d'être élu pape. Un pauvre prêtre 
qui avait été le condisciple du nouveau prélat, mais 
était resté cantonné dans une petite cure de la pro- 
vince d'Orvieto, s'en vint un jour le trouver et lui tint 
le langage suivant : 

« Mio padre, je viens de faire un livre que je tiens à 
te dédier. Tu es toujours tout-puissant : accepte, et tu 
me rendras service. 

— Comment! répondit Benoît XIV, non-seulement 
j'accepte, mais pour que tu puisses en retirer un grand 
profit, je vais te faire intenter un procès par la sacrée 
congrégation des Rites. « 

Et comme le pauvre prêtre se récriait, 

« Ecco, mon ami, lui dit-il, si tu ne procèdes pas 
ainsi, tu ne vendras pas dix exemplaires de ton livre.» 

Le conseil fut suivi, et les éditions se succédèrent 
avec une rapidité jusqu'alors inconnue. 

A propos d'étoiles. — Nous recevons d'un de nos 
abonnés la communication suivante : 



— 40 — 

« Voulez-vous me permettre de jouer un instant les 
Sarcey dans la Gazette anecdotiqiie? Cq sera peut-être 
bien un peu sur votre dos, mais vous êtes de ceux, 
j'espère, qui ont les reins solides. Donc, dans votre 
dernière quinzaine de 1885, une expression, bien 
inoffensive, s'est glissée, qui a fait jeter les hauts cris à 
quelques puristes : il s'agit d'une certaine étoile en re- 
traite, cousine germaine assurément d'une certaine 
étoile en herbe dont nous nous sommes amusés jadis ici 
même. Mais cette fois les puristes en question se sont 
rebiffés et se sont demandé pourquoi, après tout, on ne 
dirait pas étoile en herbe^ comme on dit poète ou chan- 
teur en herbe, les deux figures ayant même valeur. La 
question ainsi posée ne fut pas résolue; l'expression 
étoile en herbe me paraissait fautive sans que je pusse 
expliquer pourquoi elle l'était. La nuit m'a apporté cette 
explication, et je suis heureux de vous donner aujour- 
d'hui la solution de ce grave problème qui nous em- 
barrasse fort, sans doute parce qu'il est extrêmement 
simple. C'est que le mot étoile, dans la phrase où vous 
l'avez mis, s'appliquait à une comédienne, et était déjà 
pris au figuré. Il y avait donc comparaison : or toute 
comparaison, si elle se continue, doit se continuer dans 
le domaine où elle a été prise. Ainsi on dira d'une 
chanteuse que c'est une étoile qui apparaît à l'horizon, 
qui brille, qui s'éteint, mais on ne dira pas d'elle que 
c'est une étoile qui fait naufrage ou qui se casse la 



— 41 — 

jambe, pas plus qu'on ne dit : Le char de l'État navigue 
sur un volcan. » 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Une femme de faible vertu est citée comme témoin 
en police correctionnelle, et le président l'interroge : 

« Votre état? 

— Mon président, je vous dirai comme le grand roi : 
l'état, c'est moi !... » [cil Blas.) 

Attribué par Gil Blas à la spirituelle comtesse de 
B... : 

« La Française suit la mode comme un chien suit 
son maître; l'étrangère, comme un aveugle suit son 
chien. » 

Pris sur un album : 

« On a toujours vingt ans dans quelque coin du 
cœur. » 



Sur un autre album : 

« L'amour est un œuf frr.is, le mariage un œuf dur, 
le divorce un œuf brouillé. « 



— 42 — 

D..., qui admire beaucoup, et avec raison, les Pe- 
tites Sœurs des pauvres, disait l'autre jour à un de ses 
amis : 

« Comparez donc la vie de ces gardes-malades avec 
celle de ces filles évaporées qu'on rencontre dans les 
théâtres et dans les concerts de Paris. 

— Hé ! mon cher ami, ces dernières sont les « pe- 
tites sœurs des riches 1 n 

(Echo de Paris.) 

M"ie X..,, très jalouse se trouve dans une position 
intéressante. Un ami de la maison lui rend visite, et la 
complimente sur sa grossesse. 

« Mon mari ne vous en avait donc pas informé?... 

— Il l'aura sans doute oublié... 

— Oublié? Ce n'est pas possible! Pourquoi mon 
mari a-t-il tenu cela secret? Que me cache-t-il?... Oh ! 
mon Dieu, j'y songe! Quelle horrible idée! Si ce n'était 
pas de lui ! » {Charivari.) 



M^a^k#\^k^w%^ 



Entre bohèmes : 

« Mon vieux, je t'annonce une grande nouvelle. 
Lundi, je m'embarque pour l'Australie, et il est pro- 
bable que tu ne me reverras jamais! 

— Alors... prête-moi deux louis! » 

[Cil Blas.) 



-43 - 

Un avare, payant un de ses foiirnisseurs, compte 
!es pièces de monnaie à mesure qu'il les tire de sa 
caisse. 

« 27 francs, 28, 29... 60. 

— Comment dites-vous? s'écrie le créancier. 

— Ah! pardon, je me figurais que je jouais au pi- 
quet. » 



PETITE GAZETTE. — La constitution du nouveau 
ministère a donné lieu à d'intéressants articles rétrospectifs, 
dont voici le résumé. Le cabinet Freycinet est le vingt et 
unième depuis la guerre de 1870; et voici le nombre de 
ministres consommés, depuis la même époque, par les dépar- 
tements ministériels dont les noms suivent: 

Guerre 16 ministres. 

Marine 16 — 

Finances 17 — 

Intérieur 28 — 

Affaires étrangères .... 15 — 

— M™*^ Inès Sarrante, ancienne cantatrice, qui a depuis 
abordé la médecine et conquis ses brevets, vient d'être nom- 
mée médecin de l'Opéra. C'est la première femme qui ait 
occupé cette situation. 

NÉCROLOGIE. — 9 janvier. Mort du comte Adrien de La 
Valette, ancien directeur-fondateur du journal l'Assemblée 
nationale de 1848, qui devint le Spectateur en juin 1857, fut 
supprimé en 1858 et reparut sans succès en 1877, 11 était 
né à Paris, en 1814. 

— 9. Emmanuel Miller, membre de l'Académie des inscrip- 
tions et belles-lettres, orientaliste distingué, né en 181 2. 



— 44 — 

— 15. L'auteur dramatique viennois Ebersberg, bien connu 
dans les lettres sous le nom de O. F. Berg, vient de mourir 
dans une maison de santé, à Dobiing (Autriche). Il avait été 
décoré de la Légion d'honneur. 

— 17. M. Reignier, conservateur du musée de Lyon et 
célèbre peintre de fleurs. Il avait soixante-dix ans. 

— 18. Guillaume-Joseph-Gabriel de La Landelle, ancien 
officier de marine et romancier. Né le ^ mars 18 12, il était 
chevalier de la Légion d'honneur depuis 1865. 

— 18. Amilcar Ponchielli, né le 31 août 1834, à Caderno, 
près Crémone, professeur au Conservatoire de Milan. C'était, 
après Verdi, le plus célèbre des compositeurs italiens vivants. 
Son Giocondo, ses Promessi Sposi, sa Mûrion Delorme, etc., ont 
eu de considérables succès au delà des monts. Il avait épousé 
la célèbre cantatrice Theresa Brambilla. 

— 23. Dressant, le sociétaire retiré du Théâtre-Français, 
ce « Mario de la comédie de genre», comme l'a appelé un de 
ses biographes, est mort à Nemours (Seine-et-Marne), à l'âge 
de soixante-dix ans. Nous avons souvent parlé de cet éminent 
artiste dans notre Gazette (voir la table décennale) ; nous nous 
bornerons donc à rappeler qu'il fut le dernier grand premier 
rôle de la Comédie-Française vraiment digne de ce nom. On 
ne l'a jamais remplacé dans Almaviva du Mariage de Figaro, 
dans Richelieu de Mademoiselle de Belle-Isle, dans Gaston de 
Presle du Gendre de M. Poirier, non plus que dans ces bril- 
lants personnages, comtes ou marquis, des fines comédies de 
Musset et de Feuillet. Au théâtre comme à la ville. Dressant 
avait une distinction suprême et une irréprochable tenue de 
véritable gentilhomme. 11 avait les goûts artistiques les plus 
élevés, et évidemment, bien qu'il fût le fils avéré d'une simple 
petite ouvrière de Chalon-sur-Saône, il avait du sang de 
grand seigneur dans les veines. 

— 23. Le doyen de la démocratie française, Hippolyte- 
Victor Charamaule, né le 23 avril 1794, à Mèze (Hérault), 



-45 - 

vient de mourir à l'âge de quatre-vingt-douze ans. Député 
de 1834 a 1842, il fut le premier commissaire du gouverne- 
ment, à Montpellier, en 1848. L'Empire l'exila en 1852 à 
cause de ses opinions politiques. Le 27 mai 1879, il concou- 
rut, mais en vain, bien que sur la présentation de Victor 
Hugo, pour un siège d'inamovible au Sénat. 

— 24. Edmond-Louis- René Tulasne, membre de l'Insti- 
tut (botanique), âgé de soixante et onze ans. Il avait remplacé 
Adrien de Jussieu à l'Académie des sciences. 

— 2 s- Mort de M™'' Mélingue, née Théodorine Thiesset, 
et d'abord connue sous le seul nom de Théodorine au boule- 
vard, oij elle remporta de grands succès dans les théâtres de 
drame. Elle fut admise au Théâtre-Français avec le titre de 
sociétaire en 1843, pour y créer le rôle de Guanhumara dans 
les Burgraves. Son succès fut moindre rue de Richelieu qu'au 
boulevard, et en 1852, le i'^'' avril, elle se retira définitive- 
ment avec une pension de 5,^00 francs. Elle avait épousé le 
célèbre comédien Mélingue, dont elle eut deux fils, Gaston et 
Lucien, tous deux bien connus comme artistes peintres. Elle 
était née en 1813. 

— 25. Jean-Casimir Roucoux, né le i'=f octobre 1844, à 
Paris, décoré de la médaille militaire pendant le siège, 
comme caporal du 24<= bataillon de la garde nationale mobili- 
sée, ancien artiste de l'Athénée. Il était le frère de notre 
confrère Paul Roucoux connu au théâtre sous le pseudonyme 
de Paul Burani. 

— 25. Le célèbre docteur Jules Guérin, né le i*"" mars 
1801 ; fondateur, en 1830, de la Gazette médicale. Il a eu 
comme critique, comme inventeur, comme généralisateur, une 
réputation considérable ; il a eu aussi, comme tel, beaucoup 
d'ennemis. En somme c'était une gloire, incontestée pour 
tout le monde, du corps médical français. 

Institut. — Le 22 janvier l'Académie des inscriptions et 
belles-lettres a procédé au remplacement du regretté M. Léon 



- 46 — 

Renier, décédé. Il n'y a eu qu'un seul candidat pour ce fau- 
teuil : M. Gaston Boissier, de l'Académie française, qui a été 
élu par 28 suffrages sur 30 votants. 

En revanche, on n'a pas pu pourvoir au remplacement de 
M. Egger, également décédé. Après trois tours de scrutin 
infructueux, où ont été ballottés MM. Clermont-Ganneau 
Longnon et Héron de Viliefosse, l'ajournement de l'élection a 
été prononcé. 



VARIETES 



UNE PAGE INÉDITE DE CASANOVA 

Cette page, que nous communique M. Kahn, attaché à la 
Bibliothèque de la Sorbonne, a été trouvée dans les papiers 
de Casanova de Seingalt, au château de Dux en Bohême : 
c'est une sorte de poème en prose à strophes presque symétri- 
ques, d'un style fort différent de celui des autres œuvres litté- 
raires du célèbre aventurier. Il serait difficile d'y voir l'ébau- 
che d'une pièce de vers ; le manuscrit est une copie soigneu- 
sement écrite : les versets sont séparés les uns des autres par 
deux petites lignes horizontales. 

C'est le seul essai de Casanova vers une forme plus libre 
que le vers et plus musicale que la simple prose, et peut-être 
même le premier essai qui en ait été fa/t. Il est curieux de 
voir Casanova pressentir cette technique bien avant Aloysius 
Bertrand. 



47 — 



AUX BEAUX CHEVEUX DE THÉRÈSE 
[Ces cheveux parlent ainsi: ) 

Je suis, belle Thérèse, la fameuse chevelure qui entoura 
jadis la roïale tête de l'illustre Bérénice. Heureuse d'a- 
voir été si souvent pressée par son brillant diadème dont 
la splendeur était égale à celle d'un astre. 

La peinture n'a jamais pu imiter et la nature n'a ja- 
mais pu produire cheveux plus beaux que les miens, 
car elle m'a donné en partage mille boucles, l'or filé, 
l'éclat le plus brillant et la longueur sans pareille. 

Pendant que ma reine était glorieuse de me posséder 
et qu'elle me comblait de sa tendresse, la fortune per- 
fide travaillait à me précipiter. 

Le vain charme des lauriers qu'on recueille à la 
guerre vint séduire le roi mon époux, qui, tout jeune, 
n'avait été jusqu'à cet âge-là occupé que de plaisirs 
amoureux. 

Oh ! vous qui avez aimé, dites l'affreux état dans le- 
quel Bérénice se vit plongée dans le dernier moment de 



-48- 

ce cruel adieu. J'ai ressenti, moi aussi, les outrages d'une 
douleur tant excessive. 

Bérénice, noiée dans ses larmes, leva au ciel ses beaux 
yeux et m'offrit en sacrifice aux dieux qui le feraient 
retourner couronné des lauriers de la victoire. 

Je fus l'innocente victime immolée à la joie de 'son 
heureux retour, gage sacré et incontestable de la ten- 
dresse de la reine. Hélas! que ma douleur fut amère, 
lorsque le perfide couteau, couteau sacré, me sépara de 
sa roïale tête ! 

J'ai tant plu aux dieux dans ce fatal moment, trésor 
de beauté toute divine, quoique détachée des appas 
et des grâces enchanteresses de son charmant visage, 
que les zéphyrs ministres des immortels, tout inondée 
des pleurs de la reine, me ravirent et me transportèrent 
sur leurs ailes au milieu des astres les plus brillants. 



Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



II 29 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, }38. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 3 — i5 février 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Les assassinats. — Réception de M. Ludovic 
Halévy à l'Académie. — Autographes : M. Charavay. — Les Petiis 
Salons. — Théâtres : Opéra, Palais-Royal, Cluny, Variétés, Vaude- 
ville, Odéon, Comédie-Française, Opéra-Comique, Châtelet. 

Varia : Trois Nouveaux Immortels, — Rochefort sauvé par la 
sainte Vierge. — L'ignorance de Rachel. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 

Variétés : Un Peintre écrivain. 



La Quinzaine. — Nous vivons dans un temps bien 
troublé! A une quinzaine sanglante succède une 
quinzaine sanglante. On avait assassiné un préfet sur 
un chemin de fer, il y a quinze jours; cette fois c'est 
un ingénieur qu'une foule en délire assomme et exécute 
dans les circonstances les plus tragiquement épouvan- 
tables. C'est le 26 janvier, à Decazeville, que le fait 
I. — 1886. 5 



— DO — 



s'est passé. Le sous-directeur des Houillères et fonde- 
ries de l'Aveyron, exploitées en cet endroit, M. Jules 
Watrin, ingénieur civil des mines, que les mineurs 
avaient pris en aversion, — le procès qui s'ensuivra 
nous dira pour quelle cause, — a été jeté par quelques-uns 
d'entre eux, d'un premier étage dans la rue, où une 
foule furieuse et sauvage l'attendait et a quasiment mis 
le malheureux en pièces. Le soir même il était mort. Il 
était d'origine lorraine et n'avait que cinquante ans. 

A peine cette émotion commençait-elle à se calmer 
qu'une tentative d'assassinat avait lieu en plein jour et 
en plein hôtel du Louvre; un personnage d'un rang 
social élevé, M. Artaud-Haussmann, neveu de l'ancien 
préfet de la Seine, cherchait à tuer à coups de revolver 
un soi-disant ami qu'il avait attiré à l'hôtel, comme en 
un guet-apens, dans un but non encore bien expliqué. 
En même temps d'autres assassinats avaient encore 
lieu en différents endroits de Paris, notamment celui 
d'une fille dont la fin mystérieuse n'a pu être non plus 
encore expliquée, et dont l'assassin demeure également 
inconnu. 

Plusieurs duels ont, d'autre part, vivement occupé 
l'attention publique, et surtout celui de MM. Edmond 
Magnier et de Dion qui a eu de singulières péripéties, et 
qui a été suivi d'un second duel entre M. Magnier et 
l'un des témoins de son adversaire. Le tout s'est ter- 
miné par d'insignifiantes égratignures, ce qui est d'au- 



— 5i — 

tant plus heureux que les causes de cette double ren- 
contre étaient de bien peu d'importance. 

Et maintenant, nous ne saurions vous parler, si ce 
n'est pour mémoire, de l'activité du nouveau ministre 
de la guerre, des changements de garnison qu'il a im- 
posés à divers régiments de cavalerie soupçonnés de 
tiédeur républicaine ; de la question de l'amnistie portée, 
comme tous les ans, par l'extrême gauche, devant la 
Chambre, et comme tous les ans une fois de plus en- 
terrée ; d'une nouvelle proposition d'expulsion des 
princes, qui n'aboutira pas plus que les précédentes; 
des nouveaux débuts de M. Rochefort à la tribune; de 
ceux de M. Millerand, récemment élu député de Paris, 
et qui est plus un orateur d'affaires judiciaires que poli- 
tiques, et de bien d'autres choses, qui d'ailleurs ne 
nous regardent pas, au moins pour ce qui concerne le 
cadre réglementé de notre Gazette. 

— Le jeudi 5 février, M. Ludovic Halévy a pro- 
noncé son discours de réception à l'Académie française; 
c'est M. Edouard Pailleron qui lui a répondu, La cir- 
constance mettait donc en présence deux auteurs dra- 
matiques également applaudis. M. Ludovic Halévy a 
très consciencieusement fait l'éloge de son prédéces- 
seur, M. d'Haussonville, et M. Pailleron a riposté par 
l'éloge très brillant de M. Ludovic Halévy. Dans ce 
tournoi, c'est M. Pailleron qui devait forcément rem- 
porter la victoire. En effet, la vie de M. d'Hausson- 



— 52 — 

ville, vie de devoir, de sacrifices et d'honneur, offrait 
certainement un beau sujet de discours , mais c'était 
un sujet peu varié. En revanche, que de choses déli- 
cates et charmantes on pouvait dire sur le talent, sur 
les œuvres et même sur la personne de M. Halévy ! 

M. Pailleron n'y a pas manqué. Il s'est étendu, 
comme avec délices, sur le détail des jolies comédies, 
des romans et surtout des études mondaines qui ont 
fait la renommée de M. Halévy., Les voûtes du grave 
Institut ont dû, pour un moment, retentir de l'éloge 
mérité de la Famille Cardinal! M. Pailleron a jugé à 
leur juste valeur ces fmes et exactes études si bien 
prises sur le vif, et le lendemain un docte sénateur, 
M. Scherer, déclarait à son tour, dans le Temps, que 
la Famille Cardinal était le chef-d'œuvre de M. Halévy. 
Ces messieurs ont peut-être raison. Qui sait si, dans 
cent ans et plus, l'histoire des demoiselles Cardinal et 
de leur illustre famille ne survivra pas aux œuvres de 
M. Scherer, même à celles de M. Pailleron, et peut-être 
aussi à toutes les autres œuvres de leur auteur. C'est 
que l'histoire véridique de cette étonnante famille con- 
stitue, comme dit Zola, un document humain ! 

Pailleron a attribué aussi le succès du théâtre d'Ha- 
lévy à la gaieté qu'il a eu l'art d'y mettre. Et, à ce 
propos, l'éminent auteur du Monde où l'on s'ennuie, — 
une pièce qui n'est pas triste non plus! — a clos, ou à 
peu près, son élégant discours par la boutade suivante : 



50 

« Mais la gaieté! l'inoffensive gaieté! Cette qualité, 
j'allais dire cette vertu, si particulièrement française qui 
nous rendait le devoir plus facile, le malheur plus léger; 
qui mettait à nos autres vertus comme une aigrette 
scintillante; qui, mêlée à notre urbanité, en faisait de 
la politesse, à notre courage de la bravoure, qu'est-elle 
devenue? 

« Hélas! elle est atteinte, elle aussi, par ce mal de 
langueur, par cette anémie endémique qui, depuis si 
longtemps déjà, nous ronge et dont on peut établir le 
diagnostic par mille indices. Par nos révolutions d'a- 
bord, car les révolutions d'un peuple sont comme les 
colères d'un homme : elles ne prouvent que sa fai- 
blesse; par les préoccupations politiques qui accaparent 
notre vie, puisque, pour continuer la comparaison, la 
politique n'étant que le fonctionnement organique d'un 
État, un peuple qui sent sa politique est comme un 
homme qui sent ses organes : il est malade. Et par 
combien d'autres preuves encore ne pourraiî-on pas 
l'affirmer! Par nos engouements de valétudinaire dans 
les petites choses et nos terreurs puériles dans les 
grandes, par cette passion malsaine pour la littérature 
salissante, semblable à la curiosité des gens mal por- 
tants pour les livres de médecine, par notre avidité à y 
chercher tout ce qui peut souiller, avilir, diminuer l'hu- 
manité et l'abaisser au niveau de notre propre abaisse- 
ment, nous persuader que l'effort est inutile parce que 



- 54- 

notre espérance est lasse et nous faire croire qu'il n'y a 
plus rien en ce monde parce que nous croyons avoir 
tout perdu. 

« Oh! oui, ce peuple est malade, et je ne le croirai 
guéri que lorsque la gaieté lui sera revenue , et que 
j'entendrai résonner encore son rire sonore et clair 
comme celui du vieux coq gaulois. » 

Autographes. — M. Etienne Charavay a vendu le 
23 janvier, à l'hôtel Drouot, une curieuse collection de 
lettres autographes dont les plus précieuses pièces pro- 
venaient de Racheljde Frédérick-Lemaître, d'Alfred de 
Musset, etc.. C'est ce dernier grand poète qui a eu la 
palme de la vente, où il figurait pour cinquante-six nu- 
méros. 

Une de ses lettres, relative à Rachel, mérite d'être 
particulièrement citée. Le ton n'en est pas commun, ni 
habituel, mais on sait qu'Alfred de Musset avait la 
franchise plus que nette et parfois brutale. Voici donc 
ce qu'il écrivait à un journaliste qui l'avait attaqué à 
propos d'un article sur Rachel : 

Monsieur, 

Je vous ai cherché hier soir au Théâtre-Français et à 
l'Opéra, espérant vous y rencontrer au foyer, afin de vous dire 
en public ce que je pense de votre article de lundi dernier. Ne 
vous ayant pas trouvé, je suis obligé de vous écrire. 

Il est reçu, je le sais, que, du moment qu'on écrit, on ap- 



- 55 — 

partient à la critique ; je n'ignore pas non plus le ridicule qui 
s'attache à la vanité blessée. Mais si vous avez, comme jour- 
naliste, le droit de me juger, j'ai celui de vous dire, de vous 
à moi, ma façon de penser. J'avais écrit, dans la Revue des 
Deux-Mondes, poliment et sincèrement mon opinion sur 
M"'' Rachel. Je ne vous désignais point. Vous m'avez fait une 
réponse qui n'a ni mesure ni convenance. Votre article est 
grossier. Littérairement, vous êtes un enfant à qui il faudrait 
mettre un bourrelet, et, personnellement, vous êtes un drôle à 
qui on devrait interdire l'entrée du Théâtre-Français. 

Voilà, Monsieur, ce que je vous aurais dit hier si je vous 
avais rencontré et ce que je vous répéterai la première fois 
que je vous verrai. Vengez-vous de cette lettre, si vous voulez, 
par quelques nouvelles injures; je m'y attends, et je ne m'en 
soucie pas le moins du monde. 

Alfred de Musset. 

Cette curieuse lettre a été vendue 205 francs. 

Est-ce sur le même critique qu'il composait, quelques 
jours après, le quatrain épigrammatique suivant, qui 
s'est vendu 50 francs? 

Par propreté, laissez à l'aise 
Mordre cet animal rampant. 
En croyant frapper un serpent, 
N'écrasez pas une punaise. 

Le discours manuscrit de réception du même poète à 
l'Académie a été adjugé 400 francs. 

Viennent ensuite quelques vers qui ne figurent pas 
dans les œuvres complètes, et que le poète avait écrits 



— se- 
au bas d'un dessin représentant une femme nue auprès 
de laquelle repose un jeune homme : 

Qui que tu sois, je t'en conjure, 
Mets ton lit de l'autre côté, 
Ne traîne pas ta couverture 
Sur le sein déjà maltraité 
De cette douce créature. 
Un crayon plein d'habileté 
Créa son aimable figure, 
Qui respire la volupté! 
Elle est belle •, laisse-la pure. 

Dans les lettres, à lui adressées, qui font partie de la 
même collection, nous en trouvons une datée du 
20 novembre 185 1 et dans laquelle Victor Hugo lui 
écrit, à propos de sa candidature à l'Académie : 

Je suis vôtre de la tête aux pieds. Je voterai effrontément 
pour vous à la face de tous les Falioux et de tous les Monta- 
lambert possibles... 

V. Hugo. 

Cette lettre, qui n'a qu'une petite page, est vendue 
82 francs. 

Suit une curieuse lettre de Mérimée après le succès 
de l'élection : 

Envoyez (lui dit-il) votre carte aux trente-neuf membres de 
l'Académie, sans en excepter M. Berryer, et surtout à ceux 
qui ont voté contre vous. L'usage académique est de croire 
qu'on a été nommé à l'unanimité. 

MÉRIMÉE. 



- 57 - 

Le manuscrit autographe de l'Habit vert^ comédie de 
Musset en collaboration avec Augier, a été adjugé 
245 francs. 

Le billet suivant, signé Eug. Labiche, ne s'est vendu 
que 1 2 francs. Il valait certes mieux que cela ! 

La comédie est l'art de faire rire avec orthographe. 
Le vaudeville est l'art défaire rire sans orthographe. 
Le drame est l'art de se faire jouer par Sarah Bernhardt. 

Puis viennent divers autographes adjugés à des prix 
également divers : des lettres de Sarah Bernhardt, 1 5 fr.; 
Déjazet, 82 fr.; Got, 18 fr.; Coppée, 13 fr.; Dumas 
père, 40 fr.; Dumas fils, 70 fr.; de Vigny, 62 fr.; Bis- 
marck, 75 fr., et, enfin, Napoléon III, lettre de trois 
pages et demie au maréchal Randon sur un projet de 
loi militaire, 500 francs. 

Terminons par le poète Mistral qui envoyait, en 1848, 
à dix-sept ans, au rédacteur de la Semaine, trois pièces 
de vers, dont l'une, le Cfiant du peuple, débute ainsi : 

Gloire au grand peuple, au peuple magnanime, 
Dont le courroux brisa la royauté! 
Guerre aux tyrans ! tel fut son cri sublime 
Quand il fallut venger la liberté. 
Avec les rois plus de pactes frivoles, 
Plus de traités violés tant de fois. 
La perfidie inspire leurs paroles ; 
Guerre éternelle entre nous et les rois ! 

Ce triple « élan poétique » du jeune Mistral a été 
vendu 60 francs. 



- 58 - 

Les Petits Salons. — Avec le mois de février com- 
mence tous les ans la saison picturale. Avant le grand 
Salon de peinture du mois de mai, où il y a toujours tant 
de tableaux qu'on finit parne pas en voir un, nousavons 
le régal des petits Salons, qui nous présentent quelques 
œuvres qu'on peut examiner à son aise et sans fatigue. 
La plus ancienne de ces expositions particulières est 
celle du cercle de l'Union artistique, autrement dénom- 
mé Cercle des Mirlitons. Ce sont les portraits qui cette 
année tiennent la corde. Avec celui de M. Cabanel, par 
lui-même, qui est un vrai chef-d'œuvre, on doit citer 
celui de Paul Juriewitch, par le regretté Paul Baudry ; 
celui de M. de Laborde, par Bonnat, ainsi que d'autres 
portraits fort remarquables par Jules Lefebvre, Wencker, 
Roll. Quant aux toiles à sujets, elles ne sont guère inté- 
ressantes. 

L'exposition du cercle de la rue Volney est un peu 
inférieure à la précédente. On sent, en y entrant, une 
moins bonne odeur de peinture. Il faut pourtant y citer 
les pittoresques Maisons de pêcheurs de Cazin, un bon 
tableau de Buland, un joli chien de Lambert, qui par- 
tage maintenant ses tendresses entre chiens et chats, 
et un portrait de Lerolle, un peu trop fait dans la ma- 
nière de Whistler. 

Nous venons d'avoir aussi l'ouverture de l'exposition 
des Aquarellistes, où les élégants et les élégantes vont 
périodiquement s'écraser, magis ut videantur, comme 



- 59- 

dit Cicéron, quam ut videant. Les visiteurs sérieux qui 
s^y sont rendus après l'ouverture ont pu remarquer que 
les anciens, comme Français, Harpignies, Eugène 
Lami, tiennent toujours bon. Très remarquables les 
brillantes aquarelles de Vibert, ainsi que les gracieuses 
compositions d'Edouard de Beaumont pour deux contes 
de Perrault. Rien de bien saillant parmi les œuvres des 
nouveaux venus. Nous ne sommes que médiocrement 
touchés par les étrangetés de Besnard et les coloriages 
pâlots de Boutet de Monvel, qui ne valent pas ses toiles. 

On peut ranger encore dans les petits Salons l'expo- 
sition des œuvres recueillies pour la tombola organisée 
en vue d'élever une statue à Claude Lorrain, et où 
l'on trouve plusieurs œuvres de valeur, entre autres le 
portrait du peintre Français, par Bonnat ; — et enfin une 
exposition de 76 paysages d'Edmond Yvon, suivie 
d'une vente qui n'a produit que 34,000 francs, somme 
évidemment inférieure à la valeur des œuvres vendues. 

Les amateurs de peinture ont eu, on le voit, de quoi 
occuper leurs loisirs dans la quinzaine qui vient de 
s'écouler. 

Théâtres. — L'Opéra a donné, le 26 janvier, une 
grande représentation de gala au profit des pauvres, 
dans laquelle on a fait détller sous nos yeux des spé- 
cimens de tous les genres du théâtre à diverses époques, 
et joués dans les costumes, avec les décors, et même 



— 6o - 

pour le théâtre primitif, avec les masques du temps. 
C'est ainsi que nous avons pu entendre un prologue 
antique, Bakkhos de M. de Banville, un Agamemnon, 
également antique, restitué par M. de Bornier, les 
Captifs de Plaute, arrangés par M. Truffier, la Farce de 
maître Pathelln, puis des scènes du Cid, représentées 
comme au temps de Corneille même. On a fini par un 
petit ballet, les Jumeaux de Bergame, d'après Florian, 
de MM. Nuitter et Mérante, musique de Th. de Lajarte, 
déjà donné l'été dernier à Paramé, et où M'ies Subra, 
Sanlaville et Biot ont été très vivement applaudies. 

En somme, spectacle plus curieux qu'amusant, plus 
intéressant que gai, mais qui a donné une recette de 
95,000 francs, soit près de 50,000 francs pour les pau- 
vres. Ce brillant résultat vaut mieux que toutes les cri- 
tiques. 

— Le 27 janvier, au Palais-Royal, Trop de vertu! 
pièce en trois actes de MM. Hennequin père et fils, et 
qui, malgré cette collaboration, n'a pas réussi. Jouée 
par Daubray, Calvin, et M™" Mathilde et Lavigne, la 
dernière insuffisante pour son personnage trop déve- 
loppé, cette pièce manquée a dû quitter l'affiche après 
six représentations. 

— A Cluny, le 29, très brillante et heureuse reprise 
de Doit-on le dire ? l'amusante comédie de Labiche et 
Duru, jouée pour la première fois le 20 décembre 1872, 
au théâtre du Palais-Royal, où elle fut créée par Cil- 



— 6i — 

Pérès, Brasseur, Hyacinthe, Priston, et Julia Baron. 
Montcavrel et Mesmakers sont aujourd'hui les deux 
principaux interprètes de cette jolie pièce dont le suc- 
cès a été très vif. 

— Le 30, nous avons eu aux Variétés les Demoiselles 
Clochart, comédie-vaudeville en trois actes d'Henri 
Meilhac. Le premier acte, merveilleux d'observation, de 
vivacité et d'entrain, a accaparé à lui seul le succès de 
la soirée, et a même fait pâlir les deux autres. Admira- 
blement jouée par Dupuis, Léonce, Baron, Lassouche, 
^rnes Réjane, Jane May, etc., la pièce nouvelle con- 
stitue un spectacle des plus réjouissants. 

— Le I" février, reprise au Vaudeville du Voyage 
de M. Perrichon, comédie en quatre actes, de Labiche 
et Ed. Martin, et dont les représentations depuis l'ori- 
gine (10 septembre 1860) se chiffrent par centaines. Le 
rôle de Perrichon, cet inénarrable carrossier en retraite, 
a été créé par Geoffroy au Gymnase, et repris ensuite à 
l'Odéon par Montbars et par Pradeau. C'est Jolly qui le 
joue aujourd'hui d'une manière très personnelle et non 
moins réussie. Le succès de cette reprise a donc été 
très brillant grâce aussi à une interprétation d'ensemble 
excellente et dans laquelle nous citerons, après Jolly, 
MM. Boisselot, Michel, Corbin, Garraud fils, et 
Mmes Grassot et Vrignault. 

— C'est d'ailleurs la quinzaine des reprises à succès. 
En elfet, l'Odéon vient de nous rendre (2 février) le 



— 62 — 

Fils de famille, cette charmante comédie de Bayard et 
de Biéville, représentée pour la première fois au Gym- 
nase, le 25 novembre 1852. On joue aujourd'hui la 
pièce sans couplets, ce qui lui donne d'ailleurs une al- 
lure plus vive. C'est Lafontaine qui a repris le rôle du 
colonel, créé par lui il y a trente-quatre ans, et dans 
lequel il est encore tout à fait- remarquable. M'"" Léo- 
nide Leblanc interprète avec beaucoup de distinction 
le personnage d'Emmeline, et M. Dumény a montré de 
la verve et de la belle humeur dans le rôle d'Armand, 
où le précédait le grand souvenir de Dressant. Colom- 
bey est un fort amusant Kirchet, Duard un Canard 
des plus ahuris, et M"e Rachel Boyer est bien trop 
jolie pour son rôle d'aubergiste campagnarde. Quant à 
Mn^e Crosnier, cette duègne si parfaite joue avec des 
allures soldatesques tout à fait extraordinaires le rôle 
de la cocasse sœur du colonel. En somme, une belle 
et bonne soirée qui en promet bien d''autres. 

— Le 3, reprise de l'Aventurière à la Comédie- 
Française, avec M"e Pierson et M. Got, jouant pour la 
première fois les rôles de Clorinde et d'Annibal. 
M"e Pierson est une fort aimable et gracieuse comé- 
dienne, mais elle ne pouvait songer à faire oublier 
M™e Plessy qui avait fait du personnage de Clorinde 
un type absolument exceptionnel. C'est Régnier qui a 
créé le fantasque rôle d'Annibal; Got le joue avec 
beaucoup de fantaisie et d'originalité, mais il n'a ni la 



60 
J — 

gaieté ni surtout l'extérieur du personnage. Il a eu 
toutefois son succès habituel. 

— A l'Opéra-Comique, nous avons eu, le 4, un ou- 
vrage nouveau, le Mari d'un jour, de MM. d'Ennery et 
Silvestre, musique de M. Arthur Coquard, compositeur 
qui n'est connu à Paris que par quelques tentatives 
musicales assez heureuses, Cassandre, Ossian, Jeanne 
Darc, le Chant des épées, etc., mais qui n'avait encore 
abordé le théâtre qu'à Angers, sa ville natale, où il a 
fait représenter, le 21 mars 1884, un opéra en deux ac- 
tes intitulé l'Ëpée du roi. Le succès en fut assez vif pour 
que M. Carvalho lui offrît aussitôt un livret. Ce livret 
n'était malheureusement que médiocre, et M. Arthur Co- 
quard, mal inspiré par les péripéties absentes d'un su- 
jet insuffisant, ne nous paraît pas avoir donné tout à 
fait ce que ses œuvres antérieures permettaient d'espé- 
rer. Plusieurs morceaux ont été pourtant favorablement 
accueillis : un joli air de ténor, un entr'actetrès finement 
écrit, et diverses autres pages de moindre importance. 
Degenne, Fugère, Isnardon, Barnolt et M"ies simonnet 
et Degrandi ont vaillamment conduit leurs rôles, et il 
ne faudra pas s'en prendre à ces excellents artistes si 
la pièce n'obtient pas définitivement un succès durable. 

En même temps l'Opéra-Comique a repris la tou- 
jours jeune partition de Richard Cœur-de-Lion, qui a été 
pour Talazac et pour Bouvet l'occasion d'un véritable 
triomphe. 



-64- 

— Au Châlelet, reprise, le 8 février, de l'Assommoir, 
qui en est à sa 558e représentation. Dailly joue tou- 
jours Mes-Bottes, et l'on peut dire qu'il est, à lui seul, le 
grand succès de la pièce, laquelle, malgré Paul Deshayes 
(Coupeau) et M"^e5 Melcy (Gervaise) et Defresnes 
(Virginie), est déjà, en grande partie, fatigante et 
vieillie. 

— Au concert du Châtelet, Mme Krauss a renouvelé, 
le 31 janvier, ses triomphes de l'autre fois en chantant 
avec l'ampleur qu'on lui connaît l'air à'Alceste, les stan- 
ces de Sapho, le Roi des Aulnes. Le dimanche suivant, 
Maure!, bien qu'il fût peut-être de moindre attrac- 
tion que l'éminente cantatrice, a triomphé, lui aussi, 
dans l'air d'Élie de Mendelssohn, l'air à'Anacréoa de 
Grétry, et dans le grand duo du Vaisseau fantôme de 
Wagner. Pour ce dernier morceau, il a été intelligem- 
ment secondé par M'ie Tanesi. Mais la malheureuse ar- 
tiste, saisie par le froid, avait sur la voix un voile que 
pouvaient seules soulever les notes aiguës. Pourquoi 
donc aussi les cantatrices ont-elles la fâcheuse habi- 
tude de venir en toilette décolletée s'exposer aux fu- 
nestes courants d'air qui circulent entre la salle et la 
scène du Châtelet ? Nous sommes loin de tenir pour 
rien les charmes de Mi'e Tanesi, mais l'ensemble de sa 
personne nous les aurait facilement laissé deviner sous 
une robe montante. 



— 65 — 

Varia. — Trois Nouveaux Immortels. — Le jeudi 1 1 
février, l'Académie française a procédé à Félection de 
trois nouveaux immortels à trois fauteuils vacants dans 
l'ordre suivant : 

Fauteuil de M. About. — Huit candidats sont en 
présence : MM. Léon Say, H. de Bornier, Léautey, 
Ferdinand Fabre, Gust. Droz, Eug. Mouton, Ch. Read et 
de Beaumont; ce dernier se porte à tous les fauteuils. 

Au deuxième tour M, Léon Say, qui a eu 1 3 voix au 
premier tour sur 32 votants, est élu par 18 voix. Il 
aura donc à prononcer les deux éloges de Sandeau et 
d'About, ce dernier étant mort avant d'avoir pu louer 
officiellement son prédécesseur. 

Fauteuil de Victor Hugo. — Un seul candidat, 
M. Leconte de Lisle, qui est élu au premier tour par 
21 voix. 

Fauteuil du duc de Noailles. — Sont en présence : 
MM. Hervé, Eug. Mouton, de Beaumont, etc.. 
M. Edouard Hervé est élu au premier tour par 23 voix. 

Il reste encore à pourvoir au fauteuil vacant de M. de 
Falloux. 

Rochefort sauvé par Li sainte Vierge. — Le bruit de 
ferraille produit par la double rencontre de noire con- 
frère Edmond Magnier, dont nous parlons plus haut, a 
réveillé toutes les anciennes histoires de duels. Dans 
un article du Matin^ Paul de Cassagnac rappelle un 

6 



— 66 — 

duel qu'il eut jadis avec Rochefort au sujet d'un article 
de ce dernier sur la reine Marie-Antoinette. Après avoir 
vainement essayé de se battre en Belgique, oi!i ils fu- 
rent dépistés par les gendarmes, les deux adversaires 
finirent par se rencontrer près de Saint-Denis, et 
voici le curieux incident que raconte, à ce propos, Paul 
de Cassagnac : 

« Rochefort me manqua. Je tirai. Rochefort tomba. 
Je le crus mort, car la balle l'avait atteint où je visais, 
en pleine hanche. 

« On l'entoura. Le médecin constata , tout surpris, 
qu'au lieu d'être traversé de part en part, comme cela 
devait être fatalement, il n'avait reçu qu'une très vio- 
lente contusion. 

« La balle avait donc dévié. Sur quoi? Le médecin 
chercha, et, de plus en plus surpris, nous montra une 
médaille trouée par la balle, médaille de la Vierge 
qu'une main amie avait cousue secrètement dans la 
ceinture de son pantalon. Sans cette médaille miracu- 
leuse, il était tué raide. » 

t 

L'Ignorance de Rachcl. — Au sujet de lettres de 
Rachel trouvées dans les papiers de Crémieux, et pu- 
bliées par la Revue bleue, nous avons eu l'occasion de 
parler du peu d'instruction de notre grande tragédienne, 
qui, à défaut d'érudition, avait un merveilleux instinct 



- 67 - 

pour interpréter exactement ses rôles. Voici encore, à 
ce sujet, une anecdote racontée par Jules Janin. 

L'auteur de Mademoiselle de Belle-lsle faisait un jour 
répéter le principal rôle de cette pièce à Rachel. Au 
moment où la marquise disait à M"e de Belle-lsle : 
« Rappelez-vous le malueur de Fouquet! » Rachel eut 
un geste admirable.' 

« Ah ! bien ! dit Dumas, c'est cela. Vous savez donc 
l'histoire de Fouquet? 

— Moi? reprit Rachel, pas un mot! Mais vous me 
dites : « Rappelez-vous le malheur de Fouquet! » 
Naturellement, je tremble et j'ai peur. Qu'ai-je besoin 
de m'inquiéter de M. Fouquet et de ses malheurs?... « 

Et Janin ajoute : « Elle avait le génie; elle faisait 
bien de s'y tenir... » 

Telle n'était pas l'opinion d'une illustre ancêtre dra- 
matique de Rachel, la Clairon, et à ce propos nous ren- 
verrons le lecteur à la curieuse variété que la Gazette 
anecdotiqae a publiée dans son numéro du 1 5 novembre 
1885, sous le titre de Rachel et la Clairon. 



PETITE GAZETTE. — Grand émoi à la Comédie-Fran- 
çaise où le comité, puis l'administrateur général, viennent de 
faire quelques exécutions. 

M^'e Dudlay, sociétaire, soumise à réélection après dix ans 
de services, n'a pas été élue de nouveau par le comité. On lui 
offre, comme compensation, un simple engagement de pen- 



— 68 — 

sionnaire, avec appointements analogues à ceux qu'elle tou- 
chait comme sociétaire. 

Sont prévenus que leur engagement ne sera pas renouvelé à 
expiration MM. Clerh, Hamel, Falconnier et M"»" Amel 
et Lerou. 

M. Boucher et Mi''= Martin, qui ont l'un vingt ans et l'au- 
tre quinze ans de services, demandent leur admission à la re- 
traite. Enfin Mi'^ Rosa Bruck se retirera volontairement à la 
fin de son engagement. 

— On a vendu récemment à Londres la remarquable biblio- 
thèque Woodhull qui a produit 302,323 francs. Dans la der- 
nière vacation figurait un exemplaire des œuvres illustrées de 
Victor Hugo donné par l'auteur à sa filleule, M'»" Anna- 
Alice-Adèle Asplet, qu'on appelle du nom de M™'' Quatre A. 

Victor Hugo a tracé une loule de notes en marge, plus 
quelques-uns de ces curieux dessins à la plume dont il avait 
le secret. 

Sous le portrait de sa fille Léopoldine il a écrit ce qua- 
train : 

Elle faisait mon sort prospère, 
Mon travail léger, mon ciel bleu. 
Lorsqu'elle me disait : « Mon père, » 
Tout mon cœur s'écriait : « Mon Dieu. » 

Victor Hugo. 

Ce livre aété adjugé au prix de $,050 francs. 

— La célèbre cantatrice Bianca Donadio, connue surtout 
en Italie, va entrer, dit-on, en religion. Rappelons, à ce propos, 
que, malgré son nom d'origine étrangère, la brillante artiste 
n'est autre que M"** Blanche Dieudonné, ancienne élève du 
Conservatoire de Paris, et qui appartient par sa naissance à 
une famille française. 

NÉCROLOGIE. — 26 janvier. Notre confrère et ami Ar- 
mand Baschet, si connu par ses publications diplomatiques, par 
ses travaux sur les archives de Venise et par ses études histo^ 



-69 - 

nques, est mort à Blois à l'âge de cinquante-six ans. C'était 
un écrivain bien distingué, quoique peu populaire, d'un esprit 
vif et brillant, et d'un caractère spirituel, facile et enjoué. 

— 29. Le journaliste Xavier Raymond, ancien rédacteur 
du Globe, du Temps et des Débats. Il a aussi publié de nom- 
breux ouvrages sur l'Inde, sur la Chine et sur les diverses 
marines militaires de l'Europe. Il avait 74 ans. 

— 30. Joseph-Thomas Winnerl, célèbre mécanicien, connu 
surtout pour ses travaux d'horlogerie. Il avait été l'ami et le 
collaborateur du grand Arago.Né en 1799, il était officier de 
la Légion d'honneur. 

— i^r février. M. Chouquet (Gustave-Adolphe), conserva- 
teur du musée du Conservatoire de musique et auteur d'inté- 
ressants travaux sur la musique. Il avait soixante-six ans. 

— Emile Bellot, lithographe, qui avait servi de modèle 
à Manet pour son fameux tableau du Bon Bock. Depuis lors, il 
avait fondé le Dîner mensuel qui portait le même nom et qui, 
depuis neuf ans, réunit chaque mois de nombreux artistes et 
littérateurs. 

— 2. Le sculpteur Pierre Loison, élève de David d'An- 
gers, auteur de nombreux bustes et statues éparpillés un peu 
partout dans les jardins publics, dans les églises, etc. Il avait 
65 ans. 

— 2. Emile Gassmann, rédacteur du Moniteur universel. 

— 4. Charles Raymond de La Croix de Chevrières, comte 
de Saint-Vallier, ancien ambassadeur, sénateur, né le 12 sep- 
tembre 1833. Il a rempli les plus hauts postes de la diploma- 
tie, a été ambassadeur à Berlin et a rendu, comme tel, de 
grands services dans les moments difficiles qui ont suivi la 
guerre. 



X 



— 70 — 



r r 



VARIETES 



UN PEINTRE ECRIVAIN 

Alfred Stevens, le plus Parisien de nos peintres, bien qu'il 
soit d'origine belge, vient de publier sous le ùtred' Impressions 
sur la peinture des pensées qu'il a recueillies au jour le jour, 
dans le travail de son atelier, et qui ont paru ces jours-ci, 
en un élégant petit volume, à la Librairie des Bibliophiles'. 
Nous ne doutons pas que ces pensées, d'un style très net et 
d'une allure tout à fait personnelle, ne soient appelées à un 
grand succès; mais, comme elles ne sont imprimées qu'à 
très petit nombre, peu de curieux auront le privilège de les 
posséder, et nous croyons devoir en consigner ici quelques- 
unes que nous avons choisies parmi les plus vives et les plus 
originales. 

— Il y a des talents qui offensent, parce qu'ils ont 
l'air de nous dire : « Voilà ! ça y est ! » 

— Si vous peignez une figure blonde et que la femme 
de l'amateur soit brune, votre tableau court le risque 
de rester longtemps accroché dans votre atelier. 

— Plus une chose est belle et distinguée, plus elle 
est difficile à peindre. 

— Il faut savoir peindre une moustache poil par 
poil avant de se permettre de l'accuser d'un seul coup 
de brosse. 

I. In-i8, raisin, tiré sur papier de Hollande. Prix : 3 francs. 



— 71 — 

— Ce qui a été vite fait est vite vu, à moins que la 
dextérité ne soit le résultat de longues et consciencieuses 
études. 

— Les tableaux péniblement exécutés, où l'on sent le 
labeur, régalent le public ; il en a pour son argent. 

— Une vieille pantoufle est plus pittoresque que Tes- 
carpin d'un élégant. 

— Les mouches ne se gênent pas sur la mauvaise 
peinture, elles respectent la bonne. Mystère! 

— Si l'on peint une paysanne, on fait acte de penseur ; 
mais si Ton peint une femme du monde, on est réputé 
faire acte de mode. Pourquoi? Une femme du monde a 
cependant plus souvent regardé le ciel qu'une paysanne. 

— La commande d'un tableau est déjà presque un 
empoisonnement pour l'artiste, puisqu'elle porte atteinte 
à son initiative. 

— Pourquoi y a-t-il tant d'artistes qui portent la 
blouse toute l'année pour ne prendre le frac que lorsqu'il 
s'agit d'exposer au Salon? 

— Le peintre qui fait toujours le même tableau plaît 
au public par l'unique raison que celui-ci le reconnaît 
aisément et se croit connaisseur. 

— Les grands maîtres sont plus étonnants chez eux 
qu'au Louvre, parce qu'en les regardant chez eux on 
épouse le pays o\i ils sont nés. 



- 72 — 

— Le peintre est, dans le domaine de l'art, le plus 
choyé et le plus rétribué, et c'est celui qui se plaint le 
plus. 

— La peinture, c'est la nature entrevue à travers le 
prisme d'une émotion. 

— Il est anormal de peindre un mouvement violent, 
un homme qui court, par exemple ; les gens impression- 
nables, au bout d'un certain temps, seraient tentés de 
lui dire : « Mais asseyez-vous donc ! » 

— On pleure en lisant un livre ou en écoutant de la 
musique ; on ne pleure jamais devant un tableau, de- 
vant une sculpture. 

— Si on laissait entrer le public au Salon avant les 
artistes, quelles drôles d'appréciations on obtiendrait! 

— Il est toujours dangereux de faire un portrait pour 
rien, car celui qui a posé ne le défend jamais lorsqu'on 
le critique. 

— Dans une exposition bovine, soyez certain que le 
public s'arrêtera de préférence devant le bœuf à cinq 
pattes. 



Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 3} S. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 4 — 28 février 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Trois élections à l'Académie. — La Mort de 
Mozart. — Lettres de M. Guizot. — Théâtres : Salle Oller, Nations, 
Eden, Nouveautés, Concert Colonne. 

Varia : Un Sonnet wagnérien. — Dénouements au théâtre. — 
Racine et la Marseillaise. 

Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 

Variétés : Dynastie des Brohan. 



La Quinzaine. — La politique a daigné nous laisser 
à peu près calmes et tranquilles durant cette quinzaine. 
Les questions artistiques et littéraires ont heureusement 
pris le pas sur elle. On s'est d'abord occupé des élec- 
tions académiques. Il y avait trois fauteuils vacants, et, 
comme nous l'avons dit dans notre dernier numéro, on 
a créé, en un même jour et en une seule séance, trois 
nouveaux immortels. 

I. — 1886. 7 



- 74 — 

Ces trois élections ont donné lieu à bien des com- 
mentaires. Comme en France il faut que la politique 
intervienne un peu en toutes choses, on a dénoncé, 
da ns certains journaux, l'élection de M. Edouard Hervé 
co mme un choix absolument politique. Il paraît que 
n otre confrère va représenter l'orléanisme à l'Académie. 
11 est, dit-on, le porte-parole des princes! Et pour 
preuve, combien de volumes a-t-il à son actif, cet 
écrivain qu'on dit si éminent? A cela les autres, — ceux 
de son parti, — répondent que M. Hervé a été nommé 
comme un des premiers journalistes de l'époque. Qu'il 
écrive pour ou contre les princes, qu'importe? La 
question n'est pas là. M. Hervé écrit dans une langue 
pure, correcte, élégante, des articles fort judicieuse- 
ment conçus et exprimés; ce qu'on estime littéraire- 
ment en lui, c'est surtout la manière dont il expose sa 
pensée, c'est, en un mot, beaucoup plus la forme que 
le fond de ses articles. Quant à ses livres, combien en 
a-t-il écrits? Deux tout au plus, et un ou deux articles 
dans la Revue des Deux-Mondes. Nous ne croyons pas 
que le bagage littéraire de M. de Sacy fût beaucoup 
plus considérable, et cependant M. de Sacy a été un 
des journalistes qui ont fait le plus d'honneur à l'Aca- 
démie française. 

On a beaucoup épilogue aussi sur l'élection de 
M. Léon Say, « autre orléaniste déguisé », comme dit 
la Lanterne. Cet économiste distingué, ce financier de 



- 75 - 

premier ordre, ne compte à son actif qu'un grand 
nombre de discours d'affaires, qui pouvaient se passer 
d'une forme littéraire absolue. Cependant c'est le genre 
d'éloquence très spécial de M. Léon Say que l'Aca- 
démie a voulu récompenser en lui. C'est l'orateur disert 
et clair à la fois, si net dans le choix des expressions et 
dans l'ordonnance des arguments et des périodes, qu'on 
a entendu élire. 

A Victor Hugo on ne pouvait aujourd'hui donner 
comme successeur que Leconte de Lisle. L'Académie 
s'est, en quelque sorte, manifestée dans cette élection 
comme étant Texécuteur testamentaire du grand poète 
qui n'aurait pas choisi, tout le monde le sait, d'autre 
héritier pour son fauteuil. Écrivain de haute distinction, 
poète froid et sans grandes envolées , mais d'un talent 
correct et sûr, M. Leconte de Lisle n'est guère connu 
du gros public. Mais les lettrés et les délicats l'appré- 
cient à sa juste valeur. Il méritait certainement l'Aca- 
démie, et il nous semble que celle-ci lui offre en outre 
une unique occasion de se rendre populaire en un seul 
jour : c^est lui en effet qui doit prononcer l'éloge de 
Victor Hugo. Quelle plus belle matière à un plus beau 
discours! 

L'Académie va encore, cette semaine, se distinguer 
à la Comédie-Française , où l'un de ses membres les 
plus éminents, et le plus inattendu à coup sûr en cette 
circonstance, va faire représenter un à-propos drama- 



-76- 

tique en un acte, à l'occasion de l'anniversaire de la 
naissance de Victor Hugo (26 'février). Ce numéro 
paraîtra au moment même où le « 1802! » de M, Ernest 
Renan fera son apparition sur la scène qu'ont illustrée 
Corneille, Molière, Racine... et Victor Hugo. Avouons 
tout d'abord que voilà un choix bien étrange d'auteur 
dramatique pour écrire une pièce de théâtre ! C'est évi- 
demment à l'écrivain auquel on doit Caliban, l'Eau de 
Jouvence et le Prêtre de Némi que M. Jules Claretie a 
songé en allant chercher M. Renan pour le produire 
sur son théâtre. Ce sera, en effet, une vive attraction et 
une bien piquante curiosité que ces premiers débuts de 
l'auteur de la Vie de Jésus sur la scène française. 

Et tout de suite, comme cela est de mode aujour- 
d'hui, M. Renan a été « interwievé » par un reporter 
du Gaulois sur les tendances de sa nouvelle œuvre. Et 
M. Renan, se prenant au sérieux dans son nouveau 
personnage, a donné sur sa pièce une sorte de 
consultation qui occupe deux colonnes dudit Gaulois. 
La scène se passera aux Champs-Elysées, où tous les 
grands génies littéraires qui ont précédé Victor Hugo 
se rencontreront avec lui... Mais nous ferons mieux de 
réserver pour notre prochain numéro les passages sail- 
lants de cette consultation de M. Renan. Elle contient 
quelques aperçus que nous ferons plus utilement res- 
sortir en donnant le compte rendu de sa pièce et le 
bilan de la soirée qui l'aura vue naître. 



— 77 - 

— Le grand fait artistique de la quinzaine a été 
l'exposition, à l'atelier du peintre, puis à l'hôtel Sedel- 
meyer, du nouveau tableau de Munkacsy, la Mort de 
Mozart. C'est par invitations qu'on était admis chez 
l'artiste à la première exhibition de son œuvre, qui 
a eu lieu dans des conditions tout à fait inusitées. 
L œuvre nouvelle était, en effet , entourée d'une sorte 
de trompe-l'œil qui n'a pas permis de la juger sérieu- 
sement le premier soir. Placée sur un fond obscur et 
éclairée d'une manière toute spéciale, enguirlandée et 
ornée de tentures et de tleurs, elle faisait un peu, dans 
l'éloignemenl calculé oia on l'avait installée, l'effet 
d'une grande apothéose de féerie. Ajoutez à cela qu'un 
orchestre habilement dissimulé a exécuté les princi- 
paux morceaux du Requiem de Mozart comme accom- 
pagnement obligé de l'exposition du tableau qui repré- 
sentait sa mort !... 

Cet appareil théâtral, qui n'est, à nos yeux, qu'un 
coup de réclame assez maladroit, n'ajoutera rien à 
l'œuvre nouvelle de M. Munkacsy. Sa Mort de Mozart 
a les mêmes qualités et un peu plus de défauts que ses 
précédents tableaux. La composition en est intéres- 
sante, bien qu'un peu touffue, mais elle est largement 
traitée ; les couleurs, un peu vives, les tons, un peu crus, 
s'affaibliront à la longue, et l'œuvre nouvelle gagnera 
en valeur avec le temps. Nous lui préférons cependant 
le Christ devant Pilate, et surtout les Filles de Milton, 



-78- 

qui sont, jusqu'à ce jour, les deux toiles les plus réussies 
de leur auteur. Mais pourquoi M. Munkacsy persiste-t-il 
à ne pas gratifier de ses œuvres notre Salon annuel? 
Tant qu'il n'aura pas répondu à cette question par 
l'envoi d'une de ses toiles, on continuera à dire de lui, 
avec une certaine raison, qu'il n'ose pas affronter une 
exposition française. 

Lettres de M. Guizot. — - On en a publié un cer- 
tain nombre dans les deux volumes de souvenirs in- 
times et de correspondances qui ont vu récemment le 
jour chez Hachette, sous les auspices et même sous le 
nom de M^e de Witt, l'une des filles de Guizot, celle- 
là même qui a continué et achevé VHisîoire de France 
si bien commencée par lui. 

Voici deux curieux extraits de cette intéressante cor- 
respondance. 

I 

GUIZOT EN SOIRÉE CHEZ LEGOUVÉ. 

A Madame de Wiît. 

Paris, 1 1 février 1862, 

... Je t'écrivais dimanche en revenant des obsèques de 
M. Baude. Je t'écris aujourd'hui après être rentré hier à minuit 
d'une soirée musicale chez M. Legouvé. Ces contrastes dans 
la vie me déplaisent. J'aime une impression unique et prolon- 
gée. Il n'y a pas moyen, à Paris, d'échapper aux contrastes. 



— 79 — 

J'ai passé hier la soirée en présentations. D'abord le mu- 
sicien, M. Gounod, avec qui j'avais déjà dîné là et qui m'a 
fait promettre d'aller à la première représentation de sa 
Reine de Saba. Je lui ai dit que je n'étais pas allé à l'Opéra 
depuis vingt-neuf ans. Il n'en a tenu que davantage à m'y 
faire aller, et j'ai cédé. Après M. Gounod, Legouvé m'a 
amené M. Ritter, le grand pianiste du jour et de la soirée, 
simple, animé, et point avantageux. Puis Théophile Gautier, 
que je n'avais jamais vu : la tète de Vitellius, un gourmand 
enfoncé dans sa graisse et dans sa barbe, figure de gros épi- 
curien spirituel et moqueur. Je lui ai dit que je le lisais avec 
plaisir dans le Moniteur et que je trouvais le Moniteur litté- 
raire supérieur au Moniteur poWiïque. Ma. préférence lui a plu. 
Je me suis rassis. Un jeune homme s'est assis à côté de moi. 
Autre présentation : M. Gustave Doré, l'artiste des Contes 
de Perrault. Je lui ai parlé de la joie de mes petits-enfants à 
voir ses images. Le compliment lui a paru médiocre. Je lui 
ai parlé alors de ses dessins sur le Dante. Il était plus con- 
tent. Je lui ai demandé s'il ne ferait pas une série de dessins 
sur Shakespeare, et je lui en ai suggéré quelques-uns sur 
Macbeth, Hamlet, le Roi Lear et la Tempête. Ceci l'a charmé. 
Longue conversation sur Shakespeare. Il a de l'esprit naturel, 
vif et inventif. Il ira en Angleterre avant de se mettre à 
l'œuvre. Il est allé en Espagne pour faire une série de des- 
sins sur Don Quichotte qm vont paraître dans une belle édition 
in-folio, comme les Contes de Perrault. M. Doré s'est éloigné. 
Un moment après, je vois debout, à côté de moi, un mon- 
sieur maigre, la tête couverte de cheveux ébouriffés, l'œil 
perçant, l'air spirituel et assez noble. M. Legouvé s'appro- 
che : ce Eh bien 1 moucher Berlioz?» Nous faisons connais- 
sance. Celui-là est un enthousiaste sincère, point bavard, 
jusqu'au moment où son enthousiasme le saisit, et il devient alors 
fécond et éloquent. En contraste frappant avec le critique 
sceptique et sensuel, Théophile Gautier. La musique a mis fin 



- 8o — 

aux présentations et aux conversations, et je suis rentré à 
minuit. Je t'ai dit ma soirée, qui m'a assez amusé, mais je ne 
voudrais pas recommencer souvent. On peut s'amuser un mo- 
ment même de ce qui ne plaît guère; on ne peut vivre 
qu'avec ce qui satisfait. 



II 

GUIZOT CHEZ l'empereur. 

A Madame de Witt. 

Paris, 19 mars 1866. 

... J'ai présenté hier Prévost-Paradol ' à l'Empereur : ac- 
cueil parfaitement courtois; pas la moindre trace d'humeur. 
Comme de coutume, il s'est d'abord adressé à moi : « Il y a 
longtemps que je n'ai eu le plaisir de vous voir. Votre santé me 
paraît bonne, rien ne vous fatigue. » Un compliment à demi- 
voix sur la dignité personnelle, le beau langage, etc. Il s'est 
tourné vers Paradol : « Je regrette, Monsieur, qu'un homme 
d'esprit comme vous ne soit pas de mes amis. — Moi aussi. 
Sire, je le regrette. — Nous ne pensons pas de même sur Cé- 
sar; vous avez, je crois, autrefois, dans un de vos ouvrages, 
exprimé des idées qui n'étaient pas si différentes des miennes.» 
Paradol, un peu surpris et ne sachant plus ce qu'il avait pu 
dire dans son Précis d'histoire universelle, ne répondait rien. 
Je suis intervenu : «Votre Majesté met en pratique en ce mo- 
ment ce que disait un jour l'Empereur, son oncle, à M. de 
Fontanes : « Laissez-nous au moins la république des lettres. 
— Oui certainement «, a dit l'Empereur. Puis il a dit 

I. A la suite de son élection à l'Académie française. 



- 8i — 

quelques paroles gracieuses à Saint-Marc Girardin et à Viile- 
maiii. Il m'a demandé pourquoi je venais si peu à Paris. 
« J'aime mieux la campagne, Sire, et pour me reposer et 
pour travailler. » Quelques mots obligeants sur mes travaux. 
En tout une courtoisie préméditée et sans apparence d'effort, 
quoique avec un peu d'embarras. L'entrevue a duré cinq ou 
six minutes, et nous nous sommes séparés contents. 



Théâtres. — Le i 2 février a eu lieu , dans l'an- 
cienne salle oh régnait d'abord le bal Valentino, rue 
Saini-Honoré, et oij nous avons eu ensuite l'exhibition 
d'un panorama éphémère, l'inauguration d'un cirque 
d'un nouveau genre, créé et dirigé par M. Oller. Ce 
n'est pas que les exercices équestres y soient différents 
de ceux qu'on voit dans les autres cirques; au con- 
traire, celte partie du programme est ici, comme valeur 
et comme exécution, inférieure aux mêmes exercices 
des deux grands cirques de Paris. Mais l'innovation a été 
l'enlèvement subit et instantané du plancher qui sert de 
piste, et à la place duquel nous avons eu sous les yeux 
une vaste piscine, dans laquelle et au-dessus de la- 
quelle ont eu lieu des exercices de nageurs et de na- 
geuses , ou de gymnasiarques imitant, plus ou moins 
bien, Blondin traversant le Niagara sur une corde 
raide. 

En somme, grand succès pour cette dernière partie 
du programme. Quant aux autres parties, nous conseil- 
lons à M. Oller d'en varier quelque peu la monotonie. 



- 82 — 

— Le 17, au théâtre des Nations, reprise des Nuits 
du boulevard de MM. Pierre Zaccone, Théodore Henry 
et Mary Clicquet, ce dernier ancien notaire qui a mal 
tourné et qu'on a envoyé pour ce fait en Nouvelle- 
Calédonie rêver à d'autres drames plus réalistes. Nous 
avons déjà parlé des Nuits duboulevard, lors de leur pre- 
mière représentation, en septembre 1880. Bornons- 
nous donc à constater une interprétation suffisante où 
figure un ancien acteur du Théâtre-Français, M. Char- 
pentier. 

— Le même soir deux premières représentations à l'É- 
den. Djemmah^ ballet en 2 actes de MM. Léonce Détroyat 
et Pluque, régisseur de la danse à l'Opéra, musique de 
M. Francis Thomé, était d'abord destiné à l'Académie 
nationale de musique, comme on dit en termes officiels. 
Il est d'allure plus sérieuse, en effet, que les ballets 
ordinaires de l'Êden. M"e Cornalba en mime et en 
danse avec grand charme le rôle principal. Le spectacle 
a commencé par la Folie parisienne, ballet pantomime 
en six tableaux, avec pantalonnades et arlequinades, 
musique du même M. Francis Thomé. C'est M'i^ Car- 
men, très expansive et très brillante ballerine, qui a eu 
le succès de cette première pièce. Quant à la musique 
des deux ouvrages, elle est suffisamment scénique, mais 
elle a peu d'originalité. 

— Le 19, les Nouveautés ont renouvelé leur affiche 
avec un opéra-comique. Serment d'amour, trois actes, 



— 83 - 

de M. Maurice Ordonneau , musique de M. Edmond 
Audran. C'est évidemment là une louable tentative 
d'acclimatation, sur une scène d'opéreite, de Topéra- 
comique véritable, tel que l'entendaient nos pères , tel 
même qu'on le jouait encore il n'y a pas quarante ans. 
La nouvelle partition de M. Audran, très bien inter- 
prétée par Morlet et M'i^ Marguerite Ugalde, a com- 
plètement réussi. 

— Le 14, Maurel est revenu au concert Colonne, 
pour y recueillir de nouveaux bravos avec la plupart 
des airs qu'il avait chantés le dimanche précédent. Le 
Galop, de M^e de Grandval, qu'il interprétait pour la 
première fois, est un morceau plein de vigueur et d'éclat 
qui a fait une vive impression sur le public. — Le 
même jour, au concert Lamoureux de l'Éden, exécu- 
tion du premier acte de la Walkyrie, de Wagner, chanté 
par Mme Brunet-Lafleur et M. Van-Dyck. Plusieurs 
passages ont excité l'enthousiasme de l'auditoire, mais 
beaucoup d'autres l'ont laissé froid. Après cette expé- 
rience, il nous paraîtrait peut-être périlleux d'offrir aux 
Parisiens une œuvre complète de Wagner. 

— Le 21, exécution, par Colonne, de la belle sym- 
phonie le Désert, de Félicien David, qui a reçu son 
accueil ordinaire. Le Lever da soleil, cet inimitable mor- 
ceau de musique descriptive, a soulevé la salle. Bos- 
quin, qui chantait les soli, les a dits avec une fraîcheur 
de voix et une méthode qui ne laissaient rien à désirer. 



-84- 

Au début du concert, les scènes alsaciennes de Massenet 
ont éié très applaudies. 

Varia. — Un Sonnet wagncrien. — Beaucoup de nos 
lecteurs connaissent-ils la Revue wagnéricnne, fondée, 
il y a un an, dans le but d'initier le public français aux 
mystères du génie de Wagner? C'est douteux, et nous- 
même devons au Voltaire le plaisir de leur révéler l'exis- 
tence de cette intéressante publication. C'est ce jour- 
nal qui nous apprend que tous les efforts des rédacteurs 
de la Revue en question ont tendu, tendent et tendront 
à expliquer aux profanes les beautés énormes, mais très 
fermées, de la musique du maître des maîtres. 

Or, voici un des sonnets explicatifs que contient le 
dernier numéro de la Revue wagnérienne. Il est de 
M. Stéphane Mallarmé : 

Le silence déjà funèbre d'une moire 
Dispose plus qu'un pli seul sur le mobilier 
Que doit un tassement du principal pilier 
Précipiter avec le manque de mémoire. 

Notre si vieil ébat triomphal du grimoire, 
Hiéroglyphes dont s'exhale le millier 
A propager de l'aile un frisson familier! 
Enfouissez-le-moi plutôt dans une armoire. 

Du souriant fracas originel haï 

Entre elles de clartés maîtresses a jailli 

Jusque vers un par\'is né peur leur simulacre, 



^ 85 — 

Trompettes tout haut d'or pâmé sur les vélins, 
Le dieu Richard Wagner irradiant un sacre 
Mal tû par l'encre même en sanglots sibyllins. 

Nous avons cherché en quelle langue pouvait bien 
avoir été écrit ce sonnet, et nos recherches sont restées 
infructueuses ; peut-être est-ce du volapiïck. 

Les Dénouements auîhcâtrc. — Sous ce titre M. Febvre, 
de la Comédie-Française, a publié dans le Temps un 
article de souvenirs fort intéressant, auquel nous faisons 
un emprunt. 

Febvre jouait, à la Gaîté, le rôle d'un jeune peintre 
amoureux et imberbe dans le Médecin des enfants, où 
une jeune mère meurt au cours de l'action. 

« Un soir, raconte-t-il, après la représentation de cet 
ouvrage, nous soupions au café du théâtre. A une 
table près de la nôtre se rafraîchissaient quelques mar- 
chandes du Temple... 

Elles venaient d'assister à la représentation du drame 
de Dennery. 

« Quelle jolie pièce! dit l'une d'elles; y a surtout 
une chose qui m'a fait un effet énorme : c'est à la fin, 
quand la mère se déguise en officier pour revoir sa 
fille! » 

On juge de notre stupéfaction! Quel officier?... 
Quelle mère?... Tout à coup la lumière se fit dans mon 
esprit- 



— 86 — 

« J'ai trouvé, dis-je à mes camarades : Ja jeune mère 
déguisée en officier, c'est moi... Suivez-moi bien. Un 
habit bleu à boutons de cuivre, voilà pour l'uniforme; 
mon visage imberbe, voilà pour l'aspect féminin. 
Ajoutez à cela mon rôle qui a disparu pendant deux 
actes... juste au même moment où cessait de paraître 
celui de la jeune mère, tout s'explique. Ainsi, pour 
cette brave femme, la mère c'était moi. » 

Un soir, à la Comédie-Française, je jouais Made- 
moiselle de Belle-lsle et terminais le spectacle par Un 
Caprice, d'Alfred de Musset. 

Dans le drame de Dum.as, je représentais le chevalier 
Daubigny, et le comte de Chavigny dans Un Caprice. 

Deux amis à moi, dont je pourrais citer les noms, 
entendirent, à la sortie, cette réflexion effarante : 

« C'est très joli; mais je ne comprends pas bien 
pourquoi, au dernier acte, Febvre change de costume 
pour prendre, en somme, quoi... une tasse de thé? » 

Ainsi donc Mademoiselle de Belle-lsle^ pour eux, avait 
six actes, malgré l'affiche... malgré... malgré tout, 
enfin! » 

Racine et la « Marseillaise ». — Un lecteur du 
Journal des Débats nous apprend qu'il a fait la connais- 
sance, à Oxford, d'un certain M. Gudbran Vigfusson, 
lequel a découvert, en lisant le Théâtre de Racine, que 



-S7~ 

les tragédies à'Alhalie et d'Esther ont donné naissance 
à la Marseillaise de Rouget de Lisle. Voici, d'ailleurs, 
les rapprochements assez curieux faits par l'auteur de 
cette découverte. 

« Voyez, dit-il, en particulier le chœur de Tacte IV 
d'Athalie : 

chères sœurs, n'entendez-vous pas 
Des cruels Ty riens la trompette qui sonne? 

Salomith. 
J'entends même les cris des barbares soldats. 

Marseillaise : 

Entendez-vous dans les campagnes 
Mugir ces féroces soldats? 

Esther, I, v : 

Quel carnage de toutes parts! 

On égorge à la fois Us enfants, les vieillards. 

Et la sœur et le frère, 

Et la fille et la mère, 

Le fils dans Us bras de son père. 

Marseillaise : 

Ils viennent jusque dans nos bras 
Égorger nos fils et nos compagnes... 

Comparez encore : Athaiie, I, ii : 

Et comptez-vous pour rien Dieu qui combat pour nous?... 
Dieu dont U bras vengeur, etc. 

Et Marseillaise : 

Amour sacré de la patrie, 
Soutiens, conduis nos bras vengeurs. 



— 88 — 

Liberté, liberté chérie, 

Combats avec tes défenseurs!... » 

De tout quoi M. Vigfusson conclut que Rouget de 
Lisle a trouvé dans Racine les principales idées et le 
mouvement de son chant national. Nous ne nous en 
portons pas garant ; mais l'idée nous a paru assez ingé- 
nieuse pour être remarquée. 

Shakespeare-Bacon. — Dans le genre de ce qui pré- 
cède, voici une autre découverte dont nous fait part la 
Revue britannique, et qui tendrait à prouver que Shake- 
speare n'a jamais existé, littérairement parlant. 

Une dame américaine, M^e Potts, et un érudit, 
M. Donelly, ont trouvé de compte à demi des docu- 
ments qui, prochainement publiés, « prouveront haut la 
main, paraît-il, que la renommée de Shakespeare a été 
usurpée, et que Bacon , le philosophe, est le véritable 
auteur de toute cette philosophie poétique qui, sous le 
nom de Shakespeare, a charmé plusieurs générations... 
M. Donelly se fait fort d'avoir découvert la clef d'un 
langage crytographique qui contient des preuves irré- 
cusables de l'identité de Shakespeare et de Bacon. « 

Erratum. — Notre confrère Hémelan, de la Revue 
générale^ nous fait savoir que ces vers d'Alfred de 
Musset, 

Qui que lu sois, ]e t'en conjure, 

Mets ton lit de l'autre côté... 



- 89 - 

que notre dernier numéro signalait comme ne fai- 
sant pas partie de ses œuvres complètes, figurent dans 
ses Œuvres posthumes, page 1 2 de l'édition Char- 
pentier, sous ce titre : Dans la piison de la garde na- 
tionale (vers écrits au-dessous d'une tête de femme des- 
sinée sur le mur). Ce mur est celui de Vhotcl des Hari- 
cots, rendu célèbre par le séjour de tant d'artistes et de 
gens de lettres réfraclaires au service de la garde na- 
tionale. 

« On a prétendu, ajoute M. Hémelan, que, lors de la 
démolition de l'hôtel des Haricots, des mains pré- 
voyantes ont enlevé pierre à pierre les murs des cel- 
lules, et que ces souvenirs historiques doivent être 
conservés au musée que la ville de Paris a institué à 
l'hôtel Carnavalet. » 

Nous renvoyons le cas à notre confrère Lucien 
Faucou, directeur du journal V Intermédiaire des cher- 
cheurs et des curieux, et bibliothécaire à l'hôtel Car- 
navalet. 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Note d'album : 

« C'est souvent la femme qui nous inspire les grandes 
choses qu'elle nous empêchera d'accomplir. » 



- 90 — 

En cour d'assises. 

Une femme vient d'avouer qu'elle a volé une dou- 
zaine découverts d'argent. 

« Je n'ai pas pu, dit-elle, résister à la tentation 
pensez donc... ils étaient marqués à mon chiffre! » 

(Événement.') 



A la correctionnelle : 

« Alors, dit familièrement le président au prévenu, 
vous vous vantez de « faire la montre » avec une re- 
marquable dextérité. 

— Aussi bien que personne ici !. .. soit dit sans vous 
offenser. » {Voltaire.) 

Le soir de la première représentation d'un de nos 
derniers /our^, un monsieur, à la fm du spectacle, bous- 
culait tout le monde, afin d'être plus vite dehors. 

Gavroche l'interpelle : 

« Hé ! là-bas, ne vous sauvez pas comme ça! On ne 
va pas recommencer ! » {Charivari.') 



Entre cocottes. 

« Comment va donc ta sœur? 

— Je ne sais pas. Il y a quelque temps que nous ne 
nous voyons plus. 

— Ah! Elle a bien tourné? » - 



-- 91 — 

Au restaurant : 

« Comment trouves-tu ce Champagne? 

— Euh! euh!... 

— C'est pourtant de la veuve Cliquot. 

— Elle s'est peut-être remariée! » 

(Événement. 



PETITE GAZETTE. — L'Académie des sciences mo- 
rales et politiques a procédé, le 1 5, à l'élection des succes- 
seurs de MM. Adolphe Vuitry et Victor Bonnet, membres de 
la section d'économie politique. Huit candidats étaient en pré- 
sence : MM. Juglar, de Foville, Paul Boiteau, Henri Ger- 
main, Cucheval-Clarigny, A. Mangin, G. Lagneau et Noël. 

Fauteuil de M. Vuitry. — 36 votants. — M. Henri Ger-^ 
main obtient 18 voix au premier tour et 24 au second. Il est 
élu. 

Fauteuil de M. Bonnet. — M. Cucheval-Clarigny, qui 
obtient 16 voix au premier tour, est élu au second tour par 
21 voix. 

NÉCROLOGIE. — II février. Le peintre Auguste Hada- 
mard, auteur du Cuirassier de Reichshoffen remarqué au dernier 
Salon. Il avait 62 ans. 

— II. Charles Cabot, ancien acteur des théâtres des bou- 
levards, auteur dramatique et membre de la Société des au- 
teurs, à 80 ans. 

— II. Paul-Athanase Fauché, duc d'Otrante, troisième 
fils de l'ancien ministre de la police du premier Empire. Le 
titre de duc revient après lui à son fils Gaston, premier 
écuyer du roi de Suède. 

— 12. L'archevêque d'Auch, Mgr Géraud de Langalerie 
(Pierre-Henri), né en 18 10, et d'abord évêque de Belley de 
1857 à 1871. 



— 9= — 

— L'éditeur Jeanmaire, de la rue des Bons-Enfants, qui a 
été plusieurs fois candidat sans succès au Conseil municipal de 
Paris. 

— M. Jamin (Jules), l'éminent secrétaire perpétuel de 
l'Académie des sciences (sciences physiques et naturelles), à 
l'âge de 75 ans. 

— 14. Charles Expilly, publiciste et romancier, né en 1814. 
Il a fait aussi beaucoup de voyages, surtout au Brésil, d'oii il 
a rapporté les matériaux de son plus sérieux ouvrage : la 
Traite, l'Emigration et la Colonisation (1866). 

— 15. Gustave Morin, artiste peintre, élève de Léon Coi- 
gnet, à l'âge de 76 ans. Ses meilleures toiles sont exposées 
aux musées de Rouen et du Havre. 

— 16. Le docteur William Johnston, médecin de la colo- 
nie américaine à Paris, né vers 1825. En 1859 il était cor- 
respondant du New-York-Times pendant la guerre d'Italie, et 
il adressait à ce journal des relations quotidiennes signées du 
pseudonyme de Malakoff. Pendant le siège le docteur Johnston 
se distingua comme organisateur et médecin d'ambulance. Il 
fut alors décoré de la Légion d'honneur, en récompense de 
son dévouement à nos blessés, et promu officier de l'ordre en 
1876. 

— 19. Prosper Giquel, officier supérieur de la marine 
française, ancien créateur et directeur de l'arsenal de Fou- 
Tchéou, en Chine, où il avait le rang de général de division. 
Il était en dernier lieu chef de la mission chinoise à Paris. Né 
en 1836. 

— 20. Jacques-Emile Lafon, élève de GrosetdeDelaroche, 
auteur de nombreux tableaux religieux dont le musée du 
Luxembourg possède les deux principaux : Jésus au milieu des 
docteurs et Saint Jean de Dieu reconnaissant Jésus dans un 
pauvre. 



(JJ — 



VARIETES 



LA DYNASTIE DES BROHAN 

Notre collaborateur Georges d'Heylli vient de publier, à la 
librairie théâtrale Tresse et Stock, une notice biographique et 
artistique sur Madeleine Brohan, la regrettée sociétaire de la 
Comédie-Française. Cette notice, qui contient un portrait de 
l'éminente artiste, très finement gravé par Lalauze, donne 
d'intéressants détails sur cette belle lignée des Brohan qui a 
si longtemps illustré le théâtre. En voici l'intéressant résumé. 

La première des Brohan, Augustine Suzanne, naquit 
le 29 janvier 1807, à Paris. Elle a joué successive- 
ment de 1823 à 1842 à l'Odéon, au Vaudeville et à la 
Comédie-Française. Elle a excellé, à ce dernier théâtre, 
dans le rôle de Suzanne du Mariage de Figaro. Elle a 
quitté le théâtre à l'âge de trente-cinq ans, et vil en- 
core aujourd'hui, dans une glorieuse retraite, à Fon- 
tenay-aux-Roses. Elle a eu quatre filles : 

1° Joséphine-Félicité-Augustine, née le 2 décembre 
1824, et qui a appartenu à la Comédie-Française du 
19 mai 1841 au i^r Janvier 1868. Obligée de quitter 
prématurément le théâtre, par suite d'une grave ma- 
ladie d'yeux, qui la rend aujourd'hui presque aveugle, 



— 94 — 

Augustine Brohan a épousé, dans sa retraite, M. Edmond 
de Gheest, ancien secrétaire de la légation belge, à Paris, 
qui est décédé le 12 juillet dernier. 

2° Élisa et Anna, deux sœurs jumelles, qui se sont 
mariées le même jour, 5 juin 1847. L'une a épousé le 
violoncelle Samary, dont elle a eu plusieurs enfants : 
Jeanne Samary-Lagarde, sociétaire de la Comédie- 
Française; Marie Samary, pensionnaire du théâtre de 
l'Odéon, et Henry Samary, pensionnaire du Théâtre- 
Français. Sa sœur jumelle a épousé M. Dorter, em- 
ployé des postes, et en a eu une fille, Camille Dortet» 
qui a aussi un moment abordé le théâtre. 

5° Emilie-Madeleine, née le 21 octobre 1833 et qui 
a appartenu à la Comédie-Française du i $ octobre 
i8$o au 30 décembre 1884. Sociétaire le 1$ juillet 
1852, elle a épousé le 7 juin 1853, M. Mario Uchard, 
dont elle a un fils. Ce mariage n'a pas été heureux, et 
le divorce a été prononcé entre les deux époux en 
décembre 1884. Son plus grand succès au théâtre a été 
dans le Monde où l'on s'ennuie^ qu'elle a joué deux cent 
cinquante fois. Enfin, pendant son séjour à la Comédie- 
Française, elle y a créé ou repris cinquante-neuf 
rôles. 

Le 8 novembre dernier, en réponse à une lettre de 
M. Georges d'Heylli, lui demandant de lui faire savoir 
la vérité sur la double question de sa retraite et de sa 



-95 - 

représentation à bénéfice, Madeleine Brohan a adressé 
la lettre suivante à notre collaborateur : 

... Non, je ne donnerai pas de représentation d'adieu. J'ai 
été fort malade, d'une très grave laryngite. Aujourd'hui je 
vais mieux, mais je n'oserais risquer de reparaître devant le 
public. La très violente émotfon que j'éprouverais me coupe- 
rait absolument la voix et je ferais là une fort triste figure. 
C'est donc fini. Je suis très heureuse d'avoir pu, grâce à l'a- 
dorable rôle de Pailleron, partir sur un succès. A d'autres 
maintenant. Il faut être philosophe, et je le suis... 

Encore une fois merci. 

Vôtre, 

M. Brohan. 



Enfin, Mme Madeleine Brohan, ayant envoyé à sa 
mère la notice de M. d'Heylli qui la concerne, en reçut 
l'adorable lettre suivante, qui prouve que, malgré l'âge 
(soixante-dix-neuf ans), le charme et l'esprit survivent 
toujours chez les Brohan : 

Fontenay-aux-Roses, 15 janvier 1S86. 

Ma bien bonne et bien chérie Madelon, 

Je me hâte de te renvoyer ta biographie qui est absolument 
charmante. Je l'ai lue tout d'un trait, sans m'arrêter, malgré 
la faiblesse de mes yeux, et Dieu sait avec quel plaisir I 

Le très gracieux et très bienveillant auteur de cette bro- 
chure a dû se livrer à de bien longues et nombreuses recher- 
ches pour arriver à cette exactitude des faits et des dates. Je 
suis très fière, savez-vous! et bien heureuse aussi, de voir 



-gG- 

glorifier mes belles-filles par une si aimable et si fine plume. 
En ce qui me concerne personnellement, il me semble bien 
que l'auteur m'accorde des éloges exagérés, et je ne me sou- 
viens pas d'avoir jamais été aussi charmante qu'il veut bien le 
dire. Après cela, je suis si vieille que j'ai pu oublier bien des 
choses. Bah! admettons que dans ma jeunesse j'étais char- 
mante, il sera toujours plus facile de le croire que d'y retour- 
ner voir, pas vrai? Je te prie, et au besoin je te somme, de 
faire tous mes remerciements à l'aimable auteur de cette jolie, 
jolie biographie des Trois Brohan, faite à l'occasion du départ 
de la plus jeune, qui quitte le théâtre de ses succès quand elle 
pouvait y briller di.v ans encore. 

Bonsoir, ma grosse mignonne, nous mangerons demain ton 
faisan et tes oranges. 

Ta vieille maman, 

Suzanne Brohan. 



Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 




1 129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 35S 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 5 — i5 mars 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Mémoires : L. Michel, Cora Pearl, Ernest 
Legouvé. — Le Volapuck. — M"s Dudlay. — Théâtres : Bouffes, 
Variétés, Français, Odéon (anniversaire V. Hugo), Porte-Saint-Mar- 
tin, Opéra-Comique, Palais-Royal, Ambigu, Concerts (Géza, Colonne, 
Lamoureux). 

Varia : Cinquantenaire des Huguenots. — Archireportage. — Livres 
rares. — Ch. Gréville et Napoléon 111. 

Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 



La Quinzaine. — Nous assistons, en ce moment, à 
une éclosion de mémoires et d'autobiographies qui 
semble ne pas devoir de sitôt prendre fin. Arsène Hous- 
saye, Gustave Claudin, Albéric Second, Armand de 
Pontmartin et autres nous ont donné successivement 
des détails plus ou moins étendus sur leur époque, leurs 
relations et leurs amis ; dans la seule quinzaine qui 
vient de finir, trois personnages d'allure et de tenue 

j. — 1886. 9 



- 98 - 

bien différentes, et dont les noms hurlent un peu de se 
voir réunis, Louise Michel, Cora Pearl et Ernest Le- 
gouvé, viennent, à leur tour, de dévoiler les secrets de 
leur existence devant leurs contemporains. 

On pouvait croire qu'en nous initiant aux mystères de 
sa vie la grande révolutionnaire, ainsi qu'on appelle 
Louise Michel dans son parti, allait faire oeuvre poli-* 
tique beaucoup plus que littéraire. Or, c'est précisément 
le contraire qui est arrivé. Les Mémoires de cette vi- 
rago de la tribune faubourienne sont anodins au pos- 
sible, et ils ont une teinture littéraire qui montre que 
son éducation première est loin d'avoir été négligée. 
Ainsi, on trouve dans cette vaste élucubration des ta- 
bleaux étudiés, des paysages poétiques très joliment 
tournés comme invention et comme style, et même des 
citations de vers de l'auteur elle-même qui rappellent 
beaucoup plus M^^ Deshoulières que Jules Barbier. 
Dégustez, sil vous plaît, dans ce genre cette petite 
élégie intitulée : 

LES ROSES. 

Fleurissez, roses embaumées; 
Fleurs de l'espoir et de Tété, 
Les brises toutes parfumées 
Vous emportent en liberté. 

Rose de l'églantier sauvage 
Que dore le soleil levant, 
Tu tomberas, au vent d'orage, 
Feuille à feuille dans le torrent. 



- 99 — 

Roses blanches, fières et belles, 
Fleurissez pour les fronts charmants 
Que la mort couvre de ses ailes. 
Roses de mai douces et frêles, 
Parez les tombes des enfants. 

O roses, le vent a des ailes; 
Mais tant que le sol sera chaud, 
11 naîtra des roses nouvelles, 
Toutes fraîches pour le tombeau. 

Et toi, rose du cimetière, 
Fleuris à l'ombre doucement 
Et, blanche ou rou^e, dans le lierre 
Élève ton front rayonnant. 

Ma mère aimait ces belles roses. 
C'était fête quand je pouvais 
En envoyer fraîches écloses; 
Elle n'en aura plus jamais. 

Ah ! pourquoi Louise Michel ne cherche-t-elle pas à 
apprivoiser ses auditeurs des réunions publiques en leur 
lisant de tels vers, au lieu de les enflammer et de les 
exciter aux mauvaises passions par ses prédications vio- 
lentes et folles !... 

Avec les Mémoires de Cora Pearl, nous entrons dans 
un autre ordre d'idées. Les souvenirs évoqués par 
Louise Michel n'ont rien de malpropre, et tout le monde 
peut les lire sans craindre de salir sa pensée. Avec Cora 
Pearl, c'est une autre affaire. Cette grande dame de la 
haute galanterie, un peu hors d'âge aujourd'hui, nous 



lOO 



donne le récit de ses bonnes fortunes, petites et grandes, 
avec un cynisme bête à force d'être naïf. Elle avoue 
tout d'abord que si elle publie son livre, c'est qu'elle 
est ruinée et qu'elle a besoin d'argent. C'est donc là une 
pure spéculation de scandale et de librairie, qui rappelle 
un peu les trop fameux Mémoires de Sarah Barnum pu- 
bliés jadis par M'ie Colombier. Ici encore c'est un livre 
à clef : Cora y travestit le nom de tous ses adorateurs, 
et autres, mais de façon trop claire pour qu'ils ne soient 
pas aussitôt reconnus : ainsi Adrien Marut, représente 
le prince Lucien Murât ; Hector Crémieux devient 
Nestor Crémillot, et ainsi de suite K Les anecdotes, 
auxquelles sont mêlés bon nombre de personnages de 
l'Empire, y compris le prince Citron (prince d'Orange), 
n'offrent aucun intérêt et sont de la dernière banalité. 
Le livre ouvre par l'acte de naissance authentiquement 
reproduit de Cora Pearl elle-même. Elle se nomme en 



I. Le prince Masséna y devient Lasséma ; le duc de Gramont- 
Caderousse, Dumont Barberousse; Hortense Schneider est transfor- 
mée en Hermance Schalder ; enfin le prince Napoléon y paraît sous 
le nom de duc Jean. Le livre contient beaucoup de lettres et de 
billets de cette Altesse Impériale. Voici même un petit portrait de 
lui assez exact et pas trop mal tourné, et dont le mérite revient à 
l'auteur réel, quel qu'il soit, des Mémoires de Cora Pearl : « Cet 
homme est un ange pour ceux qui lui plaisent: son de voix agréable, 
rire franc, conversation spirituelle, au besoin badine. Ange, je le répète, 
pour ceux qui lui plaisent; démon, roué, emporté, insolent pour les 
autres, et ne se gênant jamais. » 



— 101 



réalité Emma-Élisabeth Cronch ; elle est née au mois 
de février 1842, en Angleterre, à Plymouth, et elle est 
la fille d'un professeur de musique qui avait seize en- 
fants. Espérons que les quinze autres ont plus honora- 
blement tourné !... 

Les Mémoires de M. Ernest Legouvé, dont la pre- 
mière partie seulement vient de paraître, ont pour titre : 
Soixante Ans de souvenirs. M. Legouvé y parle beau- 
coup plus des autres que de lui-même, ou tout au moins 
beaucoup des autres à propos de lui-même. Ce pre- 
mier volume, qui nous conduit aux environs de 1848, 
contient des portraits anecdotiques d'un haut intérêt, et 
dont quelques-uns avaient déjà paru dans le Temps. 
L'auteur nous introduit successivement dans l'intimité 
de Casimir Delavigne, N. Lemercier, Jouy, Dupaty, 
Béranger, la Malibran, Berlioz, Eugène Sue, etc. On 
peut dire qu'ici à l'anecdote vient se joindre le docu- 
ment, et les futurs biographes des écrivains et des ar- 
tistes que nous venons de citer trouveront à faire une 
ample moisson de renseignements dans ces intéressants 
Mémoires. Nous y relevons une assez piquante défini- 
tion de Napoléon l^' jugé au point de vue de sa popula- 
rité. « Nous étions libéraux sous Louis-Philippe, nous 
dit M. Legouvé, tout en étant Bonapartistes, parce 
qu'alors, en parlant de Napoléon, tout le monde dans 
Popposition ne songeait qu'au grand homme en ou- 
bliant le despote ; aujourd'hui, c'est tout le contraire, 



102 



Topposition ne veut voir en Napoléon que le despote ; 
elle oublie volontairement le grand homme ! » 

VOLAPUCK. — Nous vous annonçons la naissance dé- 
finitive d'une nouvelle langue, qui a la prétention de 
devenir la langue universelle, et de supplanter toutes les 
autres : la langue Volapùk. C'est M. le professeur 
Schleyer, ecclésiastique allemand, qui en est l'inventeur. 
Un comité vient de se former à Paris, sous la présidence 
de M. Ernest Lourdelet, pour ouvrir plusieurs séries de 
cours du dialecte nouveau, et rattacher l'association des 
volapùkistes français aux institutions du même genre qui 
existent déjà en Europe. 

Disons bien vite que cette langue, prétendue univer- 
selle, et dont on fait grand bruit en ce moment, a sur- 
tout pour point de départ et pour base la langue alle- 
mande elle-même, et qu'en dehors de ce fondement 
fixe et étroit elle recrute ses mots et ses modes dans le 
pur domaine de la fantaisie. Ajoutons que rien n'est 
plus dur, plus barbare, plus rude même que ses dési- 
nences et ses consonances, et que jamais personne ne 
s'habituera à substituer aux mots usuels, à quelque 
langue qu'ils appartiennent, ceux que M. le professeur 
Schleyer a imaginés pour les remplacer. Consentirons- 
nous jamais à dire, en volapùk, Fient pour France ou 
Jidop pour Europe ? Voici un exemple plus concluant 
encore emprunté à ce bizarre dialecte : que pensez- 
vous que veuille dire : Bouedams Kanoines painekou vola- 



lOJ 



puko ? Tout simplement : Les commandes peuvent être 
faites en volapûk. C'est là une annonce de magasin 
déjà converti à la nouvelle langue, qui rappelle un peu 
la turquerie du Bourgeois gentilhomme. 

Eh bien, non, Ja langue universelle n'est pas fondée, 
et pas plus M. Schleyer qu'aucun autre ne la fondera 
jamais. Quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, les Anglais 
parleront toujours anglais, les Allemands toujours alle- 
mand et les Français toujours français ; le volapùk 
n'est qu'une excentricité de plus à ajouter à tant 
d'autres, et qui sera de courte durée. 

— Il nous faut bien parler, nous aussi, de la grosse 
affaire de la sociétaire Dudlay, qui a failli devenir une 
question d'État. Cette tragédienne vient d'être remerciée, 
au bout de dix ans de services, par le comité du Théâtre- 
Français qui ne voulait plus la conserver que comme 
pensionnaire. M^e Dudlay consentait à une transaction qui 
eût rendu sa situation bien difficile : le comité lui offrait 
18,000 francs, mais toujours comme pensionnaire; le 
ministre, qui doit protéger la tragédie et les tragédiens, 
voulait qu'on lui en donnât 24,000. Les membres du 
comité ont refusé les propositions du ministre. Alors 
celui-ci, rompant toutes les négociations,* a promulgué 
l'arrêté suivant qui mérite d'être conservé dans toute sa 
teneur comme un document de haut intérêt pour l'his- 
toire de la Comédie-Française : 



— 104 — 

Le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts : 
Vu, etc.; 

Considérant qu'il importe au maintien des traditions de la 
Comédie-Française d'assurer les représentations du réper- 
toire tragique ; 

Que c'est en vue de maintenir ces traditions qu'une sub- 
vention est accordée à la Société et que l'État s'est réservé 
le droit d'intervenir dans l'administration de ses affaires; 

Considérant qu'il n'existe actuellement à la Comédie-Fran- 
çaise aucune autre artiste qui tienne les rôles remplis par 
M*''' Dudiay dans la tragédie...; 

Considérant que la Société, en la nommant sociétaire il y 
a trois ans, a reconnu elle-même que M>'^ Dudiay avait les 
qualités qui justifiaient ce titre; qu'il ne paraît pas qu'elle en 
soit moins digne aujourd'hui; 

Arrête : 

Article premier. L'engagement qui lie à la Comédie-Fran- 
çaise M"" Adeline Dudiay en qualité de sociétaire est main- 
tenu dans tous ses effets jusqu'au jour de son expiration, 
c'est-à-dire jusqu'en 1896. 

Article 2. L'administrateur général est chargé, en ce qui le 
concerne, de l'exécution du présent arrêté et de le notifier à 
qui de droit. 

Le 24 février 1886. 

Signé : René Goblet. 

A la suite de cet arrêté le comité, se déclarant à la 
fois impuissant et froissé, a donné sa démission en masse, 
à l'exception de M. Maubant, qui, en sa qualité de tra- 
gédien, n'a pas voulu « lâcher » sa camarade la tragé- 
dienne Dudiay. Puis M. Delaunay a annoncé qu'il allait 
prendre sa retraite définitive au mois de mai, et MM. Got 



— io5 — 

et Coquelin ont assuré qu'ils en feraient autant dans un 
an. Mais le décret de Moscou, ce sage et prudent dé- 
cret qui régit si heureusement la Comédie-Française, a 
prévu ces coups de tête qui ne sont souvent que des 
feux de paille. Aux termes de ce décret, la démission 
d'un sociétaire n'est valable qu'au bout d'une année, 
s'il plaît à ce sociétaire de la renouveler après ces douze 
mois écoulés. En effet, dans le cours d'une année, que 
de susceptibilités, que d'irritations, que de fureurs sor- 
ties souvent d'un verre d'eau, peuvent s'apaiser, se 
calmer, et définitivement s'évanouir avec la lettre de 
démission elle-même, dans l'éternel oubli!... 

Théâtres. — Une erreur de mise en pages a fait 
omettre, dans le dernier numéro, le compte rendu de la 
jolie opérette des Bouffes, les Noces improvisées, pa- 
roles de MM. Liorat et Fonteny, musique de M. Francis 
Chassaigne. Cette pièce, qui devait d'abord s'appeler 
la Mariée d'un jour, a changé son titre à cause de 
l'opéra-comique, le Mari d'un jour, qui se donnait en 
même temps à la salle Favart. Mais point n'était besoin 
de prendre cette peine pour une pièce qui est morte 
après trois représentations. Les Noces improvisées sont, 
elles, au contraire, bien vivantes, et la musique gaie et 
pimpante de M. Chassaigne est fort bien interprétée, 
surtout par M. Alexandre et M"e J. Thibault, qui a une 
voix fraîche et charmante. M"e Milly-Meyer joue avec 



— loG — 

une verve endiablée, et M. Maugé se tire à merveille 
d'un amusant rôle de vieux beau. 

— Le 23; février, première représentation aux Variétés 
du Fiacre 1 17, comédie en trois actes de MM. deNajac 
et Albert Millaud, laquelle rappelle un peu le triom- 
phant D/Vorf 0^5 que l'un des deux auteurs a écrit jadis 
en collaboration avec Sardou. La pièce nouvelle est 
fort drôle et surtout jouée à ravir. Baron y a trouvé un 
succès personnel considérable. Auprès de lui Lassou- 
che, en cocher, Montrouge en commissaire de police 
rhumatisant, M'"^ Céline Chaumont, très fine mais un 
peu trop minaudière, Didier, Barrai, etc., complètent 
un ensemble excellent. 

— Le 26 a eu lieu , à la fois aux Français et à l'Odéon , 
la première célébration de Tanniversairede !a naissance 
de Victor Hugo, qu'on fêtera sans doute désormais sur 
ces deux théâtres, comme on fête les anniversaires de 
Corneille, de Molière et de Racine. Pourquoi, si l'on en- 
tre dans cette voie, ne pas faire de même pour Regnard, 
Voltaire, Casimir Delavigne, Alex. Dumas, et même 
Ponsard, et bien d'autres encore qui, au point de vue 
purement dramatique et théâtral, valaient bien Victor 
Hugo? 

Nous avons déjà dit qu'au Théâtre-Français on avait 
joué, sous le titre de « 1802 «, un à-propos de M. Er- 
nest Renan. C'est un simple dialogue en prose qui met 
en présence, dans l'Olympe, aux Champs-Elysées, au 



— loy — 

moment même où va naître Victor Hugo, Corneille 
(Got), Racine (Delaunay), Boileau (Coquelin), Diderot 
(Febvre) et Voltaire (V/orms). Pourquoi pas Molière? 
A ces personnages, M. Renan a ajouté un génie 
(M'-" Reichemberg) qui est chargé de leur donner des 
nouvelles de ce qui se passe sur la terre. Ce dialogue 
des morts, écrit dans une langue d'une fmesse et d'une 
pureté excessives, gagnera surtout à être lu. Au théâtre, 
il ne pouvait produire qu'un assez médiocre effet. Toute- 
fois, la curiosité aidant, on l'a trèschaudement accueilli. 
Nous sommes persuadé, d'ailleurs, que ces bravos-là 
ne donneront pas à penser à M. Renan qu'il est devenu 
subitement un Alex. Dumas, un Sardou ou un Emile 
Augier ! 

A l'Odéon, M'^^" Rousseil et Weber ont récité avec 
un égal succès un à-propos en vers de M^e Simone 
Arnaud, qui porte le même titre que celui de M. Re- 
nan, « 1802 ». 

— Le 27, nous avons eu à la Porte-Saint-Martin un 
nouvel Hamlet, adaptation en vers de MM. Lucien 
Cressonnois et Charles Samson, lequel ne comporte pas 
moins de cinq actes et onze tableaux. Les auteurs ont 
suivi assez fidèlement le drame de Shakespeare, et 
M. Duquesnel a mis leur adaptation en scène avec un 
grand luxe et une réelle exactitude de costumes et de 
décors. Très grand et très légitime succès pour Philippe 
Garnier qui a composé admirablement le personnage 



— io8 — 

d'Hamlet, et a débité son rôle avec beaucoup de cor- 
rection et de netteté. Il a d'ailleurs été fort bien se- 
condé par Volny (Laërte), Léon Noël (Polonius) et 
H. Luguet (le spectre). Quant à M^e Sarah Bernhardt, 
qui représente Ophélie, elle a montré dans ce personnage 
poétique et touchant, toutes ses qualités d'autrefois ; 
elle a même retrouvé encore un peu de celte voix d'or 
qu'elle faisait valoir avec tant de charme et de succès à 
la Comédie-P'rançaise, et qu'elle nous semblait avoir 
momentanément perdue dans les violents efforts qu'exi- 
geait d'elle le développement excessif des grands dra- 
mes qu'on lui a donné à jouer depuis deux ou trois ans. 

— A l'Opéra-Comique, le 27, heureuse reprise de 
Joseph de Méhu\, avec Talazac, Garroul, Soulacroix et 
la gentille M'i^Simonet dans le rôle de Benjamin. 

— Le i^"" mars, l'Odéon a joué pour la première fois, 
une bluette en un acte et en vers, David Téniers, de 
MM. Edouard Noël et Lucien Pâté. Rebel, Boudier, 
Sujol, Hameau et M^^' Régis et Real ont fait valoir 
avec leur talent habituel l'ouvrage nouveau dans une 
représentation populaire à prix réduits, dont le public a 
fait excellent accueil à la pièce et à ses interprètes. On 
a joué ensuite le Beau Léandre (reprise) de Théodore 
de Banville, qui a été la joie et l'éclat de rire de la 
soirée. 

— Au Palais-Royal, le 3 mars, première représenta- 
tion de Zî;g^m^, comédie en trois actes de MM. Paul 



— log — 

Bilhaut et Albert Barré. C'est une pièce à la Labiche, 
c'est-à-dire mêlée de beaucoup d'observation et de 
gaieté et que jouent à ravir MM. Daubray, Calvin, Lu- 
guet, Raimond, Pellerin et M^es Mathilde et Dinelli. 
Le persistant guignon qui frappe depuis si longtemps le 
Palais-Royal serait-il donc enrayé? En tout cas, il ne 
serait que temps. 

— Le lendemain 4 mars, à l'Ambigu, première 
représentation de Martyre, drame en cinq actes de 
MM. Dennery et Tarbé, tiré d'un roman du premier 
de ces deux heureux collaborateurs. Martyre a, en effet, 
considérablement réussi : action rapide et empoignante, 
sujet pris sur le vif, — une fille qui sacrifie son bon- 
heur et son honneur à l'honneur de sa mère, — et dé- 
veloppements habilement conduits jusqu'à un dénoue- 
ment qui a satisfait tout le monde. Ajoutons que ce 
drame, plus littéraire dans sa forme que ceux qu'on 
joue d'habitude à l'Ambigu, est supérieurement inter- 
prété par MM. Saint-Germain, Lacressonnière, Du- 
quesne. Courtes et par Mm'^s Marie-Laurent, Marie Jul- 
lien, Jane May, etc. En somme, très grand succès. 

Concerts. — Le samedi 27 février, nous avons en- 
tendu à la salle Albert-le-Grand, faubourg Saint-Ho- 
noré, le remarquable et étonnant pianiste comte Géza 
Zichy, dans un concert donné au bénéfice des victimes 
du devoir. Ce virtuose hongrois est manchot et exécute, 
d'une seule main, en faisant les basses avec son pouce, 



— 1 lO — 

les morceaux les plus difficiles. Son succès d'artiste a 
été très vif. 

— Le lendemain 28, au concert Colonne, première 
audition de la légende symphonique de MM. Cerfbeer et 
de L'Eglise, qui a pour titre Rubezahl. La musique est 
de M. Georges Hue, déjà connu au théâtre et dans les 
concerts. Plusieurs morceaux très dramatiques et très 
inspirés, notamment un trio et un finale plein de vigueur 
et surtout de puissance orchestrales, ont soulevé à di- 
verses reprises l'enthousiasme du public. M^e Caroline 
Salla, qui a appartenu à l'Opéra, le ténor Jourdain, la 
basse Auguez, etc., ont interprété avec leur talent 
éprouvé et déjà populaire cette remarquable symphonie 
qu'on a donnée une seconde fois le 7 mars avec le 
même succès. 

— Le même jour, 28 février, première exécution au 
concert Lamoureux (Eden-Théâtre) du Chant de la 
Cloche, légende dramatique, couronnée au concours 
musical de la Ville de Paris, en 1885, et dont M. Vin- 
cent d'Indy a composé à la fois le poème et la mu- 
sique. M. Van Dyck et M^e Brunet-Lafleur ont chanté 
cette œuvre également remarquable , d'une moins 
grande science musicale, à coup sûr, que la symphonie 
de M. Hue, mais où se décèle peut-être un talent plus 
personnel et plus original. 

En somme, les deux concerts rivaux ont attiré un 
public considérable, et comme le Chant de la Cloche a 



— III 



été également joué de nouveau le 7 mars, MM. Lamou- 
reux et Colonne n'ont eu qu'à échanger tout simple- 
ment leurs clients du dimanche précédent, pour faire 
une fois encore salle comble. 

Varia. — Le Cinquantenaire des Huguenots. — Le 
1er mars, il y a eu cinquante ans que les Huguenots ont 
été représentés pour la première fois à l'Opéra. C'était 
le 29 février 1856 (année bissextile) qu'avait lieu cette 
grande solennité musicale. Voici quelques détails sur les 
diverses et successives interprétations des principaux 
rôles de ce chef-d'œuvre : 

Rôle de Raoul, — créé par Nourrit, et repris ensuite 
par les ténors Duprez, Marié, Espinasse, Gueymard, 
Roger, Michot, Morère, Villaret, Warot, Colin, Léon 
Achard, Mierzwinski, Salomon, Sellier, Escalaïs, et 
aujourd'hui Duc, qui vient d'y obtenir un succès écla- 
tant. 

Rôle de Marcel, — créé par Levasseur, et repris par 
Dérivis, Serda, Bouché, Obin, Depassio, Belval, Cou- 
Ion, Boudouresque et Gresse. 

Rôle de Nevers, — chanté successivement par Déri- 
vis, Massol, Marié, Portehaut, Dumestre, Faure, Ma- 
noury, Lassalle, Maurel, Caron et Melchissédec. 

Rôle de Valentine, — créé par M"" Falcon, et repris 
par M"'e^ Stoltz, Heinefetter, Julienne Dejean, Julian 
Van Gelder, Viardot, Poinsot, Cruvelli, Gueymard- 



— 112 — 



Lauters, Barbot, Sasse, Mauduit, Hisson, Patti, de 
Reszké, Krauss, Montalba, Dufrane. 

Rôle de la reine, — chanté successivement par 
Mmes Dorus-Gras, Nau, Dobrée, Laborde, Dussy, Van- 
denheuvel-Duprez, de Maësen, Carvalho, Daram, 
Hamann, Lacombe-Duprez, Lureau-Escalaïs, Isaac et 
d'Ervilly. 

Trois des créateurs de l'ouvrage survivent encore 
aujourd'hui : Mme Palcon, devenue W^^ Malençon ; 
M. Massol, qui a créé le petit rôle de Tavannes, et 
Mme Dorus, qui a épousé le musicien Gras, trois jours 
après la première représentation (5 mars 1836). 

La ioqs représentation des Huguenots a eu lieu le 
10 juillet 1839; la 500e, le 4 avril 1872; enfin la re- 
présentation du [«^ mars était la 786^. 

Archircportage. — On se rappelle le fameux Gagne, 
archicandidat à toutes les élections, et qui avait la ma- 
nie de placer le dissyllabe archi en tête de tous ses 
mots. Nous empruntons l'un des archi que sa mort a 
laissés vacants pour qualifier la fureur de reportage à 
outrance qui sévit aujourd'hui dans la presse. Ainsi, ces 
jours derniers, un journal du matin, ayant à raconter un 
incendie, commençait son article comme suit : 

« Mi'e Blanche Thibaut occupe, au numéro 43 de la 
rue Lafayette, un grand et splendide appartement situé 
au quatrième étage, et ayant neuf fenêtres en façade. 



— 1 1 J — 

« Hier, elle avait réuni quelques convives en un dî- 
ner intime dont voici le menu : 

Consommé velouté 

Homard à l'américaine 

Filet sauce madère 

Chapon rôti 

Salade 

Haricots panachés 

Charlotte russe 

Dessert 

« A huit heures précises, au moment où le maître 
d'hôtel déposait le filet sur la table, la porte de la salle à 
manger s'ouvre violemment, et ce cri: «Au feu !» poussé 
par une bonne, jette l'émoi parmi les convives. Etc.» 

Ce menu ainsi placé ne fait-il pas admirablement, et 
n'y a-t-il pas pour le lecteur un intérêt palpitant à sa- 
voir ce que M"'' Blanche Thibaut offrait à ses convives? 

Il arrivera pourtant un jour où le public s'apercevra 
à quel point les reporters se moquent de lui. 

Les Livres rares (1719). — Tableaux, autographes, 
livres, etc., tout ce qui tient aux arts et aux lettres pas- 
sionne, à notre époque, un public assez nombreux, et 
surtout riche, si nous en jugeons par les enchères dont 
certains objets sont honorés. 

Les curiosités vraies sortent rarement de France, et 
il se rencontre toujours un amateur pour conserver à 

10 



— 114 — 

notre pays un phénix qui ne renaît plus ; et, quand !a 
chose en vaut la peine, le gouvernement lui-même entre 
en lice. En fut-il toujours de même? Nous en doutons; 
et le fait suivant, que nous avons rencontré dans le 
Journal de Burat (publié en 1865 par M. Campardon), 
prouverait que notre pays a fait des progrès, surtout en 
matière bibliographique. 

« Juillet 17 19. Il y eut un si grand empressement à 
la vente de la bibliothèque de l'abbé Baluze que dans 
une enchère qui se fit entre un libraire anglais et un 
hollandais sur une édition de Sénèque • imprimée à 
Rome en 1475, le premier l'emporta pour la somme de 
501 livres; l'autre emporta l'édition de Spaccio délia 
Bestia trwnfante ^ en un vol, in- 1 2 pour 600 livres. » 

Voilà des prix minimes, et l'on a droit d'être surpris 
que des étrangers aient enlevé de semblables raretés. 

Les Mémoires de Ch. Gréville et Napoléon III. — Les 
lignes un peu brutales qui suivent sont empruntées aux 
mémoires de Charles Gréville, récemment publiés à 
Londres, et qui ont la touche et les allures indiscrètes 
et même grossières des trop fameux mémoires de Viel- 
Castel. Ajoutons que ce Gréville est le frère de Charles 



1. L'édition de Sénèque qui porte la date de 147$ fut imprimée 
à Naples; celle de Rome est de 1485. 

2. Volume rare, dit Brunet. 



— ii5 — 

Gréville, qui a aussi publié des mémoires, mais d'une 
valeur plus authentique et plus sérieuse : 

« Les équipages de la cérémonie du mariage de 
Napoléon III étaient splendides, les troupes superbes, 
la cathédrale admirablement décorée. L'empereur était 
ignoble (comme il le sera toute sa vie). Il semblait mal 
à l'aise dans un uniforme si serré qu'à peine pouvait-il 
lever les bras. La face congestionnée, les yeux à demi 
clos, il semblait ne rien voir et marcher dans un rêve. 
L'impératrice était admirablement mise, en velours 
blanc épingle... Delane (rédacteur en chef du Times) 
m'a dit qu'au moment où ils montaient les Champs- 
Elysées, en voiture à la Daumont, pour se rendre à 
Saint-Cloud, au milieu d'un immense concours de 
peuple, personne ne toucha à son chapeau, si ce n'est 
lui-même (Delane) et un autre Anglais qui se trouvait 
avec lui. Cet acte de courtoisie parut exciter beaucoup 
plus la curiosité générale que ne le faisait le cortège du 
couple impérial. » 

Voici, également empruntés aux mêmes mémoires, 
quelques petits vers curieux, qui avaient passé la 
Manche, en 1856, car la police ne les aurait certaine- 
ment pas laissé publier alors en France : 

LE PRINCE IMPÉRIAL 

Sur son baptême 

Par son grand-père Hollandais, 
Par son aïeul Irlandais, 



- ii6 — 

Anglais, dit-on, par alliance, 
Espagnol aussi de naissance : 
Vous voyez quelle étrange chance ! 
Il ne manque à l'enfant de France 
Que d'être tant soit peu Français. 

MADEMOISELLE LE HON 
Sur son mariage 

Quel est donc ce visage blond 
Qui ressemble à la reine Hortense ? 
C'est la fille de M. Le Hon. 
Morny soit qui mal y pense! 

RETOUR DE CRIMÉE 

Sur Plon-Plon 

Plon-Plon, qui prétendait avoir si soif de gloire, 

Très brusquement nous a fait ses adieux. 

Pourtant, lorsque l'on a la foire. 

Ce n'est pas le moment de déserter les lieux !... 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Définition de l'iiomme d'affaires : 

Un homme qui, n'ayant pas su se tirer d'affaire 
lorsqu'il avait à faire ses propres affaires, trouve des 
clients qui lui confient leurs affaires. 

(Événement.^ 



— 117 — 



A l'Exposition des bébés, une dame, suivie de deux 
enfants fort laids, est en extase devant un magnifique 
nourrisson, et demande à la nourrice : 

« Pourriez-vous me donner Padresse du père? » 



Un examinateur pose une question à un élève. Celui- 
ci reste coi. 

« Est-ce que ma question vous embarrasse ? » demande 
le professeur. 

L'élève avec assurance : « Non, Monsieur, ce n'est 
pas la question, mais la réponse. » 



Scène conjugale : 

Madame. — Votre conduite est indigne, vous ne 
m'avez rien donné pour mes étrennes, et vous en avez 
envoyé de splendides à votre maîtresse ! 

Monsieur. — D'abord , je n'ai pas de maîtresse ; 
ensuite, je ne lui donne jamais d'étrennes ! ! 

{Voltaire.) 



Entre agioteurs, place de la Bourse : 

a Puisque vous me demandez mon avis, je ne vous 
cèlerai point que ces valeurs ne me paraissent pas trop 
catholiques. 



- ii8 — 

— Très bien, mon cher, je vais m'empresser de les 
convertir. » (G// Blas.) 



Entre un bourgeois et son architecte. 

« Comment? vous m'aviez donné votre parole que 
ma villa me coûterait au maximum 80,000 francs!,.. 
Et voici que vous me réclamez 1 30,000 francs !... 

— C'est exact, Monsieur, mais vous avez voulu un 
é\age de moins !... » (Gil Blas.) 



PETITE GAZETTE. — Notre confrère Bernard-De- 
rosne du Gil Blas ayant publié dans ce journal une critique 
du nouveau drame de la Porte-Saint-Martin , Hamlet, que 
M™'' Sarah Bernhardt n'avait pas, pour ce qui la concernait, 
trouvée tout à fait de son goût, a reçu de la tragédienne la 
lettre suivante que nous citons comme l'une des plus éton- 
nantes et des plus inattendues qu'ait jamais signées la plume 
de cette trop irascible personne : 

Monsieur, 
Votre critique est de mauvaise foi. Donc vous êtes un malhonnête 
homme, doublé d'un imbécile. 

Sarah -Bernhardt. 

Notre confrère s'est borné à reproduire cette lettre pour 
toute vengeance, et c'était en effet bien suffisant. 

NÉCROLOGIE. — 17 février. Le célèbre chiromancien 
Desbarolles, comte d'Hautencourt, artiste peintre, romancier, 
poète, voyageur , et l'un des plus forts escrimeurs de ce 
temps. Il était né le 22 aoiît 1801. 

— 19. Le prince Grégoire Ypsilanti, ancien ministre de 
Grèce à Paris, gendre du richissime baron Sina et beau-père 



— 1 1 9 — 

du prince de Hohenlohe, fils du gouverneur d'Alsace-Lor- 
raine, à l'âge de cinquante et un ans. 

— 21. Zabban, auteur, sous le pseudonyme de Castorinc 
du bulletin financier du Chaiiviiri, journal auquel il appar- 
tenait à ce titre depuis plus de trente ans. 

— 2 1. Eugène Delaporte, fondateur, en 1846, des So- 
ciétés orphéoniques de France, dont le nombre est aujour-. 
dliui d'au moins 9,000. 11 avait soi.xanle-huit ans. 

— 2:. M™*^ Menjaud, veuve du célèbre sociétaire de la 
Comédie-Française et mère de l'ancien ténorino du Théâtre- 
Lyrique, à soi.xante-seize ans. 

— 22. Le tailleur Laurent-Richard, depuis longtemps 
retiré des affaires et qui s'occupait surtout, en ces dernières 
années, de spéculations de tableau.^:. Il avait soixante-quinze 
ans. L'une de ses filles a épousé le célèbre docteur Charcot' 

— • 22. Charles de Montzen, ancien officier démissionnaire 
en 1850, auteur de plusieurs ouvrages d'érudition parmi 
lesquels on doit citer VHistoire des institutions d'éducation 
militaire. M. de Montzen, qui était âgé de quatre-vingt-un 
ans, était le fils du général de Montzen qui combattit contre 
a France, dans les rangs de l'armée des princes, pendant la 
Révolution. 

— 24. Jules Le Berquier, ancien bâtonnier de l'ordre des 
avocats à la Cour de Paris, ancien avocat de la ville, colla- 
borateur de la Revue des Deux-Mondes, et enfin auteur de 
publications relatives à des questions de municipalité. Né 
le 24 mars 1819, il était inscrit au barreau de Paris de- 
puis 1842. 

— 26. Léopold Menu, chanteur de l'Opéra du 17 mars 1873 
au 30 septembre 1880. Il avait une assez belle voix de 
basse. Il a créé le roi dans Aïda ., Indra dans le Roi de 
Lahore, Albin dans Polyeucte et Jacques dans Jeanne Darc. 

— 28. Le chanteur Bonnehée (Marc), qui avait débuté à 
l'Opéra en 1855 dans le rôle d'Alphonse de la Favorite. Il 



— 1 20 — 

avait une fort belle voix de baryton que mallieureusement il 
perdit très peu d'années après ses débuts. Il était professeur 
de chant au Conservatoire depuis 1879; il y avait remplacé 
Roger. 

— i" mars. L'acteur Bousquet, artiste, puis caissier du 
théâtre de la Porte-Saint-Martin. Il est mort à soixante-dix 
ans dans l'exercice de ces dernières fonctions. 

— 2. M""^ Eugène Forcade, veuve de l'ancien bulletinier 
politique de la Revue des Deux-Mondes. Elle fut d'abord ac- 
trice des théâtres du boulevard sous le nom de M'^« d'Har- 
ville; on l'a souvent confondue avec M™« Harville, veuve 
du comédien de ce nom, fille du sociétaire Brindeau et au- 
d'hui femme de M. Frédéric Febvre. 

— 4. Alfred Assolant, écrivain d'un talent très fin et très 
personnel, ancien camarade d'About, de Sarcey, d'Hervé, etc., 
à l'Ecole normale, auteur de nombreux romans et d'articles 
humouristiques. Il était né le 20 mars 1827. 

— 4. Emile Pichoz, directeur-fondateur de la Société 
d'auditions et d'émulation musicale et dramatique. C'était un 
compositeur de talent, élève de Leborne et de Victor Massé, 
joué quelquefois aux concerts Pasdeloup, et dont l'œuvre dra- 
matique principale, le Florentin, a été exécutée en 1870 au 
théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. 

— 8. Le capitaine de vaisseau Gougeard (Auguste), qui 
fut général de division pendant la guerre, et que Gambetta 
choisit pour ministre de la marine dans l'éphémère cabinet 
qu'il présida en novembre 1881 et qui reçut le nom de Grand 
Ministère. Il était né en 1827. 



Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



iiic) — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 338 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 6 — 3i mars 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Institut : M. J. Breton. — Décès de M. Hetzel. 

— Théâtres : Gymnase, Déjazet, Comédie-Française, Bouffes, Opéra, 
Colonne. 

Varia : Vers oubliés. — Retour de Crimée. — M. Chevreul cri- 
tique dramatique. — Meissonier candidat. — Vers inédits de Nadaud. 

— Curieux Testament. — Peau humaine. — Articles de piété. 
Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 
Variétés : Pensées d'un pape. 



La Quinzaine. — L'Institut vient d'appeler à lui un 
peintre d'un grand talent, M. Jules Breton, pour rem- 
placer dans la section de peinture, à l'Académie des 
Beaux-Arts, le regretté Paul Baudry (20 mars). Six 
concurrents étaient en présence, MM. Emile Lévy, Jules 
Lefebvre, J.-P. Laurens, Maillot, Henner et le nouvel 

élu. Il a fallu quatre tours de scrutin. Au quatrième 
I. — 1886. Il 



— 122 — 



tour M. Jules Breton l'a enfin emporté par 20 voix 
contre 1 1 données à M. Henner. C'est sur l'initiative de 
l'Académie que le nom de M. Henner avait été ajouté à 
la liste des candidats, et nous devons dire que, dans le 
public, on s'attendait un peu à son élection. 

Mais depuis la mort de Paul Baudry, et tout récem- 
ment, il s'est produit, en faveur de Jules Breton, un fait 
considérable qui a dû certainement, non moins que son 
talent très hautement estimé, influencer ses juges à 
l'Institut. En effet, il y a eu, le 6 mars dernier, à New- 
York, une vente de tableaux provenant de la richissime 
collection Morgan, et qui comprenait une très grande 
quantité de toiles de notre école française contempo- 
raine. Dans cette vente, qui a produit 4,422,750 francs, 
les Communiantes de Jules Breton, qui ont eu tant de 
succès au Salon de 1884, au Palais de l'Industrie, 
ont été poussées jusqu'au chiffre extraordinaire de 
225,000 francs'. Il était bien juste d'offrir un fauteuil 
à l'Institut à un maître dont les étrangers estiment les 



1. Voici quelques autres prix atteints dans cette vente par des toiles 
françaises : le Retour des Missionnaires, de Vibert, 127,500 francs; 
la Petite Sentinelle, de Cli. Bargue, 6i,5oo fr. ; les Laboureurs, de 
Millet, 70,000 fr. ; la Madone, de Bouguereau, 4 5,000 fr.; deux toiles 
de Corot, 70,000 et 75,000 fr.; la Vedette, de Meissonier, 50,000 fr.; 
le Crépuscule, de Rousseau, 75,000 fr. ; la Source, d'Henner, 
50,000 fr. ; les Connaisseurs, de Roybet, i <,ooo fr. ; un Café au Caire, 
de Gérôme, 23,000 fr. ; Sur le Nil, de Fromentin, 25,000 fr.; la Pi- 
leuse, de Millet, 75,000 fr., etc. 



I2D 

œuvres à un si haut chiffre. Mais il est certain, et cela 
ressort du résultat même du scrutin qui a placé Henner 
en deuxième rang, que la première place vacante dans 
la section de peinture à l'Académie des Beaux-Arts lui 
est réservée. 

— M. Pierre-Jules Hetzel, le chef de l'une des li- 
brairies de Paris les plus en vogue et les plus estimées, 
est mort le 1 6 de ce mois à Monaco. Il était né le 1 5 jan- 
vier 1814. 

M. Hetzel, en dehors de son habileté commerciale 
qui lui a donné de gros produits surtout depuis une 
vingtaine d'années, était un écrivain très distingué. 
Sous le pseudonyme de P.-J. Stahl, il a publié un cer- 
tain nombre d'œuvres charmantes. Il avait aussi un 
moment abordé la politique. En 1848 il était devenu 
chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères, puis 
du ministre de la Marine, et enfin secrétaire général du 
Pouvoir exécutif. Expulsé de France après le coup 
d'État, il se retira à Bruxelles et y ouvrit une maison 
de librairie. C'est là qu'il publia les Châtiments^ les Con- 
templations ^ la Légende des siècles^ etc.. Après l'am- 
nistie de 1859 il transporta sa librairie à Paris. Mais ce 
n'est guère que depuis l'exploitation considérable des 
œuvres de Jules Verne et d'Erckmann-Chatrian que la 
librairie Hetzel a pris l'essor et l'activité de production 
qu'elle a encore aujourd'hui. N'oublions pas de dire que 
le Magasin d'éducation et de récréation que M. Hetzel 



— 124 — 

fonda avec Jean Macé est de la même époque, et que 
son succès fut également immense. 

En somme, M. Hetzel laisse à son fils, qui depuis un 
certain temps déjà l'avait remplacé, une des premières 
librairies de Paris. Souhaitons à cet heureux successeur 
et héritier d'un père habile la même habileté et la même 
chance. 

— Tout est bien qui fmit bien. Le calme a remplacé 
l'orage à la Comédie-Française, et, le lo de ce mois, 
un nouveau comité a été nommé en place du comité 
démissionnaire. MM. Maubant, Mounet-Sully, Thiron, 
Barré, Coquelin cadet et Sylvain composent aujour- 
d'hui ce comité, avec M. Prudhon comme membre 
suppléant. Mais MM. Got, Delaunay, Febvre, Worms 
et Coquelin aîné font partie, avec les nouveaux mem- 
bres, du comité de lecture. 

Ajoutons que quelques artistes du théâtre, sociétaires 
et pensionnaires, qui traitaient un peu trop la disci- 
pline par-dessous jambe, ont été rappelés par un petit 
speach très courtois mais très ferme^ que l'adminis- 
trateur général a adressé à toute la Comédie réunie, à 
l'observation plus stricte du règlement et à une obéis- 
sance qui doit être, en effet, égale pour tous. Nous ne 
saurions trop féliciter M. Claretie de sa résolution en 
cette circonstance. Ce qu'il faut surtout au directeur de 
la Comédie-Française, — comme d'ailleurs à tout direc- 
leur d'une exploitation théâtrale quelconque, — c'est 



— 125 — 

de la décision, de l'énergie et du tact, ce qui peut se 
résumer par la fameuse « main de fer gantée de ve- 
lours «. Et nous sommes ravi de voir que M. Claretie 
a, quoi qu'on ait pu dire, à la fois cette main-là et ces 
gants-là!... 

Théâtres. — Le Gymnase a repris, le 1 1 mars, Fro- 
mont jeune et Risler aîné, comédie tirée par Ad. Belot 
du célèbre roman d'Alph. Daudet, et qui a été jouée 
pour la première fois au Vaudeville, le i8 septembre 
1876. MM.Berton, Delannoy, Parade, et M^e' Bartet, 
V. Lafontaine et Pierson, avaient alors créé les princi- 
paux rôles. Ce sont aujourd'hui MM. Damala, Romain, 
Raynard, Lagrange, Landrol , et M^es Rosa Bruck, 
dont c'est le début au Gymnase , Jeanne Malvau et 
Laîné, cette dernière prêtée par l'Odéon, qui interprè- 
tent la pièce. Le succès a été surtout pour Landrol 
(Risler) et M'ie Laîné (Désirée). La jolie Mi'e Brùck 
se tire bien du rôle de Sidonie, quoiqu'elle n'y mette 
peut-être pas assez de souplesse. Son rôle est, d'ail- 
leurs, assez ingrat. Et puis, il faut bien le dire, cette 
pièce n'est pas scénique; l'action s'y engage mal 
et se développe péniblement. Nous ne comprenons 
guère, quant à nous, la tendance qui pousse M. Daudet 
vers le théâtre, et nous ne voyons pas ce qu'il peut gagner 
en réputation à faire d'un excellent roman une pièce 
médiocre. H en est peut-être chez qui l'amour du gain 



Ï26 — 

serait le mot de l'énigme; mais ce n'est pas le cas de 
M. Daudet. Quoi qu'il en soit, M. Koning, après les re- 
cettes de Sapho, a eu raison de faire à l'auteur la galan- 
terie d'une reprise de Fromont jeune, qui n'aura pas de 
peine à tenir l'affiche jusqu'à l'apparition de la pièce 
nouvelle. 

— Le 12, le théâtre Déjazet, qui devient décidément 
une succursale du théâtre Cluny, a repris les Maris in- 
^u/e/5, amusante comédie de M. Albin Valabrègue, jouée 
d'abord à ce dernier théâtre en 1883. Le succès en a 
encore été très vif. Le même soir, première repré- 
sentation de Coup double , comédie en un acte, de 
M. Edouard Noël, écrite dans un style un peu précieux 
peut-être, et même trop littéraire pour Déjazet, mais 
qui a également réussi. 

— A la Comédie-F'rançaise, M. Pierre Laugier a 
continué, le 1 3, ses intéressants débuts dans VEcole des 
femmes, rôle d'Arnolphe. La pièce de Molière était 
exceptionnellement distribuée à Delaunay , Silvain, 
Martel, Truffier, M^es Kalb et MûUer. Il y avait eu 
service de presse comme pour une première représen- 
tation. M. Laugier a très honorablement réussi; il n'a 
contre lui que son extrême jeunesse qu'il ne parvient 
pas à dissimuler assez; mais c'est là un défaut qui pas- 
sera toujours trop vite. Le grand, l'immense succès, le 
triomphe de la soirée a été pour Delaunay, qui est 
absolument merveilleux d'entrain, de grâce, de vivacité, 



— 127 — 

et surtout de jeunesse. On a acclamé à plusieurs re- 
prises ce charmant sexagénaire, qui n'aura jamais plus 
de vingt ans à la scène. Il a cependant accompli sa 
soixantième année le 21 de ce mois, 

— Les Bouffes tiennent un grand succès avec leur 
opérette nouvelle, Joséphine vendue par ses sœurs, très 
amusante farce de MM. Paul Ferrier et Fabrice Carré, 
musique de M. Victor Roger (20 mars). Cette bouffon- 
nerie, dont le premier acte est surtout à signaler, est 
jouée et chantée avec un ensemble parfait par Maugé, 
Piccaluga, Lamy, et M^es Macé-Montrouge, Jeanne 
Thibault, et surtout Mily-Meyer, cette drolatique et 
fantaisiste comédienne, qui a le talent de faire si bien 
valoir tout ce qu'elle dit. Elle obtient un succès fou 

avec son air : 

Quand y a d'I 'hygiène, 
Y- a pas de plaisir, 

un type de chanson de café-concert qui restera. La 
musique de M. Victor Roger est bien appropriée à ce 
sujet désopilant, et on en a bissé plusieurs morceaux. 

— Le 22, débuts à l'Opéra dans Faust du ténor 
Muratet, ancien lauréat du Conservatoire, et qui a 
un moment appartenu à l'Opéra-Comique, où il n'a 
chanté que Lalla-Roukh. La voix de M. Muratet est 
fort agréable, bien que le médium en soit un peu sourd. 
On l'a surtout applaudi dans le duo d'amour du second 
acte. 



— 128 — 

— Le même soir, première représentation à i'Odéon 
du Modèle, comédie en un acte, en vers^ de Pierre Bar- 
bier, dont c'est le troisième ouvrage. Cette comédie, 
qui confine au drame, a iionorablement réussi, bien que 
l'action en soit trop importante pour un seul acte. Elle 
eût gagné à plus de développements. Signalons, dans 
l'interprétation, Albert Lambert, Monvel, et M^es Ha- 
damard et Nancy Martel. 

— Le 2 1 mars, Colonne a brillamment terminé la 
série de ses vingt concerts d'abonnement, Pour la der- 
nière séance il nous avait réservé la surprise de Faure,. 
qui devient maintenant beaucoup plus rare que les 
beaux jours. Des fragments des Pêcheurs de perles, de 
Bizet, le Purgatoire, de Paladilhe, la célèbre romance 
de Plaisir d'amour, lui ont donné l'occasion de dé- 
ployer dans toutes ses fmesses cet art du chant que 
seul il possède a un aussi haut degré : aussi ne lui 
a-t-on pas marchandé les applaudissements. Le con- 
cert devait être intéressant à tous les points de vue : 
Liszt y assistait dans une loge avec M^e Viardot et 
M^ie Munkaczy. Après l'exécution de son troisième Poème 
symphonique, qui figurait au programme, toute la salle 
s'est tournée vers lui pour l'acclamer. On l'a fait venir 
sur la scène, et on lui a même demandé de se mettre 
au piano; mais il s'y est refusé : on sait que l'éminent 
artiste a fait vœu de ne plus poser ses doigts sur les 
louches d'ivoire... du moins en public. 



— 129 — 

Un semblable concert, où beaucoup de personnes 
n'avaient pu trouver à se placer, devait nécessaire- 
ment se renouveler ; aussi Colonne l'a-t-il répété le 
dimanche suivant, avec très peu de variations dans le 
programme. 



Varia. — Vers oubliés. — « Voici, nous écrit un de 
nos lecteurs, des strophes de Leconte de Lisie, le nou- 
vel académicien, qui sont presque inédites. Elles ont paru 
jadis, — il y a environ quarante ans, — au début de la 
carrière littéraire du poète, dans un journal de Bretagne. 
Il ne se les rappelle peut-être pas ; je leur trouve une 
fière tournure. 

La famille de ce créole était en effet d'origine bre- 
tonne. Son père, chirurgien militaire, avait épousé une 
femme très noble, descendante du marquis de Lanux 
et alliée aux comtes de Toulouse; aussi le républica- 
nisme, très sérieux d'ailleurs, du poète est-il teinté de 
beaucoup d'aristocratie. 

Quand Leconte de Lisle a écrit ces vers, oiJ Tidée 
spiriiualiste domine avec tant de force et de convic- 
tion, il n'avait guère plus de vingt- cinq ans. » 

Je suis l'homme du calme et des visions chastes. 
L'air du ciel gonfle mes poumons; 

Dans un repli des mers éclatantes et vastes 

Dieu m'a fait naître au fond des monts. 



— i3o — 

Dès l'heure où j'ai marché sur nos splendides cimes, 

L'éternelle création 
A bercé ma jeunesse entre ses bras sublimes 

Et dans sa contemplation. 

La première rumeur qui me vint aux oreilles 

Ne fut pas le sanglot humain, 
Et l'aube m'a nourri de ses lèvres vermeilles 

Que ma lèvre but dans sa main. 

Je me suis abreuvé dans l'urne universelle 

D'un amour immense et pieux : 
Car je viens du pays oii tout chante et ruisselle, 

Flots des mers et rayons des cieux'.J 

Le monde où j'ai vécu n'a point quelques^coudées, 

On ne le trouve en aucun lieu ; 
C'est l'empire infini des sérieuses idées, 

Et calme on y rencontre Dieu. 



Retour de Crimée. — Nous avons donné, dans notre 
dernier numéro, un extrait des mémoires de Henri 
Gréville, que nous avons par erreur appelé Charles, 
prénom de son frère. Nous recevons à ce propos la 
communication suivante d'un de nos lecteurs : 

« ... Vous citez quatre vers sur le prince Napoléon 
(Retour de Crimée) empruntés aux mémoires d'Henri 
Gréville. Cette citation est incomplète; les quatre vers 
en question ne composent en effet que la première 
strophe de la pièce tout entière qui en a six, et dont 
voici la copie exacte : 



IJI — 



RETOUR DE CRIMEE 



Plon-PIon, qui prétendait avoir si soif de gloire, 
Très brusquement nous a fait ses adieux. 
Pourtant, lorsque l'on a la foire, 
Ce n'est pas le moment de déserter les lieux !... 

Plon-Plon, assure-t-on, à clieval est resté 
Pendant une bataille et sanglante et cruelle. 
C'est un fait historique, exact, incontesté, 
Plon-Plon n'a pas quitté la selle. 

Nos valeureux soldats, quand ils s'en vont en guerre, 
Contre les froides nuits sont à peine abrités. 

Les princes, c'est une autre affaire. 

Il leur faut leurs commodités. 

De notre grand Pion-Pion, le vaillant conquérant, 
Applaudissons l'ardeur martiale et guerrière, 
Quand sa division s'avançait en avant, 

Plon-Plon restait sur le derrière. 

Malgré maint propos goguenard, 
La question est nettement tranchée; 
Oui, Plon-Plon, malgré son départ, 
Pour le siège était né comme pour la tranchée. 

De loin Plon-Plon assiste aux exploits des soldats, 
A son pays il a payé sa dette ; 
Il a vu tout ce qu'on faisait là-bas 
En ne quittant pas sa lunette. 

« C'est anodin à coup sûr, et la chose, c'est le cas 
de le dire, n'a qu'une odeur de curiosité rétrospective, n 



- l32 — 

M. Chevreul critique dramatique. — L'interviewage 
est de plus en plus à la mode ; tout le monde s'en mêle^ 
et M. Davrigny, de la Comédie-Française, est allé, 
nous apprend la Journée, interviewer M. Chevreul, qui, 
paraît-il, n'a pas mis les pieds au théâtre depuis 1858. 
Voici un fragment de leur conversation. 

« J'aime beaucoup Molière, a dit M. Chevreul, parce 
que j'aime sa science philosophique. Scn génie a de- 
viné ce que l'expérience m'a appris du cœur humain. 
Mais, Monsieur Davrigny, savez-vous quelle est la 
pièce qui m'a le plus frappé? Inutile de chercher, vous 
ne trouveriez pas. C'est la Gageure imprévue, de Sedaine. 
La dernière fois que je l'ai vue, c'est «au château», 
lors des fêtes données par le roi à l'occasion des noces 
du duc d'Orléans. Je l'ai vue aussi jouée par Baptiste 
aîné, M'ie Contât et Fleury. C'était... avant-hier, vers 
1820, mais j'ai oublié la date précise. Cette pièce char- 
mante, je la sais presque par cœur. Et c'est à l'occasion 
de la Gageure imprévue que j'ai fait sur Sedaine un tra- 
vail écrit. Je ne l'ai pas encore publié. Quel beau ca- 
ractère d'homme que cet auteur! » 

Il faut être un grand savant comme M. Chevreul 
pour trouver que le chef-d'œuvre du théâtre français 
est la Gageure imprévue! 

Meissonier candidat. — On sait que le célèbre 
peintre Meissonier se présente aux prochaines éiec- 



— i33 — 

tions sénatoriales dans Seine-et-Oise. Ce n'est pas la 
première fois, d'ailleurs, que cet artiste affronte les 
chances d'un scrutin politique. En effet, nous trouvons 
dans un catalogue d'autographes la note suivante écrite_, 
en 1848, par Meissonier lui-même. Cette note était 
destinée à présenter aux électeurs la profession de foi 
du peintre, laquelle n'offre pas le même intérêt de 
curiosité : 

Ernest Meissonier se porte candidat dans le département 
de Seine-et-Oise. Comme artiste, on connaît son talent, que 
ses confrères viennent de consacrer en nommant Meissonier, 
à l'unanimité, membre du jury de l'Exposition. Comme ci- 
toyen, il a fait aussi ses preuves. En 184^ il repoussait énergique- 
ment les instances personnelles de Guizotqui lui demandait le 
dessin de la médaille commémorative de son voyage à Gand. 
Le 24 février il était sur les barricades, le fusil à la main. 
Père de famille, il a toujours vécu de son travail et gagné sa 
vie à la pointe de son pinceau. Lamartine le recommande, et 
voici sa profession de foi. 

Signé : Chevallon, Terrien, Degousée, 
Recurt. 

Vers inédits de Nadaud. — A propos d'une fête que 
la ville de Lille vient d'organiser en l'honneur du chan- 
sonnier Gustave Nadaud, qui est un enfant de Roubaix, 
le journal Paris cite ces vers inédits, qui nous ont paru 
mériter d'être recueillis dans notre Gazette. 

Dans l'océan de ma cuvette 
Une mouche allait se noyer ; 



— i34 — 

Pour qu'elle s'y pût appuyer, 
Je lui tendis une baguette. 

La mouche, que ma main sauvait, 
Remercia bien... la baguette; 
La cause lui restant secrète, 
Elle ne connut que l'effet. 

Esprit borné, vue incomplète, 
Se trouvent chez plus d'un humain ; 
Nous apercevons la baguette, 
Mais nous ne voyons pas la main. 



Un Curieux Testament. — Voici le singulier testament 
d'un homme de Sens (on pourrait même écrire sens sans 
majuscule), que nous trouvons dans la Constitution, 
journal de l'Yonne : 

Je soussigné, Noël (Auguste-Joseph-Stanislas), chef d'esca- 
dron en retraite, déclare : croire en Dieu, être de la reli- 
gion de Jésus-Christ, en conséquence de quoi : 

i" Il n'y aura aucun prêtre à mon inhumation, car le 
prêtre est un sacrificateur, et il ne peut y avoir sacrifice 
après celui du Christ qui a racheté tous les hommes; 

2° On ne peut dire des prières pour moi (comme pour les 
autres), par la raison qu'avant qu'elles arrivent à l'Éternel, 
je serai jugé, et que Dieu, le seul infaillible, ne revient pas 
de ses jugements, qui sont sages. De mon vivant, j'ai pra- 
tiqué le bien ou le mal. Dieu en est juge; 

3** Mon convoi sera le plus modeste possible; l'ostentation 
dans cet acte est dictée par l'orgueil des familles. On prendra 
donc pour me transporter au champ du repos le char des 
pauvres ; 



- i35 — 

4° On invitera le moins de monde possible à mon enterre- 
ment, car il ne faut pas distraire les vivants de leurs occu- 
pations pour les morts; 

5° Je ne veux ni eau bénite ni immortelles. Des deux côtés 
il y a jonglerie; 

6° Ma veuve est libre de porter mon deuil ; mais elle fe- 
rait mieux en ne le portant pas, car il est aussi ridicule d'affi- 
cher sa douleur que de prier en place publique. Beaucoup 
d'hypocrites portent le deuil; il faut éviter, malgré la mode, 
de ressembler à ces gens-là. 

Fait à Sens, le 15 septembre 1882, ayant quatre-vingts 
ans, en pleine santé de corps et de raison. 

Peau humaine. — Une feuille spécialiste, le journal 
la Halle aux cuirs, nous donne les renseignements sui- 
vants : 

« A la bibliothèque de Marlborough-House, près 
Methley, en Yorkshire (Angleterre), il y eut jadis deux 
livres reliés en cuir, provenant de la peau de la sorcière 
yorkshirienne Mary Ratman, exécutée pour assassinat 
au commencement de notre siècle. Ces livres dispa- 
rurent lorsque les comtes de Marlborough se virent 
forcés de vendre leur bibliothèque. Il y a eu des livres 
semblables à Paris. Naguère, M. Zaehnsdorf, à Londres, 
a relié deux livres en cuir humain, et un autre relieur 
de Londres a, sur commande, relié la Da/z^e macabre, 
de Hans Holbein, avec la même sorte de cuir. 

« La peau humaine donne un cuir très solide, épais 
et graine. » 



— i36 — 

Ainsi nous voilà fixés. Quand nous voudrons avoir 
un cuir « très solide, épais et graine )>, nous n'aurons 
qu'à expédier un de nos semblables dans l'autre monde, 
en retenant sa peau. 

Articles de piété. — Voici quelques articles que 
nous relevons sur le catalogue d'un éditeur de Saint- 
Dizier : 

« Sachets de la sœur de Saint-Pierre, procurant à 
ceux qui les portent « d'être préservés de la malice du 
démon, des atteintes de la foudre et d^une mort subite 
et imprévue » ; la pièce, 15 centimes; en velours, 
25 centimes. 

« Sonnettes de Lorette^ « pour gagner les indulgences 
de VAngelus et préserver du tonnerre « ; 60 cen- 
times. 

« Chapelets des vingt-six martys japonais, « à la ré- 
citation desquels on peut gagner 13,300 jours d'indul- 
gence en faveur des âmes du purgatoire » ; la douzaine, 
en os rouge avec notices, 3 fr. 2$ c. » 

On trouve encore dans le catalogue, mais biffée à la 
plume, l'annonce suivante : 

« Eau de Notre-Dame de Lourdes, provenant directe- 
ment de la source, à 90 centimes le litre, emballage et 
port en sus. » 

Et tout cela se vend sous le patronage de l'évêque. 



I ù 



7 — 



Comment nos prélats ne comprennent-ils pas qu'ils font 
plus de mal que de bien à la cause qu'ils servent en 
prêtant la main à un commerce aussi ridicule? 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

<c Comment trouvez-vous mon portrait? 

— Franchement, il n'est pas beau... » 
Puis, pour atténuer ce jugement un peu vif : 

« Mais, par exemple, il est bien ressemblant! » 

Définition de l'âge mûr et de la vieillesse par un 
brun : 

« On a d'abord des grains de sel dans son poivre, et 
ensuite des grains de poivre dans son sel. » 

<c Vous êtes insupportable, Vicomte, avec votre rage 
de dire à toutes les femmes que vous les aimez. 

— Oh! Marquise, c'est par politesse. 

— Insolent! » 



Une cuisinière discute avec une marchande de beurre. 
« Oui, ma maîtresse ne veut plus payer que 2 francs 
la livre de beurre que je lui donnais à 2 fr. 50. 



12 



— i38 — 

— Mais je ne vous le vendais que 2 francs. 

— Tiens, voulez-vous pas que j'y mette de ma 
poche! » [Figaro.) 



Chez la modiste : 

« Vous n'avez pas de coiffures qui me plaisent, tout 
cela est trop extravagant. Je voudrais quelque chose de 
plus simple. 

— Ah 1 je vois ce que veut madame, un chapeau 
pour sortir avec son mari. » 

Note d'album : 

c( Les châteaux en Espagne sont les édifices qui 
coûtent le moins à construire, mais le plus à démolir. » 

[Gil Blas.) 



Entre gommeux : 

<c C'est à ne pas croire ! notre ami Guy épouse pour 
de vrai la grosse dondon avec qui tu l'as vu l'autre 
jour se promener au Bois. 

— Mais elle est tout à fait sur le retour... 

— Et si tu savais où elle est allée!... « 

[Événement.) 



. — 109 — 

PETITE GAZETTE. — Le ténor Warot, qui a long- 
temps appartenu à l'Opéra-Gomique et à l'Opéra, et même au 
Théâtre-Lyrique (direction Vizentini), vient d'être nommé 
professeur de chant au Conservatoire, en remplacement de 
M. Bonnehée, décédé. 

— Mi'e Jeanne Gounod, fille de l'illustre auteur de Faust, 
a épousé, le 24 de ce mois, M. le baron de Lassus, fils de 
l'ancien préfet des Pyrénées-Orientales. 

— M. Louis-Henri Issanchou, employé des postes, vient 
de publier, sous le titre de Livre d'or des postes, un volume 
des plus intéressants, et qui contient une série de notices, à 
la fois administratives et littéraires, sur les employés supé- 
rieurs et autres des postes et télégraphes. M. Issanchou, né 
le 3 1 janvier 1861, a écrit aussi sous le pseudonyme de Henri 
de Camboulives, nom de sa ville natale (Aveyron). Son Livre 
d'or renferme une foule de renseignements biographiques et 
bibliographiques utiles à consulter. 

NÉCROLOGIE. — 10 mars. Décès d'un ancien comédien 
du boulevard, du nom de Panot et qui avait appartenu au 
théâtre, soit à Paris, soit en province, durant quarante an- 
nées consécutives. 

Le même jour est morte une ancienne danseuse, M"° Hen- 
riette Dor. 

— 12. M. Boinvilliers, ancien député, conseiller d'Etat et 
bâtonnier de l'ordre des avocats à Paris, à l'âge de quatre- 
vingt sept ans. Il était grand officier de la Légion d'honneur 
depuis 1869. 

— 13. M™e Rouland, veuve de l'ancien ministre de l'In- 
struction publique de l'empire. 

— 1 3. Le docteur Penot, directeur de l'Ecole commerciale 
de Lyon, ancien professeur de sciences au collège de Mul- 
house. 

— 15. M. Georges Dampt, ancien secrétaire particulier de 



— 140 — 

M. Paul Bert, et qui collaborait au Voltaire sous le pseu- 
donyme de Jean des Vignes. Il n'avait que vingt-sept ans. 

— 18. Le compositeur Luigi Bordèse, auteur de morceaux 
religieux estimés. Il a également fait représenter quelques 
opéras-comiques. 

— 24. Décès de M. Edouard Fournie, médecin de l'Institut 
des sourds-muets, directeur de la Revue médicale, et ancien 
médecin de la marine pendant la guerre de Crimée. Le doc- 
teur Fournie avait la spécialité du traitement des maladies du 
larynx. Il était âgé seulement de cinquante-trois ans. 

— 24. Le paysagiste Louis-Emile Lapierre, qui a surtout 
exposé des « sous-bois » qui lui ont valu une légitime répu- 
tation. Il avait soixante-douze ans. 

— 25. La comtesse de Chambord est morte aujourd'hui à 
Goritz, Elle était la fille aînée du duc de Modène et avait 
épousé le comte de Chambord le 16 novembre 1846. La com- 
tesse de Chambord n'a pris qu'une seule fois une part ostensible 
à la politique, en 1884, lors du décès de son mari, en s'oppo- 
sant à ce que la cérémonie de ses obsèques fût officiellement 
présidée et conduite par le comte de Paris. Depuis, elle n'a 
plus jamais fait parler d'elle. 



— 141 — 



VARIETES 



PENSÉES D'UN PAPE 

Sous le titre de Pensées d'un pape \ M'^" la marquise de 
Blocqueville, le gracieux auteur de Perdita, et d'autres ouvrages 
qui ont eu un égal succès, va publier dans quelques jours un 
recueil de maximes tirées des œuvres italiennes et latines de 
Clément XIV, de son vrai nom Ganganelli, celui qui supprima 
l'ordre des Jésuites. Les pensées de ce souverain pontife, 
presque toujours d'une grande profondeur, se distinguent aussi 
par un véritable caractère d'indépendance et d'impartialité. 
M"® la marquise de Blocqueville, qui nous les présente dans 
une intéressante préface, attribue à Ganganelli une analogie 
avec Shakespeare qui ne nous frappe pas tout d'abord; mais 
nous sommes entièrement d'accord avec elle pour trouver à 
son auteur favori une grande élévation d'idées et une connais- 
sance très approfondie du cœur humain. 

Nos lecteurs nous sauront gré, sans doute, de leur offrir 
par avance quelques-unes de ces pensées. 

Les jeunes gens ont l'œil fin quand il s'agit d'analyser 
un supérieur. 

La vraie vertu n'est point farouche, et un visage riant 
inspire la confiance. 



I. Un volume in-}2 raisin, imprimé avec luxe. Librairie des Bi- 
bliophiles. 



— 142 — 

Il ne faut pas pousser trop loin la perfection; les 
hommes ne sont pas des anges, et il faut être sage avec 
sobriété. 

Ne condamnez jamais personne sans l'avoir mis dans 
le cas de se justifier. 

Les sciences sont des montagnes qu'on ne peut gravir 
sans prendre haleine. 

Le titre même de Majesté ne dédommage pas 
l'homme de la liberté qu'il perd quand il devient Mo- 
narque. 

Un homme est toujours riche quand il fait usage des 
privations, comme il est toujours pauvre quand il ne se 
refuse rien. 

Nous ne naissons pas moines, et nous naissons ci- 
toyens. 

La vérité est comme ces médicaments amers qui dé- 
plaisent au goût, mais qui rendent la santé. 

Un savant est presque toujours l'homme de la posté- 
rité; le littérateur est l'homme de son siècle. 

La tranquillité de la vie consiste à savoir supporter 
les hommes et à savoir s'en priver. 



— 143 — 

Il faut laisser à ses enfants une honnête liberté, de 
manière que la maison paternelle ne soit pas un pis 
aller. 

Il faut être intrépide lorsqu'on veut faire le bien. 

Le bonheur de cette vie consiste à toujours espérer. 

Il est honteux qu'il n'y ait des recherches que pour 
les malfaiteurs, et qu'on ne s^informe ni de la fortune ni 
de la demeure des hommes qui consacrent leurs veilles 
à éclairer le public. 

On serait obligé de ne voir personne si l'on fermait 
sa porte h tous ceux dont on dit du mai. 

Rien de plus petit qu'un grand dominé par l'orgueil. 

Le style n'est que l'écorce d'un livre; et quelquefois 
un arbre est bon quoique l'écorce n'en vaille rien. 

On fait toujours mal quand on ne fait rien. 

On n'est seul que lorsqu'on s'isole de soi-même pour 
se répandre dans la société. 

Notre imagination est souvent notre plus grand en- 
nemi : il faut travailler à la lasser avant que d'agir. 

Un prêtre qui aime l'argent est pire que le mauvais 
riche et mérite d'être encore plus rigoureusement traité. 



— 144 — 
La vraie dévotion n'est ni brusque ni farouche. 

Il n'est pas juste d'appauvrir les familles pour enrichir 
les communautés. 

Les cloîtres ne sont estimables qu'autant qu'on y a 
l'esprit recueilli; ce ne sont pas les murs d'un monastère 
qui en font le mérite. 

C'est une chose odieuse pour un évêque de ne con- 
naître que les personnes riches et distinguées de son 
diocèse. 

On ne guérit pas les plaies de l'âme par quelques 
prières récitées à la hâte, mais par un travail continuel 
à la réforme du cœur. 

La première règle de la charité chrétienne est qu'on 
ne peut croire le mal si l'on n'a rien vu, et qu'on doit 
se taire si l'on a vu. 

C'est toujours la charité qui doit agir, c'est elle qui 
doit punir, comme c'est elle qui doit pardonner. 

Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



II 29 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, }}?. 






^ 







GAZETTE ANECDOTIQUE 



NUMÉIIO 7 l5 AVRIL 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Liszt. — V. Hugo. Œuvres posthumes. — Dé- 
buts de M. Gayarré. — 0. Feuillet, ChLimillac. — Marie Heiibronn. 

— Théâtres: Porte-Saint-Martin, Gymnase, Opéra-Comique, Nations, 
Vaudeville, Comédie-Française, Opéra. 

Varia : Dépense il y a deux cents ans. — Débuts de Mi'e Denain. 

— Balzac et le Magnétisme. — Une Valse funèbre. — Un Carrosse 
sans chevaux en 164c. 

Mots de la Q.uinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 



La Quinzaine. — L'illustre pianiste Liszt a été le 
héros, le lion de la quinzaine. On a donné en son 
honneur concerts sur concerts, matinées sur matinées : 
le 25 mars, puis le 2 avril, on a exécuté à Saint-Roch, 
au milieu d'une affluence considérable, la messe que 
Liszt a composée pour l'inauguration de la cathédrale 
de Gran, en Hongrie (31 août 1856}, Le maître a 



I. — 1886. 



13 



— 1 4^ — 

assisté à cette exécution de son œuvre et a été con- 
duit, avec un appareil un peu théâtral, à la place spé- 
ciale qu^on lui avait réservée dans l'église. Tout le 
monde a voulu le voir, et il s'en est suivi une bouscu- 
lade peu digne du saint lieu. Quant à Liszt, la poitrine 
constellée de décorations, le cou cravaté du cordon des 
commandeurs de la Légion d'honneur, il présidait la 
cérémonie avec une sérénité olympienne, comme un 
dieu qui eût plané du haut d'un nuage, ou comme un 
empereur sur son trône. Les jours suivants le maître a 
exhibé sa personne un peu partout, soit chez le peintre 
Munkacsy, qui fait son portrait, soit chez le président 
de la République, qui Ta reçu comme il eût fait pour 
un ambassadeur, et il n'a pas paru trop grisé par toutes 
ces fumées de la gloire et par l'odeur de l'encens qu'on 
n'a cessé de brûler pour lui et devant lui. 

Cependant il n'a été donné au public d'entendre 
que les œuvres composées par Liszt, sans entendre 
Liszt lui-même. Aux concerts Lamoureux et Colonne 
on a joué en sa présence divers morceaux de sa com- 
position ou bien arrangés par lui. Le célèbre pianiste 
Planté en a exécuté le plus grand nombre avec sa vir- 
tuosité habituelle. Quant à Liszt, il s'est contenté d'as- 
sister aux concerts où on le glorifiait, mais ses doigts 
sont restés muets. Ce n'est que dans l'intimité de cer- 
tains salons privilégiés qu'il a consenti à rompre le 
silence, et quelques favorisés du sort seulement ont pu 



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entendre les beaux et glorieux restes de ce merveilleux 
talent. Ce n'est que comme exécutant, en effet, que le 
nom de Liszt restera à jamais illustre dans l'histoire de 
la musique contemporaine. Chez lui le compositeur 
s'efface^ et disparaît même tout à fait, devant le vir- 
tuose. Ceux qui ont eu le bonheur de l'entendre dans 
ces derniers jours ont dit et répandu l'impression pro- 
fonde que leur avait laissée l'incomparable exécution 
de ce maître des maîtres qu'on a si justement sur- 
nommé le Paganini du piano. 

Tout le monde sait que Liszt est depuis une vingtaine 
d'années dans les ordres. Jadis il a mené l'existence 
mondaine et brillante que la vogue immense de son 
grand talent lui avait faite en même temps heureuse et 
fortunée. Tout le monde sait aussi ses relations avec 
Mme d'Agoult (Daniel Stem). Il en a eu trois enfants : un 
fils, Daniel, mort jeune, tenant déjà de son père un grand 
talent de pianiste, et deux filles. L'aînée, Blandine, a 
été la première femme de M. Emile Ollivier; la seconde 
s'est mariée en premières noces avec le pianiste-com- 
positeur Hans de Bulow, et en secondes noces, après 
divorce, avec Richard Wagner. 

— Les héritiers de Victor Hugo viennent de publier 
le premier volume de ses œuvres posthumes sous le titre 
de Théâtre en liberté. Ce volume contient les pièces 
suivantes : la Grand' mer c, drame en un acte (1865); 
l'Épée, drame patriotique en cinq scènes (1869); Man^ 



— 148 — 

geront-ih? drame en deux actes (1867); Sur la lisière 
d'un bois, idylle dialoguée (1875); les Gueux el Être 
aimé, monologues (1872 et 1874); et, enfin, la Foret 
mouillée, fantaisie en quatre actes qui date de 1854. 

Disons bien vite que, malgré son titre, ce théâtre 
posthume n'est pas en vérité du théâtre , mais seule- 
ment de la poésie épique et lyrique. D'ailleurs, il y a 
de tout dans ce volume, du bon, du mauvais, du mé- 
diocre et du pire; des passages merveilleux, et du fa- 
tras qui n'est pas toujours sublime; cela est tantôt 
superbe et tantôt barbare , parfois sensé et souvent 
incompréhensible ; mais le tout trahit une imagination 
ardente et une plume intarissable et admirablement 
féconde. En somme, à part la Grand'mèrc, — et encore 
après des arrangements et des coupures, — aucune des 
pièces qui composent ce volume ne serait possible à la 
scène. 

On nous promet encore quantité de volumes pos- 
thumes de Victor Hugo; on va jusqu'à parler d'une 
trentaine! C'est beaucoup. Le premier, — dont nous 
venons de parler, — ne saurait nous mettre par avance 
en grand goût pour ceux qui suivront. Si une main 
habile, intelligente, mais indépendante, tout en demeu- 
rant respectueuse, voulait bien faire le choix de ce 
qui seul est publiable dans les manuscrits inédits de 
Victor Hugo, on en tirerait peut-être deux ou trois 
volumes. Cela vaudrait bien mieux, pour la mémoire du 



— 149 — 

maître, que cette accumulation d'œuvres , auxquelles 
manquera toujours la dernière retouche de leur auteur. 
Qui nous dit, d'ailleurs, que lui-même aurait jamais 
consenti à les publier? 

— Deux événements artistiques assez importants se 
sont produits durant cette quinzaine : M. Gayarré a 
débuté à l'Opéra, et la Comédie-Française a donné la 
première représentation du Chamillac de M. Octave 
Feuillet. 

M. Gayarré avait été accueilli avec un succès extra- 
ordinaire à la salle des Italiens, place du Châtelet, il y 
a deux ans. Ce remarquable ténor a une grande répu- 
tation à l'étranger; il a voulu la faire consacrer sur la 
scène de notre Opéra, et il y a fait sa première appa- 
rition, le mercredi 7 avril, dans l'Africaine, rôle de 
Vasco. 

Nous avons déjà dit que M. Gayarré a une voix 
blanche dont il se sert avec une extraordinaire habileté, 
mais qui paraît maigre à côté de celles de nos artistes 
français, et surtout sur la vaste scène de l'Opéra, avec un 
orchestre beaucoup plus considérable et plus bruyant 
que celui des scènes italiennes et espagnoles, oij le 
ténor a principalement brillé. M. Gayarré a en outre le 
geste excessif, et il se donne plus que tout entier, ce 
qui n'est d'ailleurs que l'excès d'une précieuse qua- 
lité. Ces réserves faites, nous constaterons le grand 
succès de cet éminent artiste; il a notamment chanté à 



— i5o — 

ravir le grand récitatif du quatrième acte de l'Africaine, 
qu'on lui a bissé. Il a également dit avec une tendresse 
exquise sa partie dans le beau duo de ce même acte, 
oh M"e Richard, qui chantait pour la première fois 
Sélika, a partagé son succès. A côté de ces deux artistes, 
M. Lassalle a trouvé le moyen de se faire rappeler deux 
fois; il chante en effet le rôle de Nélusko avec une 
maestria farouche et sombre qui est tout à fait dans le 
caractère du personnage. 

— Le 9 avril, la Comédie-Française a joué pour la 
première fois les cinq actes nouveaux de M. Octave 
Feuillet, Chamillac, pièce étrange, qui tient à la fois du 
drame et de la comédie, et qui nous présente un ta- 
bleau de mœurs contemporaines poussé un moment 
très au noir, pour finir par un dénouement inattendu et 
insuffisamment expliqué. L'œuvre nouvelle de M. Feuil- 
let, qui renferme des parties charmantes et dignes de 
son grand talent, va soulever bien des controverses et 
bien des critiques. La plus grave à nos yeux, c'est que 
l'intérêt véritable ne commence pour le spectateur 
qu'avec le cinquième acte, que les quatre premiers se 
bornent à préparer. Ce cinquième acte aurait rendu la 
pièce plus claire s'il avait été placé avant tous les au- 
tres, et en quelque sorte comme prologue. L'auteur 
aurait pu, en vue de ce résultat, mettre en action au 
début de sa comédie le grand récit qui la termine. 
M. Feuillet n'en a pas jugé ainsi, et il s'en est suivi 



— i:: I — 



pour sa pièce une certaine obscurité qu'il s'est imaginé 
dissiper par un grand coup de théâtre final, où M. Co- 
quelin aîné a été absolument admirable par l'émotion 
et le sentiment de son jeu à la fois si contenu et si 
simple. 

Nous ne saurions prévoir quel sort est réservé à la 
comédie de M. Feuillet. Nous croyons cependant 
qu'elle attirera la foule par la variété des scènes char- 
mantes ou dramatiques qu'elle présente tour à tour, 
aussi bien qu'en raison de son interprétation absolu- 
ment exceptionnelle. Après Coquelin aîné, dont nous ve- 
nons de dire l'immense succès, citons Coquelin cadet, 
un député étonnant qui est la plus grande gaieté de la 
pièce ; Laroche si parfait dans le personnage d'un com- 
mandant trop scrupuleux et trop correct ; de Féraudy, 
un peintre pris sur le vif; Febvre, encore en général, 
et qui a eu l'art de mettre au premier plan un rôle un 
peu trop court pour son talent; GravoHet, qui dessine 
très spirituellement une silhouette de jeune premier à 
peine entrevue; Henry Samary, plein de fougue et de 
jeunesse dans un personnage de joueur repenti. Les 
rôles de femmes sont tenus par M^es Bartet, Tholer 
et Jeanne Samary, qui ont fait assaut de talent aussi 
bien que de toilettes et qui ont obtenu , chacune dans 
un personnage très différent de tenue et d'allure, un 
considérable succès. Joliet, Roger, et M^e^ Persoons 
et Martin, complètent un merveilleux ensemble qu'on 



— I D2 



ne trouverait nulle part ailleurs qu'à la Comédie- 
Française. 

Marie Heilbronn. — M™e Marie Heilbronn, vicom- 
tesse de Lapanouse, est morte le 31 mars à Nice. Elle 
était née en 1849, à Lyon, de parents hollandais. Elle 
a appartenu successivement à plusieurs des plus im- 
portants théâtres de Paris, et a eu une vie artistique 
des plus nomades et des plus mouvementées. 

Elle débute à l'Opéra-Comique, en 1866, dans la 
Fille du régiment; en 1871, elle chante à Bruxelles et à 
Monte-Carlo ; dans la même année, elle débute aux 
Variétés, et joue les Brigands et les Braconniers, deux 
opérettes d'Offenbach. Elle entre ensuite aux Italiens 
(direction Escudier) et passe à l'état d'étoile dans la 
Traviata et Don Juan (Zerline). En 1874, elle chante à 
Londres, rentre aux Italiens en 1875, puis va donner 
des représentations en Russie et en Amérique. A son 
retour, elle crée le Bravo, de Salvayre, au théâtre lyri- 
que de la Gaîté, et chante Paul et Virginie; puis elle 
passe à l'Opéra-Comique et y chante Psyché^ d'Am- 
broise Thomas. En 1880, elle débute à l'Opéra dans 
Faust, et chante ensuite Don Juan (Zerline) et Hamlet. 
C'est l'année suivante qu'elle épouse le vicomte de 
Lapanouse, qui est ruiné par le krack de 1882. En 
1884, Marie Heilbronn rentre une dernière fois à 10- 
péra-Comique; elle y crée Manon, de Massenet, et la 



— OJ — 



Nuit de Cléopâtre, de Massé, et reprend Romeo et Ju- 
liette, de Gounod. Elle est alors parvenue au point 
culminant de son talent et de sa réputation. La mort 
prématurée de cette brillante artiste est une grande 
perte pour l'art et pour le théâtre de l'Opéra-Comique, 
oij elle devait bientôt chanter Carmen, et oii on la rem- 
placera difficilement. 

Le jour des obsèques de Marie Heilbronn (5 avril), 
on a publié sur elle les vers anonymes suivants : 



A MARIE HEILBRONN 

Elle est partie au temps des roses 
Et sur un rayon de soleil ! 
Les oiseaux en sont tout moroses. 
Eux qui chantaient à son réveil I 

Las, mon cœur 1 toute froide et blanche 

Dort la beauté qui fut Manon ! 

Le lis enlace la pervenche 

A ses pieds pour former son nom ! 

Adieu donc, ô trop jeune morte; 
L'ange qui te glaça la main, 
Me voyant pleurer à ta porte, 
Peut-être me prendra demain. 

Aussi je veux chanter au monde, 
Avant de le fuir pour jamais. 
Que tu fus, Marguerite blonde. 
Brune Manon, ce que j'aimais. 



- i54 - 

Si ton heure t'a semblé brève, 
Ne te plains pas, douce beauté : 
Car tu passas comme un beau rêve, 
Comme une aurore qui se lève 
Et finit dans l'éternité !... 

Théâtres. — La Porte-Saint-Martin a repris, le 
29 mars, mais pour quinze représentations seulement, en 
raison du prochain départ de Sarah Bernhardt pour 
l'Amérique, le beau drame de Sardou, Fédora, qui avait 
si vivement réussi au Vaudeville, le 12 décembre 1882. 

Ce grand succès s'est renouvelé encore cette fois; 
on a applaudi surtout les deux éminents artistes qui 
reprenaient les deux rôles oi!i ils avaient tant réussi il 
y a trois ans, Sarah Bernhardt et Pierre Berton, qui 
n'ont jamais joué avec une verve plus entraînante et 
plus passionnée. Léon Noël et Paul Reney ont éié 
également remarqués dans l'interprétation de l'œuvre 
de Sardou, que la Porte-Saint-Martin pourrait jouer 
certainement cent fois de suite sans le départ de Sarah 
Bernhardt. 

— Le lendemain 30, reprise au Gymnase de Serge 
Panine, le victorieux drame de Georges Ohnet, qui 
date également de 1882. Damala, Landrol , Lagrange, 
Mmes pasca, Rosa Brûck et Malvau jouent les princi- 
paux rôles. La pièce n'a pas vieilli, mais le public la 
connaît trop. Malgré son intérêt et les belles et vigou- 
reuses scènes qu'elle renferme, et que font valoir avec 



- i55 — 



leur succès habituel les artistes habiles qui la jouent, 
nous croyons qu'une œuvre nouvelle aurait plus de 
chance d'attirer la foule au charmant théâtre de 



M. Konnig. 



— L'Opéra-Comique a donné, le 51, un ouvrage 
nouveau, Pliitus, trois actes de MM. Albert Millaud et 
Gaston Jollivet, musique de M. Charles Lecocq. Cette 
jolie pièce avait d'abord été jouée, il y a plusieurs an- 
nées, au théâtre du Vaudeville, alors que M. Carvalho le 
dirigeait. Les auteurs l'ont modifiée en vue de l'Opéra- 
Comique, et M. Lecocq, très bien et surtout très spirituel- 
lement inspiré, a composé une petite partition vive et 
légère, qui rentre tout à fait dans le cadre du théâtre 
où il était joué pour la première fois. L'auteur de la 
Fille de Madame Angot a su rester simple, tout en mon- 
trant qu'il avait une science musicale très sérieuse et 
très exercée, et il a pleinement réussi. Un baryton 
M. Soulacroix, a obtenu un vif succès dans l'interpré- 
tation du principal rôle de Pluîiis ; il a une voix excel- 
lente, bien timbrée, et il est en outre comédien parfait. 
C'est une bien précieuse acquisition pour l'Opéra- 
Comique. Fugère, Mouliérat, Grivot, Belhomme, et 
M""" Deschamps, Patoret et Degrandi complètent cette 
excellente interprétation. 

— Le 1er avril, au théâtre des Nations, nous avons 
eu cinq actes nouveaux : les Ménages de Paris, drame 
de MM. Hippolyte Raymond, Paul Burani et Maxime 



— i56 - 

Boucheron, dont le succès a été assez indécis. Quel- 
ques scènes un peu trop accentuées ont même un 
moment indisposé le public. Il paraît qu'on les a suppri- 
mées ou du moins atténuées aux représentations sui- 
vantes. A citer, dans l'interprétation, MM. Georges Ri- 
chard, Galabert, et M^es Savenay, Duchêne,etc. 

— Au Vaudeville, le 3, deux reprises très heureuses 
et très brillantes, /g C/u/', de Gondinet et Cohen, re- 
touché et rajeuni, et les Grandes Demoiselles , la fine et 
spirituelle comédie en un acte de Gondinet seul. 
Succès considérable de pièces et d'interprétation. Toute 
la troupe paraît dans ces deux charmantes comédies 
qui ne réunissent pas moins de trente artistes différents 
successivement en scène. C'est une sorte de défilé 
comme le Théâtre-Français et l'Odéon en donnent de 
temps à autre dans leurs cérémonies classiques. Dupuis, 
Dieudonné, Jolly, Boisselot, Montigny, M^^s Legault, 
Réjane, de Cléry, Grassot, Dharcourt, etc., etc., c'est- 
à-dire tous et toutes. Le Club a produit une impression 
plus vive encore que la première fois. La pièce a été 
refaite, surtout en sa dernière partie, qui est aujour- 
d'hui plus en rapport avec le ton léger des premiers 
actes. Le second acte est toujours un chef-d'œuvre de 
haute curiosité comme vivacité et comme mise en 
scène. 

— Signalons l'heureuse prise de possession à la 
Comédie-P'rançaise (4 avril) des rôles de la duchesse 



— ID7 - 

de Réville et de M^ie de Séran , dans le Monde où l'on 
s'ennuie, par M^es Lloyd et Pierson. M^e Lloyd avait 
créé le rôle de M™e de Séran. Celui de la duchesse de 
Réville, créé par Madeleine Brohan, avait été repris ré- 
cemment par Céline Montaland qu'un accident... de 
famille éloigne momentanément du théâtre. 

— Le 5 avril, débuts à l'Opéra dans Signrd, rôle du 
grand prêtre, de M. Martapoura , baryton de talent, 
dont le succès a été très honorable. Cet artiste, né à 
Martapoura (Bornéo), en 1858, se nomme en réalité 
John van Heekeren. Sa famille ayant été massacrée 
dans un soulèvement en 1859, il fut confié à un oncle 
qui l'adopta et le fit élever en Europe. D'abord ingé- 
nieur, M. Martapoura entra au Conservatoire de Bruxelles 
et y obtint un premier prix de chant et d'opéra en 1 882 . 

Varia. — La Dépense il y a deux cents ans. — 
Nous avons donné dans notre numéro du 30 novembre 
dernier Un Menu d'il y a cent ans. Voici maintenant 
quelle pouvait être, il y a deux cents ans, la dépense 
d'une famille aisée et assez haut placée. C'est M^e de 
Maintenon qui nous en donne le détail dans une lettre 
adressée, en 1679, à sa sœur, M^e d'Aubigné, et que 
M, Henry Havard reproduisait dans une de ses der- 
nières chroniques du Siècle. 

Voici, ma chère sœur, un projet de dépense (pour Paris) 
tel que ]e l'exéculerois si j'étois hors de la cour. Vous êtes 



— i58 - 

douze personnes : monsieur et madame, trois femmes, quatre 
laquais, deux cochers, un valet de chambre : 

1 $ livres de viande à 5 sols la livre . . 3 liv. 1 5 sols 

2 pièces de rôti 2 10 

Du pain I 10 

Le vin 2 10 

Le bois ■ ■ 2 » 

Le fruit I 10 

La bougie » 10 

La chandelle » 8 

14 liv. ; j sols 

Je compte 4 sols de vin pour vos quatre laquais et vos deux 
cochers (pour chacun). C'est ce que M™« de Montespnn donne 
aux siens. Si vous aviez du vin en cave, il ne vous coiàteroit 
pas 5 sols. Je mets 6 sols pour votre valet de chambre, et 
20 pour vous deux, qui n'en buvez pas pour 5. Je mets une 
livre de chandelle par jour, quoiqu'il n'en faille qu'une demi- 
livre. Je mets 10 sols en bougie ; il y en a six à la livre, qui 
coûte I liv. 10 sols et qui dure trois jours. 

Je mets 2 livres pour le bois; cependant vous n'en brûlerez 
que trois mois de l'année, et il ne faut que deux feux. Je mets 
1 liv. 10 sols pour le fruit. Le sucre ne coûte que 1 1 sols la 
livre, et il n'en faut qu'un quarteron pour une compote. 

Je mets deux pièces de rôti : on en épargne une quand 
madame ou monsieur soupe ou dîne en ville. Mais aussi j'ai 
oublié une volaille bouillie pour le potage... Vous pouvez fort 
bien, sans passer 1 5 livres, avoir une entrée, tantôt de sau- 
cisses, tantôt de langue de mouton ou de fraise de veau, le 
"igot bourgeois, la pyramide éternelle et la compote que vous 
aimez tant. 

Cela posé, et que j'apprends à la cour, ma chère enfant, 
votre dépense ne doit pas dépasser ! 00 livres par semaine ; c'est 
400 livres par mois. Posons 500, afin que les bagatelles que 



- i59- 

j'oublie ne se plaignent point que je leur fais injustice. 

500 livres par mois font : 

Pour votre dépense de bouche 6,000 liv. 

Pour vos habits 1,000 

Pour loyer de maison 1,000 

Pour gages et habits des gens 1,000 

Pour les habits, l'Opéra et les magnificences 

de monsieur 3,000 

12,000 liv. 

Tout cela n'est-il pas honnête, et le reste de votre revenu 
(il était de 1 5,000) ne peut-il suffire à certains extraordinaires 
qu'on ne peut prévoir ni éluder, comme quelques gras repas, 
l'entretien de deux carrosses, l'acquit de quelque petite dette. 
Cent pistoles suffiront pour vos habits; vous avez une année 
d'avance, et je vous en donnerai. 

Les Débuts de M"« Denain. — Voici une petite lettre 
relative aux premiers débuts de cette comédienne distin- 
guée à la Comédie-Française, et qui les fixe à une date 
antérieure à celle généralement admise ^8 juin 1840 — 
Agnès de l'École des femmes). Nous avons copié cette 
lettre à la vitrine d'un marchand d'autographes de la 
rue Bonaparte. 

COMÉDIE-FRANÇAISE 

A M. Cherubini, directeur du Conservatoire. 

Paris, le 9 juin i8j8. 

Monsieur le Directeur, 

M"« Denain, élève du Conservatoire, nous a offert de jouer 
le rôle de Joas dans Athalic. Cette jeune personne paraît avoir 



— lOO — 

d'heureuses dispositions, et il peut être avantageux pour elle de 
se faire connaître. Je viens donc vous prier de lui accorder l'au- 
torisation de paraître sur votre scène chaque fois qu'on y jouera 
le chef-d'œuvre de Racine. 
Agréez .., etc. 

Le directeur du Théâtre-Français. 

Signe : Vedel. 

M"e Denain avait alors quinze ans, étant née en 1825. 
Elle a quitté la Comédie-Française le i^r juin 1856. Sa 
fille a épousé le compositeur Léo Delibes. 

Balzac et le Magnétisme. — Il y a cinquante ans 
déjà, dans l'une de ses magistrales études de mœurs, 
toujours si vivantes, l'auteur de la Comédie humaine 
jugeait le magnétisme et l'hypnotisme, qu'on étudie plus 
que jamais aujourd'hui dans les hôpitaux, dans les 
livres et dans les journaux. Plusieurs excellents ou- 
vrages récents d'écrivains fort goûtés , — notamment 
Jean M ornas et le Roman d'un Interne, de Jules Claretie, 
et le Garde du corps, de Georges Duruy, — roulent sur 
ce sujet si intéressant, et il nous paraît curieux de rap- 
peler l'opinion d'un illustre voyant à l'égard d'une 
question qui préoccupe à bon droit tant d'esprits sé- 
rieux et observateurs : 

... <( Diable ! reprit (le juge d'instruction) Popinoî, 
que dis-tu de cela, toi, docteur? Ces faits-là sont bien 
étranges ! 



— i6i — 

— Ils pourraient être, répondit (le célèbre docteur 
Horace) Bianchon, un effet du pouvoir magnétique. . 

— Tu crois donc aux bêtises de Mesmer, à son 
baquet, à la vue au travers des murailles? 

— Oui, mon oncle, dit gravement le docteur. En 
vous entendant lire cette requête, j'y pensais. Je vous 
déclare que j'ai vérifié dans une autre sphère d'action 
plusieurs faits analogues, relativement à l'empire sans 
bornes qu'un homme peut acquérir sur un autre. Je 
suis, contrairement à l'opinion de mes confrères, en- 
tièrement convaincu de la puissance de la volonté 
considérée comme une force motrice. J'ai vu, tout 
compérage et charlatanisme à part, les effets de cette 
possession. Les actes promis au magnétiseur par le ma- 
gnétisé pendant le sommeil ont été scrupuleusement ac- 
complis dans l'état de veille. La volonté de l'un était 
devenue la volonté de l'autre. 

— Toute espèce d'acte ? 

— Oui. 

— Même criminel? 

— Même criminel. 

— Il faut que ce soit toi pour que je t'écoute. 

— Je vous en rendrai témoin », dit Bianchon. 

(H. de Balzac, Scènes de la Vie privée. — L'Interdiction. 
Étude datée de Paris, février 1836.) 

Une Valse funèbre. — Bien curieuse l'histoire ra- 

14 



— 102 — 

contée par notre confrère Edouard Hanslick, critique 
musical de la Presse de Vienne, et qu'il dit tenir de la 
bouche même de Johann Strauss! A Vienne est morte, 
il y a quelque temps, une dame veuve appartenant à la 
haute société, et dont l'unique distraction avait été 
d'écouter les valses de Johann Strauss, partout où il lui 
avait été possible d'aller les entendre. 

Lorsque, après sa mort, on prit connaissance de ses 
dernières volontés, on trouva exprimé le désir qu'il fût 
joué à son enterrement quelques-unes de ses valses 
favorites, et qu'on remît à chaque musicien de l'orchestre 
un ducat. 

Johann Strauss, mis au courant des vœux de la dé- 
funte, en fut si profondément touché qu'il voulut lui- 
même diriger l'exécution. 

Au jour fixé , il arriva avec son orchestre et son 
violon , plaça ses musiciens devant la maison mor- 
tuaire, et, au moment oij l'on descendait le corps, 
attaqua en sourdine le fameux Beau Danube bleu. 

L'exécution, au dire des témoins, fut une des plus 
remarquables qu'on eût encore entendues, et produisit 
sur l'assistance une impression plus poignante que 
n'aurait pu le faire une marche funèbre; tout le monde 
avait les larmes aux yeux. 

Un Carrosse sans chevaux en 1645. — Edouard Four- 
nier [Vieux-Neuf, t. I, p. 50) fait mention, d'après 



— i63 — 

Guy-Patin, d'un carrosse inventé par un Anglais, fils d'un 
Français, « qui médite de faire des carrosses qui iront et 
reviendront en un même jour de Paris à Fontainebleau 
sans chevaux, par des ressorts admirables. On dit que 
cette nouvelle machine se prépare dans le Temple. Si 
ce dessein réussit, cela épargnera bien du foin et de 
l'avoine. » 

L'essai eut lieu, et la machine manœuvra dans l'en- 
ceinte du Temple, et réussit fort bien, ditTallemantdes 
Réaux. Mais, comme on reconnut qu'il fallait à chaque 
voiture deux hommes pour remuer les manivelles, ce 
qui rachetait par de bien plus onéreuses dépenses l'éco- 
nomie d'avoine, on renonça à l'entreprise. Ed. Fournier 
aurait pu trouver un autre motif de l'insuccès de cette 
invention : car les grandes maisons avaient assez de 
laquais pour en fournir les nouveaux carrosses. Mais 
nous n'avons pas l'intention de discuter sur ce point, et 
nous venons seulement donner, à l'appui de cette anec- 
dote, le nom de l'inventeur. 

On lit dans les Archives de la Bibliothèque communale 
de Meaux, n^ 64 : — Du 4 février 164$. Lecture, à la 
Cour du Parlement, de lettres patentes données à Fon- 
tainebleau le 17 oct. précédent, portant permission à 
Jean Théson, écuyer, de mettre en usage « un petit 
carrosse à quatre roues, mené sans aucuns chevaux, 
mais seulement par deux hommes assis, par lui inventé 
et en servir et faire servir pendant XXX ans tous les 



— 104 — 

subjects, tant à Paris que autres villes et endroits de 
son royaume, faisant deffense à toutes personnes de se 
servir de sa petite invention de carrosses, ny d'en vendre 
pendant ledict temps sans l'expresse permission dudit 
Théson. » 

C'est à M. J.-F. Thénard que nous devons la pré- 
sente communication. 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

A la mairie. 

« Je viens pour déclarer le décès de ma belle-mère. 

— A quelle heure est-elle morte? 

— Elle ne l'est pas encore, mais le médecin a assuré 
que dans deux heures tout serait fini. » 



Dans le monde : 

« Tiens!... votre excellente amie, W^^ de X..., ne 
se décolleté plus!.., 

— Ma chère, c'est une femme intelligente ! Elle 
comprend que le moment est venu de jeter un voile 
sur le passé. » 

[Gil Blas.) 



— i63 — 

Scène conjugale : 

Monsieur s'approche de madame. 

« Pouah ! vous sentez le tabac. 

— Ah! chère amie, comme vous êtes changée! l'an- 
née dernière, je le sentais tout autant, mais vous ne le 
sentiez pas. « 

Z..., passant devant un mendiant muni d'une pancarte 
portant le mot « aveugle », jette dans son chapeau une 
pièce de 2 francs et s'étonne de remarquer chez lui un 
mouvement de joie. 

« Mais vous voyez donc ? demande-t-il. 

— Oui, répond tranquillement le faux aveugle : on 
s'est trompé de pancarte à la maison. Moi, je suis 
sourd-muet! » 



Les (f bonnes amies ». 

« J'ai vu Jeanne hier à l'Opéra. Elle est étonnante ; 
elle semblait briller d'un nouveau lustre. 

— Vraiment! 

— C'est le mot : elle vient d'avoir ses quarante-cinq 
ans. » 



Une définition : 

Feu. Qualificatif appliqué à un mortel qui s'est 
éteint. {Événement,) 



— iG6 — 

PETITE GAZETTE. — La Société des gens de lettres 
a renouvelé son bureau le 4 avril dans une séance plénière. 
M. Jules Claretie a été réélu président. 

— M. Delaunay a donné sa dernière représentation, le 
!«'■ avril, à la Comédie-Française dans le Demi-monde. Nous 
parlerons de la brillante carrière de cet éminent comédien 
lors de sa représentation de retraite. 

— Le nouveau musée du Luxembourg a été ouvert le 
50 mars. L'entrée est rue de Vaugirard, en face de la rue 
Pérou. Le musée comprend une galerie de sculpture, et pour 
la peinture un grand salon carré et dix salles de différentes 
grandeurs. 

Le même jour a eu lieu, au quai Malaquais, à l'École des 
Beaux-Arts, l'ouverture de l'exposition des œuvres de Paul 
Baudry. Le catalogue comprend 3^5 numéros dont 150 pein- 
tures, et le reste en dessins ou cartons. Parmi les toiles les 
plus importantes citons le Supplice d'une Vestale (musée de 
Lille), le Petit S.ùnl-Jean (au baron G. de Rothschild) et les 
portraits de MM. Ambroise Baudry, frère du peintre; Eugène 
Guillaume, le statuaire, et Ch. Garnier, architecte de l'Opéra. 

— Le jury du cinquième concours Cressent vient de décer- 
ner le prix à M. Edmond Missa, élève de M. Massenet au 
Conservatoire. Le livret fourni aux concurrents était /<? Femme 
juge cl partie, comédie de Montfleury arrangée en opéra- 
comique par Jules Adenis. 

NÉCROLOGIE. — On vient d'apprendre à Paris la mort du 
lieutenant Palat (Justin-Marcel), du 1 i« hussards, assassiné le 
8 mars par ses guides dans une mission que ce brave officier 
accomplissait en se rendant d'Algérie au Sénégal par Tom- 
bouctou. Il était né le 22 mars 1856. Littérateur distingué, il 
avait donné, sous le nom de Marcel Frescaly, plusieurs études 
militaires ou fantaisistes très remarquées. Le jour même de sa 
mort il était admis à la Société des gens de lettres. 



- iGj- 

— 26. Décès de M. Henri Forneron, auteur de divers 
ouvrages historiques couronnés par l'Académie française. 

— 27. Léon Jacquard, professeur de violoncelle au Con- 
servatoire, et qui était un musicien de premier ordre. 

— 28. Jules Badin, ancien caissier du ministère de l'Inté- 
rieur, chevalier de la Légion d'honneur. Il avait réuni une 
collection d'autographes à laquelle notre Gazelle a pu, grâce 
à son bienveillant concours, faire de fréquents emprunts. 
Cette collection comprenait surtout des autographes de mem- 
bres de l'Institut. Il avait soixante-quatre ans. 

— 28. M. Robert Caze, journaliste et romancier, mort 
des suites d'un duel qui remonte à un mois environ. Il avait 
été professeur de littérature au collège de Porrentruy. Il 
collaborait au Vollaire sous le pseudonyme àt Jo'i Brcscoii. Il 
avait seulement trente-trois ans. 

— i^"" avril. Jules Guiraudet, l'un des fils de l'imprimeur 
Guiraudet, longtemps associé de M. Jouaust, père de l'éditeur 
actuel de notre Gazelle. Il dirigeait le journal de théâtre 
rOrcheslre sous le pseudonyme de Saint-Amé. 

— 2. Hamburger (Edouard-Ernest), ancien artiste des 
Bouffes, du Vaudeville, des Variétés, etc.. Il avait été mis 
en évidence, à ce dernier théâtre, par sa fantaisiste création 
d'Ajax dans la Belle Hélène d'Offenbach. II avait cinquante- 
sept ans. 

— 4. L'illustre poète polonais Bohdan-Zaleski, né en 1802, 
et qui habitait la France depuis 183 1. 

— 5. Le célèbre pianiste connu sous le nom de Théodore 
Ritter. Il était né le 5 avril 1840, à Nantes, et se prénommait 
Toussaint. Son père, Eugène-Prosper Prévost, était compo- 
siteur de musique; sa mère, Augustine Dejean-Leroy, était 
artiste. Le 18 mai 1865, Théodore Ritter avait obtenu léga- 
lement l'autorisation de joindre son pseudonyme à son nom 
patronymique. Sa sœur, connue sous le nom de Cécile Ritter, 
et qui a créé Paul et Virginie au théâtre lyrique de la Gaîté, 



— i68 — 

est aujourd'hui M"ie Ciampi-CeUaj. Ritter avait été nommé 
chevalier de la Légion d'honneur le 13 juillet 1880. 

— 7. Le D"" Bouchardat, de l'Académie de médecine, pro- 
fesseur à la faculté, à l'âge de quatre-vingts ans. 

— 7. Le D"" Mounier, ancien professeur d'anatomie au 
Val-de-Gràce, à l'âge de soixante-treize ans. 

— 10. M. Gustave d'Eichthal, un des derniers survivants 
de l'école saint-simonienne, à quatre-vingt-deux ans. Il avait 
collaboré avec M. Enfantin aux deux journaux le Globe et 
r Organisateur. 

— ! I . La cantatrice Rose Bell, qui a d'abord joué à l'Opéra 
sous son vrai nom, M'^^ de Lapommeraye, puis aux Italiens 
sous le nom de Pomerani. Elle était sœur du critique Henri 
de Lapommeraye. 

— 1 1 . M. Jullien, ancien proviseur des lycées de Henri IV, 
Louis-Ie-Grand et Vanves. Il avait quatre-vingt-cinq ans. 

— II. M. Guérin de Tencin (Laurent-Joseph), ancien 
président de la Société des sauveteurs. Né le 5 janvier 1785, 
il était donc dans sa cent deuxième année. 

— On annonce encore la mort, à la Nouvelle-Calédonie, 
d'Adolphe-Alphonse Assi, qui s'était si fort illustré dans la 
grève du Creusot, sous l'Empire, et qui avait ensuite joué un 
des premiers rôles pendant la Commune. Lors de l'amnistie, 
Assi, qui s'était fait une certaine position à Nouméa, où même 
il était devenu conseiller municipal, avait préféré ne pas reve- 
nir en France. Les principales autorités de la colonie ont 
suivi le convoi de ce révolutionnaire converti. 11 avait qua- 
rante-cinq ans. 

Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, }}S 



GAZETTE ANECDOTIQUE 



Numéro 8 — 3o avril 1886 



SOMMAIRE. 

La Qiiinzaine. — La grève de Decazeville. — M. Drumont. — 
L'Œuvre de M. Zola. — Affaire KTagnier-Tavernier. — Correspon- 
dance de Dickens. — Talina à la campagne. — Tiiéâtres : Odéon_ 
Opéra-Comique, Châteiet, Gymnase, Porte-Saint-Mariin, Palais- 
Royal, Colonne. 

Varia : Sénateur et poète. — Molière corrigé. 

Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 



La Quinzaine. — La grève de Decazeville, dont 
nous n'avons encore parlé qu'incidemment, préoccupe 
beaucoup le monde des affaires et paraît devoir s'éterni- 
ser. Le gros différend survenu entre les ouvriers de la 
mine et les chefs des usines, qui se serait apaisé sans 
doute après quelques jours de durée, est alimenté, en- 
tretenu et prolongé par les excitations auxquelles les 
malheureux mineurs sont en butte de la part de quel- 
I. — 1886. 15 



— I70 - 

«à 

ques députés et de quelques journalistes. Comme ce 
seront évidemment les mineurs qui devront finir par 
céder, on se demande à quoi peuvent servir ces exci- 
tations, si ce n'est à donner à ceux qui les font plus 
d'importance et plus de popularité, et quelle popula- 
rité !... On a arrêté deux journalistes, MM. Duc-Quercy 
et Roche ; mais les députés, qui ne sont pas beaucoup 
moins coupables qu'eux dans la circonstance, conti- 
nuent à circuler librement et à répandre, au moyen de 
meetings et de discours, des promesses illusoires et 
qu'ils seraient bien embarrassés de tenir, si jamais, par 
un revirement, peu souhaitable, mais possible, ces ou- 
vriers affolés et affamés les sommaient de le faire. 

Jamais grève n'avait duré aussi longtemps. Il est vrai 
que jamais les circonstances n'avaient été aussi favora- 
bles aux grévistes et à leurs excitateurs. La loi est en 
partie pour eux, et, en outre, ils ont trouvé des appro- 
bateurs et des soutiens jusque dans le sein de certains 
conseils municipaux de grandes villes, qui, comme 
celui de Paris, ont voté des fonds pour leur venir en 
aide. Il est vrai qu'en ce monde toute chose a une fin, 
même la pilié d'un conseil municipal, et surtout les 
subventions financières qu'il peut donner! Il est donc à 
supposer que cette grève interminable ne prendra fin 
qu'après épuisement des ressources du Comité qui Ten- 
tretient. 

— On fait grand bruit, en ce moment, autour d'un 



livre de M. Edouard Drumonl, la France juive, qm a sou- 
levé de violentes protestations dans le parti qu'il visait, 
et qui a même valu plusieurs duels à son auteur. Celui- 
ci, dans une lettre rendue publique, a défendu son ou- 
vrage contre ses détracteurs, en déclarant qu'il avait été 
sincère et de bonne foi, — trop sincère peut-être, — et 
que les colères qu'il avait soulevées ne provenaient que 
de cet excès de sincérité même. Quoi qu'il en soit, le 
livre de M. Drumont offre un vif intérêt, et notre devoir 
était de le signaler, autant pour sa propre valeur que 
pour le petit scandale auquel il a donné lieu. 

On parle moins, en revanche, du dernier livre de 
M. Emile Zola, l'Œuvre, où ce remarquable roman- 
cier s'est mis lui-même en scène. Le monde d'artistes 
au milieu duquel se développe son sujet, est dépeint 
avec les couleurs exagérées et forcées dont se sert ha- 
bituellement M. Zola ; mais, si l'on veut bien passer 
par-dessus beaucoup de pages excessives à tous les 
points de vue, on ne peut nier qu'il n'y ait dans l'Œuvre 
une grande puissance d'observation et de détails à dé- 
faut d'un vif intérêt. Il semble cependant que la vogue 
s'attache moins qu'autrefois aux livres nouveaux de 
M. Zola ; on embouche moins de trompettes en son 
honneur. Et cependant Zola n'a pas changé sa manière, 
et son talent n'a pas diminué. C'est son genre qui s'use, 
ses procédés étant toujours les mêmes et le public étant 
mobile et capricieux ! Signe des temps ! 



— M. Magnier, directeur de VÉrcnement, dont nous 
avons raconté, il y a quelques semaines, le premier duel 
avec M. de Dion, vient de se battre une seconde fois avec 
M. Thomegueix, et toujours pour la même affaire. Une 
fois encore M. Magnier a été blessé, mais heureusement 
sans gravité. Nous ne parlons, d'ailleurs, de ce second 
duel que pour citer le fait singulier auquel il a donné 
lieu. 

Un des rédacteurs de l'Événement, M. Tavernier, 
réclame depuis longtemps à M. Magnier des sommes 
auxquelles il croit avoir droit pour sa collaboration à son 
journal. M. Magnier a, paraît-il, toujours fait la sourde 
oreille. En apprenant que son débiteur allait se battre, 
et que, par conséquent, il allait compromettre sa créance 
en compromettant sa vie, M. Tavernier a lancé à l'a- 
dresse de l'adversaire de M. Magnier la curieuse assi- 
gnation suivante : 

L'an mil huit cent quatre-vingt-six, le quatorze avril : A 
la requête de M. Adolphe Tavernier, homme de lettres, de- 
meurant à Paris, 1 5, rue de Laval, pour lequel domicile est 
élu en mon étude. 

J'ai, soussigné, fait sommation à M. A. Thomegueix, 
homme d"épée, demeurant à Paris, boulevard Haussmann, 1 06, 
où étant et parlant à.... 

D'avoir à ne point se battre en duel avec M. E. Magnier, 
directeur de l'Evcncmenl et locataire de l'ancien hôtel de Gi- 
rardin, rue La Pérouse, à Paris; 

El ce, attendu que M. Magnier doit à M. Tavernier une 



IJJ 



somme de plus de huit mille francs, non compris les frais de 
voiture relatifs au premier duel de M. Magnier et non encore 
remboursés au requérant; 

Q^ue M. Tavernier a de bonnes raisons de penser que 
M. Thomegueix, dont le courage lui est connu, va faire tout 
son possible pour tuer M. Magnier; 

Qu'il est à craindre que ce résultat tragique ne se pro- 
duise et qu'ainsi la créance de M. Tavernier ne périsse avec 
le corps de son débiteur. 

En conséquence, le requérant somme mondit sieur Tho- 
megueix de ne point donner suite à la rencontre annoncée 
avec ledit sieur Magnier, avant que ce dernier lui ait payé 
les nombreux mois d'appointements qu'il lui doit. 

A ce qu'il n'en ignore. 

Pourquoi je lui ai laissé copie du présent, dont le coût 
est de... 



Nous croyons que c'est la première fois qu'un fait de 
ce genre se produit ! M. Magnier a répondu dans son 
journal que les questions d'intérêt qui divisaient son 
rédacteur et lui ne regardaient personne autre, et que 
l'intervention d'un tiers, en pareil cas, lui semblerait 
anormale. M. Magnier a peut-être raison; maisl'e.xploit 
de M. Tavernier n'en demeure pas moins l'un des plus 
étonnants qui soient jamais sortis de l'étude d'un huis- 
sier. C'est un document désormais légendaire ! 

La Correspondance de Dickens. — La revue le 
Livre vient de publier des extraits de la correspondance 
de Dickens pendant son séjour à Paris dans les années 



— 174 — 

1S55 et 1856. Nous en citerons quelques curieux pas- 
sages. 

Dickens avait beaucoup connu l'Empereur à Londres. 
Étant en 1855 à Boulogne-sur-Mer, au moment où le 
prince Albert s'y trouvait avec Napoléon III, il rencon- 
tra un jour les deux princes à un retour de promenade 
dans un bois sur la route d'Amiens. 



Comme je revenais, dit-il, de mon excursion, la blouse 
ouverte, le chapeau sur l'oreille, les bottes couvertes de pous- 
sière, voilà qu'en levant les yeux j'aperçois à dix pas devant 
moi Sa Majesté l'Empereur des Français et Son Altesse 
Royale le prince Albert, tous deux en uniforme, tous deux à 
cheval, entourés d'un brillant état-major et des grooms 
royaux en costumes écarlates. 

J'étais confus de ma toilette, mais impossible d'éviter les 
augustes personnages. Je me suis donc mis bravement en 
position sur le bord de la route, et, quand les deux princes 
ont passé, je me suis découvert en agitant de toutes mes 
forces mon feutre aux larges bords. Alors l'Empereur a tiré 
son képi, et, souriant très gracieusement, il m'a fait de la 
main un signe de reconnaissance en me criant : Bonjour, 
Dickens! Raide et formel sur sa selle, le prince Albert, com- 
prenant sans doute, en entendant mon nom, que j'étais un 
sujet anglais, a daigné incliner légèrement la tète. Ah! Ma- 
dame, la différence entre les deux saluts fait la différence 
entre les deux princes. 

Voici l'opinion de Dickens sur Frederick Lemaître, 
qu'il avait vu dans Trente Ans ou la Vie d'un joueur en 
octobre 185 5 : 



— 173 - 

C'est le plus grand acteur du siècle, c'est un génie : la 
façon dont il a joué hier défie toute comparaison. Jamais je 
n'aurais cru qu'un homme pût arriver à ce degré de perfec- 
tion dans l'horrible : pendant les premiers actes, il est si bien 
grimé, il arpente si légèrement les planches, qu'il paraît suffi- 
samment jeune; mais dans les deux derniers, alors qu'il est 
devenu pauvre et misérable, il fait des choses tellement épou- 
vantables avec sa figure, ses mains, ses jambes, tout son corps, 
qu'un long frisson d'effroi involontaire se répand dans la 
salle... 



En revanche, Dickens n'emporta alors qu'une bien 
mauvaise impression d'une représentation de la Comé- 
die-Française, pour laquelle il se montre singulièrement 
sévère : 

j novembre iSjj. 

Je dois avouer qu'en dépit de mon affection pour Régnier, 
j"ai en horreur le théâtre de la rue de Richelieu : c'est un 
vaste tombeau comme on en voit dans les légendes orientales, 
où l'on va pour songer à ses amis morts ou à ses amours 
contrariées. Il règne dans tout cet établissement une sorte de 
raideur classique qui vous glace la moelle. Là, même mon 
meilleur ami me paraît insupportable. On se lasse à la fin de 
toujours voir un monsieur vêtu d'une toge évoluer pendant 
un nombre d'actes déterminés en répétant à satiété les mêmes 
gestes; s'il se souvient, il se frappe le front à plusieurs re- 
prises; quand il lance un mot, il le scande: il a l'air de 
saisir l'une après l'autre avec sa main droite les phrases à 
mesure qu'elles sortent de ses lèvres et de les empiler en 
pyramides sur le haut de sa tête. 



- 170 — 

Enfin, voici un portrait, pas très flatté on en con- 
viendra, de Mme Sand, telle que cette femme de génie 
est apparue à Dickens en 18 $6 : 

Si on me l'avait montrée à Londres, dans la rue, je l'aurais 
prise pour une des sages-femmes de la reine; elle est joufflue 
et respectable, elle est brune avec une légère moustache et 
des yeux noirs tranquilles; elle n'a rien du bas-bleu, si ce 
n'est une petite façon finale de faire cadrer vos opinions avec 
les siennes, qu'elle doit tenir de Nohant, maison de campagne 
où elle vit en souveraine, dominant et tyrannisant un cercle 
étroit d'adorateurs. En un mot, brave femme, très ordinaire 
comme figure, comme conversation, comme manières. Pour 
ce qui est de son esprit, on le dit très brillant; mais je n'ai 
pu en juger; elle n'a pas daigné le sortir, 

Talma a la campagne. — Nous recevons de notre 
collaborateur M. Thénard la communication suivante : 

Tout ce qui a rapport à nos gloires littéraires et artis- 
tiques trouvant bon accueil chez la Gazette^, c'est avec 
plaisir que je lui communique deux pièces inédites sur 
le grand tragédien Talma. 

L'une de ces pièces est une lettre de l'artiste, l'autre 
est un simple papier officiel, mais qui m'a paru avoir 
de la valeur à cause de celui-là même qui en est 
l'objet. Les biographes de Talma y trouveront matière 
à réflexions sur les habitudes et le caractère de leur 

I. Voir la Gazette dn 15 février 1879. 



/ / 



héros. La mémoire de l'homme ne peut qu'y gagner. 

A la date où cette lettre fut écrite, Talma touchait 
à la soixantaine. Aussi son écriture m'a-t-elle semblé 
un peu tremblée, quoique fme et délicate. Je ne suis pas 
assez versé en graphologie pour en tirer de mysté- 
rieuses déductions. 

Voici d'abord la lettre adressée au baron Destouches, 
alors préfet. 

Paris, le 8 décembre 1822. 

Monsieur le Baron, 

Je prends la liberté de vous recommander la demande que 
j'ai faite de l'échange d'un chemin vicinal à Brunoy qui sépare 
de mon jardin une portion de terrain que je désire y joindre. 
Cette demande régulièrement faite, ainsi que le veut la loi, est 
maintenant dans vos bureaux. Il ne s'agit plus, je crois, que 
delà renvoyer avec votre approbation au ministère de l'Inté- 
rieur. Puis-je espérer que vous voudrez bien faire hâter cet 
envoi ? Je désire ne pas laisser s'écouler cette année sans ter- 
miner cette nouvelle partie de mon jardin : à mon âge, il ne 
faut pas perdre de temps, si l'on veut encore se promener à 
l'ombre des arbres que l'on a plantés. J'aurois eu l'honneur 
de vous voir moi-même à Versailles, si des affaires sans nom- 
bre ne me retendent captif à Paris. J'ose donc compter en 
cette occasion sur votre extrême obligeance pour moi. 

Recevez, je vous prie, Monsieur le Baron, l'hommage des 
sentiments de respect et de haute considération que je vous 
ai voués. 

Talma. 

Rue de la Tour-des-Dames, Chaussée-d'Antin. 



- ,7S - 

A la marge, en tête de la lettre, est écrit : « Recher-: 
cher et mettre en règle, me dire où on en est. Répondu 
le 10 décembre. » 

Ce qui précède a pour commentaire la pièce sui- 
vante, qui montre que Talma n'eut pas à attendre long- 
temps l'effet de sa requête. 

ORDONNANCE DU ROI. 

Paris;le 25 décembre 1822. 

Louis, par la grâce de Dieu, roi deFrance et de Navarre, 
à tous ceux qui ces présentes verront, salut. 

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au dé- 
partement de l'Intérieur, 

Notre conseil. d'Etat entendu : 

Nous avons ordonné et ordonnons Ce qui suit : 

Art. i*^". — L'arrêté du préfet de Seine-et-Oise en date 
du II novembre 1822, contenant proposition d'une nouvelle 
direction à donner au chemin communiquant des Bosserons à 
celui de Brunoy à Epinay, est approuvé. 

Art. 2. — Le maire de la commune de Brunoy est en con- 
séquence autorisé à abandonner au sieur François-Joseph Talma 
l'emplacement du chemin des Bosserons à celui d'Épinay con- 
tenant 10 ares ^0 centiares et à recevoir en contre-échange 
un autre terrain contenant 22 ares 56 centiares, nécessaire à 
l'établissement du chemin projeté. 

Art. 3. — Le sieur Talma est autorisé à supprimer le la- 
voir par lui établi pour l'usage public à l'extrémité du chemin 
dont la suppression est autorisée, sous la charge d'en établir un 
autre de même forme et dimension à l'endroit désigné dans la 
délibération du conseil municipal du 14 aoiit i8e2. 



— 179 — 

Art. 4. — Le sieur Talma devra en outre payer à la com- 
mune de Brunoy par forme d'indemnité une somme de 1 50 fr. 
et supporter tous les frais auxquels le projet dont il s'agit 
donnera lieu. 

Art. 5. — Notrq ministre secrétaire d'Etat, etc. 

Donné, en notre château des Tuileries, le 25 décembre, l'an 
de grâce 1822, et de notre règne le vingt-huiticme. 

Signé : LOUIS. 

Le ministre de l'Intérieur, CORBIÈRE. 

(Tiré des Archives départementales de Seine-et-Oise.) 

La commune de Brunoy a-t-elle conservé le sou- 
venir de Talma? Le lavoir existe-t-il encore? Quant 
aux arbres plantés par le grand acteur, ils doivent être 
dans tout leur développement; mais Talma, moins heu- 
reux que le vieillard dont parle La Fontaine, n'a pu se 
promener sous leur ombrage. Il mourait en 1826, à 
soixante-trois ans. 

Théâtres. — L'Odéon nous a donné, le 14 de ce 
mois, un bien curieux et bien singulier spectacle avec 
l'adaptation à la scène par M. Paul Meurice du Songe 
d'une nuit d'été de Shakespeare. Le public de la pre- 
mière soirée a été un peu déconcerté par les étrangetés 
de cette féerie musicale et poétique, mais le public des 
représentations suivantes lui a fait meilleur accueil. Le 
sujet n'était d'ailleurs nouveau pour personne, car tout 



— i8o - 

le monde a lu ou au moins connaît la fantaisie dialo- 
guée de Shakespeare dont les principaux personnages 
ont déjà été utilisés souvent au théâtre. Q_uelques-uns 
ont cependant prolesté contre certains excès de cette 
fantaisie même, surtout au sujet du rôle de Saint-Ger- 
main, qui joue pendant deux actes avec une tête d'âne 
posée sur la sienne ; mais, à cela près, le Songe d'une 
nuit if été a réussi ; sa représentation réalise d'ailleurs 
le plus beau et le plus brillant spectacle du monde, 
grâce à l'intelligente prodigalité de M. Porel. Les dé- 
corations des quatre derniers tableaux sont notamment 
au-dessus de tout éloge avec leurs forêts mystérieuses, 
leurs bosquets entrelacés et leurs ballets charmants. Le 
dernier tableau, qui représente le mariage et l'apothéose, 
dépasse en luxe de costumes, de figuration et de lu- 
mières, tout ce que l'Odéon nous avait jusqu'à ce jour 
offert de mieux comme mise en scène. L'interprétation, 
confiée aux premiers sujets, Paul Mounet, Saint-Ger- 
main, Rebel, Amaury, et M^es Weber, Nancy Martel, 
Antonia Laurent, Cerny, etc., est excellente. Enfin, la 
belle et originale musique de Mendelssohn, si connue et 
si populaire, ajoute encore à l'intérêt de ce spectacle 
magnifique. Comme dans l'Arlésienne, l'orchestre de 
Colonne y fait merveille. 

— Le 19, reprise à l'Opéra-Comique d'un autre 
Songe d'une nuit d'été, qui n'est pas inspiré de celui de 
Shakespeare, mais où Shakespeare lui-même a un rôle, 



— iSi — 

bien invraisemblable et même bien irrespectueux d'ailleurs. 
Ils''agitdu célèbre opéra-comique de M M. de Rosier et de 
Leuven, mis en musique par Ambroise Thomas, et qui 
est demeuré son plus célèbre ouvrage, antérieurement à 
Mignon et à Hatnlet. Il date en effet du 20 avril 1850. 
On l'a rajeuni, remanié au point de vue du livret et de 
la musique, et même un peu trop allongé par endroits. 
Ce bel ouvrage n'en reste pas moins digne du maître 
qui l'a signé, et dont la réputation s'est tant accrue de- 
puis sa première soirée. L'interprétation est d'ailleurs 
excellente et même hors ligne pour ce qui concerne les 
deux principaux artistes, M. Maurel et M^e isaac ; à 
leurs côtés, MM. Taskin et Mouliérat et M"e Castagne 
se sont également fait applaudir. 

— Au Châtelet une féerie nouvelle, les Aventures de 
M. de Crac, de MM. Blum et Toché, a également 
réussi le même soir. Les auteurs y ont entremêlé les 
aventures multiples attribuées audit M. de Crac aussi 
bien qu'au non moins célèbre baron de Munchhausen. 
Ler.r féerie est suffisamment amusante, magnifiquement 
mise en scène et interprétée à ravir par Dailly et les 
charmantes Grisier-Monibazon et Mary-Albert. Citons 
aussi des ballets très brillants dont l'un contient un pas 
d'aimées, mis en musique par Olivier Métra, et qui a eu 
les honneurs de la soirée. 

— .-^u Gymnase, le 20 avril, grand succès de la co- 
médie nouvelle le Bonheur conjugal, trois actes de 



— l82 — 

M. Albin Valabrègue. La pièce est sans prétentions et 
l'on n'y discute aucune thèse politique ou sociale ; l'in- 
trigue en est simple, le sujet se passe dans le monde 
bourgeois et met en scène deuxménagesdontlebonheur 
conjugal s'écroule, pour se rétablir ensuite après une série 
de péripéties amusantes et habilement préparées. On a 
beaucoup ri, et aussi beaucoup applaudi les excellents 
artistes du Gymnase, Noblet, Landrol, Romain, Numès, 
Pierre Achard, la toujours sémillante et jolie Marie Ma- 
gnier, et M^es Grivot, Darlaud, Pierval, ainsi qu'une 
soubrette, M"e Netty, qui a fait preuve d'aplomb et de 
finesse à la fois dans un petit rôle de femme de cham- 
bre 011 elle a su se tailler un succès. 

— Le 2 1, à la Porte-Saint-Martin, reprise de Pa- 
trie! le grand et vigoureux drame de Sardou. La pre- 
mière représentation de ce bel ouvrage date déjà du 
i8 mars 1869. Créé par Dumaine, Berton père, 
Mlle Fargueil, etc., il eut alors un succès de près de 
deux cents représentations. Le Châtelet le reprit le 
i^'' octobre 1872 et le donna à son tour plus de cent 
fois de suite. Nous croyons que la reprise actuelle aura 
au moins un égal succès. Sardou, à coup sûr, n'a rien 
écrit de plus puissant ni de plus fort; on peut dire au- 
jourd'hui, en piésence de cette grande œuvre qui sem- 
ble avoir encore grandi en vigueur et en intérêt drama- 
tiques, bien qu'elle ait dix-sept ans d'existence, que le 
Sardou dramaturge est très supérieur à l'autre Sardou, 



J — 

auteur de ces charmantes et amusantes comédies que se 
sont tour à tour disputées le Gymnase, le Vaudeville, 
voire même la Comédie-Française. 

Nous retrouvons encore Dumaine dans l'interpréta- 
tion du rôle du comte de Rysoor, où il montre toujours 
la même autorité puissante et grandiose. Marais joue avec 
beaucoup de chaleur le rôle de Karloo où il avait à lutter 
contre le souvenir encore vivant de Berton père; enfin, 
Mme Tessandier, qui succède à M'^es Fargueil, Rousseil 
et Duguéret dans le rôle de Dolorès, s'y est taillé un 
des grands succès de sa carrière dramatique, notamment 
dans la scène de la dénonciation où elle a été tout à fait 
superbe. Volny, Cosset, Léon Noël, M^" Real, prêtée 
par rodéon, et Schmidt, jouent les autres rôles princi- 
paux avec leur talent habituel. Enfin les décorations et 
la mise en scène sont absolument somptueuses et aussi 
exactes, comme vérité historique, qu'on pouvait l'atten- 
dre de MM. Sardou et Duquesnei. 

— Le 2 2, au Palais-Royal, première représentation 
d'une amusante et spirituelle bouffonnerie, la Perche, 
trois actes de MM. Jules Prével et Gaston Marot. Le 
succès de cette variante épicée de la Camaraderie, de 
Scribe, a été très vif. On y a aussi applaudi les excel- 
lents comédiens ordinaires de cet excentrique théâtre, 
Daubray, Pellerin, Calvin, Milher, et M'^e^ Lavigne, 
vraiment impayable en miss américaine, Dunoyer, Da- 
vray, etc. 



— 184 — 

— Colonne vient de terminer sa saison en donnant 
au Châtelet son concert du Vendredi-Saint, avec le 
concours de M^e Rosine Bloch. Cet excellent contralto, 
secondé par le ténor Maury, a obtenu un immense 
succès dans l'admirable duo de Samson et Dalila, de 
Saint-Saëns, un de ces morceaux comme il faudrait que 
ce compositeur en eût fait beaucoup. La Symphonie hé- 
roïque, de Beethoven; VAgniis Dei, de Rossini ; la mar- 
che funèbre à'Hamlet, de Berlioz, figuraient aussi au 
programme de ce concert, composé d'une façon très in- 
téressante. 

Varia. — Sénateur et Poète. — Nous parlions, dans 
notre numéro du 1 5 janvier dernier, des députés poètes. Il 
existe aussi des poètes au Sénat, et nous pourrions même 
vous en nommer plusieurs. Ne citons aujourd'hui que 
M. Bozérian, ancien avocat à la Cour de cassation, qu'un 
projet de loi dû à son initiative met en ce moment en évi- 
dence, et qui ne dédaigne pas non plus la muse, témoin 
diverses pièces : le Haricot, Fidèle, Une Rime délicate, 
etc., qui circulent sous son nom dans divers salons. L'au- 
teur a fait faire un tirage de ses principales poésies, en 
feuilles séparées, qui ne sont pas mises dans le com- 
merce. Le hasard a fait tomber la suivante entre 
nos mains. En la lisant, nos lecteurs jugeront sans 
doute, comme nous, que les petits vers de M. Bozérian 
ne manquent ni de piquant, ni de finesse, ni d'esprit. 



— i85 — 



UNE RIME DELICATE 

Aux bords du Pô, près de Crémone, 
J'errais, un jour, silencieux, 
Et je tressais une couronne 
De petits vers harmonieux. 
Craignant que ma verve se perde, 
J'étais ahuri, presque sot : 
Je cherchais une rime à m...; 

— Je n'ai pas prononcé le mot. 

Chercher est chose assez facile ; 

Le difficile est de trouver. 

En vain je m'échauffais la bile : 

Je reculais, loin d'arriver. 

Que faire d'un mot tel que perde? 

Oii caser pareil bibelot? 

Je voulais autre rime à m... ; 

— Je n'ai pas prononcé le mot. 

Certes vouloir n'est pas un crime : 
C'est fort bien de dire : Je veux. 
Mais, pour trouver une autre rime, 
11 faut qu'il en existe deux. 
Or, en dehors de ce mot perde, 
En est-il un qui, doux écho. 
Puisse faire pendant à m... ? 

— Je n'ai pas prononcé le mot. 

N'allez pas mal prendre ces choses : 
J'aurais pu sans doute aisément 
Changer, voulant chanter les roses, 
Les cordes de mon instrument. 



i6 



— i86 — 

Pour que leur parfum ne se perde, 
J'aurais pu... ; mais, quand il le faut ! 
Enfin, j'avais besoin de m...; 

— Je n'ai pas prononcé le mot. 

Je songeais au champ de bataille 
Illustré par Victor Hugo, 
Au bruit strident de la mitraille. 
Au souvenir de Waterloo. 
Pour que celui-là ne se perde, 
Peut-on, songeant à ce tableau, 
S'empêcher de songer à m... ; 

— Je n'ai pas prononcé le mot. 

Qu'ils sont beaux, quand on les regarde, 
Réunis tous, sanglant troupeau, 
Général, soldats, vieille garde. 
Autour des loques du drapeau ! 
La bataille! Il faut qu'on la perde, 
Dit l'un au travers d'un sanglot : 
C'est bon; quanta nous rendre, m...; 

— Cambronne a prononcé le mot '. 

Je crains que ma muse badine 
N'ait trop retroussé son jupon, 
Et je tremble que son échine 
Se ressente de mon aplomb. 
Pour que désormais je le perde, 
Voulant défriser mon jabot, 
Si vous alliez me dire : m... ! 

— N'allez pas prononcer le mot. 

I. Si Cambronne l'a prononcé une fois, pourquoi à ce couplet ne 
ferait-on pas comme lui? (Note de l'auteur.) 



-i87- 

Molière corrigé. — Nous trouvons le curieux rensei- 
gnement qui suit, dans un des derniers numéros de 
l'Intermédiaire : 

Le Nouveau Journal de Paris du 4 septembre 1830 
raconte que, le 27 août précédent, on joua le Tartuffe à 
Nancy. L'auteur chargé du rôle principal fut forcé de 
chanter la Marseillaise, et la fin de la tirade de l'exempt 
fut accommodée au goût philippiste du moment. 

Voici quels vers étaient interpolés pour la circon- 
stance dans le texte de Molière : 

Ce prince généreux, ce Philippe qu'on aime, 
Des mains d'un peuple armé reçut le diadème : 
Il jura le maintien de notre liberté, 
Et ce serment sacré sera la vérité. 
Oui, les traîtres déjà prennent partout la fuite, 
Suivis de faux dévots et de plus d'un jésuite : 
L'aspect du roi français les remplit de terreur. 
Ce qui les fait trembler fera notre bonheur. 
Hommage à ce grand jour, au prince magnanime... 
Il est aimé du peuple, il est roi légitime. 
Bon, sage, vertueux, voulant faire le bien, 
Il mérite le nom de prince-citoyen. 



— i88 — 

LES MOTS DE LA QUINZAINE 

A l'un des derniers bals de la saison, un jeune homme, 
après avoir reconduit sa danseuse à sa place, reste de- 
bout devant elle. 

a Vous désirez quelque chose? lui demande-t-elle. 

— Mon claque, Mademoiselle, qui se trouve actuelle- 
ment... sur la même chaise que vous. » 



On demandait l'autre jour à un auteur dramatique 
pourquoi il n'allait jamais voiries pièces de ses amis : 

« Quand elles sont mauvaises, dit-il, ça m'ennuie ; et 
quand elles sont bonnes... ça m'embête. » 

Sur le boulevard : 

« Pardon, Monsieur : ne seriez-vous pas, par hasard, 
le fils de M. X...? 

— Non, Monsieur; mais je vous prie de croire que, si 
j'étais son fils, ce ne serait pas par hasard. » 



G. R... se fait passer pour homme de lettres. 
« Je n'ai jamais rien lu de lui, disait-on. 
— Il n'écrit que pour les colonies », répondit Blum. 

ÇEcho de Paris.') 



— 189 — 

Le baron Rapineau examinant, chez le marbrier, la 
pierre qu'il doit faire placer sur le tombeau de sa 

femme : 

« Trois larmes ? Pourquoi trois larmes... quand 

nous n'avons que deu.x yeux ? » [Figaro.] 



Note d^album : 

« C'est par l'esprit qu'on s'amuse ; mais c'est par le 
cœur qu'on ne s'ennuie pas... » 

Un antiquaire, entraîné par sa nièce, entre hier chez 
un marchand d'oiseaux. 

« Oh! vois donc, lui dit-elle, le beau perroquet! 
quel plumage! et comme il parle bien 1 

— Oui, répond l'antiquaire du ton le plus méprisant... 
mais il est moderne !... » 

X... vient de se marier, et un de ses amis le rencontre 
avec une belle blonde à son bras. 

« Une blonde, lui dit-il le lendemain. Tu m'étonnes 
bien : tu avais horreur des blondes! 

— Ah! mon ami, c'est vrai. Mais depuis que j'ai 
épousé une brune! » 

(Gaulois.) 



Le romancier Z... entre un matin, furieux, chez un 
de ses confrères, et tenant entre ses mains un journal 
à demi lacéré : 

« Tenez, lui dit-il, un article où l'on m'éreinte! 
Quelque chose de honteux, d'ignoble, lisez... ce n'est 
même pas écrit! C'est plein de fautes d'orthographe! 

— Des fautes d'orthographe, reprend l'autre de son 
accent le plus câlin... // y a donc des citations.^ » 

(Echo de Paris.) 



PETITE GAZETTE. — Mn>e Rose Caron, de l'Opéra, 
vient d'être séparée de son mari par divorce. Elle devrait, en 
conséquence, aux termes de la loi, reprendre son nom de 
jeune fille, Rose Meunier. Mais, par une lettre du 1 1 avril, 
M. Caron déclare qu'il autorise son ex-femme à continuer de 
porter son nom au théâtre. « C'est une grâce que je lui fais, 
dit-il, mais je n'admets pas qu'on la transforme, en sa faveur, 
en un droit. » 

NÉCROLOGIE. — 5 avril. — Le peintre Vaumont, conser- 
vateur du musée de Rennes. 

— 6. Emile Laisné, architecte de la ville de Paris. 

— 10. Joseph-Victor SchefFel, un des poètes les plus po- 
pulaires de l'Allemagne, à l'âge de soixante ans. 

— II. Le docteur Amédée Forget, ancien président de la 
Société de médecine. 

— II. Pierre Rambosson, auteur de nombreux ouvrages 
scientifiques mis à la portée de tout le monde; i! était né en 
Savoie en 1827. 



— IQI — 

— 19, Le général Napoléon Ameil, fils du général du 
premier Empire créé baron par Napoléon !•"■. 

— 19. Le duc de Castries, ancien officier de cavalerie, 
gendre du baron Sina et frère de la maréchale de Mac-Mahon, 
très connu comme sportsman émérite. 11 n'avait que quarante- 
huit ans. 

— 19. L'évêque de Madrid, don Narcisso Martinez 
Izquierdo, a été assassiné aux portes mêmes de son église 
cathédrale (San Isidore), par un prêtre fanatique du nom de 
Galeote, et dans des circonstances qui rappellent tout à fait 
l'attentat dont fut victime, à l'église Saint-Étienne-du-Mont, 
en 1857, l'archevêque de Paris, Msr Sibour. L'évêque de 
Madrid n'avait que cinquante-quatre ans. Il était le premier 
titulaire de son siège épiscopal créé l'an dernier. Il avait été 
intronisé il y a neuf mois. 

— 19. Le marquis de Monthoion, ancien ministre plénipo- 
tentiaire et fils du général qui suivit Napoléon à Sainte- 
Hélène. Il était frère du comte Tristan de Monthoion, ac- 
tuellement notre chargé d'affaires à Constantinople, et par sa 
mère remariée, frère du comte Roger (du Nord), mort il y a 
quelques années. 

— 24. Albert de Lassalle , ancien critique musical du 
Monde illustré et qui descendait par son père du célèbre gé- 
néral de cavalerie du premier Empire. On lui doit aussi quel- 
ques publications humoristiques, notamment sa fameuse pla- 
quette r Hôtel des Haricots (1864). Il a aussi écrit sous divers 
pseudonymes; le plus connu est celui d'Halbeer, qui rappelait 
son prénom. Il était né en 1853. 

— 24. Hippolyte Magen, publiciste, âgé de soixante-dix- 
sept ans. Après avoir débuté avec succès, en 1847, dans la 
littérature dramatique, par un Spartacus en vers qui fut repré- 
senté à rOdéon, M. Magen se jeta dans le mouvement poli- 
tique et, lors de la révolution de 1848, fut l'un des organisa- 
teurs du comité démocratique de Paris. Il fut condamné, à 



— 192 — 

plusieurs repiises, pour délits de presse, sous la présidence, 
et fut une des premières victimes du coup d'État. Incarcéré, 
puis exilé, il ne rentra en France qu'après la chute de l'empire. 
M. H. Magen a publié une Histoire populaire de la Révo- 
lution, une Histoire du Consulat et de r Empire, une Histoire 
du second Empire, une Histoire des Moines et plusieurs autres 
ouvrages de propagande républicaine. M. Magen était père 
de notre confrère du Voltaire et beau-père de M. Massicault, 
préfet du Rhône. 

— 26. Eugène Isabey, fils du célèbre artiste miniaturiste 
de ce nom mort en 1855. Il avait suivi, pendant longtemps, 
les leçons de son père, mais sans montrer un goût bien vif 
pour la peinture. On a raconté qu'il tenait, au contraire, à 
embrasser une carrière active et qu'il voulait être marin ou 
soldat. A la suite d'un voyage au Havre, sa vocation se ré- 
véla; à l'aide de ficelles et de fiches en bois, il avait repré- 
senté des mâts et des cordages pour étudier le jeu de la lumière. 
Peintre de marines, Eugène Isabey conquit rapidement une 
légitime et durable réputation. Puis, changeant de genre sans 
modifier son procédé et sans imposer des limites trop étroites 
à sa brillante imagination, Eugène Isabey, le peintre de ma- 
rines, dessina de merveilleux escaliers moyen âge, des foules 
parées, endimanchées, des seigneurs à collerettes bouffantes, 
des dames à robes richement ornées. 

Médaillé en 1824, en 1827 et en 1855, il était, depuis 
1852, officier de la Légion d'honneur. Il avait quatre-vingt- 
deux ans. 



Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, }}8. 







GAZETTE ANECDOTIQUE 

Numéro o — i 5 Ji a i 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — La propriété de Chambord, — Les duels : 
Mme de Valsayre et la maréchale Booth. — Le Salon : MM. Puvis de 
Chavannes, Cabanel, Dagnan-Bouveret, Carolus-Duran, Henner ; 
sculpture. — Théâtres: Menus-Plaisirs, Cirque des Champs-Elysées, 
Folies-Dramatiques, Opéra-Comique, Déjazet, Comédie-Française, 
Cluny. 

Varia : Exposition Bonvin. — Duellistes en jupons et femmes en 
culotte. — Adieux à Sarah-Bernhardt. — Dufaure et les allumettes 
suédoises. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 



La Quinzaine. — Une nouvelle question vient de 
surgir, qui intéresse et occupe en ce moment l'opinion 
publique^ question toute pacifique d'ailleurs et pure- 
ment artistique. On sait que le comte de Chambord 
reçut en don national, à la suite d'une souscription pu- 
blique ouverte peu de temps après sa naissance, la 
propriété pleine et entière du magnifique domaine de 
Chambord. Aujourd'hui Henri V est mort, et, par son 

1. — 18S6. 17 



— 194 — 

testament, il a laissé à l'un des fils de sa sœur, le comte 
de Bardi, prince italien,'la possession du château et de 
ses dépendances. Un étranger deviendrait donc, par 
suite de ce testament, maître de cet immense domaine, 
qui a plus de sept lieues de tour, et qui comprend dans 
son étendue plusieurs bourgs, villages et communes. 
Il en résulterait ce fait assez singulier, assez anormal, 
pour ne pas dire impossible, que les habitants de ces 
bourgs, villages et communes seraient les très humbles 
serviteurs et sujets d'un prince étranger, bien qu'étant 
citoyens français. 

On s'est en conséquence ingénié à rechercher, dans 
les documents relatifs à la souscription publique ou- 
verte en 1820 (voir le Moniteur du 20 décembre), quel- 
que moyen de démontrer que le don fait à l'enfant royal, 
petit-fils de Charles X, semblait devoir être annulé en 
quelque sorte par le fait même de sa mort. Si, en effet, 
on pouvait trouver dans l'acte de cession une clause 
quelconque qui permît d'engager contre les héritiers 
actuels du comte de Chambord une action en restitu- 
tion à la France du domaine que ce dernier n'aurait 
reçu alors qu'à titre de dépôt, il serait facile de les 
obliger peut-être, à l'aide d'une transaction, ou autre- 
ment, à effectuer cette restitution. Plusieurs articles ont 
été publiés à ce sujet dans les journaux, qui ont natu- 
rellement plaidé, non pas en faveur d'une restitution 
gracieuse, mais bien obligatoire, comme si le prince 



- 195 - 

mis actuellement en possession du domaine l'avait été 
au mépris de la loi. Et chacun a conclu contre la vali- 
dité du testament, émettant cet avis que le comte de 
Chambord n'avait pas le droit de transmettre à per- 
sonne autre qu'à un Français le domaine qui lui avait 
été offert à titre de prince français, futur héritier de la 
couronne. Nous avons même lu quelque part qu'à ce 
dernier titre le comte de Chambord n'était possesseur 
que viagèrement du domaine aujourd'hui contesté à 
ses héritiers. 

En revanche, nous n'avons vu citer nulle part un 
document judiciaire de première importance dans la 
question qui nous occupe. Après la révolution de 
Juillet 1850, Louis-Philippe, qui cherchait à amoindrir 
de plus en plus les souvenirs qui pouvaient conserver 
des partisans au régime déchu, qu'il avait si preste- 
ment remplacé, tenta, lui aussi, de contester au comte 
de Chambord la propriété du domaine qui lui a donné 
son litre. Les tribunaux furent saisis de l'affaire, on 
plaida longtemps, et finalement un jugement rendu par 
la Cour d'Orléans, le 4 mai 1839, déclara le gouver- 
nement non recevable en sa demande, l'en débouta, et 
confirma le comte de Chambord comme possesseur 
définitif et immuable du domaine. Le comte de Cham- 
bord avait donc parfaitement le droit de léguer par 
testament, même à des étrangers, le don national dont 
la possession lui avait été ainsi légalement reconnue, 



— iqG — 

et il l'a fait, sachant très bien aussi que le legs n'était 
pas attaquable. 

Une seule voie nous semble donc ouverte pour ceux 
qui, comme nous, désirent voir la France rentrer en 
possession d'un domaine national lequel rappelle de si 
grands souvenirs historiques : en provoquer le rachat, 
soit par l'État, soit par le moyen d'une souscription pu- 
blique, en admettant que le possesseur actuel consente 
à se dessaisir de sa propriété. Et maintenant reste à sa- 
voir, dans le cas de l'affirmative sur ce dernier point, 
si l'État est assez riche en ce moment pour racheter 
un domaine d'une aussi considérable valeur, et si, 
d'autre part, en cas de souscription, on trouverait réel- 
lement un nombre suffisant de souscripteurs. 

— Que de têtes tomberaient si Richelieu vivait au- 
jourd'hui! Jamais on n'a vu plus de duels, et toujours 
des duels entre journalistes, souvent pour des questions 
d'interprétation d'articles mal compris, ou pour des 
divergences d'opinions sur des sujets parfois bien 
oiseux! Il est à remarquer^ d'ailleurs, que tous ces 
duels finissent en général fort bien ; l'un des deux 
adversaires reçoit un gentil petit coup d'épée bien 
anodin, et l'honneur est déclaré satisfait. Il est vrai 
d'ajouter que bien rarement l'honneur même est en 
cause dans ces sortes de rencontres. Cependant u'.\ duel 
assez sérieux a eu lieu au sujet de Li France juive de 
M. Drumont, dont nous parlions dans notre dernier 



— 197 - 

numéro, et Tauteur de ce livre à tapage a été assez 
grièvement blessé pour qu'il y ait eu un moment à craindre 
pour ses jours. Son adversaire, M. Meyer, du Gaulois, 
ayant commis, dans sa rencontre avec M. Drumont, 
quelques incorrections dans sa manière de se battre, 
incorrections qui ont eu pour résultat la blessure grave 
de son adversaire, la jus;ice a dû intervenir et ouvrir 
une enquête. Espérons que la solution en sera moins 
radicale que celle que lui eiàt inévitablement appliquée 
le cardinal de Richelieu. 

Un autre duel^ — qui n'a pas eu lieu d'ailleurs, — a 
eu des causes différentes et a également produit des 
impressions tout à lait autres. Il s'agit d'une provoca- 
tion adressée^par une dame Astié de Valsayre, qui avait 
demandé à M. Pasteur de procéder sur elle à des expé- 
riences sur l'inoculation du virus rabique, à cette fa- 
meuse maréchale Booih, de l'armée du Salut, et cela à 
la suite du procès de Villemomble, où le mysticisme a 
joué un si singulier rôle. Cette bizarre provocation mé- 
rite d'être citée et d être conservée ici tout entière. 

24 avril 1S86. 

Madame, 

11 serait préférable que le gouvernement français se char- 
geât de vous dire lui-même ce que je viens exposer; mais, 
comme il ne peut suftire à réprimer tout ce qui « blesse » la 
gloire de la France, au nom des patriotes soucieux de cette 
gloire, et malgré les rieurs qui joindront peut-être à mon so- 



— igS — 

briquet de duelliste celui de (( don Quichotte redresseur de 
torts », je prends la liberté de vous écrire. 

Après la triste affaire de Villemomble, on ne peut nier que 
le mysticisme, non content d'engendrer des ascètes, ne forme 
des criminels qui cherchent l'impunité sous son manteau, ne 
donne aux avocats, pour la défense, des armes qui, malgré 
leur faiblesse, n'en captivent pas moins les jurés. Permettez- 
moi donc de vous le dire : vos doctrines, pernicieuses, surtout 
dans nos provinces, pour les esprits faibles ou dépravés, sont 
par cela même nuisibles à la France ; heureusement délivrée 
des monomanes que le moyen âge traitait par le bûcher, cette 
dernière a déjà assez des religions régulières pour peupler 
Sainte-Anne. 

Au nom de cette France qui m'est chère et veut être glo- 
rieuse de ses enfants, je vous en supplie, Madame, remportez 
dans votre pays l'espèce de schisme dont, nouveau Luther, 
vous cherchez à doter le nôtre. C'est courtoisement et à vos 
pieds que je sollicite cette grâce; mais, si le langage de la 
raison doit rester stérile, me considérant comme lésée dans la 
personne de ma patrie, à mon grand regret, je me verrai con- 
trainte de vous demander réparation par les armes et espère 
que vous ne resterez pas au-dessous de votre compatriote 
missShelby, ma loyale adversaire. 

Veuillez agréer, Madame, l'hommage de mon profond 
respect. 

ASTIÉ DE VaLSAYRE. 

La maréchale Booth, à qui sa religion interdit l'effu- 
sion du sang, même en cas de légitime défense, ayant 
été interrogée par un de nos confrères sur le genre de 
réponse qu''elle comptait faire à la susdite provocation, 
lui a fait la déclaration suivante : 



— 199 — 

« Je ne répondrai pas à cette provocation. Que veut 
cette dame? Que je quitte la France? De quel droit me 
parle-t-elle ainsi? Est-ce que je me mêle, moi, de ce 
qu'elle peut faire ? Qu'elle me laisse donc agir à ma 
guise. Si je ne m'en vais pas hors de France, elle veut 
se battre avec moi? Voyons, Monsieur, est-ce qu'elle 
parle sérieusement? Ne voit-elle pas que notre religion 
me défend absolument tout rôle pareil? Notre but est 
de ramener au bien les âmes égarées, de rendre à Dieu 
les brebis qu'il a perdues, etc.; notre mission est donc 
une mission de paix et de douceur. Et j'irais me 
battre? 

« Que Mnie de Valsayre, qui ne nous a probablement 
pas vus à l'œuvre, vienne dans nos conférences. Qu'elle 
se rende compte de notre œuvre, elle verra que nous 
sommes loin de faire du mal. C'est toute la réparation 
que je peux lui accorder. » 

Mais M'"'' de Valsayre a été très peu touchée par 
cette déclaration platonique; il lui faut un duel coûte 
que coûte, et elle l'aura, elle l'a juré. Aussi a-t-elle 
répondu au refus de la maréchale par une provocation 
nouvelle plus instante encore que la première. Cette 
fois la maréchale a riposté par une invitation à une con- 
férence où elle prétend confondre son adversaire et la 
réduire à la soumission et au silence par la simple per- 
suasion. En somme, ce duel d'un nouveau genre finira 
sans effusion de sang ; nous ne jurons pas que la ma- 



— 200 



réchale persuadera son adversaire, et qu'il n'y aura pas, 
— au moins dans la foule des assistants, — quelques 
horions échangés, mais le tout finira pour le mieux quelle 
que soit celle des deux adversaires qui doive finalement 
et verbalement « tomber » l'autre !... 

Le Salon. — Le jour dit du vernissage a, malgré 
son nom, tout à fait manqué de brillant cette année. 
Jamais journée plus froide, plus humide et plus maus- 
sade ne s'était levée sur cette solennité. On gelait au 
dedans comme au dehors. Et puis n'avait-on pas ima- 
giné de placer au fond du grand salon, faisant face à 
l'entrée et occupant tout un côté, une immense pein- 
ture de Puvis de Chavannesdont l'aspect glacial décou- 
rageait les arrivants! Il semblait, en la voyant, qu'on 
entrât dans une maison en démolition où la poussière 
de plâtre serait venue se poser sur les peintures. 

Et puis, il faut bien le dire, depuis que la Société 
des Artistes, dans une excellente intention, a supprimé 
les invitations pour le vernissage et les a remplacées 
par une taxe de lo francs perçue au profit d'une 
bonne œuvre, le beau monde a un peu déserté cette 
répétition générale des nouveaux tableaux. L'année 
dernière encore la mesure avait assez réussi, parce que 
la recette était destinée aux blessés du Tonkin; mais 
cette fois qu'il s'agissait d'une maison de retraite pour 
les artistes, on s'est dit que la Société, qui réalise tous 



— 201 



les ans d'assez jolis bénéfices, n'a\"ait qu'à les employer 
en paitie pour cette fondation, et l'on a boudé. Le 
public de ce jour-là se composait donc de représentants 
delà presse, venus pour travailler, et d'artistes avec 
leurs familles, tous gens ne constituant pas cette bril- 
lante cohue qui précédemment annonçait d'une façon 
si éclatante urbi et orbi l'ouverture de l'Exposition de 
peinture. A la répétition générale on a préféré cette 
année la première représentation, qui, avec un plus 
beau temps, a amené de plus beau monde. Nous trou- 
vons donc maladroite cette suppression des invitations, 
qui flattaient si agréablement le penchant du public, 
même le plus riche, à entrer quelque part gratuitement. 
Comme, le jour du vernissage, on ne regardait pas un 
seul tableau, il fallait toujours revenir au Salon, et la 
caisse des artistes n'avait rien à y perdre. 

Mais parlons un peu des tableaux , qui ne sont ni 
pires ni meilleurs que l'an dernier. Le grand succès de 
cette année, d'autant plus grand qu'il est fait aussi 
bien par les artistes que par le public, paraît être pour 
deux portraits de M. Cabanel : ceux du fondateur et de 
h fondatrice de l'Ordre des Petites Sœurs des pauvres. Ce 
sont, en effet, des toiles magnifiques, surtout la se- 
conde, et nous ne croyons pas que M. Cabanel ait 
jamais fait aussi bien. 

Un petit tableau de Dagnan-Bouveret, le Pain bénit^ 
sera certainement un de ceux qui fixeront le plus l'at- 



— 202 — 

tention des connaisseurs. C'est une véritable œuvre de 
maître, exécutée avec une simplicité et une honnêteté 
des plus louables. 

VÉveil^ de Carolus-Duran, qui représente une femme 
nue couchée, est enlevé avec beaucoup de brio. C'est 
un morceau de virtuosité, qui forcera l'attention et même 
le succès, mais que les gens difficiles discutent un 
peu. 

Tout en citant avec éloges la sympathique Orpheline 
d'Henner, les étourdissantes Poteries de Vollon, l'é- 
mouvant Bataillon carré de Protais, nous sommes obli- 
gés de passer beaucoup de toiles, et des meilleures. Si 
la Femme au masque^ de Gervex, n'a pas nos sympa- 
thies, parce que nous n'en aimons ni le sujet peu hon- 
nête ni la molle exécution, force nous est pourtant de 
dire qu^elIe attire et intrigue fortement les visiteurs. 
Le public se laisse prendre aussi beaucoup à un mor- 
■ceau non sans mérite, mais trop déclamatoire, d'Albert 
Maignan, le Réveil de Juliette, dans lequel les deux 
personnages, avec leurs yeux tournés vers les specta- 
teurs, ont absolument l'air de pousser un duo. Les pé- 
tardiers sont aussi présents cette année, et parmi les 
plus bruyants nous citerons, avec sa Folie de Nabucho- 
donosor, Rochegrosse, qui continue à gâcher dans des 
extravagances de pinceau les incontestables qualités 
artistiques que la nature lui avait données, et Tou- 
douze, dont la Salomé triomphante est une véri- 



— 203 — 

table débauche de peinture pommadine , contre la- 
quelle certains dessus de boites de Boissier ne lutte- 
raient pas sans succès. 

La Sculpture, qui n'a pas pour elle le charme des 
couleurs, n'a pas non plus les tons criards et discor- 
dants que présente parfois la Peinture, aussi paraît-elle 
toujours plus sage et plus grave. Il faut dire encore que, 
depuis plusieurs années, elle est, comme ensemble, mal- 
gré le demi-isolement dans lequel la laisse le public, 
supérieure à sa sœur plus visitée. Nous y citerons cette 
fois, comme morceaux vraiment dignes de fixer l'atten- 
tion : le Connétable de Montmorency, statue équestre de 
Paul Dubois; une Statue décorative (femme cueillant 
des fleurs), de Chapu ; le Groupe pour le tombeau du 
roi Louis-Philippe, sujet plein de difficultés, dont 
Mercié s'est tiré à son très grand honneur, et Vlmmor- 
talité, de Longepied, groupe d'une composition très 
harmonieuse. 

Nous ne pouvons pas nous étendre davantage sur 
le Salon, toujours assez intéressant pour mériter plu- 
sieurs visites, et dont la caractéristique est, de plus en 
plus, le grand progrès fait par les artistes étrangers. 
Cayeant pictores! 

A côté du Salon, livré en pâture à la masse du pu- 
blic, les gourmets ont eu, dans cette qr.inzaine, deux 
petites expositions particulières qui ont été pour eux 
un vrai régal : celle de l'atelier d'Alphonse de Neu- 



— 204 — 

ville et celle de Bonvin, dont il est question ailleurs 
dans le présent numéro. 

Théâtres. — Le i^r mai, le théâtre des Menus- 
Plaisirs a remplacé enfin son inépuisable Revue an- 
nuelle par un spectacle nouveau : // était une fois..., 
opérette en trois actes de MM. Adolphe Jaime et 
Dozé-Si.miane, musique de M. O. de Lagoanère. Succès 
tempéré de pièce et de musique; sujet un peu usé, et 
musique pas très nouvelle. En revanche, excellente 
interprétation, avec M'^ie Desclauzas en tête. 

— Le même soir, réouverture du Cirque des Champs- 
Elysées. L'attrait de cette première soirée consistait 
surtout dans les aménagements nouveaux qu'on a fait 
subir à la salle. On y a installé, au-dessus des six pre- 
miers rangs de banquettes, une série de loges décou- 
vertes qui sont du meilleur effet. Plus haut, derrière 
les loges, se trouve un promenoir-fumoir au goût du 
jour, et plus haut encore une galerie pour les petites 
places : le tout repeint à neuf et formant un ensemble 
des plus coquets. 

— Le 3, la Gaîlé a repris le Grand Mogol, opérette 
de MM. Chivot et Duru, musique de M. Audran, qui 
date du 19 septembre 1884. Alexandre, Scipion, Raiter, 
et Mn^es Thuillier-Leloir, Jane Caylus, en travesti, et 
LuUy jouent et chantent avec un vif succès cette pièce 



— 203 — 

amusante qui va retrouver son grand succès d'il y a 
deux ans. 

Les deux premières soirées de cette reprise ont été 
agrémentées d'un concert donné par le chœur russe de 
quarante artistes, dirigé par M. Dmitri-Slaviansky d'A- 
grenef, qui est en ce moment à Paris , où les mélodies 
nationales que chantent ces artistes ont trouvé quelque 
succès dans certains salons. Leur musique a paru plus 
monotone à la scène; ajoutons que, placé au milieu 
d'une opérette grivoise, ce chœur russe, un peu grave 
et sérieux, a détonné tout à fait. En somme, spectacle 
très curieux peut-être, mais ailleurs qu'au théâtre, sur- 
tout à celui de la Gaîté. 

— Aux Folies-Dramatiques, le 4, très heureuse 
reprise des Mousquetaires au courent, l'opérette de 
MM. Paul Ferrier, Jules Prével et Louis Varney, jouée 
pour la première fois, en 1880, aux Bouffes-Parisiens. 
Morlet , Gobin, Speck , Duhamel , et M^e^ clary, 
Blanche Marie, Fanzi et Jeanne Becker interprètent 
les principaux rôles. Le succès de cette amusante pièce 
au boulevard du Temple ne sera pas moindre que celui 
qui l'a accueillie jadis au passage Choiseul. 

— L'Opéra-Comique a donné le 6 l'ouvrage nou- 
veau de MM. Coppée et Dorchain , Maître Ambros, 
drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux, musique de 
M. Widor. 



— 206 — 

La pièce, dont le sujet se passe en Hollande, à la 
même époque que Pairie! le drame de Sardou, offre 
plusieurs scènes intéressantes, qui ont donné au com- 
positeur l'occasion de faire preuve d'une science musi- 
cale supérieure à coup sûr à son inspiration. C'est un 
peu le défaut de certains musiciens d'aujourd'hui de 
trop sacrifier la mélodie à l'orchestration, et de montrer 
ainsi plus de savoir que d'idées, M. Widor a écrit ce- 
pendant, dans Maître Ambros, un très beau chant pa- 
triotique qui a produit grand effet, et un duo d'amour 
où celte fois l'inspiration l'a emporté sur la science. 
Sa partition décèle une connaissance très complète des 
ressources de l'orchestre et du maniement des masses 
chorales. Elle a été très bien mise en lumière par les 
excellents instrumentistes de M. Danbé, et chantée par 
trois artistes de premier ordre, MM. Bouvet, Lubert 
et Mme Salla. Comme Mme Fidès-Devriès, Mme Salla, 
qui paraissait avoir renoncé à jamais au théâtre en se 
mariant, est revenue sur cette décision première. Elle 
en a été récompensée par le grand succès qu'elle a 
obtenu dans Maître Ambros. La situation brillante que 
s'était faite l'infortunée Marie Heilbronn lui appar- 
tient désormais, si M. Carvalho a le bonheur d'atta- 
cher définitivement cette remarquable artiste à son 
théâtre. 

A citer encore, dans Vinlerprélaùonàe Maître Ambros, 
MM. Fournets, Dulin, Cambot, et M"e Castagne. 



— 207 — 

— Le 6, le théâtre Déjazet nous a donné, sous le 
titre de l'Héritage de Perdrlrol, une pièce soi-disant 
nouvelle qui s'est trouvée être, en fin de compte, un 
ancien vaudeville de MM. Busnach et Duru repré- 
senté, le 10 avril 1879, au Palais-Royal. La pièce s'ap- 
pelait alors le Bas de laine, et n'avait pas réussi. Les 
auteurs l'ont retouchée, remaniée, débaptisée, et, en 
somme, elle a eu plus de succès à Déjazet qu'au Palais- 
Royal, où elle avait servi de début à Daubray. 

— La Comédie-Française a repris, le 7 mai, le Misan- 
thrope avec M. Worms, interprétant pour la première 
fois le personnage d'Alceste. Soirée des plus intéres- 
santes que complétait la reprise de la Coupe enchantée. 

Worms, bien qu'un peu sombre, a donné au carac- 
tère d'Alceste une physionomie nouvelle où il a mis 
toute l'âpreté, et la force vive et contenue à la fois de 
son talent si personnel et si sûr. Il a beaucoup réussi 
et a été rappelé d'acte en acte. 

M'ie Fayolle et M. Gravollet paraissaient pour la 
première fois dans les rôles d'Arsinoé et de Clitandre. 
M"e Fayolle n'est peut-être pas encore assez marquée 
pour le personnage de cette méchante prude, mais elle 
l'a dit avec beaucoup de correction et de netteté, et 
elle y a été également applaudie. Quant à M. Gra- 
vollet, il a paru un peu grêle dans le rôle de Clitandre, 
bien qu'il y montre beaucoup d'intelligence et de bonne 
volonté. 



~ 20S — 

On jouait ensuite la Coupe enchantée de La Fontaine 
et Champmeslé. C'est la première fois que le nom du 
collaborateur de La Fontaine est joint publiquement au 
sien sur l'affiche pour cette jolie comédie. La vérité est 
qu'elle est Tœuvrede Champmeslé ; La Fontaine n'a dû 
que la revoir et la retoucher, et encore! Comme il était 
l'amant de la femme de Champmeslé, il lui devait bien 
cette petite marque de gratitude de présenter au public, 
sous l'autorité de son nom, une pièce à laquelle il n'a, 
en somme, guère apporté que cela! On trouvera, d'ail- 
leurs, dans l'édition de la Coupe enchantée que nous 
avons donnée à la Librairie des Bibliophiles, l'historique 
complet de cette pièce célèbre, ainsi que ses origines. 

Le rôle de Lélie, que joue très finement et naïve- 
ment Mlle Durand, a fresque toujours été interprété 
par un travesti. M. Delaunay l'a cependant joué jadis, 
en 1849, alors qu'il n'avait que vingt-trois ans, et il 
y fut délicieux. A citer encore, dans la reprise actuelle, 
Leloir, Clerh, M^es Kalb et Mùller, et surtout Coquelin 
cadet, qui a donné au paysan Thibault une physio- 
nomie extraordinairement réussie et qui a eu, avec 
Worms, les honneurs de la soirée. 

On pourrait croire que nous oublions M"e Marsy, 
qui a retrouvé dans Célimène son grand succès des 
premiers soirs. Mais nous n'avons voulu insister sur- 
tout que sur les artistes qui paraissaient pour la pre» 
mière fois dans l'interprétation des deux pièces. 



20Q 



— Le 7, reprise à Cluny d'une vieille pièce de La- 
biche, les Chemins de fer, qui date de 1867 et ne 
figure pas dans les dix volumes de son théâtre publié. 
Calmann-Lévy nous la donnera sans doute dans l'un 
des suivants. C'est une pièce à tiroirs, très amusante 
et que Véret, Lureau, Gay, M^es Aciana, Evans, Spi- 
noy, etc., jouent avec beaucoup de verve et de gaieté. 

Varia. — L'Exposition de Bonvin. — Il ne faut pas 
que les vrais amateurs négligent d'aller visiter cette ex- 
position, qui est certainement l'une des plus intéressantes 
que nous ayons eues depuis longtemps. Bonvin, l'an- 
cien ouvrier typographe devenu l'un des grands peintres 
de notre époque, est peut-être celui qui possède? la 
personnalité la plus accusée, et il s'en faut de beau- 
coup qu'il ait dans le public le renom que mérite 
son remarquable pinceau. Aussi ne peut-on que féli- 
citer le nouveau marchand de tableaux Rothschild 
d'avoir organisé à ses frais, et par pur amour de l'art, 
l'exposition d'une partie des oeuvres de Bonvin, dont l'en- 
trée est entièrement gratuite. L'exposant et l'exposé y 
gagneront sans doute, et ce sera justice. 

On éprouve, au milieu des tableaux de Bonvin, ce 
sentiment de calme et de bien-être que donne la vue 
d'œuvres honnêtes et sérieusement étudiées. Avec un 
coloris puissant, mais qui ne vise jamais au fracas, on 
y trouve un talent d'observation qui attire et retient 

i8 



— 210 — 



longtemps l'attention. Cette réunion d'une centaine de 
toiles de Ronvin, qui représente environ la cinquième 
partie de son œuvre, nous a donné la plénitude d'im- 
pression que nous avions déjà ressentie à l'exposition 
de Meissonier, avec qui, d'ailleurs, Bonvin a plus 
d'une analogie. Nous n'entreprendrons pas d'établir ici 
un parallèle entre ces deux peintres, qui sont, l'un et 
l'autre, de grands maîtres. Mais à tous ceux que les 
trompettes de la renommée ont déjà groupés autour du 
char triomphal de Meissonier, nous dirons : Allez voir 
les tableaux du modeste Bonvin, et tâchez de les appré- 
cier à leur juste valeur. 

. C'est avoir profité que de savoir s'y plaire. 

Duellistes en jupons et Femmes en culotte. — 
Mine Astié de Valsayre,dont il est question dans notre 
Quinzaine, a, dans ces derniers temps, beaucoup fait 
parler d'elle à la suite du duel qu'elle a eu en Belgique, 
sur le terrain même de Waterloo, avec une Améri- 
caine du nom de miss Shelley. La déjà célèbre duel- 
liste est, naturellement, un chaud partisan de l'escrime, 
destinée, suivant elle, à régénérer la femme en lui élar- 
gissant le thorax et en développant ses glandes mam- 
maires. Si nous voulons que les mères redeviennent 
capables d'allaiter leurs enfants, il faut, paraît-il, 
qu'elles commencent par faire des armes. Nous n'y 



— 211 — 



contredirons pas, et souhaitons bonne chance au cercle 
d'escrime féminine projeté par M^e ^stié de Valsayre. 

A propos de cette virago du fleuret, nous croyons 
curieux de donner ici quelques renseignements qu'un 
de nos confrères du Voltaire a recueillis dans les bureaux 
de la préfecture de police sur les femmes autorisées à 
porter culotte. 

« Il y a quelques années, une dame américaine en 
avait sollicité une pour monter à cheval. Elle ne pou- 
vait pas trotter assise, mais elle allait très bien à cali- 
fourchon. L'autorisation lui a, je crois, été accordée, 
mais elle ne l'a pas fait renouveler. 

« Par contre, nous avons une autre femme qui vient 
ici très régulièrement. Elle travaille dans la maçonnerie. 
Pour gâcher le plâtre, pour monter les pierres, les jupes 
étaient trop incommodes (sans compter que les compa- 
gnons ne lui auraient pas marchandé les plaisanteries) ; 
elle a préféré le pantalon de toile et le bourgeron. C'est 
une de nos plus fidèles habituées. 

« Dernièrement aussi, nous avons reçu la demande 
d'une femme-peintre qui, comme celle dont je viens de 
vous parler, trouve plus commode de se «masculiniser» 
pour monter à l'échelle quand elle travaille à de grandes 
toiles. 

« On voit que le nombre des femmes autorisées est 
minime. Mais il en est un certain nombre qui portent 
culotte sans autorisation. )> 



— 212 — 



Adieux à Sarah Bernliardt. — M. Jules Lemaître 
nous confie qu'il avait pris la plume pour faire en prose 
de graves adieux à notre grande tragédienne partant 
pour l'Amérique. Mais il s'est trouvé que la première 
phrase qui lui est venue à l'esprit faisait presque des 
vers, et il s'est permis les six tercets suivants, « sans 
trop raffmer, nous dit-il, sur les rimes ». 

Elle part... Ah! pourquoi part-elle, 
La Chimérique, l'Irréelle, 
La folle Reine de Saba? 

Cette fuite nous désespère : 
C'est du rêve, de la lumière 
Et de la beauté qui s'en va. 

mer où vont les grands navires, 
Elle a ta grâce, tes sourires, 
Tes caprices, tes ondoiements. 

Vous vous ressemblez : ton abîme 
N'est pas plus profond, mer sublime, 
Que celui de ses yeux charmants. 

Elle est la fée, elle est la reine. 
Mer vaste dont le flot l'entraîne, 
Tu la ramèneras, dis-moi ? 

Elle part : qu'un bon vent la pousse ! 
O mer, sois-lui clémente et douce : 
Elle pèse si peu sur toi ! 



— 2l3 — 

♦- . 

Deux Femmes pour un mari. — Notre confrère 
Armand Silvestre raconte ce qui suit dans une chro- 
nique qu'il envoyait dernièrement de Toulouse au Gil 
Blas : 

« On jouait Faust, ce soir, au théâtre du Capitole. 
Un détail donne à cette représentation un éclat piquant. 
Les deux femmes du baryton célèbre Ismaël y figurent, 
à la fois, dans une scène que leurs positions respec- 
tives rendent plus comique qu'on ne l'avait prévu. 
Ismaël, en effet, a profité de la loi sur le divorce pour 
se remarier avec une de ses élèves qui est encore dans 
toute la fleur de la jeunesse, M'ie Garcin. Le hasard des 
engagements a fait que celle-ci se retrouve dans la 
troupe d'opéra toulousaine avec l'épouse délaissée. Jus- 
qu'ici, aucune pièce du répertoire ne leur avait donné 
l'occasion de jouer ensemble. Mais la scène du jardin de 
Faust a opéré ce rapprochement que le public attendait 
avec une certaine curiosité maligne. La pauvre Margue- 
rite était fort émue et, pour un peu, aurait appelé le 
généreux Siebel à son secours. Dame Marthe n'a pas 
été trop méchante et s'est contentée d'accentuer vigou- 
reusement le mal qu'elle a à dire de son défunt mari. 
Quant à Ismaël, fort tranquillement assis dans son fau- 
teuil d'orchestre, il semblait, seul, ne rien trouver que 
de fort naturel à cette rencontre. 

« Une fois dame Marthe partie, Marguerite rentre en 
possession d'elle-même et est très applaudie. » 



— 2 14 — 

* 
Dufaurc et les Allumettes suédoises. — Le Masque de 
fer nous a révélé dernièrement la curieuse circulaire 
suivante, dans laquelle l'ancien garde des sceaux, à 
l'instigation de son collègue de l'Intérieur, recommande 
à ses subordonnés l'usage d'un certain type d'allumettes. 

MINISTÈRE 

DE LA JUSTICE Versailles, 24 mai 1876. 

CrRCULAIRE 

Monsieur le procureur général, 

M. le ministre des finances me fait savoir qu'à l'oc- 
casion de l'établissement en France du monopole des 
allumettes chimiques la Compagnie concessionnaire vient 
de conclure avec M. Willette, représentant d'un cer- 
tain nombre de fabriques suédoises, un traité aux termes 
duquel il s'engage à importer de Suède une quantité 
considérable (700 millions). 

Pour faciliter le placement de ces produits, la Com- 
pagnie générale voudrait obtenir le concours des admi- 
nistrations publiques. M. le ministre des finances à 
déféré à ce désir en adressant des instructions spéciales 
aux divers services placés sous ses ordres et en deman- 
dant à ses collègues d'envoyer des instructions analogues 
en ce qui concerne leurs départements respectifs. 

Je vous prie en conséquence, Monsieur le procureur 
général, d'inviter vos substituts à se servir de ces allu- 
mettes, qui, étant du type amorphe, ont l'avantage de ne 
pouvoir s'enflammer seules et de prévenir les incendies. 

Recevez, etc. 

Le garde, des sceaux, ministre de la justice 
et des cultes, 

J. DUFAURE. 



— 2l5 — 

PETITE GAZETTE. — Le 4 mai, à la galerie Georges 
Petit, très intéressante exposition de l'atelier du regretté 
peintre de Neuville, suivie, le 5 et le 6, d'une vente des 
plus brillantes qui a produit 304,500 francs. L'État y a 
acheté deux tableaux et une aquarelle, cette dernière au prix 
de 20,000 francs. 

NÉCROLOGIE. — 28 avril. Notre confrère Ernest Dubreuil, 
journaliste et auteur dramatique, surtout auteur de livrets 
d'ouvrages lyriques. Il avait collaboré longtemps à l'Étoile 
Belge et au Petit National sous le pseudonyme de Pierre du 
Croisy. Il avait cinquante-cinq ans. 

— l'^r mai. L'abbé Jules Corblet, archéologue distingué, 
membre de la Société des antiquaires, directeur de la Revue 
de l'art chrétien, âgé de soixante-sept ans. 

— i^''. Le peintre Jules Naigeon, petit-fils du peintre du 
même nom et fils de l'ancien conservateur du Musée du 
Luxembourg. Il a été victime d'un accident de chasse dans 
la forêt de Rambouillet. On voit une toile de lui {Un intérieur) 
au Salon de cette année. 

— 1^'. Conrad Busken-Huet, écrivain hollandais descen- 
dant d'une famille française. Pasteur protestant, puis direc- 
teur d'un journal à Batavia, il a publié sur Paris et ses 
environs un ouvrage estimé. Auteur dans son pays d'articles 
de critique littéraire, qui ont été réunis en volumes, on l'y 
avait surnommé le « Sainte-Beuve » hollandais. 

— 4. L'architecte Leroyer, auteur du pont roulant qui relie, 
sur le bras de mer, la ville de Saint-Malo à celle de Saint- 
Servan. 

— 4. M. Baudouin, procureur général près la Cour de 
cassation, né le 20 mars 1814. 11 a laissé divers rapports 
estimés. 

— 4. M. Blondel (Antoine-Philippe-Léon), ancien séna- 
teur de l'Empire, ancien directeur général des forêts, né le 
1 5 novembre 179J. 



— 2l6 — 

— 5. Auguste Honnoré, sénateur de la Meuse, né le 29 
septembre 1836. Il était ancien magistrat, et appartenait à la 
gauche républicaine du Sénat. 

— 6. Le célèbre médecin aliéniste et légiste Henri Legrand 
du SauUe, médecin de la Salpêtrière, de la préfecture de po- 
lice, de l'infirmerie des aliénés près le dépôt de cette préfec- 
ture, etc. II n'avait que cinquante-six ans. 

— 6. Le fameux directeur-créateur du journal le Hanneton, 
feuille fantaisiste qui fit jadis un certain bruit, M. Le Guil- 
lois; il fonda également à la même époque une autre feuille 
plus excentrique encore, les Punaises dans le beurre. 

— 7. M"!^ Hattle Blackford, plus connue sous le pseudo- 
nyme de Fanny Lear, et qui avait publié, il y a quelques' 
années, un livre, le Roman d'une Américaine en Russie, qui fit 
alors scandale. Elle y racontait, en effet, ses amours avec un 
grand-duc de la famille impériale, et elle fut, à la suite de 
cette publication, expulsée successivement de Saint-Péters- 
bourg et de Paris. 

— 10. Le docteur Hervé de Lavaur, médecin du ministère 
des affaires étrangères et de l'Opéra, âgé de soixante-trois 
ans. Il laisse un fils, Henri, également connu comme docteur 
en médecine. 



Georges d'Heylh. 



Le Gérant : D. Jouaust. 




1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 3}?. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 

Numéro i <> — ? i mai 1886 



SOMMAIRE. 

La (Quinzaine. — Fêtes aux Tuileries. — Mariage du duc de 
Bragance. — Emprunt national du 10 mai. — Théâtres': Optra, 
Opéra-Comique, Français, Vaudeville, Ambigu ; Français : le Fruit 
défendu. 

Varia : Album Pasteur. — Montre de Sarcey. — Centenaire de 
Parmentier. — Menu volapûkiste. — Institut Pasteur. — A Séville. 

— Cartes de députés. — Les Femmes modèles. — Une Sainte Prime, 

— Mots de la Quinzaine. 
Petite Gazette. — Nécrologie. 



La (Quinzaine. — Paris est en fête pour quinze jours. 
Un comité s'est constitué, lequel a organisé, sous la 
haute et compétente direction de M. Alphand, une 
série de fêtes et de plaisirs variés qui ont pour but, 
assure le programme, d'aider le commerce et l'industrie 
à sortir de leur marasme actuel. 

Cette série de fêtes se compose de représentations 
I. — i886. 19 



— 2l8 — 

gratuites ou payantes sur les grands théâtres', d'une 
immense kermesse aux Tuileries, de deux carrousels 
au Champ de Mars, etc. Les cliemins de fer ont orga- 
nisé des trains spéciaux et la foule est venue en masse. 
Le premier jour, i6 mai, Paris était depuis le matin en 
mouvement, et les Tuileries ont été envahies aussi bien 
dans la journée que le soir. C'est aux Tuileries, en 
effet, qu'a eu lieu le spectacle le plus intéressant et le 
plus curieux. On y trouvait d'abord, réunis et même 
accumulés, tous les plaisirs ordinaires des fêles publi- 
ques et foraines : baraques de saltimbanques, Cocherie 
etCorvi, Marseille et ses gymnastes, chevaux de bois, 
bateaux sur la mer, y compris le mal de mer, etc.. On 
a transporté pour deux semaines aux Tuileries tout l'at- 
tirail et le personnel de la foire au pain d'épice et de 
la fête de Neuilly. 

Mais c'étaient là des plaisirs ordinaires et sur lesquels 
le public commence à être blasé. Le comité s'est donc 
ingénié à y ajouter du nouveau, et il a voulu ressusciter 
dans une partie du jardin, au milieu de la verdure et 
des arbres, tout un coin du vieux Paris d'il y a cent 
ans et plus, ce fameux cabaret' Ramponneau et ces cé- 
lèbres Porcherons auxquels même on a fait, ce nous 



1. Le i6, matinée gratuite à la Comédie-Française {Horace et le 
Jeu de r amour et du hasard) ; le 22, deuxième matinée gratuite au 
même théâtre (voir plus loin aux théâtres) ; le soir, V Africaine avec 
Gayarté, à l'Opéra; le 24, l'Arlésienne, à l'Odéon. 



— 2 19 — 

semble, un peu plus de gloire et d'honneur qu'ils n'en 
méritent. On a donc fait reconstituer, en planches et en 
toiles, par des artistes qui se sont inspirés des gravures 
du temps, ce hajneau pittoresque qui a eu tant de 
vogue, surtout vers 1760. Voici d'abord le château 
Louis XIII flanqué de ses tourelles; le moulin, les 
tours, les guinguettes avec leur orchestre de violoneux 
juchés sur des fûts vides; enfin la légendaire auberge 
du sieur Ramponneau. Rien de plus burlesque que la 
reproduction de l'entrée de ce rendez-vous bachique, 
où la couleur locale a été absolument observée. L'ex- 
térieur de la porte est couvert de peintures grossières 
et d'insciiptions mirlitonesques; dans l'intérieur on 
aperçoit la face rubiconde du cabareiier Jean Rampon- 
neau. Tous les garçons, valets, soubrettes, cuisinières 
et cuisiniers, servants et servantes, sont vêtus en cos- 
tumes du temps. Là, nous le répétons, a été le grand 
succès de la fête des Tuileries. 

Ajoutons que l'ensemble de ces fêtes représente en- 
viron un million de dépenses faites par le comité 
comme premiers frais d'organisation. Les recettes dé- 
passeront évidemment ce gros devis; on donnera la 
différence aux pauvres." Mais, à l'occasion de cette 
quinzaine de réjouissances variées, il se sera produit 
évidemment un grand déplacement de public et par 
suite une grande circulation d'argent. C'était là surtout 
le résultat que poursuivait le comité : donner un peu de 



— 220 — 

mouvement et d'activité au commerce par ce vaste dé- 
ploiement de plaisirs et de fêtes. Nous espérons qu'il 
aura été atteint, et que les marchands de vin et les ba- 
ladins n'auront pas été les seuls à bénéficier d'une 
louable initiative, qui a eu pour but de procurer quel- 
ques affaires à tous les genres de commerce et d'in- 
dustrie. 

— Deux événements, qui intéressent surtout deux 
peuples étrangers, ont encore occupé l'attention pu- 
blique pendant cette quinzaine. Le 17 mai, la reine- 
régente d'Espagne, qui était enceinte au moment de la 
mort d'Alphonse XII, est accouchée d'un prince qui a 
reçu, dès le jour de sa naissance, le titre de roi sous le 
nom d'Alphonse XIII. La reine demeure régente; mais 
que de choses peuvent se passer et se passeront infail- 
liblement, surtout chez un peuple aussi inflammable 
que les Espagnols, pendant les seize années que va 
durer la minorité du roi nouveau-né! 

A l'autre coin de la péninsule ibérique, en Portugal, 
l'héritier du trône, le duc de Bragance, a épousé, le 
22 de ce mois, la princesse Amélie d'Orléans, fille du 
comte de Paris. Par ce mariage la nouvelle duchesse 
de Bragance entre, en même temps, dans la famille de 
Victor-Emmanuel et dans celle des Bonaparte. Elle de- 
vient, en effet, la nièce du roi régnant d'Italie, et aussi 
la nièce du prince Napoléon, la reine de Portugal étant 
la propre sœur de la princesse Clotilde. 



— 22 1 — 



A l'occasion de ce mariage il y avait eu préalable- 
ment, à Eu et à Paris, de grandes réceptions chez le 
comte et la comtesse de Paris. Des représentants très 
divers de la société parisienne se sont rencontrés à ces 
réceptions, et entre autres M. Jules Simon, qui ne ve- 
nait là à coup sûr que par déférence pour son collègue 
de l'Académie, le duc d'Aumale. Certains journaux ont 
attaché à ces réceptions une importance qu'ils ont cru 
devoir traduire aussitôt par des articles courroucés et 
violents et par une nouvelle proposition d'expulsion 
des princes. On a beaucoup épilogue sur ce sujet, qui 
semble devoir donner, à époques périodiques, matière 
à interpellations. On a cependant bien discuté déjà sur 
cette question de l'expulsion des princes, et la question 
même est demeurée stationnaire. Le mieux serait peut- 
être de fermer les yeux sur des manifestations que les 
gens sensés et sans passions considèrent absolument 
comme inofîensives, et qui ne prennent précisément un 
peu d'importance que par le bruit que l'on fait autour 
d'elles. 

— Le 10 mai a eu lieu l'emprunt national de 504 mil- 
lions voté par les Chambres. Les rentes mises en 
souscription publique s'élevaient à 18,947,567 francs 
de rente en ] p. 100 perpétuel. Or, il a été demandé, 
par 247,000 souscripteurs, 401,670,455 francs de 
rentes, soit un chiffre de demandes représentant vingt 
et une fois et un cinquième le montant des rentes offertes 



222 — 

par l'État. Enfin il a été livré au Trésor, en une seule 
journée, comme premier versement obligatoire par les 
souscripteurs, une somme effective et réelle, argent ou 
bi'lets, de deux milliards de francs en chiffres ronds! 
Nous savons bien que la spéculation augmente singu- 
lièrement le chiffre des souscriptions demandées, mais 
il n'en faut pas moins constater, dans l'heureux résultat 
de cette grande opération financière, la preuve nouvelle 
de l'immense fortune et du considérable crédit de la 
France. 

Théâtres. — Le Vaudeville a donné, le ! i mai, 
deux pièces nouvelles, la Veuve de Danwclès, comédie 
en trois actes de MM. Victor Bernard et Paul Bilhaud, 
jouée par Jolly, Michel, Corbin, M^es Legault, Vri- 
gnault, etc., et qui n'a que médiocrement réussi. Elle a 
même dû quitter l'affiche après quelques soirées seule- 
ment. 

En revanche, la seconde pièce Allô! Allô! a obtenu 
un franc succès. Elle a pour auteur M. Paul Louis, lec- 
teur-correcteur à la librairie Ollendorff, et qui a pris 
sur l'affiche le pseudonyme de Pierre Valdagne. C'est 
le téléphone et les inconvénients comiques auxquels il 
peut parfois donner lieu, qui ont été le point de départ 
de ce joli petit acte, lequel mérite de demeurer au ré- 
pertoire. Ajoutons qu'il est interprété à ravir par Dieu- 
donné, Montigny et la fantaisiste M'ie Réjane, qui a 



22 J 



bien de l'imprévu et de la finesse dans son jeu si pri- 
mesautier et si plaisant. On donne maintenant Clara 
Soleil avec cette nouvelle pièce, ce qui constitue un 
spectacle d'été tout à fait attrayant. 

— Le 1 5 mai, reprise du Médecin malgré lui, de 
Gounod, à l'Opéra-Comique. Succès très vif pour ce 
petit chef-d'œuvre de musique archaïque si spirituellement 
et si finement restitué. Fugère, Mouliérat, Mn^e* Molé- 
Truffier, Deschamps et Chevalier sont très applaudis. 

— Le lendemain, dimanche, matinée gratuite à la 
Comédie-Française à l'occasion de l'ouverture des fêtes 
du commerce et de l'industrie. On joue Horace et le 
Jeu de rameur et du hasard. Énorme succès des deux 
pièces en présence d'une foule compacte qui triple cer- 
tainement le nombre ordinaire des spectateurs possibles 
dans la salle. Dans la pièce de Marivaux débute, au pied 
levé, une jeune élève de M"'e Plessy, M"e Jeanne Kesly, 
qui n'a jamais paru antérieurement sur aucune scène. Le 
rôle de Lisette lui est assez favorable et Ton peut con- 
stater déjà dans la nouvelle venue, à l'état d'embryon, 
quelques-unes des qualités si brillantes de son illustre 
professeur. 

— A l'Ambigu, reprise le même soir du Naufrage de 
la Méduse, vieux mélodrame de Charles Desnoyers et 
Dennery, qui paraît bien démodé, et qui, les chaleurs 
aidant, quitte l'affiche après quelques soirées, en même 
temps que le théâtre effectue sa clôture annuelle d'été. 



— Le lendemain i6, l'Odéon reprend /iT Vie de Bo- 
hème, de Murger et Th. Barrière, avec Amaury, Cor- 
naglia, Dumény, Colombey, Duard, M™" Hadamard, 
Nancy-Martel, Cerny, etc. Ce joli drame, où le co- 
mique et le sentimental se succèdent si heureusement à 
point nommé, a encore beaucoup plu. Il mènera cer- 
tainement rodéon à sa clôture annuelle, à la fin de ce 
mois. 

— L'Opéra a repris, le 17, le grand ouvrage de 
Saint-Saëns, Henry VIII, avec Mme Caron dans le rôle 
de Catherine d'Aragon créé par M""* Krauss. Celte in- 
téressante et vaillante cantatrice, dont les forces tra- 
hissent souvent la bonne volonté, a été très applaudie. 
C'est une tragédienne lyrique telle que l'Opéra n'en 
possédait plus depuis longtemps, et qui peut rendre de 
bien éclatants services si on ne la surmène pas. Las- 
salle, Sellier et Mi^e Richard ont été également très ap- 
préciés et rappelés. 

— Le 22, la Comédie-Française a donné une matinée 
dramatique gratuite pour faire entendre, comme primeur 
littéraire de haut goût, un grand nombre de fragments 
d'un nouveau volume de poésies inédites de Victor 
Hugo, la Fin de Satan, qui a été publié le lendemain. 
Cet important ouvrage date de 1854 et a été composé 
en exil. Il participe à la fois de la Légende des siècles et 
des Contemplations. MM. Coquelin, Mounet-Sully, 
Worms, Albert Lambert, Maubant, et M^es Barter, 



225 — 

Dudiay, Keichemberg et Barretta ont déclamé les 
fragments de Tœuvre nouvelle avec un grand succès. 
Mais il est difficile de juger équitablement, en les enten- 
dant si bien dire, les vers d'un poète quelconque, fût-il 
Victor Hugo. Le talent des artistes ajoute beaucoup à 
l'effet qu'ils produisent, et cet effet se modifie et s'atté- 
nue souvent à la lecture. 

Cette lecture des fragments de la Fin de Satan avait 
été précédée d'une pièce de vers de M. Coppé, Résur- 
rection, composée pour la circonstance et admirablement 
dite par M. Got. Enfin on avait choisi, pour cette solen- 
nité, le jour anniversaire même de la mort du poète. 

— La Comédie-Française a repris, le 24 de ce mois, 
une ancienne et jolie comédie en vers de Camille Dou- 
cet, le Fruit défendu, jouée pour la première fois à ce 
même théâtre le 25 novembre 1857. Cette aimable 
pièce, à la fois comique et philosophique sans pourtant 
l'être jamais trop, n'a pas paru le moins du monde vieillie, 
et on lui a fait le meilleur accueil. Elle avait été créée 
en 1857 par Provost, Delaunay, Dressant, Régnier, et 
par Mmes Fix, Riquer, Emilie Dubois et Emma Fleury. 
Leurs rôles sont joués aujourd'hui par MM. Coquelin 
cadet, qui a de plus en plus l'oreille du public. Le 
Bargy, Baillet, de Féraudy, et M^es Reichemberg, 
Marsy, Durand et Kalb. 

Varia. — L'Album de M. Pasteur. — Voici quelques em- 



— 220 

prunts faits à l'album d'autographes sur lequel les admira- 
teurs de cet illustre chimiste ont transcrit l'expression de 
leur enthousiasme pour son génie et pour ses découvertes : 

— Je regarde comme une insigne faveur l'occ.ision 
qui m'est offerte de témoigner ma respectueuse admi- 
ration à l'illustre savant, Tune des gloires les plus pures 
de mon pays et de ce siècle; au grand homme dont 
le courage et la science ont triomphé de la rage, cette 
épouvante de l'humanité. — Ch. Gounod. 

— Je voudrais faire mieux que d'écrire ici mon nom 
sous celui de Pasteur, en témoignage de la prodigieuse 
admiration qu'il m'inspire. — Victorien Sardou. 

— Je prie mon éminent confrère, M. Pasteur, de 
se souvenir que, le recevant à l'Académie française, 
je lui dis : « Vous cherchez maintenant le microbe 
de la rage; vous le trouverez. » Je suis fier d'avoir été 
prophète une fois dans ma vie. — Ernest Renan. 

— La civilisation introduite en Afrique aura peut-être 
des résultats moins féconds pour l'humanité que les 
seules découvertes de M. Pasteur. — P. S. de 
Brazza. 

— Interprète des poètes, je salue en M. Pasteur le 
plus grand des poètes en action. — Bartet, de la 
Comédie-Française. 

— Au Pasteur de l'humanité et de la France, l'hum- 
ble mais bien sincère témoignage de la plus grande et 
respectueuse admiration. — Paul Mounet. 



— 227 — 

— La rage avec laquelle le monde entier exprime sa 
reconnaissance à M. Pasteur est la seule rage que l'il- 
lustre maître ne peut supprimer. — Un rageur recon- 
naissant, — COQUELIN CADET. 

— Je préfère la rage de dents à celle de l'album, 
mais le grand Pasteur les guérira toutes heureusement. 

— RÉJANE. 

— Dame vendeuse! Tout le mal que je me donnerai 
pour vendre le plus possible n'atteindra jamais tout le 
bien que vous avez fait'. — M. Grisier-Montbazon. 

— Merci à MM, les membres du Comité qui vien- 
nent de me distribuer le plus beau rôle de ma vie en me 
comprenant dans les dames vendeuses du Festival Pas- 
teur. — Mary-Albert. 

— cher et illustre maître, puissiez-vous un jour 
guérir la rage de l'album 1 — G. Worms. 

— Uiio andso non déficit aller. ■ — Après Chevreul, 
de Lesseps; après de Lesseps, Pasteur, et tous trois en 
même temps : l'honneur de la France et son rôle dans 
rhumanilé ne sont pas encoie près de tînir. — Ber- 

THELOT. 

La Montre de Sarcey. — Le célèbre critique est en 



I. H s'agit d'une vente au Trocadéro, organisée au profit de 
l'Institut que doit créer M. Pasteur, et où seront traitées les personnes 
atteintes de la rage. 



— 228 



deuil de sa montre; on la lui a volée le 1 1 mai au soir, 
au sortir du Vaudeville. Le lendemain Sarcey a adressé 
aux journaux la lettre imprudente que voici : 



12 mai 1886. 



Mon cher ami, 



Hier soir, à la sortie du Vaudeville, un honnête gentleman, 
qui voulait savoir l'heure, s'est trompé et a pris ma montre 
croyant tirer la sienne. La montre, par un hasard inexpli- 
cable, lui est restée dans la main, en sorte que, rentrant chez 
moi, je n'ai plus trouvé à mon gilet que la chaîne veuve de sa 
montre. 

J'y tenais, à cette montre, car c'était un cadeau qu'About 
m'avait fait au nom du XIX^ Siècle à l'époque où nous avions 
mené ensemble la campagne contre les cléricaux. 

La personne qui, par distraction, l'a oubliée dans sa poche 
aura de la peine à s'en défaire, car mon chiffre est profondé- 
ment gravé sur le couvercle. 

Peut-être aurait elle avantage à me la rapporter, 59, rue 
de Douai, et il n'y aurait pour elle aucune crainte à con- 
cevoir. 

A vous, 

Francisque Sarcey. 

Nous disons « lettre imprudente ». En efïet, le len- 
demain, le voleur — ou peut-être simplement un mau- 
vais plaisant — a répondu à Sarcey par le billet suivant, 
ou à peu près : 

Mon intention était de vous rendre votre montre, mais du 
moment qu'elle devient un souvenir historique, je la garde. 



— 220 — 

J'ignorais^ en effet, en vous la prenant, qu'elle vous vînt de 
l'illustre auteur du Ko; des montagnes et de la Grèce contem- 
poraine. 

Un voleur lettré. 

Le Centenaire de Pannenticr. — On a célébré officiel- 
lement le 9 mai, à Montdidier (Somme), le centenaire 
de Parmentier, l'introducteur de la pomme de terre en 
France. Ce n'est pas que Parmentier soit né en 1786, 
— il est né en 1757, — mais c'est en 1 786 qu'on place 
généralement l'époque de l'introduction en France de 
ce fameux légume que nos pères auraient bien regretté 
de ne pas connaître -s'ils avaient pu voir l'usage qui s'en 
fait aujourd'hui, comparé à celui qu'ils en faisaient eux- 
mêmes. 

Plusieurs ministres assistaient à la cérémonie. On y 
voyait aussi le petit-neveu de Parmentier, le général 
Parmentier, mari de la célèbre violoniste Theresa Mila- 
nollo. M. Chevreul, nommé président d'honneur, a écrit 
à ce propos, au président effectif du centenaire, le joli 
billet suivant qui contient un renseignement intéressant : 

Monsieur le président, 

En acceptant la présidence d'honneur du centenaire de 
Parmentier, je me rappelle vous avoir dit que je ne pourrais 
m'y rendre personnellement, vu mon grand âge; veuillez donc 
être l'interprète de mes regrets près de tous les amis de la 
fête, et veuillez répéter que Montdidier est pour moi une 



seconde patrie, car elle donna le jour à M"'' Sophie Davalette, 
que j'épousai en 1818 et qui fit le bonheur de ma vie durant 
près d'un demi-siècle. Croyez donc, Monsieur le président, 
que, si je manque personnellement à la fête, mon cœur y 
sera. 

Agréez, etc.. 

E. Chevreul. 

Ajoutons que Pannentier est mort le 17 décembre 
1813, à soixante-seize ans et demi, et qu'il demeurait 
dans la rue des Amandiers-Popincourt, qui est aujour- 
d'hui la rue Parmentier. 



Un Menu volapukiste. — Pour la première fois 
depuis la fondation du cours de Volapûk à l'École des 
hautes études commerciales, a eu lieu (le 10 mai), 
nous dit le Temps, dans l'amphithéâtre de cette école, 
un examen pour l'obtention du diplôme de « corres- 
pondant volapukiste ». Cent quatre-vingts candidats y 
ont pris part. 

Les épreuves, exclusivement écrites, consistaient en 
une version et un thème, et dans la rédaction en vola- 
pûk d'une lettre commerciale sur un sujet donné. 

Pendant que les volapûkistes parisiens concouraient 
entre eux, ceux de Rouen participaient au banquet 
annuel de la Société industrielle de cette ville; le menu 
était rédigé à la fois en français et en volapùk. Voici un 
échantillon de cette langue bizarre appliquée à la cuisine : 



2ûl 



Banqiid annuel 

de la Société industrielle 

de Rouen 

6 mai 1886 

Potage Tapioca Crécy. 
Turbot sauce Crevettes. 
Pré salé sauce Venaison. 
Poulets à la Vicomtesse. 
Timbales Milanaises. 
Écume Panama. 
Pintades rôties. 
Salade de saison. 
Petits pois nouveaux. 



DuiloJaklub 

de Rouen 

Glefid Yelslk 

Lulul 6>d 1886 

Tapioca-sup modù Crécy 
Tubot ko Klafilavaeî. 
Jûpaloet ko Foetavaet. 
Goks modù \'icomtesse. 
Makar Milanik. 
Panaiiia-Skom. 
Magabagoks peloelol . 
Saiad flifik. 
Peilils flifik. 



Langoustes sauce Dijonnaise. 
Lostts ko vaet modù Dijon 

Asperges du Spitzberg. 
Spargs de Spitzberg. 

Dessert 
Bostab 



L'Institut Pastatr. — Des souscriptions sont ouvertes 
dans toute la P'rance pour la création de cet Institut où 
doit être mise en pratique la méthode de l'illustre 
M. Pasteur pour la guérison complète de la rage. Ces 
souscriptions atteignent déjà près d'un million, c'est-à- 
dire n^oitié de la somme reconnue nécessaire. 



— 232 — 

Le 1 1 mai, une grande matinée musicale et drama- 
tique a été donnée, au Trocadéro, au profit de l'œuvre 
si humanitaire de M. Pasteur. Les plus célèbres artistes 
y ont pris part. Dans la partie dramatique plusieurs 
pièces de vers ont été déclamées et entre autres une 
poésie inédite de M. Eugène Manuel, et un sonnet éga- 
lement inédit de M. Sully Prud'homme. Voici le sonnet : 

A PASTEUR 

Au temps d'Hercule, au temps des robustes héros, 
La nature indomptée attaquait l'homme en face; 
L'homme, à son tour, puisant dans sa vigueur l'audace, 
Étreignait, front à front, le lion le plus gros. 

Il conquit sur la brute, au dehors, le repos, 
Mais dans son propre corps un fléau plus tenace 
A, depuis, pénétré sans bruyante menace 
Pour lui livrer combat, cette fois en champ clos : 

La maladie, obscure et traîtresse ennemie, 

Étend et fait sévir sa puissance affermie 

Par ràpre et long travail de son venin vivant; 

Mais tu la prends au piège où ton flambeau l'accule; 
Ton souple et fort génie, ô bienfaiteur savant, 
De cette hydre invisible est le npuvel Hercule I 

Tous frais faits, cette belle matinée a rapporté une 
trentaine de mille francs à la souscription Pasteur. 



— 2:>o — 



/ Séville. — Les superbes fêtes qui viennent d'avoir 
lieu dans cette vieille cité espagnole donnent de l'ac- 
tualité à la gracieuse fantaisie suivante, que nous déta- 
chons du nouveau recueil de poésies de M. Alexandre 
Fiedagnel, publié chez Fischbacher et intitulé : En route. 



A SEVILLE. 

Les loldos ne sont plus soulevés doucement 
Par Rosine ou Suzanne écoutant une aubade ; 
Almaviva, goutteux, est devenu maussade; 
Figaro prend du ventre et s'endort fréquemment. 

Chérubin, retraité, parle de ses blessures ; 
Fanchette a des enfants d'un quatrième époux ; 
Bartholo qui radote, hélas! n'est plus jaloux. 
Marceline, toujours, rêve de procédures. 

Basile, encor très droit, sec, jaune, obséquieux. 
Ment, comme au temps jadis, avec un aplomb rare ; 
Le pesant Brid'oison, de paroles avare, 
Dit bonjour et bonsoir d'un ton sentencieux... 

Les sots ne changent point. C'est la beauté qui passe ; 
C'est l'amour qui s'enfuit avec les gais printemps. 
Adieu frêles trésors qu'emportent les autans ; 
Adieu le vif esprit, la jeunesse et la grâce! 

♦ 

Les Cartes de députés. — Le fait suivant nous est 
révélé par la Liberté de Saint-Germain. 

Un jour de la semaine dernière, un homme bien mis 

20 



— 2 34 — 

se présentait dans un petit établissement du passage 
Jouffroy, tenu par M"ie veuve A... 

Quelques minutes après, l'inconnu sortait calme et 
digne et visiblement satisfait. Il s'approcha du comptoir, 
salua Mme a... et se disposait à s'en aller. 

« Pardon, dit IVI"i« A..., mais vous oubliez...», et du 
doigt elle montrait une petite affiche où le prix ordinaire, 
1 5 centimes, était inscrit. 

Alors il tira de sa poche un élégant portefeuille, et 
du portefeuille une carte de député. 

« Voici ma carte. Je suis représentant du peuple, et, 
en cette qualité, j'ai le droit d'aller partout. « 

La préposée à cet établissement d'utilité publique ne 
se laissa, paraît-il, pas convaincre ; elle appela un agent, 
le commissaire de police fut prévenu et procès-verbal 
fut dressé. 

Et la Liberté ajoute : « L'affaire viendra prochaine- 
ment devant les tribunaux ». 

C'est bien dommage, tout de même, que la feuille de 
Seine-et-Oise n'ait pas cru devoir nommer le héros de 
cette historiette intime. 

Les Femmes modèles. — Il ne s'agit point ici de celles 
que nous voudrions avoir ou donner à nos fils pour 
épouses, mais de celles dont le métier est de poser pour 
les artistes. Le Journal des Débats nous donne sur elles 
les renseignements suivants. 



— 2j3 — 

Leur nombre est de 671 à Paris. En les classant par 
nationalité, on trouve 250 Italiennes, 120 Françaises, 
80 Allemandes, 60 Suissesses, ^o Espagnoles, 49 
Belges, 45 Anglaises, 50 Américaines, 4 Autrichiennes- 
Hongroises, 2 Portugaises et i Irlandaise. On voit que 
presque tous les États de l'Europe sont représentés 
dans cette nomenclature. 

Sur ces 671 poseuses, 130 ont dépassé la vingt et 
unième année; les autres sont âgées de seize à vingt 
ans. Les professions qu'elles avouent se répartissent 
de la manière suivante : 60 artistes dramatiques, 40 mo- 
distes, 55 fleuristes, 50 couturières. Les autres sont 
sans profession avouée. 

Un tiers environ de ces poseuses ont été condamnées 
correciionnellement à des peines plus ou moins longues, 
pour avoir collaboré chez des photographes à la compo- 
sition de sujets... légers. 

La rémunération que reçoivent ces modèles varie 
beaucoup. Elle commence à 2 fr. la séance et s'élève 
graduellement jusqu'à 40 fr. et même 50 fr. 

Une Sainte Prime. — Une revue cléricale, qui paraît 
deux fois par mois sous le titre de l'Ange adorateur, :\ 
imaginé une nouvelle sorte de prime tout à fait appro- 
priée à son objet. Ses prospectus l'annoncent en ces 
termes : 

« L'administration du journal vient de se procurer à 



— 236 — 

grands frais un morceau de ce fameux manteau qui re- 
couvre la châsse de saint Martin, évêque de Tours, 
connu du monde entier pour ses nombreux miracles. 

« Nos cliers associés ou abonnés de la région du 
Midi qui auraient ou qui connaîtraient des femmes sté- 
riles pourront les envoyer à Agde et éviter ainsi le 
voyage de Touis. 

ATTOUCHEMENTS GRATUITS. 

« Nos chers associés et abonnés de l'Ange adorateur 
apprendront avec plaisir qu'une réduction de vingt pour 
cent sera faite sur toutes les messes qu'ils nous charge- 
ront de dire. 

« De plus, lorsqu'un de nos abonnés sera en danger 
de mort, nous devrons en être avertis immédiatement, 
afm de pouvoir le recommander aux messes, aux prières 
et aux communions de tous les abonnés. 

« Des messes de Requiem gratuites seront dites pour 
tous les abonnés défunts. » 

C'est un vrai plaisir de mourir à si peu de frais. 



— 2J7 — 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Au bureau de location d'un théâtre, une dame, après 
avoir voulu retenir des places pour la trentième repré- 
sentation d'une pièce à succès, demande si elle ne pour- 
ij:t pas les avoir pour une date plus rapprochée. 

(' Certainement, lui répond la buraliste, je puis vous 
les donner pour demain. 

— Tout n'est donc pas loué pour un mois? 

— Oh! non, Madame. 

— Mais alors je n'en veux plus! » 

Réflexion d'un villageois assistant à la sortie du 
Salon le jour du vernissage : 

« Des malins tout de même, ces Parisiens! Us sont 
plus de dix mille à aller voir de la peinture, et pas un 
n'en a attrapé. » 

Au Salon, devant les deux magnifiques portraits de 
Cabanel, un impressionniste cause avec un critique. 

« Son immense succès, dit-il, tient à ce qu'il a fait 
un pas vers nous. 

— Eh bien! répond le critique, vous ne feriez peut- 
être pas mal de lui rendre sa politesse. » 



— 238 - 

Entre concierge et locataire. 

« Vous devez trois termes, et le propriétaire vous 
donne congé. 

— J'aurais préféré qu'il m'augmentât. » 



Deux jeunes mariés regardent deux bouvreuils en 
train de se becqueter. Tout à coup l'un des oiseaux 
s'envole. 

«Ah! la vilaine bête! s'écrie la jeune femme : je 
paiie que c'est le mâle. » 



Emprunté au lexique de poche de VÉvéneineiit. 

Décence. — Voile fourni par l'éducation, et dont les 
femmes se font, naturellement, une séduction de plus. 

Féroce. — Qualificatif infligé par l'homme aux ani- 
maux qui ne se laisicnt pas dévorer par lui. 



Pensée d'un sceptique, par Ph. Gerfaut : 
« Il y a deux choses difficiles à arracher à une femme : 
le secret de ses amours et l'adresse de sa couturière. » 



— 2^9 — 

PETITE GAZETTE. — On vient de mettre en vente, à 
la Librairie des Bibliophiles, deux volumes intéressants à 
divers titres. Le premier, le Régiment de la Calotte (1702), a 
pour auteur M. Léon Hennet, sous-clief au Ministère de la 
guerre, où il a pu trouver de curieux et authentiques ren- 
seignements pour son livre qui retrace l'historique à la fois 
anecdotique et documentaire de cette singulière milice. C'est 
une étude très travaillée, vivement écrite et d'un sérieux in- 
térêt. 

Le second volume a pour titre Répertoire de la Comédie- 
Française et pour auteur M. Charles Gueullette, si expert, 
comme chacun sait, en matière théâtrale. Il reproduit une 
série d'articles où notre érudit confrère passe en revue 
toutes les représentations de la Comédie-Française pendant 
Tannée 1885. C'est le second volume de la collection. Le 
premier s'appliquait à l'année 1884. En tête de chaque vo- 
lume, d'une typographie irréprochable, figure le portrait d'un 
sociétaire-femme de la Comédie-Française, gravé par Abot. 
L'an dernier c'était M"« Bartet, cette année c'est M'"' Dudlay. 

— Le célèbre pianiste Rubinstein a donné cet hiver, à 
Paris, une série de concerts qui ont été extraordinairement 
suivis; on a fait fête à ce roi du piano, « le seul pianiste », 
comme le qualifie le rédacteur musical de la Revue des Deux- 
Mondes. 

A la suite de ces succès répétés, qui lui ont rapporté de 
grosses recettes, M. Rubinstein, en quittant Paris, a voulu 
témoigner à sa façon sa gratitude au public d'élite qui l'a si 
chaleureusement accueilli et fêté, et il a laissé les sommes 
suivantes aux personnes et aux institutions ci-après : 

A la veuve et à l'orpheline de Th. Ritter, 2,000 francs ; 

A l'Institut Pasteur, 2,000 francs; 

A l'Association des artistes musiciens, 2, 000. francs ; 

A l'Orphelinat de l'abbé Roussel, 2,000 francs; 

A un artiste dont le nom ne sera pas publié, 2,000 francs. 



— 240 — 

— Les Mcdallks d'honneur. — Le 28 ont eu lieu au Salon 
les votes pour la médaille d'honneur de la sculpture et celle 
de la peinture. Pour la sculpture, trois tours de scrutin n'ont 
donné aucun résultat, et il n'y a pas eu de médaille décernée. 
Dans la peinture, M. Jules Lefebvre a eu la médaille d'hon- 
neur après deux tours de scrutin. A voir les résultats négatifs 
que produit si souvent, depuis quelques années, le vote de 
cette médaille, il semble que les artistes soient moins pré- 
occupés de savoir à qui ils la donneront que de chercher à 
qui ils ne la donneront pas. 

NÉCROLOGIE. — M'"« Mathilde Stevens, qui a longtemps 
Collaboré au G/7 BIûs sous le pseudonyme de Jeanne Thihia, 
est décédée le 1 6 mai à la suite d'une longue et cruelle maladie. 

— M. Auguste Marc, ancien directeur du journal l'ilhis- 
traûon, oh il avait remplacé Paulin, est mort le 19 de ce 
mois. 11 était né le 12 juillet 1818, à Metz. D'abord peintre, 
et peintre distingué, — élève de Paul Delaroche, — M . Marc 
exposa pendant une dizaine d'années un certain nombre de 
toiles dont plusieurs figurent aujourd'hui dans des musées de 
province. Son fils, Lucien Marc, l'avait depuis longtemps 
suppléé à YUluitraiion, où il le remplace aujourd'hui tout à 
fait. Nous lui envoyons nos meilleures sympathies. 

— Le peintre Karl Daubigny, paysagiste de talent, est 
mort le 24 mai, à l'âge de quarante ans. 11 était fils du grand 
artiste du même nom. 

— Un autre peintre, Edouard Frère, qui habitait Écouen 
depuis quarante ans, y est décédé le même jour 24 mai, à 
l'âge de soixante-sept ans. 

Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1 129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 33?. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 

Numéro ii — i5 juin 1886 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Le dénombrement. — M. Hovelacque au Con- 
seil municipal. — Procès Gaillardet. — Mort du colonel Herbinger. 
— Théâtres : Édcn-Théâtre, Menus- Plaisirs, Comédie-Française, 
Odéon. 

Varia : La Pluie et le Grand Prix. — L'Intérêt dans le roman. — 
L'Emile Augier d'aujourd'hui. — Le Chantage des journaux. — 
Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 

Variétés : Les Cinquante ans de la Juive. 



La Quinzaine. — Nous sommes toujours le peuple 
le plus spirituel de la terre, seulement il est regrettable 
que notre esprit ne soit pas un esprit de conduite et 
que souvent il se manifeste beaucoup plus par des « fu- 
misteries » que par des actes et des faits raisonnables. 
Nous n*'en voulons pour preuve que ce qui vient de se 
passer à Paris à propos du dénombrement de la popu- 
I. — 1886. 



21 



— 242 — 

laiion qui est en train de se faire, et auquel la popula- 
tion même ne se prête que d'une manière récalcitrante 
et parfois ridicule. 

Pour arriver au but qu'elle se propose, l'administra- 
tion a fait déposer chez tous les concierges des ques- 
tionnaires imprimés, ayant pour objet de faire connaître 
le nombre des habitants de chaque maison, leur situa- 
tion de famille et leur position sociale. Or, un grand 
nombre de personnes n'ont pas daigné répondre aux 
questions posées, pendant que d'autres y répondaient 
par des plaisanteries de ce genre qui ont été signalées 
dans les journaux spéciaux : J'ai quarante-deux enfants 
de quarante-deux femmes différentes. — Je voudrais bien 
voir s'allonger le nez de Jules Ferry. — Vous êtes bien 
curieux! — Ça ne vous regarde pas! — Mêlez-vous de 
vos affaires, et fichez-moi la paix! et d'autres réponses 
certainement aussi spirituelles, mais que la bienséance 
nous interdit de reproduire. 

Et remarquez que c'est d'après le dénombrement 
exact de la population qu'on doit établir les listes élec- 
torales, et que ce sont précisément ceux-là mêmes qui 
sont les plus désireux de l'extension du suffrage univer- 
sel qui font tout ce qu'il faut, en agissant comme nous 
venons de le dire, pour en rendre le fonctionnement 
plus difficile, et à coup sûr plus incomplet. Notez, en 
outre, qu'il n'y a pas de pénalité établie contre ce refus 
de renseignements, pourtant bien inoffensifs pour tout 



24J — 

le monde! Ce qui revient à dire qu'il va falloir régle- 
menter la matière et rendre obligatoires les renseigne- 
ments indispensables qui étaient demandés. Ça ne fera 
jamais qu'une loi de plus à édicter, mais au moins celle- 
là sera plus utile que bien d'autres, et ceux qui la regar- 
deront comme vexatoire n'auront évidemment qu'à s'en 
prendre à eux-mêmes de l'obligation où on les mettra 
d'accomplir un acte aussi simple que celui qui leur était 
gracieusement demandé! 

— Ce n'est pas non plus au Conseil municipal de 
Paris que s'est réfugié ce bon esprit français traditionnel 
qui est surtout composé de bonne humeur et de bon sens ! 
Dans ce Conseil extraordinaire, tout est extraordinaire 
en effet, et il y a surtout une question qui a le don de 
faire bondir et de surexciter tous ses membres, à quelques 
exceptions près... rari nantes! Cette question, c'est la 
question religieuse. Le Conseil municipal ne veut même 
plus que le nom du bon Dieu soit prononcé dans les 
livres remis aux enfants des écoles communales ! 

Ainsi, dans une des dernières séances du Conseil, 
M. Hovelacque s'est indigné de ce qu'un livre d'un 
M. Bruno, intitulé : Premitr livre de lecture et d'In- 
struction pour ienfant, fût toléré dans les écoles, tant son 
esprit était mauvais et subversif de toute bonne doc- 
trine ! Et M. Hovelacque signale à la réprobation de ses 
collègues ce livre monstrueux, qui a déjà eu 119 édi- 
tions, qui est depuis longtemps en usage dans les écoles, 



— 244 — 

et où l'on a l'iiudace de parler de la bonté de Dieu, de 
nos devoirs envers Dieu, et autres billevesées dont 
M. Hovelacque ne revient pas! « Qu'est-ce que Dieu? 
dit-il. Nous ne voulons pas le savoir ; nous l'ignorons ! » 
Et le Conseil, suivant naturellement M. Hovelacque 
dans cette voie moralisatrice, réclame la suppression du 
livre incriminé. Il n'exige cependant pas que ses exem- 
plaires soient brûlés en place de Grève; mais pour un 
peu il demanderait la tête de son auteur qui n'est autre, 
sous le pseudonyme de Bruno, qu'un membre éminent 
de l'Université, M. Fouillée, maître de conférences à 
l'École normale, correspondant de l'Institut, etc.. Mais 
c'est bien fait pour M. Fouillée ! Pourquoi diable 
s'avise-t-il, dans le temps où nous vivons, d'enseigner 
aux enfants du Conseil municipal qu'il y a peut-être en- 
core un Dieu? Que n'a-t-ii fait comme M. Hovelacque, 
et que n'a-t-il déclaré que Dieu est tout simplement 
une «quantité négligeable », et qu'il faut l'ignorer' ? 

I. Depuis la séance du Conseil où s'est produit cet incident, 
M. Fouillée a adressé aux journaux la lettre suivante : 

« Menton, 4 juin. 
« Monsieur le rédacteur en chef, 
« C'est par erreur que, dans la séance du Conseil municipal de 
Paris dont votre journal a rendu compte, on m'a attribué les livres 
pour les écoles qui sont signés « Bruno», et pour lesquels, d'ailleurs, 
je professe la plus grande admiration. 

« Je dois à la vérité de dire que l'auteur de ces livres est 
M'ie Fouillée. 

« Veuillez agréer, etc. 

Fouillée. » 



— 24^ — 

— Les héritiers Gaillardet renouvellent aujourd'hui 
leur procès pendant, depuis 1884, contre la famille 
d'Alex. Dumas père, laquelle s'est permis de faire men- 
tionner sur le bronze de la statue du célèbre romancier, 
au square Malesherbes, le drame de la Tour de Nesle au 
nombre de ses innombrables œuvres. 

Or, depuis 1884, M"ie veuve Gaillardet a suivi son 
mari dans la tombe, où il l'avait précédée en 1882. On 
avait pu croire un moment ce singulier et inutile procès 
éteint, et le voilà qui recommence. A quoi bon? Les 
demandeurs s'appuient, pour justifier leur dire, sur la 
lettre suivante écrite par Alex. Dumas à Gaillardet en 
1852 : 

Monsieur, 

M. Harel, avec qui je suis en relations continues d'affaires, 
est venu me prier de lui donner quelques conseils pour un 
ouvrage de vous qu'il désirait monter. J'ai saisi avec plaisir 
cette occasion de faire arriver au théâtre un jeune confrère 
que je n'ai pas l'honneur de connaître, mais que je désire bien 
vivement y voir réussir. 

J'ai aplani toutes les difficultés qui se seraient présentées à 
vous pour la mise en répétition d'un premier ouvrage. Votre 
pièce, telle qu'elle est maintenant, me paraît susceptible d'un 
succès. Je n'ai pas besoin de vous dire, Monsieur, que vous 
en restez seul auteur; que mon nom ne sera pas prononcé; 
c'est une condition sans laquelle je reprendrais de l'ouvrage 
ce que j'ai été assez heureux pour y ajouter;. si vous regardez 
ce que j'ai fait pour vous comme un service, permettez -moi 
de vous le rendre, sinon de vous le vendre. Venez donc à 



— 246 — 

Paris le plus tôt possible, Monsieur, car la Tour de Nale 
sera jouée d'ici à quinze jours au plus tard. 
Mille compliments empressés. 

Signé : Alexandre Dumas. 
Rue Saint-Lazare, 40. 

A cette lettre, les héritiers d'Alex. Dumas^ — c'est-à- 
dire, M. Alex. Dumas fils, — en opposent une autre, 
qui est également bien topique, et qui semble annuler 
tout simplement la précédente. Dans cette lettre, qui 
date de 1861, et que nous avons déjà reproduite dans 
notre Gazette (n" du 3 1 août 1882), M. Gaillardet invite 
Marc-Fournier, alors directeur de la Porte-Saint-Martin, 
à joindre à son nom sur l'affiche, celui d'Alex. Dumas 
pour la reprise de la Tour de Nesle qui avait lieu à ce 
moment, et il ajoute : 

... Je tiens à prouver à Alex. Dumas que j'ai oublié mes 
vieilles querelles pour me souvenir uniquement de nos bons 
rapports d'hier et de la grande part que son incomparable 
talent a eue dans le succès de la Tour de Nesle. 

Frédéric Gaillardet. 

Il nous semble que la lecture de cette seule lettre doit, 
mieux que toute plaidoirie, servir les intérêts de la mé- 
moire d'Alex. Dumas, et que le tribunal ne peut décider 
qu'une chose, c'est que la Tour de Nesle appartient aux 
deux auteurs, en quelque sorte comme propriété indi- 



— 247 — 

vise, et que par conséquent ils ont le droit de la faire 
figurer chacun dans leurs œuvres! 

— Le lieutenant-colonel Herbinger est mort à Paris, 
le 26 mai. On sait que ce brave militaire, qui s'était 
distingué au Tonkin, en était revenu poursuivi par une 
grave accusation à laquelle s'était surtout associé l'un 
des généraux commandant l'expédition, le général Brière 
de l'Isle. On assurait que le colonel avait des habitudes 
d'intempérance trop fréquentes, lesquelles avaient eu, 
surtout dans les dernières affaires, une influence désas- 
treuse au point de vue du résultat des opérations dont 
on l'avait chargé. Le colonel Herbinger était revenu en 
France pour se justifier, et un conseil de guerre réuni à 
Saint-Malo avait examiné sa conduite et finalement 
l'avait déchargé de toutes les accusations portées contre 
lui. Mais le colonel, qui était sujet à de douloureuses 
affections du cœur, ne put survivre aux émotions vio- 
lentes que lui causa cette triste affaire, et il succomba 
peu après. 

Cependant un fait était demeuré inexpliqué, mais cer- 
tain. Le colonel Herbinger était sujet, tout le monde 
l'avait constaté, à de fréquents accès pendant lesquels 
son attitude était absolument celle d'un homme ivre. On 
pouvait donc comprendre à la rigueur que ses hommes, 
qui ignoraient son état de santé, eussent été réellement 
persuadés que ces accès ne provenaient que de l'abus 
de la boisson. Mais le médecin, qui a soigné le malheu- 



— 248 — 

reux colonel, le docteur Peter, a donné à ce sujet des 
explications concluantes, à un rédacteur du Gaulois, qui 
était allé «l'interviewer», et nous croyons devoir en 
reproduire une partie à titre de justification. 

« Une des conséquences, a déclaré le docteur Peter, 
de l'anémie cérébrale à laquelle le colonel était en 
proie était l'impossibilité absolue de se tenir en équilibre 
à certains moments, et des vertiges analogues à ceux 
que produit l'abus de l'alcool; en outre, les malades 
atteints de ces souffrances ont la face violacée, bouffie, 
comme quelqu'un dont les nerfs du cou sont violem- 
ment comprimés. Je suis persuadé qu'il a suffi de ces 
signes extérieurs pour que l'on portât contre M. Her- 
binger la terrible accusation que l'on sait. » 

Il est vraiment fâcheux que le docteur Peter n'ait pas 
cru devoir livrer plus tôt ces détails à la publicité. 

Théâtres. — Disette sur toute la ligne, ou à peu 
près; beaucoup de théâtres ont déjà fermé leurs portes 
à la fin du mois de mai, et le i$ juin il n'en restera 
plus que trois ou quatre d'ouverts. 

Le 31 mai, l'Éden-Théâtre a donné un spectacle 
nouveau, composé d'un ballet en trois actes et neuf 
tableaux de M. Monplaisir, chorégraphe de nationalité 
française, musique de M. D'ail' Argine, qui a pour 
titre Brahnia. C'est dans l'Inde, en effet, et dans quel- 
ques autres parties de l'Orient que se passe le sujet du 



— 249 - 

ballet nouveau, lequel a réussi non moins que sa prin- 
cipale interprète, M"e Adelina Rossi, danseuse nou- 
velle qui a autant de jarret que de grâce. 

Le ballet était précédé d'une séance de prestidigi- 
tation par M. Buatier de Kolta, qui a escamoté sa 
femme, sur la scène, avec une habileté extraordinaire. 
C'est le comble de l'adresse! Il y a trois siècles, on eût 
certainement brûlé M. de Kolta sur la place publique 
comme un simple sorcier ! 

— Le ler juin, aux Menus-Plaisirs, reprises de 
Cadet Roussel, Dimollet, Gribouille et C'% folie carnava- 
lesque de Clairville et Cordier, et des Petits Moyens de 
Labiche. Moncavrel joue, dans les deux pièces, avec une 
verve et une bonhomie dignes d'une scène plus relevée. 
Signalons aussi, dans Cadet Roussel, les intéressants 
débuts de M"'' Joissant (Fanchon) qui nous semble être 
une comédienne d'avenir. 

— Le 6 juin, la Comédie-Française et l'Odéon ont 
fêté l'anniversaire de Corneille. Aux Français, on a joué 
le Cid, un acte de Psyché et un à-propos en vers de 
M. Elément, déclamé par M'ie Bartet. Le mauvais temps 
aidant, la salle était comble; on était venu à l'issue du 
grand prix. L'autre partie de la foule, qui n'a pu 
trouver place à la Comédie-Française, s'en est allée à 
l'Odéon. On y donnait un assez joli à-propos en vers, 
la Lettre du cardinal^ de MM. Bertal et Lafont. Ce petit 
acte, vivement enlevé par Rebel, Albert Lambert, Cor- 



— 25o — 

naglia et Mi'e Laîné, a beaucoup plu. Horace et rilUi- 
sion comique complétaient cette belle soirée corné- 
lienne. 



Varia. — La Pluie et le Grand Prix. — On sait 
quel temps épouvantable il a fait à Paris le jour du 
Grand Prix, où la pluie continue de toute cette journée 
a causé à l'industrie et au commerce parisiens un dom- 
mage qui vient d'être statistiquement constaté, et dont 
voici le curieux détail. 

La société des courses, qui avait perçu une recette 
de 309,000 francs en 1885, n'a touché cette année que 
229,000 francs, soit 80,000 francs en moins. 

Les deux grands loueurs de voitures pour les courses, 
Brion et Dufayel, ont encaissé : 

Brion, 5,000 francs contre 6,000 l'an dernier; 

Dufayel, ?,ooo, contre 5,000. 

La Compagnie générale des petites voitures avait en- 
caissé 100,000 francs, en chiffres ronds, l'an dernier; 
elle n'a fait que 85,000 francs cette année. 

Les cafés et restaurants spéciaux ont été également 
frappés : 

A la Cascade on a fait 14,000 francs de moins que 
l'an dernier; 

Chez Ledoyen, 5,000 francs, contre 1 5,000 en 1885; 

Aux Ambassadeurs, 8, 500 francs au lieu de i i ,600 fr. 



— 25l - 

Au Jardin de Paris (Champs-Elysées), i! y avait eu 
5,000 entrées en 1885, donnant 22,000 francs; cette 
année, il y en a eu 59 ayant produit 350 francs. 

Enfin le chemin de fer de l'Ouest, qui avait, l'an der- 
nier, délivré 19,000 tickets pour Suresnes (champ de 
courses), n'en a donné que 6,000 cette année. 

En somme, on calcule que la perte causée aux diffé- 
rentes exploitations que nous venons d'énumérer, et à 
beaucoup d'autres encore, n'a pas été inférieure à un 
million comparativement aux recettes effectuées l'an 
dernier. 

l' Intel ît dans le roman. — A propos du volume in- 
titulé Trop belle, par lequel M. Henri de Pêne vient de 
débuter dans le roman, M. Octave Feuillet lui a 
adressé une lettre fort intéressante, à laquelle nous em- 
pruntons le passage suivant : 

« Il est une règle que je vous aurais recommandée 
avant toutes les autres, si je ne voyais que vous l'avez 
devinée d'instinct : elle consiste à faire faire préalable- 
ment au lecteur une connaissance intime, profonde, 
avec les personnages auxquels on a la prétention de 
l'intéresser. On ne s'intéresse sérieusement, en effet, 
qu'aux gens qu'on connaît. 

« On lit tous les jours, dans les faits divers, mille 
accidents arrivés à des inconnus, et on continue tran- 
quillement de déjeuner. Mais, si l'accident est arrivé 



— 252 — 

à une personne de sa connaissance, et surtout de son 
intimité, on s'émeut, on s^écrie, on se passionne, on 
est saisi! De même, pour que le lecteur prenne un vif 
intérêt aux faits et gestes des personnages que vous 
lui présentez, pour qu'il soit sincèrement touché de 
leurs souffrances et de leurs joies, de leur vie et de 
leur mort, il faut qu'il soit intime avec eux-. Vous ne 
devez donc pas craindre d'établir solidement les carac- 
tères et de remonter aux origines. — C'est ce que le 
profane vulgaire appelle des longueurs. — Bref, pour 
en venir à intéresser fortement le lecteur, il faut quel- 
quefois avoir le courage de commencer par l'ennuyer 
un peu. 

(( Mon Dieu! l'auteur, tout comme le lecteur, trouve 
infiniment plus de plaisir dans le mouvement du récit 
et du dialogue que dans le travail lent et ingrat des 
piéparations; mais, quand il cède à cette impatience 
naturelle pour négliger les fondations et les dessous de 
son œuvre, il ne fait qu'une œuvre de surface qui ne 
peut éveiller qu'un intérêt de même nature, léger et 
superficiel. C'est une faute dans laquelle vous remar- 
querez que les maîtres du genre ne tombent jamais; ils 
aimeraient mieux, comme Balzac, pécher par l'excès 
contraire. » 

L'Emile Augier d'aujourd'hui. — M. Paul Lindau, 
critique, romancier et auteur dramatique allemand, a 



2?0 



publié récemment dans une revue, Nord et Sud, dont il 
est le directeur, la relation d'un voyage qu'il a fait en 
France. Son récit a été traduit par la Revue d\ut dra- 
matique : W est, en général, très peu favorable à nos 
écrivains, surtout à nos auteurs dramatiques '. Nous ne 
citerons que le passage suivant, qui nous explique 
pourquoi M. Emile Augier a abandonné le théâtre : 

ce Mon cher ami, dit Augier, j'ai appris par expé- 
rience que l'on ne s'arrête jamais à temps : on s'arrête 
toujours ou trop tôt ou trop tard. On a le choix. Moi, 
je me suis décidé à m'arrèter trop tôt. Je veux vous 
dire ce qui m'a décidé à le faire, 

« J'étais jeune, au commencement de mes succès, 
quand je me trouvai un jour dans le cabinet d'un direc- 
teur de théâtre. Il était très aimable, ce directeur! Pen- 
dant que nous causions, un domestique lui apporta une 
carte de visite. En la lisant, il fit la grimace et dit : « Je 
« ne suis pas visible ! qu'il me fiche la paix, ce vieux lour- 
« ment ! » Je jetai les yeux sur la carte de visite : c'était 
la carte d'Eugène Scribe! C'était l'homme qui avait 
remporté le plus de succès dans notre siècle, le maître 
du théâtre, que l'on recevait ainsi ! Et alors je me jurai 
que pareille aventure ne m^arriverait jamais ! 

I. M, Lindau connaît très imparfaitement les gens dont il parle. 
A propos de la Comédie-Française, il trouve M"" Reichemberg 
u vieille », et il apprécie assez légèrement « Lefebvre », l'éminent 
comédien que nous connaissons tous sous son vrai nom de Frédéric 
Febvre. 



_ 254- 

« Je ne veux pas qu'un directeur de théâtre me fasse 
dire par son domestique qu'il n'est pas visible ! Et voilà 
pourquoi ma résolution est irrévocablement prise : je 
vis simplement. Le théâtre ne me fait plus plaisir; je 
l'ai vu à la reprise de VAvenîurière. Les répétitions 
m'ennuient, me fatiguent, m'agacent, et je ne travaille 
plus. Je n'ai pas d'enfants, j'aime ma femme de tout 
mon cœur, comme il convient à un bon sexagénaire, et, 
arrivés tous deux au crépuscule de la vie, nous atten- 
dons, pieusement recueillis, la tombée de la nuit ! » 

Le Chantage des journaux. — A propos de Charles 
Maurice, le plus remarquable maître chanteur de la 
presse théâtrale, Aurélien SchoU nous disait dernière- 
ment, dans une de ses dernières chroniques du Matin : 

« En dehors des piqûres destinées à forcer l'abon- 
nement au Courrier des Théâtres, Charles Maurice avait 
établi un tarif et envoyait régulièrement sa facture à ses 
abonnés. 

Avoir débuté sous d'heureux auspices ... i » 

Doué d'une mémoire imperturbable » 50 

S'être chargé d'un rôle ingrat 1 25 

Acteur qui ne gâte rien » 3o 

Création hors ligne 'o » 

Avoir attiré l'attention du directeur de la 

Comédie-Française M " 

Revu avec plaisir après une longue absence. 6 » 



— 255 — 

Beaucoup de verve et d'entrain « 75 

Toujours de bonne humeur « 25 

Être demandé à Lyon 5 » 

S'être associé au triomphe de l'auteur. ... 6 » 

Rappelé par la salle entière 12 » 

Avoir refusé un rôle 4 « 

Passé un pacte avec le succès 20 « 

Avoir été augmenté par le directeur à l'issue 

de la représentation 30 » 

Être en pourparlers avec la Russie 10 » 

Avoir été remarqué aux obsèques d'un aca- 
démicien 5 » 

Avoir un frère colonel 8 » 

Un neveu à Saint-Cyr 4 » 

Avoir adopté l'enfant d'un machiniste qui 

s'est tué en tombant des frises 10 » 

Bruit d'un brillant mariage avec une demoi- 
selle du faubourg Saint-Germain 20 « 

S'être d'abord destiné à la médecine. ... 2 » 
Avoir été reconnu sur le boulevard et aussi- 
tôt entouré de passants sympathiques 50 » 

H y avait des prix pour les théâtres lyriques et d'au- 
tres pour les scènes de drame. « Notre brave Hippolyte » 
ne coûtait que 25 centimes; «notre joyeux Victor », 
50 centimes ; « plus jeune que jamais », 2 francs ». 



t5ô — 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Derniers échos du recensement auquel vient de se 
livrer la ville de Paris. 

Le recenseur s'adressant à un monsieur : 
« Votre profession ? 

— Homme public. » 

Le recenseur très troublé : 
« Et madame? » 

« Vous déclarez, dit le recenseur, avoir un enfant, 
mais vous n'indiquez ni son âge ni son sexe. 

— Vous êtes vraiment trop curieux. Ma femme n'est 
enceinte que de trois mois. Mais, si vous voulez at- 
tendre!... y> 

Dans un ménage à deux : 
« Êtes-vous mariés? « 

La femme, rougissant, et désignant son compagnon : 
« Lui seulement. « 



Un monsieur, passant sa tête à la portière d'un fiacre 
qui ne brûle pas précisément le pavé : 

« Dépêchez-vous, cocher, je suis à la minute. 
— Possible, mais, moi, je suis à l'heure. » 



— 257 ~ 

Un poète parnassien s'est foulé le pied l'autre se- 
maine. 

(c Le pauvre garçon! dit un de ses confrères, pourvu 
que la cheville ne soit pas atteinte!... cela le gênerait 
tant pour faire ses vers ! » (Gil Blas.^ 



Une femme vient d'accoucher de trois enfants. 

Le père rencontre un ami et le force à venir admirer 
sa nichée. 

« Très beaux, dit l'ami distrait. Lequel gardez- 
vous? » {Intransigeant.) 



PETITE GAZETTE. — Coinme tous les ans, le grand 
prix a été couru le 6 juin. 11 faisait un temps horrible, et il 
y avait cependant grande foule. C'est un cheval anglais, Min- 
ting, appartenant à M. Vyner, neveu du marquis de Ripon, 
qui a triomphé. Cette course est la vingt-troisième depuis la 
fondation du grand prix : les Anglais ont gagné le prix douze 
fois et les Français onze fois. Nous avons donc une revanche 
à prendre. 

— Voici une curieuse révélation faite dans le Temps, sur 
les origines de Stanley, par M. Philippe Daryl, qui n'est 
autre, comme chacun sait, que notre confrère Paschal Grousset. 

L'Angleterre et l'Amérique se disputaient l'honneur d'avoir 
donné naissance au célèbre voyageur-explorateur Stanley. On 
le croyait surtout Américain, parce qu'il avait pris part, comme 
officier, à la fameuse guerre de sécession. Or la vérité, au- 
jourd'hui découverte, est que Stanley se nomme en réalité 
John Rowland, et qu'on l'appelait aussi dans sa première en- 
fance John Bach. Il est le fils naturel d'une pauvre fdle de 
Denbigh, dans la principauté de Galles, Betsy Parry, et d'un 

22 



— 258 — 

jeune fermier du voisinage, John Rowland, qui l'avait séduite. 
II est né en 1841 . 

Le jeune Rowland, après une jeunesse sans intérêt, ne 
trouvant pas à utiliser en Angleterre ses idées d'indépendance 
et d'ambition, s'enfuit en Amérique. Arrivé à la Nouvelle- 
Orléans, il entra comme apprenti chez un grand épicier 
nommé H. M. Stanley. Il lui donna tant de satisfaction que 
celui-ci l'adopta et lui fit prendre son nom. Il mourut en 186', 
et depuis ce jour le fils de John Rowland et de Betsy Parry 
n'a plus quitté le nom de son père adoptif qu'il a tant illustré 
surtout en Afrique, où il eut l'honneur de retrouver 
Livingstone. 

NÉCROLOGIE. — Le 2 1 mai est mort M. Biaise, des 
Vosges, vice-président de la Société d'économie politique, 
rédacteur du Journal des Economistes, etc.. Il avait soixante- 
quinze ans. 

— 23. Mort du célèbre historien allemand Léopold de 
Ranke, né le 21 décembre 1795. Son livre le plus connu est 
l'Histoire des peuples romains et germaniques; on lui doit aussi 
une Histoire d'Allemagne à l'époque de la Réforme. 

— 30. Mort du frère du compositeur Jules Massenet, 
connu dans les lettres sous le nom de Massenet de Maran- 
court. 11 a publié des romans, a collaboré à divers journaux, 
et a dirigé, en ces dernières années, l'Opéra français de 
Buenos-Ayres. 

— 2 juin. Pierre Cottin, artiste peintre et graveur, décédé 
à Bessancourt. 

— 2. Jules Petit, professeur de chant à l'école Lavoisier, 
âgé de quarante-sept ans. Excellente basse chantante, il avait 
longtemps appartenu à l'ancien Théâtre- Lyrique du boulevard 
du Temple où on l'avait surtout remarqué dans Joseph et dans 
Faust. 



— 2:?o — 



VARIETES 

LES CINQUANTE ANS 
DE LA JUIVE 

Le 26 mai, l'Opéra a fêté d'une manière exceptionnelle le 
cinquantième anniversaire de la première représentation du 
chef-d'œuvre d'Halévy, la Juive, par une soirée en l'honneur 
du maître, où l'on a représenté la Juive pour la 500« fois. 
Donc, ce chef-d'œuvre, tout chef-d'œuvre incontesté qu'il 
est, n'a été joué à Paris que dix fois par an, en moyenne, 
depuis qu'il existe! 

Pour cette soirée, tout à fait solennelle ', M. Edouard 
Blau a composé une cantate dont la musique a été empruntée 
par M. Jules Cohen à divers ouvrages d'Halévy. Ensuite 
MM. Lassalle et Duprez, — oui, Duprez lui-même, le Du- 
prez d'autrefois, le triomphant Duprez de Guillaume Tell et 
de la Juive, — Lassalle et Duprez se sont placés devant le buste 
d'Halévy et, tour à tour, ont déclamé des strophes, du même 
M. Blau, dont voici les dernières dites par M. Duprez, au 
milieu des acclamations trois fois répétées de la salle tout en- 
tière : 

Oui, j'ai voulu venir, et vous ne pouviez croire 
Que votre appel devait me trouver hésitant, 



I. MM. Duc (Éléazar), Gresse (Brogni), Berlin (Léopold) 
Mints Rose-Caron (Raclielj et Lureau-Escalaïs (Eudoxie}. 



— 2Go — 

Et qu'en ce jour qui va consacrer la victoire 
Ne reparaîtrait pas le plus vieux combattant. 

Jeunes gens, sur vos fronts c'est l'aube qui se lève ; 
Un chemin radieux à vos pas est tracé ; 
L'avenir vous sourit, doré par votre rêve!... 
Je ne suis pas jaloux ; car, moi, j'ai le passé! 

{Se tournant vers le marbre.) 

Et le passé, c'est lui! — Quelle pure lumière 
Il épanchait en nous ! Comme il nous enivra 
Lorsque d'Éléazar il dictait la prière, 
Ou faisait pour Guido s'éveiller Ginevra! 

Ah! quand Gérard pleurait la tendresse ravie, 
Quand Charles maudissait un étranger vainqueur, 
Je me sentais si bien exister de leur vie. 
J'avais tant leur angoisse ou leur extase au cœur, 

Que, d'un maître immortel interprète éphémère, 
Tandis qu'on l'acclamait, parfois je fus tenté 
De prendre un peu pour moi, — pardonnez lachimère, — 
Cet applaudissement par lui seul mérité! 

[Saisissant une couronne.) 

Gloire au génie ! A toi ! Le siècle dont nous sommes 
De tes rythmes sacrés demeure inassouvi ; 
D'autres, d'autres encor passeront... Mais les hommes 
Ne désapprendront plus le grand nom d'Halévy! 



— 26l — 

On sait que c'est Nourrit qui créa le rôle d'Éléazar; Le- 
vasseurcréa le cardinal, Lafont Léopold, M""*^ Dorus Eudoxie, 
et Mil* Falcon Rachei. Ce dernier rôle était la première 
création de M"« Falcon qui avait débuté le 2 juillet 1852 
dans Robert le Diable (Alice). 

La Juive est le seul opéra français qui ait, jusqu'à ce jour, 
atteint le chiffre de 500 représentations. La partition n'en fut 
cependant payée que 50,000 francs par l'éditeur Schlesinger. 

Voici, à propos de l'anniversaire de la Juive, une lettre 
peu connue dans laquelle l'illustre créateur du rôle d'Eléazar 
donne d'mtéressants détails à la fois sur l'opéra d'Halévy et 
sur l'administration de l'Académie de musique à l'époque où 
fut représentée la Juive : 

27 mars 1835. 

Tu as bien raison de te plaindre que nous laissons 
aux autres le Soin de te donner de nos nouvelles, et tu 
ne m'accuseras jamais plus que je ne m'accuse moi- 
même d'être toujours en arrière avec toi. Voilà qu'il 
vient de m'arriver un succès, que tu aurais dû savoir 
par moi seul, et j'ai laissé les journau.x te l'apprendre. 
Comme tu sais la foi qu'il faut avoir dans tout ce qui 
s'imprime quotidiennement à Paris, tu attends sans 
doute mon mot sur la Juive. Je vais commencer par 
te dire ce qui me regarde. 

Ta sais que c'est un rôle de père que je joue dans 
cet ouvrage, et tu le rappelles sans doute combien j'ai 
hésité à accepter ce rôle qui sortait tout à fait de mes 
habitudes. Cependant je dois convenir aujourd'hui que 
j'ai bien fait de l'accepter : car je lui dois un progrès 



262 — 



pour mon talent et un grand succès auprès du public. 
Depuis Guillaume Tell, rien n'a été écrit d'aussi favo- 
rable à ma voix, et la part est aussi belle pour le chan- 
teur que pour le comédien. Je t'avouerai que j'avais 
besoin de ce succès pour me donner du courage. La 
marche que prend l'administration de l'Opéra depuis 
quelque temps me désespérait. Elle s'occupe bien plus 
du matériel de la mise en scène que des artistes et des 
auteurs. Le décorateur, le fourbisseur, le ferblantier, le 
bijoutier, le brodeur, le tapissier, etc., etc., sont au- 
jourd'hui les hommes d'art que M. Véron engage au 
service de l'Opéra; mais la poésie, la musique, léchant 
et la danse ne sont plus que des prétextes pour faire 
ressortir la prodigalité de M. Véron. Cette fois-ci, ce 
n'est pas sa faute si chanteurs et compositeur n'ont pas 
été écrasés par toute une cavalerie cuirassée qui leur a 
passé sur le corps. Au sortir de la première représen- 
tation, on n'avait vu que des costumes et des décors 
dans la Juive : heureusement que le public a bientôt su 
par cœur toute cette friperie qu'on lui jetait à la tête; 
et, revenu du premier éblouissement, il s'est aperçu 
qu'il y avait dans cet ouvrage encore plus de bonnes 
choses à entendre que de belles choses à voir, et la 
musique a triomphé de la ferblanterie. Il y a bien des 
notes cachées encore sous les cuirasses, mais il s'en 
dégage chaque jour de nouvelles, auxquelles le pubhc 
fait bon accueil. 



— :i63 — ' 

Mlle Falcon a une bonne part à revendiquer dans 
cette victoire, et cette fois je ne suis pour rien dans 
son succès, car elle n'a répété son rôle qu'une seule 
fois avec moi, et je n'ai eu qu'à dire amen à tout ce 
qu'elle faisait. 

Quant à l'ouvrage, il mérite plus d'éloges qu'on ne 
lui en a donné en général (je parle de la musique). 
Halévy n'est ni un Rossini ni un Meyerbeer ; mais, après 
ces grands maîtres, c'est aujourd'hui le seul jeune com- 
positeur qui donne plus que des espérances. Une bonne 
moitié de l'opéia de la Juive peut soutenir la compa- 
raison avec une infinité d'oeuvres réputées bonnes, et 
bien des opéras de second ordre s'accommoderaient de 
l'autre moitié. Mais Halévy ne s'est pas mis sous le 
patronage des grands faiseurs ; Halévy est modeste ; et, 
comme il ne crie pas bien haut qu'il est le premier de 
tous, on le traite en petit garçon. 

Voilà où en est l'Académie royale de musique, et 
Dieu sait dans quel état elle sera quand M. Véron la 
remettra aux mains du gouvernement, qui l'a si consli- 
tutionnellement abandonnée! Mais qu'est-ce que l'art 
pour un gouvernement constitutionnel? Heureusement 
que je crois encore plus à l'avenir et à la puissance de 
l'art qu'à l'avenir et à la puissance du gouvernement 
constitutionnel : ce qui fait que je travaille encore plus 
que je n'ai jamais travaillé , parce que j'espère qu'un 
jour on fera de nous autre chose que ce qu'on en fait. 



— 2b4 — 

Ce sont peut-être des rêves que mes espérances ; mais 
je les aime, car ils m'aident à m'améliorer, et le plus 
sûr moyen de travailler au progrès de tous, c'est de 
s'occuper du progrès individuel. Fais ce que dois, 
advienne que pourra. Quand j'aurai du temps devant 
moi, je te dirai tous ces rêves, qui me donnent foi 
dans l'avenir en me laissant jouir du présent. 

Ton ami , 

Ad. Nourrit. 



Georges d'Heylli. 



Le Gérant : D, Jouaust. 




II 29 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 338. 



GAZETTE ANECDOTIQUE 

Numéro 12 — 3o juin 1S86' 



SOMMAIRE. 

La Quinzaine. — Calomnie au théâtre. — Louis II de Bavière. — 
L'éloquence au Corps législatif et au Sénat. — Entre Bretons. — 
Lettres inédites. — Théâtres : Hippodrome, Théâtre-Lyrique, Opéra- 
Comique, Comédie-Française. 

Varia : Jules Janin et Vacquerie. — Le Prince de Joinville en 
prison. — La Courante de Truffier. — Le Sicilien en musique. — 
Le Théâtre au Cambodge. — Mots de la Quinzaine. 

Petite Gazette. — Nécrologie. 



La Quinzaine. — Le mot célèbre « Si l'on m'accusait 
d'avoir volé les tours Notre-Dame, je commencerais par 
passer la frontière, sauf à me justifier ensuite » est tou- 
jours cruellement, vrai, à Paris au moins. Toute histoire, 
si invraisemblable, si absurde qu'elle soit_, imprimée, 



1. Nous terminons aujourd'hui notre table décennale des années 
1876 à 1S85. Nous conseillons à nos abonnés de la faire brocher en 
tête du tome I de 1886, où se trouve sa véritable place. . 
I. — 18S6. 23 



— 2G6 — 

racontée, colportée, devient en quelques heures article 
de foi pour les trois quarts des badauds parisiens. 

Ainsi n'a-t-on pas raconté dans cette dernière quin- 
zaine que le directeur d'un grand théâtre de Paris 
avait été surpris par sa femme en conversation par 
trop intime avec une de ses plus jolies pensionnaires! 
Ladite femme, en épouse justement courroucée, avait 
brandi un revolver à la fois contre son volage époux 
et contre sa maîtresse d'un jour, puis, cette grande 
colère tombée, avait tenté de s'empoisonner! Et remar- 
quez que cette pseudo-tragique aventure se trouve 
avoir pour acteurs principaux un mari et une femme 
qui sont estimés de tout le monde et dont précisément 
le ménage est renommé comme le plus exemplairement 
uni et le plus heureux. Ajoutez qu'il n'y a pas un mot 
de vrai, mais pas un seul, dans toute cette histoire 
bêtement et méchamment inventée, et dont le but final 
est facile à entrevoir. La brillante situation du directeur 
en question a été battue en brèche depuis le premier 
jour par des envieux qui imaginent et publient à plaisir 
de petites infamies de ce genre, en vue de leurs seuls 
intérêts. Le récit en question a circulé, augmenté, am- 
plifié; mais la vérité s'est fait jour, et de cette vile 
calomnie il ne reste plus aujourd'hui que le souvenir 
d'une bien inutile et méchante action. 

— Un tragique événement vient de se passer en 
Bavière. Le roi Louis II, qui venait d'être déposé pour 



— 267 — 

cause d'affaiblissement mental, a mis fin à ses jours le 
dimanche 1 5 juin, en se précipitant dans le lac de 
Starnberg, sur les rives duquel, il y a quelques années 
encore, il se plaisait à entendre, au clair de la lune, les 
mélodies de son opéra de prédilection Lohengrin. On s. 
trouvé le corps du roi près des rives du lac en même 
temps qu'on découvrait celui de son médecin, le doc- 
teur de Gudden, que, dans un accès de sa folie, !e 
malheureux souverain avait, après une lutte désespérée, 
entraîné et noyé dans le lac avec lui. 

Louis II était né le 25 août 184$; il régnait depuis le 
10 mars 1 864. Il est plus connu par ses excentricités et 
par son goût exagéré des luxueuses et folles dépenses 
que par le bien qu'il aurait pu faire. Son règne, rela- 
tivement long, n'aura été marqué par aucun acte dont 
l'histoire lui doive tenir compte. C'était cependant un 
prince intelligent, lettré et artiste. Mais, en raison de 
son état de santé sans doute, il poussait toutes choseii 
à Pexcès. Son amour immodéré pour la musique de 
Wagner lui a fait une réputation étrange en matière 
d'art. Louis II n'aimait que Wagner, et il dépensa pour 
faire exécuter ses œuvres des sommes considérables 
qui n'ont cependant pas servi à établir la gloire uni- 
verselle du maître. Ses œuvres, bien que patronnées à 
si grand son de caisse par ce royal admirateur, n'onl 
soulevé que des enthousiasmes restreints, et peut-être 
seront toujours discutées. 



— 268 — 

Le roi Louis II laisse un frère, Othon, qui lui suc- 
cède, et qui est lui-même dans un état mental sans 
espoir de guérison. Un régent, le prince Luitpold, 
oncle des deux rois, occupe en conséquence le pouvoir, 
sous la haute surveillance de M, de Bismark. Car on 
sait que c'est sous le règne de Louis II et à la suite de 
Sadowa, puis de la guerre de France, que ce gentil et 
poétique royaume de Bavière a perdu son indépen- 
dance pour devenir une grande mais simple préfecture 
du nouvel empire d'Allemagne. 

— La Chambre des députés et le Sénat ont succes- 
sivement discuté et adopté un projet de loi aux termes 
duquel les chefs des familles qui ont régné en France, 
et leur héritier direct, par ordre de primogéniture, 
doivent quitter le territoire de la République. Cette loi 
a été promulguée le 2^ juin et se trouvait par suite 
rendue exécutoire ce même jour. 

Nous n'avons pas à apprécier ici cette grave mesure; 
tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'elle a donné 
lieu, dans les deux Chambres, à des débats qu'on peut 
qualifier de solennels, et auxquels ont pris part les ora- 
teurs les plus illustres dans les deux camps. A la 
Chambre des députés M. de Mun a déployé une élo- 
quence réelle au sens le plus élevé du mot; il n'a peut- 
être pas serré la question de très près, mais au point 
de vue artistique et littéraire, académique même, son 
discours a été un véritable modèle, et il a produit une 



— 2G9 — 

vive impression à laquelle n'ont pu se dérober même 
ses adversaires. 

Au Sénat, MM. Jules Simon, Bardoux et d'Audiffret- 
Fasquier ont également parlé en orateurs surtout litté- 
raires, et avec cette belle et sereine éloquence qui de- 
vient si rare aujourd'hui où toutes les questions, même 
purement sentimentales, comme celle de l'expulsion des 
princes, se réduisent à des questions d'affaires et sont 
généralement discutées comme telles. C'est ainsi que 
M. Léon Renault, parleur très habile et très disert, a 
lui-même traité la question beaucoup plus en avocat 
qu'en orateur. 

C'est à M. de Freycinet qu'est échu le périlleux hon- 
neur de répondre à ces belles harangues, toutes oppo- 
sées à sa propre opinion. Le président du Conseil n'a 
pas non plus la grande éloquence de la tribune, cette 
éloquence des Berryer, des Guizot et même des Du- 
faure; m:iis c'est, au premier degré, un orateur d'af- 
faires. Il sait grouper ses arguments avec un art infini 
et en tirer avec une merveilleuse habileté les conclu- 
sions nécessaires. Il est souple et insinuant; le timbre 
de sa voix est doux et moelleux, et sa parole coule, 
pour ainsi dire, sans effort et sans recherche apparente. 
Elle est toujours élégante, et il sait la rendre persuasive. 
Rarement son organe s'élève au-dessus de sa force or- 
dinaire, mais il obtient, avec cette douceur de parole et 
cette simplicité si claire et si nette d'argumentation, 



— 270 — 

des résultats souvent très supérieurs à ceux de ses ad- 
Tersaires avec leur éloquence plus académique et plus 
brillante. 

Ce grand débat politique a donc mis en présence 
quelques orateurs vraiment remarquables, et il a eu, 
surtout au Sénat, une ampleur et une élévation qui ont 
rappelé quelques-uns des beaux jours de l'éloquence 
parlementaire française. 

Curieuse coïncidence : le 22 juin 1791, l'Assemblée 
3iationale ordonnait que Louis XVÏ et sa famille, arrêtés 
à Varennes, fussent ramenés à Paris, et le 11 juin 1886 
on enjoint aux princes de passer la frontière. Il y a 
quatre-vingt-quinze ans, on empêchait les princes 
d'aller conspirer à l'étranger, aujourd'hui on les y en- 
"voie. Explique cela qui pourra. 

Entre Bretons. — Dans un banquet, qui réunissait 
dernièrement des écrivains angevins et bretons , 
MM. Ernest Renan et Jules Simon ont prononcé deux 
allocutions pleines de bonhomie, de finesse, et même 
d'anecdotes. Les deux éminents orateurs ont commencé 
par s'adresser d'aimables et mutuels compliments; puis 
Jules Simon a parlé plus longuement. Voici deux jolies 
histoires empruntées à sa causerie toute familière : 

« Combien la Bretagne a changé depuis quarante 
ans '.s'écria Jules Simon: dans un récent voyage dans 
la presqu'île, je ne l'ai retrouvée que dans quelques 



— 271 — 

coins, à Vannes, par exemple, avec ses vieilles maisons 
qui datent du duc de Bretagne !... 

— Et Tréguier, s'écrie M. Renan, qui réclame pour 
sa patrie. 

— J'ai vu aussi Tréguier, reprend Jules Simon. Et, 
à ce propos, il faut que je vous dise que ce Renan est 
propriétaire dans la ville de Tréguier. Je suis allé visiter 
sa maison avec deux amis, et sa locataire m'a dit : 
« Ah! Monsieur, puisque vous connaissez M. Renan, 
vous devriez bien le prier de nous faire des répara- 
tions. » J'ai fait alors une enquête; elle a fini par avouer 
qu'elle ne payait pas ses loyers. « Alors, pourquoi, 
lui dis-je, exigeriez- vous des réparations? 

— Mais, Monsieur, il est le propriétaire! » 

C'est là toute la question sociale. Ah! si l'on expli- 
quait cela à Decazeville! 

Étant à Tréguier, j'ai visité la chambre où est né 
M. Renan, et voici le dialogue échangé par moi avec 
la bonne femme qui me conduisait : 

« Est-ce qu'il ne vient jamais d'étrangers voir la 
chambre de M. Renan? 

— Si, Monsieur. 

— Vient-il des Anglais quelquefois? 

— Oui, Monsieur. 

— Eh bien, la première fois qu'il en viendra, ven- 
dez-leur donc la plume avec laquelle il a écrit la Vie de 
Jésus: ca vous fera de beaux revenus. » 



« Alors cette femme, très Bretonne, me dit : <( Mon 
« Dieu, Monsieur, je ne l'ai pas! )> Eh bien, mon cher 
Renan, c'est la vieille Bretagne qui a parlé par la 
bouche de cette bonne femme. La Bretagne que nous 
allons faire aurait dit : « Je vais en acheter deux cents 
« demain matin. » 

Lettres inédites. — Nous trouvons, dans le cata- 
logue d'une vente d'autographes dirigée par Eugène 
Charavay, la description suivante d'une bien curieuse 
lettre de George Sand au médecin Paiello (Venise, 
1854), au sujet de l'état de santé d'Alfred de Musset 
avec qui elle faisait alors ce fameux voyage d'Italie 
dont il a été tant parlé depuis : 

« ... Elle prie Paiello de venir, en compagnie d'un 
autre médecin, examiner l'état du « signor francese »; 
elle craint plus pour sa raison que pour sa vie. 

« Depuis qu'il est malade , dit-elle, il a la tête très 
faible, et raisonne comme un enfant. Et cependant c'est 
un homme d'un caractère fort et d'une imagination 
puissante et un poète fort admiré en France; mais 
l'exaltation du travail d'esprit, le vin, la fêie, les dames, 
le jeu, ont fatigué et surexcité ses nerfs. » 

« Elle raconte qu'il y a trois mois il a été comme fou 
pendant toute une nuit, et qu'il voyait autour de lui 
comme des fantômes. 

« Aujourd'hui, continue-t-elle, il est encore inquiet, 



27:) — 



il ne sait ni ce qu'il dit, ni ce qu'il fait ; il se plaint, il 
se lamente sur un mal sans nom et sans cause; il de- 
mande son pays, il dit qu'il est près de mourir ou de 
devenir fou... )> 

— Voici maintenant une autre lettre adressée par 
Rachel à Alfred de Musset, cinq ans plus tard, lettre 
qui appartient à la Comédie-Française à laquelle elle 
vient d'être ofiferie par un amateur bien connu comme 
l'un des plus fidèles amis de ce grand théâtre, M. E. 
Pasteur. Cette lettre a été écrite à Musset au lendemain 
d'une représentation, dont le poète voulait rendre 
compte et au cours de laquelle Rachel avait, paraît-il, 
essuyé le désagrément d'un murmure légèrement désap- 
probateur, peut-être même d'un sifflet. 

A Monsieur Alfred de Musset, 
59, rue de Grenelle-Saint-Germain, Paris. 

29 mars 1839. 

C'est moi, Monsieur, qui réponds à la bonne et aimable 
lettre que vous avez bien voulu adresser à ma mère. Non, je 
ne suis pas découragée, et ne le serai certainement pas tant 
que le public me témoignera sa bienveillance comme il l'a fait à 
la dernière représentation de Bajazet. Je sais bien qu'il m'est 
impossible d'empêcher un malheureux payé par quelque ennemi 
de siffler pour me troubler à la scène; mais il est bien facile 
de voir quand un sifflet n'est que le résultat de la méchanceté. 

Pour vous. Monsieur, qui voulez bien me demander si vous 
devez en parler dans la Revue {des Deux-Mondes) , vous êtes 



— 274 — 

plus à portée que personne de savoir ce qui est convenable. 
Si j'osais dire mon avis, il me semble que, si vous jugez à 
propos d'en parler, ce doit être avec peu d'importance et 
peut-être aussi comme d'un fait qui ne se reproduira pas. 

Je n'ai pas besoin de vous dire, Monsieur, que ce n'est là 
qu'un avis soumis à votre jugement et à votre appréciation. 
J'approuve d'avance tout ce que vous ferez. 

Agréez, je vous prie, avec tous mes remerciements, l'ex- 
pression de mes sentiments les plus dévoués. 

Rachel Félix. 



THEATRES. — L'Hippodrome a rouvert ses portes 
avec la première représentation d'une grande panto- 
mime, la Chasse^ qui a obtenu un vif succès. Toute la 
piste est transformée en bois, parcs, métairies, champs 
avec des chênes séculaires, des haies, de vraies maisons, 
des ponts, des rivières, etc. Au fond, sur des toiles 
peintes, des paysages à perte de vue, puis des chas- 
seurs et des chasseresses en riches costumes écossais 
(en I790> ^^ superbes mails, des piqueurs en habit 
rouge, et enfin la véritable chasse à courre avec une 
meute qui a forcé un cerf dans les règles. Le tout est 
terminé par l'hallali et une magnifique curée aux flam- 
beaux. 

— Le Théâtre-Lyrique renaît régulièrement chaque 
année à cette époque, et pour quelques semaines^ mais 
il joue toujours le même répertoire. Ainsi, le lojuin, 
une nouvelle troupe improvisée par un M. Millaud a 



— 275 — 

donné à la salle du Château-d'Eau le Trouvère de Verdi, 
qui a toujours eu beaucoup de succès dans ce quartier. 
L'interprétation actuelle en est plus que médiocre 
comme ensemble, et nous ne trouvons guère à y si- 
gnaler qu'un ténor, M. Gallois, et une chanteuse, M'i^de 
Garden, qui s'est fait applaudir dans le rôle de Léonor. 

Le 16, au même théâtre, reprise du Voyage en Chine 
de Labiche et Delacour, musique de Bazin. On a tant 
ri de la pièce qu'on n'a pas songé à savoir si elle était 
plus ou moins bien chantée. 

— Le 12, l'Opéra-Comique a repris la Traviata dç 
Verdi. Ordinairement cet opéra du maître est joué en 
français sous le nom de Violetta. C^est une heureuse 
idée de lui avoir restitué cette fois son titre originaire 
et véritable. On sait que cet opéra a été joué pour la 
première fois à Venise en mars 1853, et à Paris, aux 
Italiens, en décembre 1856, et au Théâtre-Lyrique le 
27 octobre 1864. Le rôle de la Traviata a été chanté 
par les plus grandes cantatrices : créé à Paris par la 
Piccolomini, qui y fut assez faible, il a été repris de- 
puis, avec un éclatant succès, par M^^s Paiti, Nillson, 
Albani, Heilbron, etc.. C'est aujourd'hui M^e Salla 
qui le chante à la salle Favart avec une virtuosité digne 
de ses illustres devancières. Talazac (Rodolphe) et 
Bouvet (d'Orbel) ont été également très applaudis. A 
citer encore dans l'interprétation, Collin, Dulin, Mau- 
guière, et M""" Remy, Dupont et Esposito. La Tra- 



- 275 - 

viaîa, qui est donnée en fin de saison, servira certaine- 
ment comme premier spectacle lors de la réouverture 
d'automne. 

— Le 22,1a Comédie-Fx-ançaise a repris Zaïre. CtXle 
tragédiede Voltaire, sa plus populaireet sa moins vieillie 
à coup s,in, ne reparaît que de très loin en très loin sur 
l'affiche. Reprise en 1856 pour Stella Colas, elle avait 
ensuite été remisée jusqu'en 1874, époque où Sarah 
Bernhardt y reparut avec un succès qu'on n'a pas ou- 
blié. Aujourd'hui c'est M"e Tholer qui se montre pour 
la première fois dans ce touchant personnage. Elle y a 
été fort goûtée autant pour sa grâce que pour sa dic- 
tion qui rappelle par tant de côtés celle de son illustre 
professeur, M^e Arnould-Plessy. 

Mounet-Sully est un admirable Orosmane; son succès 
a été éclatant. Maubant, Laroche et Martel complètent 
cette remarquable interprétation. 

Le même soir première représentation à ce théâtre de 
il Sortie de Saint-Cyr, comédie en un acte, en prose, 
de M. Verconsin. Cette agréable bluette ne dépare pas 
la collection de celles, déjà nombreuses, que nous de- 
vons à leur aimable auteur. Le sujet est un peu frêle, 
mais il est sauvé par l'agrément et l'ingéniosité des 
détails. On a beaucoup applaudi Got, H. Samary, et 
même Gravollet, dans ce petit acte où M'" Reichem- 
berg déploie surtout ses grâces mutines sans cesse re- 
nouvelées et toujours triomphantes. 



Varia. — Jules Janin et Vacquerie. — A propos du 
drame de Tragaldahas , de Vacquerie, qui vient d'être 
réimprimé, le Charivari raconte l'anecdote suivante ; 

A l'époque où la pièce fut jouée, il y eut une brouille 
assez aiguë, mais de courte durée, entre l'auteur et 
Jules Janin. 

Le critique avait montré les dents à la fantaisie du 
poète, qu'il affectait, tout le long de son article, d'ap- 
peler M. Tragaldahas. 

A la lecture de ce feuilleton : 

« Ah 1 fit Vacquerie, M. Janin me donne le nom du 
héros de mon ouvrage. C'est bien. Je me conformerai à 
ce précédent. Désormais je n'appellerai plus ce feuille- 
toniste que VAne mort. Seulement, j'aurai le bon goût 
d'attendre qu'il soit passé de vie à trépas. » 

Le Prince de Joinville en prison. — Voici de bien in- 
téressants détails que M. Ranc nous donnait dernière- 
ment dans le Voltaire sur l'arrestation du prince de 
Joinville en 1870, et auxquels l'expulsion des princes 
donne un piquant intérêt d'actualité: 

« Dans les derniers jours de décembre, j'avais reçu 
d'un citoyen du Mans une lettre qui me désignait comme 
espion prussien un personnage qui se faisait passer pour 
un colonel américain. On me donnait son signalement, 
et l'on me parlait de sa surdité, qu'on croyait simulée. 
L'idée m'était venue que ce pouvait bien être le prince 



— 278 — 

de Joinville. Le lendemain, Gambetta me télégra- 
phiait de Lyon qu'en effet le prince de Joinville était 
au Mans. 

« Gambetta pensait, comme M. Thiers, que les lois 
sur les membres des familles déchues, qu'on appelle 
lois de proscription, sont des lois de précaution. Je 
partis pour le Mans avec un commissaire de police, qui 
n'eut pas de peine à découvrir le colonel américain et 
qui alla Pinviter à se rendre à la préfecture, en décli- 
nant sa qualité. 

« Le prince de Joinville comprit et ne fit aucune ob- 
jection. Il se nomma en entrant dans la chambre où je 
l'attendais. Je lui dis : « Vous connaissez, Monsieur, la 
loi; en attendant que j'aie reçu des instructions du mi- 
nistère de l'Intérieur, veuillez considérer cette chambre 
comme la vôtre. » Je trouvais la formule, même pour 
un prince, suffisamment courtoise. Ce ne fut pas, 
paraît-il, l'avis du prince de Joinville, qui se redressa, 
prit un air hautain et, d'un ton de violence à peine con- 
tenue, me répondit : « J'y suis bien forcé. » A quoi je 
ripostai : <( Non, Monsieur, vous n'y êtes pas forcé, 
car, pour peu que vous m'en exprimiez le désir, je vais 
vous faire transférer à la prison. » Je ne sais si le prince 
de Joinville m'entendit, mais il n'insista pas, et, à partir 
de ce moment, dans les conversations que nous eûmes, 
il fut presque aimable. 

« Une fois seulement nous eûmes une petite prise. Je 



— 279 — 

venais de lui communiquer une dépêche de Gambetta; 
il se leva vivement et, avec une irritation que je trou- 
vai d'ailleurs fort naturelle : « Votre Gambetta, me dit- 
il, votre Gambetta, mais il pourrait bien faire ce qu'a 
fait Danton! Danton avait permis à mon père de servir,! 
— Et justement, Monsieur, lui répondis-je (vous avez 
été assez Parisien, vous aimez assez Paris pour me 
passer une locution toute parisienne) nous ne vou- 
lons pas qu'après la guerre vos amis nous la fassent à 
Jemmapes et à Valmy! » 

« Le prince de Joinville resta cinq jours à la préfec- 
ture du Mans. Il faisait dans le jardin de longues pro- 
menades; je l'avais seulement prié de ne pas se montrer 
à la grille. — « Pourquoi? m'avait-il demandé. — 
Mais parce que, si vous étiez reconnu, d'abord je 
serais fort injurié par les journaux réactionnaires, ce qui 
me serait indifférent; mais j'aurais ensuite très certaine- 
ment une manifestation populaire me reprochant de 
vous trop bien traiter et me demandant l'égalité dans 
la détention. Croyez-moi, si le bruit de voire arrestation 
se répandait, il nous serait beaucoup plus difficile de 
vous mettre en liberté. » 

« Le prince de Joinville écrivit à Gambetta une lettre 
dans laquelle il s'engageait à ne pas chercher à rentrer 
sur le territoire français, et il alla s'embarquer à Saint- 
Malo, accompagné par M. Joigneaux fils, alors secré- 
taire général de la préfecture de la Sarthe. 



— 28o — 

« Lorsque je le quittai, il me remercia, non sans une 
certaine effusion, de lui avoir fait une captivité aussi 
douce. Je lui répondis : « Vous avez été traite, Mon- 
sieur, comme je désirerais que l'on traitât les républi- 
cains quand on les arrête. » 

La Courante de Triifficr. — Il ne s'agit ici nullement 
d'une indisposition de l'aimable artiste de la Comédie- 
Française, mais d'un air qu'il doit chanter et danser 
dans une prochaine reprise des Fâcheux de Molière, et 
sur lequel on a déjà beaucoup parlé. 

Lorsque jadis Coquelin dut jouer ce rôle, il s'adressa 
à Régnier, son professeur, pour lui demander des indi- 
cations sur la courante qu'il devait chanter et danser. 
Or, le mouvement véritable de la courante était très lent, 
et d'ailleurs la musique primitive, écrite par Lulli, 
avait été perdue. Régnier l'avait remplacée par un air 
du Sorcier de Philidor, qu'il communiqua à Coquelin. 
Celui-ci l'arrangea un peu pour sa commodité et fit, à 
la représentation, un très grand effet en chantant et en 
dansant cette courante, qui n'estplus une courante, mais 
qui donne fort bien l'idée, — fausse, il est vrai, — 
qu'on se fait actuellement de ce genre de danse. 

C'est cet air du Sorcier, de Philidor, que Coquelin a 
appris à Truffier. 

Le Sicilien en musique. — On sait que la comédie de 



— 28l — 

Molière, le Sicilien, ou F Amour peintre, arrangée par 
Stop, et mise en musique par Wekerlin, vient d'être 
reçue à l'Opéra-Comique. 

Ce n'est pas la première fois que cette pièce est mise 
en musique. M. Sauzay, l'éminent professeur de violon 
du Conservatoire, a écrit une partition du Sicilien, qui 
a été exécutée, il y a quelques années, chez la duchesse 
d'Haussonville. 

De son côté, M. Justin Cadaux, mort depuis plusieurs 
années, avait présenté à la direction de l'Opéra-Co- 
mique un Sicilien, qui doit être resté dans les cartons 
de ce théâtre. 

Enfin, Victorin Joncières fit représenter, en 1859, à 
l'École lyrique de la rue de la Tour-d'Auvergne, le Sici- 
lien, ou l'Amour peintre, opéra-comique en un acte et 
deux tableaux, d'après la comédie de Molière. C'était 
son premier essai dans la carrière de compositeur dra- 
matique. 

Le Théâtre au Cambodge. — Un Journaliste qui a 
accompagné M. Paul Bert au Cambodge nous donne 
l'analyse suivante d'une pièce qu'on y a représentée en 
l'honneur de notre résident général. 

Acte premier. — La reine met au inonde un enfant à la 
tête de bois. Stupéfaciion du roi, reproches. 

Acte deuxième. — L'enfant a grandi : il fait la cour à 
la fille d'un autre roi, et la séduit, avec l'aide d'une baguette 

24 



— 282 — 

magique constellée de diamants. Le roi refuse de l'agréer 
pour gendre, la reine intercède : c'est le sujet d'une explica- 
tion conjugale, où la reine trépigne d'abord et finit par rosser 
le roi. 

Acte troisième. — Le roi, convaincu de la sorte, donne 
son libre consentement. Alors la tête noire du jeune homme 
tombe et l'on assiste aux noces du Prince charmant. 

On voit que c'est bien simple ; mais ce n'est pas 
plus bête, après tout, que beaucoup de nos féeries. 



LES MOTS DE LA QUINZAINE 

Dans le monde : 

« Quelle charmante femme que cette M^^e 2...! 

— Exquise, adorable! Il y a à peine une heure que 
je la connais, et j'ai déjà envie d'en faire une amie 
d'enfance. » {Voltaire.) 

Encore dans le monde : 

« Madame, vous êtes certainement la plus jolie du 
bal. 

— Mauvais flatteur que vous êtes! Si votre compli- 
ment était vrai, est-ce que vous pensez que je m'en 
contenterais ? » 

Chez le médecin. 

« Docteur, je travaille comme un bœuf, je mange 
comme un loup, je suis fatigué comme un chien, je dors 
comme un loir. » 



— 283 — 

Le docteur, avec bonhomie : 

« Moi, dans ce cas-là, j'irais voir un vétérinaire! » 

Une amie complaisante vient narrer à M^^e x... que 
son mari court la prétentaine. 

« Ah! bah! répond celle-ci, le pauvre homme! il dé- 
terre sa vie de garçon ! » ^Rappel.) 



Fragment de dialogue entendu à l'Eden : 
Un promeneur. — Madame est seule? 
Une promeneuse. — Cela dépend de vous, Mon- 
sieur. {Gil Blas.) 



PETITE GAZETTE. — Depuis le 7 juin nous avons 
trois nouveaux cardinaux, MM. Bernadou, Langénieux et 
Place, archevêques de Sens, de Reims et de Rennes. Le pré- 
sident de la République leur a remis la barrette en cérémonie 
solennelle le 18 juin, au palais de l'Elysée. 

— La famille de Régnier, l'ancien sociétaire de la Comédie- 
Française, vient d'offrir à ce théâtre, pour le foyer de ses 
artistes, un portrait de l'éminent comédien, peint par M. Elle 
Delaunay. 

— Le 9 juin a eu lieu à Swansea (Angleterre), devant le 
vice-consul de France, le mariage de M'"*' Adelina Patti, 
épouse divorcée du marquis de Caux, avec le ténor Nicolas, 
dit Nicolini, également divorcé. M. Francis Magnard, rédac- 
teur en chef du Figaro, était l'un des témoins de la nou- 
velle remariée, 

NÉCROLOGIE. — Le 1 1 juin est mort, à Paris, M. Lau- 
rent Pichat, sénateur inamovible, qui a été longtemps jour- 



— 2S4 — 

naliste, et même poète et romancier, avant d'entrer dans la 
politique. Né le 12 juillet 1823, il laisse une fille qui est ma- 
riée à M. Risler, frère de M'"" Jules Ferry, et une nièce, 
M"" Beaujean, qui a épousé M. Hovelacque, président du 
Conseil municipal. 

— Le même jour est mort, à l'âge de cinquante-sept ans, 
M. Paul Boiteau, maître des requêtes au Conseil d'Etat et 
collaborateur du Journal des Débats. Pendant le siège il avait 
donné au Temps des chroniques très remarquées. On lui doit 
aussi des travaux critiques sur Déranger. 

— 12 juin. Mort du célèbre écrivain dramatique russe 
Alexandre Ostrowski, directeur du théâtre impérial de Moscou. 
Depuis quarante ans qu'il écrivait pour le théâtre, Ostrowski 
avait donné plus de cinquante pièces dont plusieurs ont eu 
des succès populaires très prolongés. Il avait soixante-trois 
ans. 

— 21. Mort du spirite Daniel Dunglas Home, dont la ré- 
putation était universelle. Né en Ecosse, il avait eu, dès son 
enfance, les plus étranges visions; à l'âge de trois ans déjà, 
il voyait mourir une cousine à trente lieues de distance. A 
neuf ans, il faisait le voyage d'Amérique, d'où il revint en 
Italie, oij la population de Florence, le prenant pour un sor- 
cier, faillit l'écharper. On n'a pas oublié les fameuses séances 
de spiritisme données par Home aux Tuileries, devant l'em- 
pereur, et à Saint-Pétersbourg, devant le tzar. Quoi que l'on 
puisse penser du spiritisme et de ses prodiges, il faut recon- 
naître que les savants les plus sceptiques n'ont jamais réussi 
à expliquer les phénomènes produits par M. Home, sans ad- 
mettre l'existence d'une force psychique. 

Georges d'Heylli. 

Le Gérant : D. Jouaust. 



1129 — Paris, imprimerie Jouaust et Sigaux, rue Saint-Honoré, 338. 






AP Gazette anecdotique, 

20 littéraire, artistique 

G25^ et bibliographique 

année 11 
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